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L'autorité morale

Michel David   17 mars 2009  Québec
À quatre jours du budget et des «décisions difficiles» que le premier ministre Charest a évoquées dans le discours inaugural, la lettre ouverte que l'Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) vient d'adresser à Monique Jérôme-Forget avait des airs de déjà entendu.

La mauvaise conjoncture économique ne doit pas conduire à une diminution du budget accordé à la santé et aux services sociaux, prévient-elle. D'autant plus que l'Organisation mondiale de la santé estime que la récession aura des effets négatifs importants sur la santé en provoquant une augmentation des mauvaises habitudes de santé et des maladies mentales.

Dans une entrevue à La Presse, la directrice générale de l'AQESSS, Lise Denis, a expliqué qu'il faudrait au moins 1,1 milliard de plus, simplement pour maintenir les services à leur niveau actuel, sans tenir compte de l'augmentation de la demande.

Quand les compressions budgétaires sont inévitables, le réflexe est toujours le même: il faut couper ailleurs. En fin de semaine dernière, l'aile jeunesse du PLQ a également fait connaître ses exigences à la ministre des Finances: malgré le déficit appréhendé, les versements prévus au Fonds des générations doivent être maintenus intégralement.

Personne ne devrait être surpris d'apprendre que, selon un sondage commandé à Angus Reid par l'Institut économique de Montréal, 56 % des Québécois souhaitent plutôt une réduction du nombre de fonctionnaires et que seulement 7 % sont favorables à des hausses de tarifs.

***

L'expérience de la «réingénierie», qui est venue bien près de provoquer le renvoi des libéraux dans l'opposition, semble toutefois avoir convaincu que la population n'est pas disposée à tirer un trait sur la Révolution tranquille, comme l'avait projeté Jean Charest.

Au cours de son deuxième mandat, tout en continuant à préconiser un contrôle serré des dépenses, le gouvernement a plutôt donné l'impression de chercher la solution du côté des revenus, même s'il s'est empressé de tabletter le rapport Montmarquette sur la tarification.

Dans un contexte minoritaire, il a cependant préféré s'en tenir à un dégel très mesuré des droits de scolarité. Il a également manqué une belle occasion d'occuper l'espace fiscal qui a été libéré par la baisse de la TVQ décidée par le gouvernement Harper.

Même si M. Charest semble avoir pris goût au confort de l'inaction, la crise actuelle ne lui laissera malheureusement pas le loisir d'en profiter, sous peine de laisser le Québec replonger dans un déficit structurel dont il aura le plus grand mal à s'extirper.

Si la situation des finances fédérales est encore pire que ce que James Flaherty avait prévu en janvier dernier, comme le croient les économistes de la banque Toronto Dominion, on peut penser que Mme Jérôme-Forget n'annoncera rien de très réjouissant jeudi.

Personne ne souhaite revivre le douloureux épisode des mises à la retraite de 1997, dont le réseau de la santé ne s'est pas encore remis. Les choses auraient sans doute pu être faites différemment, mais il demeure que l'on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.

Il est facile de jeter les fonctionnaires — et les syndicats en général — en pâture aux contribuables dans un sondage, mais il y a des limites à dégraisser sans influer sur les services de façon significative. C'est un choix tout à fait légitime, mais il faudrait que les implications soient claires pour tout le monde.

***

Il serait sans doute mal avisé d'alourdir le fardeau des contribuables-utilisateurs au moment où la crise économique frappe de plein fouet, mais il n'est pas trop tôt pour réfléchir à la meilleure façon de rétablir les finances publiques quand l'horizon commencera à s'éclaircir. Se fier uniquement aux retombées du «Plan Nord» ou du «nouvel espace économique» que fait miroiter M. Charest serait bien imprudent.

Mme Jérôme-Forget indiquera peut-être quelques pistes jeudi. Il est cependant douteux que le gouvernement ait l'autorité morale nécessaire pour convaincre la population de la nécessité d'un virage majeur. Quand il a réussi à mobiliser le Québec tout entier dans la quête du déficit zéro, au sommet de mars 1996, Lucien Bouchard était encore au sommet de sa popularité.

C'est très loin d'être le cas de M. Charest et de sa ministre des Finances. À peine trois mois après les dernières élections générales, ils sont les deux personnalités politiques dont les Québécois ont la plus mauvaise opinion, selon le plus récent baromètre de Léger Marketing.

Que l'objectif soit de réduire la dimension de l'État ou d'introduire une toute nouvelle philosophie en matière de tarification des services publics, la confiance est un ingrédient indispensable. Les sacrifices ne peuvent être acceptés que dans la mesure où leur justification ne fait aucun doute, sous peine de compromettre sérieusement le climat social.

Malheureusement, au cours des derniers mois, le gouvernement Charest a lamentablement échoué au test de la franchise. Ce n'est certainement pas la comparution de Mme Jérôme-Forget en commission parlementaire et la nomination tout à fait irrégulière du nouveau président de la Caisse de dépôt qui vont arranger les choses.

mdavid@ledevoir.com






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  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 02h53
    « Aide sociale et santé mentale »
    Aide sociale et santé mentale

    Vous me voyez heureux d'entendre l'Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux, faire le parallèle entre la santé mentale et les difficultés économiques.

    S'il est fort bien qu'on s'en inquiète pour le citoyen ordinaire en période de récession, imaginez un peu, ce qui se passe pour ceux et celles qui subissent ce montant de
    575$ par mois pour vivre et qui sont en perpétuel état de crise.

    S'ils n'étaient pas dingues à leur inscription de l'aide sociale, nombreux sont ceux et celles qui risqueront de le devenir.

    Comme quoi, nos gouvernements se sont toujours comportés comme un État scélérat, et qui plus est, envers les plus déshérités de notre société.

    Quelle honte et quelle immoralité.

    Et à force de ne rien dire et ne pas nous indigner, nous finissons par en être tous complices et tous responsables.



    « La dignité d'un peuple est fonction de son aptitude à s'indigner » -George Elgozy




    _______________________

    Christian Montmarquette
    Membre de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec



    Références :


    « Quand j'ai rencontré Madame Marois... »
    http://www.pressegauche.org/spip.php?article2938


    Vigile sous la tente devant l'Assemblée nationale :

    http://www.vigile.net/Une-reussite-mediatique

    « Une loi scélérate » :

    http://www.ledevoir.com/2008/11/18/commentaires/08


    Rapport interne du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale :

    La politique Nazi des "bouches inutiles" et la lecture des statistiques d'aptitude au travail :

    - Rodolphe Bourgeoys / Envoyé Le vendredi 21 novembre 2008 10:00 :

    http://www.ledevoir.com/2008/11/21/commentaires/08

    Tous mes articles chez Vigile.Net
    http://www.vigile.net/_Montmarquette-Christian_



    .

  • Steve Fortin
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 06h58
    Merci M. David pour votre lecture lucide de l'action de ce gouverne-ment.
    Le mouton insignifiant et sa madame sacoche sont tous deux à la croisée des chemins et chacun a usurpé la population québécoise en sollicitant des mandats pour ensuite tarabiscoter dans le dos de leur propre parti et planifier leur sortie. Difficile de gouverner pour le bien de la population quand on la méprise, quand on sollicite un mandat après seulement 18 mois de gouvernance uniquement en fonction de la lecture favorable des sondages, quand on ment, quand on ment, quand on ment, quand on ment, de façon lamentable pendant toute une campagne électorale, quand on livre le bas de laine de TOUS les québécois, dont plus de 2 700 700 sont souverainistes, à un Ontarien champion de la dérèglementation qui n'a pas l'once de compétence pour occuper le poste, quand on est assez mouton pour recevoir de belles médailles chez les cousins pendant que le boss Desmarais jubile de voir son valet français vômir son fiel sur TOUS les québécois...

    N'en déplaise à la fédéraste-assimilasioniste Chouinard (qui devrait se donner la peine de lire vos articles soit dit en passant, plutôt que de pondre ses oeufs pourris à la douzaine sur chaque personne qui commente ici...d'ailleurs, est-ce sa culpabilité intrinsèque de se savoir du camp de ceux qui ont volé le référendum qui la pousse à être si obnubilée par le référendum ??? ), il n'y aura plus que les enragées comme elle bientôt pour appuyer ce type de gouvernance. On peut prendre la population pour des valises, mais quand on la ridiculise comme le fait ce gouvernement, on s'expose à la colère même des siens.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 07h15
    Un gouvernement qui ment, wash, wash
    Vous écrivez : «Malheureusement, au cours des derniers mois, le gouvernement Charest a lamentablement échoué au test de la franchise»

    Façon élégante de d'écrire : «Le gouvernement Charest ment» ? Est-ce si "ivident" ?

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 07h56
    Crédibilité en chute libre !
    Tout virage et tout sacrifice exigé dans le prochain budget sera tres mal percu et sera impossible a exiger des contribuables car monsieur Charest a perdu sa caution morale et sa crédibilté est en chute libre . Depuis son élection , monsieur Charest fait preuve d'insensibilté , d'arrogance et de mépris envers la démocratie et toutes les décisions et gestes posés tournent au désastre . Le sondage du JdeM d'hier était tres révélateur a ce sujet et indique une descente aux enfers tres rapide pour ce gouvernement . Les électeurs ont élu le Charest de 2003 apres beaucoup de promesses , manipulations et mensonges et la réalité nous ratrappe tous .
    Normand Carrier

  • Jean-Charles Morin
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 08h13
    La longue nuit libérale.
    Puisque, comme le dit le vieil adage, le passé est garant de l'avenir, je prédis que la noirceur politique que traverse le Québec va encore durer cinq longues années. Encore une fois bravo à tous ceux et celles qui ont voté libéral (ou pire: qui n'ont pas voté) en décembre dernier: ils auront amplement le temps de s'en mordre les doigts...

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 09h03
    Une carte-soleil coute en moyenne 3,000$ par année
    50,000 nouveaux immigrants, c'est 150 millions par année
    Ajoutez les 20,000 étudiants étrangers, c'est un autre 60 millions
    Bref, 210 millions de frais de santé qu'on importe chaque année. Année après année
    --------
    7,000 Français viennent étudier à prix d'aubaine.
    Ils paient 2k par année. On les subventionne à la hauteur de 12k. 84 millions par année. Année après année


    Bref, avec un peu d'imagination, on pourrait sauver 300 millions par année.
    ----

  • Cote jean f 52
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 09h14
    Octobre 95 ,Mars 2009
    Je ne peux m'empêcher d'y penser mais je crois qu'il est bon de s'en rappeler, car tout les politiciens fédéralistes nous implorant presque à genoux de demeurer dans le Canada nous ont tous par la suite baisé, méprisé et volé...La loi sur la clarté,les commandites et aujourd'hui l'état Desmarais avec le frisé au volant et la caisse de dépôt confiée possiblement à un incompétent et qui n'est même pas un financier!! En tout les cas le référendum perdu ,ils nous le font payer cher ,très cher et de cela on va s'en rappeler le frisé!

  • Roger Kemp
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 09h16
    Un avenir prometteur à l'horizon
    Monsieur Charest va continuer de se moquer totalement de nous car ce qu'il a voulu, il l'a obtenu. Il voulait un gouvernement fort pour soi-disant mieux affronter la crise financière. Il l'a eu. Mais la vraie raison, c'est qu'en étant majoritaire, le temps va joué en sa faveur. Il sait très bien qu'il y aura une reprise économique dans deux ou trois ans tout au plus. Comme son mandat en est un de quatre et même peut-être cinq ans, il est fort à parier qu'il utilisera la relance comme étant de son cru et que c'est grâce au Parti Libéral que le Québec s'est remis au travail. Qui veut tenir une gageure la dessus? Entre-temps il y aura surement des élections fédérales et je vous gage qu'il y aura un changement de gouvernement et que nous les homoquébécus à deux têtes allons encore croire au miracle d'une fédération canadienne unie. Les astres ne sont pas encore alignés pour être favorables aux souverainistes. Dommage!

  • Bernard Tremblay
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 09h22
    Les deux mains sur le volant...
    Droit vers le précipice jeudi prochain avec Mme Monique Jérôme Forget..

    Bravo pour la balade....

    Une journée triste à venir pour le Québec...

  • Diane Cadieux
    Inscrite
    mardi 17 mars 2009 09h36
    @Monsieur Morin, 1ère ligne de la réaction
    ceux qui ont voté libéral ou pas voté du tout ne lisent malheureusement le Devoir.
    EN général:
    À part ça, dans ce foutu budget de récession,on a déjà vécu des coupures de personnel sur "le plancher", qui s'est avéré et s'avère encore perfide et malfaisant.
    Mais dans une vie antérieure pas si lointaine, il me semble avoir entendu parler de coupures dans les structures inutiles et dans des superstructures encore plus plus inutiles qui réforment, réforment, réforment à un point tel, qu'une chatte n'y reconnaîtrait pas ses chatons.Et ces réformes ne servent à rien sinon à justifier "leurs jobs".
    Combien sommes-nous à réagir de plus en plus fortement aux articles que nous lisons et qui reflètent notre pensée à tous et pourtant, rien n'y fait, rien ne change et nous devons supporter et devrons supporter encore la "longue nuit libérale" pendant les 5 prochaines années.
    Et il va sans dire que, quoique que nous disions, quoique que nous écrivions, toutes les méchantes pensées que nous avons et tous les méchants propos que nous tenons, ne semblent même pas affecter nos brillants élus!

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    mardi 17 mars 2009 09h36
    Qui ne dit mot consent
    Des 66 députés libéraux élus aux dernières élections, certains dans des circonscriptions chèrement disputées, je peux difficilement concevoir, qu'aucun d'eux n'ait le courage de s'afficher dorénavant comme indépendant en se déliant d'un parti qui a été élu dernièrement sous de fausses déclarations et qui s'évertue depuis à déconstruire le Québec.

    Il doit bien y avoir dans ce gouvernement des gens qui savent et qui n'en peuvent plus de se dérober à leurs devoirs d'honnêteté.

    Le Québec après encore quatre années de ce régime, il faudra le ramasser à la petite cuillère, car il ne restera presque rien du tissus social qui a pris tant de temps à se bâtir.

  • ghislaine fortin
    Inscrite
    mardi 17 mars 2009 09h44
    À méditer
    J'ai lu il y a quelques jours dans "Vos réactions" une citation qui m'a fait réfléchir et j'ai décidé de la réécrire pour bien s'en imprégner.

    "Le peuple est une masse imbécile faite pour être menée par ceux qui se donnent la peine de le tromper." Frédéric II de Prusse (l7-l1-l786)

    Je trouve tellement que c' est d'une actualité criante avec ce que l'on vit au Québec....

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 10h04
    Tarifs et TVQ
    La récession actuelle n'est pas le meilleur moment pour augmenter les tarifs. Cependant, il serait avantageux de revoir le niveau de la TVQ et la façon dont elle est perçue.

    Étant donné les difficultés budgétaires du québec et les besoins criants dans les secteurs de la santé et de l'éducation, le gouvernement du Québec devrait profiter de la baisse récente de la taxe fédérale TPS pour augmenter d'autant la taxe québécoise TVQ. Cette décision devrait être accompagnée de mesures (allègements fiscaux ou allocations fiscales) pour ne pas pénaliser les personnes à faibles revenus.

    Par la même occasion, le gouvernement du Québec devrait aussi en profiter pour revoir la façon de gérer la perception de la taxe de vente. Comme dans plusieurs pays européens où le prix affiché comprend toutes les taxes, la TVQ devrait obligatoirement être intégrée dans le prix de vente affiché par le marchand. On éviterait ainsi la désagréable surprise de toujours voir un montant de facture plus élevé que le montant que l'on pensait payer au départ.

    De plus, comme dans plusieurs pays européens, le commerçant devrait obligatoirement remettre au client un reçu papier de chaque transaction sur lequel apparaitrait le prix de base, la taxe retenue et le total à payer. Les caisses enregistreuses devraient être régulièrement vérifiées pour s'assurer que les taxes soient bien remises aux gouvernements et non gardées dans les poches des commerçants, comme il arrive souvent.

    Des sommes colossales sont perdues pour notre gouvernement, et donc pour l'ensemble des contribuables honnêtes, à cause d'une mauvaise gestion de la perception des taxes à la consommation, sans parler de l'évasion fiscale sur les revenus non déclarés.

  • Odette Lapalme
    Abonnée
    mardi 17 mars 2009 10h54
    Le retour du duplessisme
    Comme vous le dites si bien, "M. Charest semble avoir pris goût au confort de l'inaction," cela me rappelle les vieux relents de l'ère duplessiste. Ce grand homme, pendant que le Québec stagnait dans la grande noirceur, ordonnait à ses fonctionnaires de distribuer les plaques d'immatriculation à petits numéros à ses ministres méritants. Le numéro variait selon ses humeurs de l'année en cours.

    M. Charest lui, a ordonné à ses fonctionnaires de lui attribuer le premier permis de conduire à puce. Évidemment, il tient le volant arrêté à un feu rouge.

    À qui le second? À Michou?

    Odette Lapalme

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 17 mars 2009 11h45
    Merci M. David....etc,etc,
    Lamentable...et ça se prend pour quelqu'un. Faut être fortiche pour croire ça.!

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 17 mars 2009 11h48
    Les omelettes....
    "Personne ne souhaite revivre le douloureux épisode des mises à la retraite de 1997, dont le réseau de la santé ne s'est pas encore remis. Les choses auraient sans doute pu être faites différemment, mais il demeure que l'on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs. "

    Et depuis ce temps, on a toujours sur le coeur les omelettes du PQ.

  • Michel HAins
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 13h33
    Savoir Gouverner pour les nuls
    Cours 101 aux nuls

    !00 millions de Loto Québec pour rénover le casino.
    Non , 100 millions de plus de Loto québec pour la santé et l'éducation.
    Le casino on y verra après la crise.
    Des exemples comme ceux ci pleuvent dans l'appareil gouvernemental

    C'est trop simple mon frisé pour toi et tes ouiailles.

  • Steve Fortin
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 13h50
    On ne peut fair d'omelettes sans casser des oeufs... N'est-ce pas Raymonde???
    Ça prend du courage pour fonder un pays...

    C'est acte de lâcheté que d'empoisonner les siens avec ses oeufs pourris... N'est-ce pas Raymonde???

    Avez-vous lu M. Pratte ce matin ??? Un méchant "référendiste" que celui-là n'est-ce pas???

    Même si on voit à vos commentaires que vous ne lisez que ce qui vous plaît, voici son texte. Amusez-vous bien...

    Retour à 2003, André Pratte, La Presse à Desmarais, 17 mars

    La consternation est palpable dans les rangs libéraux à la suite de la nomination de Michael Sabia à la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec. À la lumière de cette décision et des difficultés du gouvernement depuis sa réélection, certains se demandent si l'équipe de Jean Charest n'est pas en train de retomber dans les ornières de son premier mandat: arrogance, incohérence, manque de flair...

    Les signes sont nombreux: mini-session ratée sur la crise économique, virage à 180 degrés sur la péréquation, discours du Trône sans envergure. Et puis, le dossier de la Caisse de dépôt, où la ministre des Finances a refusé pendant des jours de témoigner en commission parlementaire... pour finalement céder devant l'impopularité évidente et prévisible de sa position.

    La nomination de M. Sabia est toutefois la goutte qui a fait déborder le vase de l'inquiétude chez plusieurs libéraux. D'une part, ils ne comprennent pas que pour redorer le blason du gouvernement dans ce dossier, on ait choisi une personne aussi controversée que l'ancien patron de BCE. D'autre part, ils dénoncent le processus bidon qui a mené au choix de M. Sabia. Un simulacre qui mine la crédibilité du nouveau conseil d'administration, rend le gouvernement libéral plus responsable que jamais de la suite des choses à la Caisse et contredit toutes les prétentions des libéraux au sujet de la dépolitisation et de la bonne gouvernance des sociétés d'État.

    «Mon gouvernement veut des sociétés d'État performantes et transparentes, dont les dirigeants sont pleinement imputables de leur gestion devant la population et ceux qui la représentent», affirmait le premier ministre en 2006. Dans cet esprit, la nouvelle loi sur la Caisse de dépôt devait permettre au conseil d'administration de choisir le chef de la direction «en tenant compte du profil d'expertise et d'expérience établi par la Caisse», sous réserve de l'approbation du gouvernement. Or, dans le cas présent, tout indique que le premier ministre avait décidé de la nomination de Michael Sabia il y a déjà plusieurs semaines. Il ne restait qu'à trouver un président du conseil qui accepterait de jouer le jeu.


    M. Sabia a été rencontré puis choisi par un comité de quatre membres du conseil d'administration dont deux avaient été nommés à peine quelques jours plus tôt. Rarement aura-t-on vu un poste aussi important attribué de manière aussi expéditive et amateure.

    L'épisode renforce l'impression que le premier ministre, redevenu majoritaire, a décidé comme après son élection en 2003 de faire à sa tête, peu importe ce que pensent les Québécois (qui croit les sondages de toute façon?), les médias (M. Charest s'en moque) et même les militants libéraux.

    Résultat: le gouvernement a bousillé ses 100 premiers jours. Plutôt qu'une lune de miel, il a connu une descente aux enfers. On comprend les libéraux de se poser des questions. Et ce n'est pas en se rendant lui-même hier à Lacolle pour annoncer la mise en place d'un permis de conduire à puce - en pleine crise économique, le premier ministre n'a-t-il rien de plus important à faire? - que Jean Charest les rassurera.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 17 mars 2009 16h25
    On ne peut faire d'omelette sans .....
    C'est acte de lâcheté que d'empoisonner les siens avec ses oeufs pourris... N'est-ce pas Stève???

    Moi, je ne juge pas sur cent jours, c'est trop court et, qui plus est, j'aime bien M. Sabia et ses lunettes. Je ne suis pas obligée d'aimer les mêmes personnes que vous et que M. Pratte; c'est que voyez-vous, je suis autonome dans mes pensées et dans mes choix et je n'ai besoin de gourou pour me les dicter.....

    Je ne suis pas une marionnette, comme Pauline, autrefois entre les mains de Bouchard, et maintenant, entre les mains de Legault.

    Ouf! Je sens que je n'aurai pas de note d'appréciation de Jean Desjardins et ça me désole...!

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 23h20
    @ Steve Fortin --- Votre temps précieux...
    Vous avez bien raison, ce gouverne...ment ! C'est dans sa nature intrinsèque.

    Quant à cette 'blagueuse' quérulente et insignifiante, vous perdez votre temps. À l'instar de la grande majorité des correspondant(e)s des forums du Devoir, vous faites des réflexions perspicaces et votre temps précieux perdu avec cette nullité m'apparait valoir pas mal plus que 'ÇA' !!! D'ailleurs, tout média bien conçu devrait réserver une place à l'écart pour entreposer les vidanges en attendant d'en disposer écologiquement. Qu'attend donc le Webmestre du Devoir pour mettre sur pied une grande poubelle (faut tenir compte de la quantité...) afin d'empiler les 'chouinardises' en attendant que le camion à ordures passe ...à chaque lundi matin? Ne pensez-vous pas ?

    Bonne continuation, si vous y tenez vraiment, et bon courage !

  • Chryst
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 16h18
    J'aurais envie ...
    De chanter la chanson de Loco Locass sur les Libéraux.

    Si le peuple savait l'occasion manquée il ferait quelque chose. Il ne pesterait pas contre les fonctionnaires sachant ce qu'ils peuvent apporter. Surtout les baby boomer en fin de carrière qu'on fait tout désormais pour garder en emploi pour leur savoir.

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