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L'entrevue - Le Québec «accro» à la dette

Antoine Robitaille   16 mars 2009  Québec
Denis Bédard
Denis Bédard
Le Québec a tenté plusieurs cures de désintoxication pour s'affranchir de cette drogue dure de la dette publique. En vain, soutient Denis Bédard, ancien secrétaire du Conseil du trésor. À quelques jours du dépôt du budget 2009-2010, le premier officiellement déficitaire en 10 ans, analyse et suggestions d'un mandarin.

Québec — La dette publique! Avec la crise et les plans de relance, on l'avait presque oubliée, celle-là. Mais Denis Bédard, de l'autre côté de la table d'un restaurant de la Grande-Allée, s'inquiète, quelques jours avant le dépôt du budget, prévu pour jeudi: «Même à long terme, je ne vois pas le bout du tunnel.»

Cette dette du Québec, Denis Bédard a été aux premières loges pour la voir croître et même exploser. Véritable mandarin québécois, entré au service de l'État en 1964 comme on entre en religion, il fut sous-ministre adjoint aux Finances en pleine ère Parizeau. Au tournant des années 90, l'économiste de formation atteindra un des plus hauts sommets de la fonction publique québécoise: secrétaire du Conseil du trésor. Délégué du Québec à Düsseldorf de 1992 à 1995, il prendra ensuite une «première» retraite. On lui commande alors d'importants rapports, notamment sur la réorganisation municipale. En 2004, il revient au service de l'État comme sous-ministre aux Relations internationales, avant de retourner à la retraite il y a presque deux ans.

«J'ai été témoin de la mise en place des grandes politiques de l'État québécois.» Depuis, les progrès du Québec ont été nombreux. Mais on oublie souvent ce qu'il qualifie d'«envers du décor». Dans une conférence à Innsbruck en 2007, il note qu'au final, «l'État est sorti éclopé de cette aventure». On a étiré au maximum tous les «élastiques» disponibles, illustre-t-il:

- Augmentation des impôts «jusqu'à ce que les contribuables québécois soient parmi les plus taxés au Canada».

- Augmentation des emprunts jusqu'à ce que le Québec soit la province la plus endettée, après Terre-Neuve (36,1 % du PIB, par rapport au Québec, 34,3 %).

Denis Bédard se souvient des années d'expansion phénoménale du secteur public. À partir de 1974, la croissance des dépenses atteint un rythme de 20 % annuellement alors que le PIB croît seulement de 4,9 %, puis stagne pratiquement en 1975 à 0,9 %. «Au début des années quatre-vingt, c'était catastrophique: la rémunération globale des employés du secteur public était beaucoup plus élevée que celle du secteur privé, les contribuables étaient surtaxés et le Québec était surendetté.»

Désintoxications infructueuses

Désintoxication: l'image n'est pas de Denis Bédard, mais elle illustre bien l'affaire. À partir des années 80, le Québec tente différentes cures infructueuses pour se défaire de la dépendance à ses deux drogues dures préférées: croissance des dépenses et endettement.

«Pendant une décennie, on a vraiment essayé», se souvient Denis Bédard. Puis, devant le succès mitigé, l'Assemblée nationale vote en 1996 la Loi sur l'équilibre budgétaire «obligeant le gouvernement à revenir graduellement au déficit "zéro" à compter de 1999-2000». On y est parvenus, certes, mais non sans «fragiliser les réseaux d'éducation et de la santé» et «négliger la rénovation et le remplacement des infrastructures».

Et tout cela s'est fait dans des conditions relativement favorables: une croissance économique de presque dix ans. Puis, 2008 arrive avec ses «tempêtes» financières et économiques. «Notre vulnérabilité» est de nouveau mise en évidence, explique Denis Bédard. Le gouvernement Charest endette le Québec avec un plan de 42 milliards de dollars pour les infrastructures. D'accord, il s'agit d'immobilisations. «Mais il ne faut pas oublier l'impact sur le budget. À court terme, les taux d'intérêt sont faibles, mais à terme, l'impact a été estimé à 1,4 milliard.» Déjà que la dette nous coûte environ 8 milliards annuellement, sur un budget de 60 milliards.

1974, 1982, 1990, 2008: à chaque crise budgétare, le Québec traverse ralentissements et récessions sans avoir réglé les problèmes de sa base budgétaire. De plus, pleins de bonnes intentions, les gouvernements ne se facilitent pas la tâche et adoptent de nouveaux programmes. Dernier en lice: l'assurance parentale, qui a de bons effets indéniables sur la natalité, mais qui est «franchement trop coûteuse», note Denis Bédard.

Et le Fonds des générations (FdG), pour lutter contre la dette? Il n'est pas certain que ce fut une bonne idée; comme si «le gouvernement avait décidé d'emprunter pour jouer sur les marchés financiers, ce qui ne se fait pas sans risque, comme on peut le voir actuellement». Déposé à la Caisse de dépôt et placement, le FdG a perdu 22,4 %... après un rendement de 5 % l'année précédente.

Le Québec renouera jeudi officiellement avec les déficits. Il tentera assurément de restreindre au maximum la croissance de ses dépenses. Or, les deux postes budgétaires, la Santé (25 milliards) et l'Éducation (15 milliards), sont comme des «trous noirs», lance Denis Bédard. Le Québec dépense moins que les autres provinces en santé et plus que les autres en éducation. «Compte tenu de la capacité de payer du Québec, il y a un surfinancement de l'Éducation. Un paradoxe que le ministère n'a jamais expliqué.» En 2004, dans un rapport, il soutenait qu'en fusionnant cégeps et commissions scolaires, l'État pourrait économiser 100 millions. «On a refusé de faire le débat», déplore-t-il, rappelant que le ministre de l'époque, Pierre Reid, avait tout de suite fermé la porte à quelque discussion que ce soit.

Des hypothèses que le mandarin aimerait bien voir examinées dans les prochains budgets:

- La création d'une «caisse santé». Il s'agirait de sortir les soins de santé du budget courant et de lui conférer un «financement mixte composé de subventions du ministère et des sources de revenus dédiées aux soins de santé».

- Le plan des infrastructures pourrait faire augmenter la «dette directe» de 40 milliards en six ans. Elle est de 129 milliards actuellement. Pour limiter cette croissance, le gouvernement pourrait payer à même les dépenses courantes une mise de fonds de 10 % du coût des immobilisations.

Élastiques étirés au maximum

En 1991, dans une conférence, Denis Bédard s'interrogeait: vivons-nous une «impasse budgétaire» ou une «impasse de l'État»? «Lorsque tous les élastiques disponibles ont été étirés au maximum, on peut dire qu'on est rendu à l'impasse de l'État.» Il ne se fait pas d'illusion pour jeudi: d'une part, les mandarins n'aiment pas recevoir de conseils venant de «l'extérieur». D'autre part, les gouvernements «préfèrent en général aplatir les budgets des ministères sans prendre de décision précise sur le niveau des services». Cela, à ses yeux, «fait aussi partie de l'impasse de l'État, pour ne pas dire de l'impasse politique. Mais bon. Ne soyons pas fatalistes et attendons d'écouter le discours sur le budget».






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  • Dominic Pageau
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 04h55
    Les merveilleux cycles financiers.
    On a attribue une citation à Thomas Jefferson à propos du contrôle de la création de l'argent par la banque, je vous la cite en anglais et je vous la traduis :

    « If the American people ever allow the banks to control the issuance of their currency (instead of Congress), first by inflation and then by deflation, the banks and corporations that will grow up around them will deprive the people of all property until their children will wake up homeless on the continent their fathers occupied."


    Alors je traduis :

    Si le peuple américain laisse les banques contrôler l'émission de monnaie (à la place du congrès), premièrement, avec l'inflation, puis, avec la déflation, les banques et les corporations vont prendre de l'expansion et s'emparer de tous leurs biens, jusqu'à ce que leurs enfants se réveillent sans toit sur le continent où leurs ancêtres vivaient.

    Selon, Wiki, elle ne peut être attribuer à Jefferson car le mot déflation n'existait pas, mais bon, elle a été écrite ou reprise par Charles C. Meyer lors d'une présentation à la chambre des représentants en 1935 aux Etats-Unis.

    De nombreux américains se sont opposés au système de banque centrale privée. Andrew Jackson a aboli pareil système aux USA et ça ne c'est pas fait sans heurt. Pour lui c'était capital, c'était une question de liberté du peuple américain. C'était tellement important pour lui que sur sa pierre tombale, il a fait gravé : « I Killed The Bank » J'ai tué LA banque. Pour la lui, ce système asservissait les américains.

    Il avait raison, ce système existe encore aujourd'hui, ses défenseurs sont d'une puissance inouïe, qu'ils soient de gauche ou de droite, socialistes, communistes, fascistes ou capitalistes, tous le défendent, du moins, ceux qu'on entend et qu'on lit.

    Alors, comment on vous siphonne avec pareil système ?

    Je vais simplifier à outrance. Premièrement, ce n'est pas vrai que l'inflation c'est une hausse de la valeur de quelque chose et la déflation, une perte de valeur, dans les faits, c'est l'argent qui vaut moins, ou plus. Deux facteurs influent sur la valeur de cet argent, la confiance et sa disponibilité. Quand on a plus confiance en l'économie d'un pays, on dévalue sa monnaie. On c'est les agences de cotations, de notations, et quand il y a trop de monnaie en circulation, elle perd de la valeur..... À moins que cette monnaie devienne elle même un produit, comme c'est le cas(c'était ?) le cas du dollar américain qui était le premier produit d'exportation américain. Les banques ont le contrôle sur la création de l'argent, car elles multiplient sous forme de prêt l'argent émise par les banques centrales.

    Maintenant que j'ai expliqué sommairement sur quoi se base la valeur de l'argent, voici comment les banques nous lavent à l'aide du cycle économique appelé en anglais Boom and Bust. Pendant une période de croissance, les banques émettent des prêts, ça stimule la croissance et l'achat de biens par tout le monde. Il y a alors plus d'argent en circulation, donc sa valeur diminue, ça peut rester assez stable si la confiance est là et que l'argent roule. Puis inévitablement ça casse, non plutôt, on crée une cassure et là,les gens perdent leurs emplois et ne peuvent plus payer leur biens. Ça dure un certain temps, assez longtemps pour que ces gens n'est plus d'argent, puis là, le processus inverse s'enclenche, l'argent se fait rare parce qu'on ne fait plus de prêt et de nombreux autres ont été rayés à cause de faillites. À ce moment, ceux qui ont l'argent, les banques et les corporations rachètent tout à très bas prix. La concentration des richesses est inévitable dans notre système monétaire.


    J'oubliais (il y a tellement chose à dire sur le sujet) un autre phénomène permet aux super riches de piller les plus pauvres, c'est celui de la bulle économique, elle n'implique en général qu'un « produit » mais comme le prix certains produits a un impact direct sur le prix de d'autres, comme par exemple l'énergie, une bulle peut-être dévastatrice. La bulle c'est quand il y a un engouement artificiel pour un produit, ce produit prend une valeur surréaliste et s'effondre, en général, quand il n'y a plus d'argent ou d'acheteur pour l'alimenter. Comment c'est fait ? C'est un peu le principe de saucisse Hygrade, plus ça monte, plus les gens en achètent et plus les gens en achètent, plus ça monte. Donc, quand un léger engouement envers un produit est repérer, les gros bonnets investissent et en font la promotion, les journaux financiers(en général leur propriété) en font la promotion, puis comme la bulle commence à se gonfler, ça traverse le mur des journaux financiers pour se retrouver dans les médias de masse. Là, les prix explosent ça monte en flèche, surtout que tous les analystes(experts en finance, en économie, les agences de notations et de vérification) disent que ça vaut de l'or et que c'est sécuritaire..... Puis ça pète. Ici, on a eu Bre-X, c'est le seul qui me vient à l'esprit, il y a eu Enron, Worldcom et autres de la bulle internet, il y a eu la(les) bulle(s) immobilière(s) et les PCAA.




    Au Québec, à fin des années 60, début 70, on a osé s'affranchir(du moins en partie) de nos maîtres anglo-saxon qui nous dominaient, du moins économiquement(pas nécessairement financièrement). On a construit des grands barrages, des routes, des écoles etc. Puis, on a décidé d'occupé de nombreuses juridictions provinciales historiquement occupées par le fédéral, on peut parler d'environnement, d'emploi, du revenu, de l'immigration, etc. Ce qui est à mon avis fort légitime, mais, ça déplait à nos maîtres. Alors qu'est-ce qu'ils font nos maitres pour garder le contrôle sur nous ? Ils prêtent de l'argent au gouvernement ! ???? Avec la dette, le gouvernement a la corde au cou, si ceux qui contrôlent la valeur de notre taux d'intérêts, en l'occurrence, les agences d'annotions, n'aiment pas nos politiques, ils menacent de rabaisser notre côte, donc, d'augmenter notre taux d'intérêt auprès des prêteur, et ces même prêteur prête à des conditions.... Le FMI (Fond Monétaire International) et la BM (Banque Mondiale) sont bon à ce petit jeu.


    On est donc plus endetté car on a fait beaucoup de dépense à une certaine époque et que par la suite, il y a eu les chocs pétroliers suivi de la pire folie que les banquiers ont pu trouvé, c'est à dire la hausse du taux directeur de la banque centrale à plus de 20% dans les années 1980, il est à 1%. À 20%, la dette explose, c'est d'ailleurs ce qui est arrivé. Dans les faits, la grande partie de notre dette actuelle est dû à cette hausse des taux....... Mais aussi à la diminution des transferts fédéraux aux provinces en 1995........ À la demande du FMI car il trouvait que la dette du Canada explosait. Ils avaient raison, mais c'était dû en bonne partie au fort taux d'intérêt des années 1980 qui visait à lutter contre l'inflation à l'époque....... Et les allégements fiscaux donner aux plus riches et aux compagnies.

    D'ailleurs une étude de statistique Canada a été faite sur le sujet, je cite une référence(mes autres ne sont plus en ligne et je n'ai pas le temps d'en trouver d'autre) :

    « Le Parti réformiste propage toutes sortes de mythes, entre autres, que les programmes gouvernementaux sont la cause des importants déficits que connaît ce pays. Il propage des faussetés à travers le pays quand il dit que les programmes sociaux sont l'une des causes du déficit, de la dette et du chômage. Ce n'est tout simplement pas vrai. Il est temps de mettre le holà aux dires du Parti réformiste.
    En 1992, Statistique Canada a publié un rapport concluant que la dette était due pour 50 p. 100 aux taux d'intérêt élevés, pour 44 p. 100 aux allégements fiscaux et pour 6 p. 100 seulement aux programmes gouvernementaux. Et les programmes sociaux ne représentaient que la moitié de ces 6 p. 100. »

    http://www2.parl.gc.ca/HousePublications/Publicati

    On peut douter des pourcentages, mais par contre, on ne peut douter que les taux d'intérêts ont jouer un très grand rôle sur notre dette.

    Plus ça avance, plus on se doit le cul, plus les financiers ont du pouvoir sur nous, et les crises, ils aiment ça. Ça fait augmenter la dette...... Les même personnes qui nous disent de faire attention à notre dette, nous disent maintenant de s'endetter pour se sortir de la crise..... Allez savoir pourquoi ! Si vous cherchez trop loin, vous ne trouverez pas !

    Pour mieux comprendre ce merveilleux monde de la finance lisez ça :

    http://www.justiceplus.org/matieres.htm

    Je vous garanti des heures d'indignation.

    Et pour comprendre comment on en est rendu, l'histoire de la famille Rothschild est incontournable, ils n'ont certes pas créer le système de crédit à banque centrale, mais ils sont responsables de sa propagations et ils sont toujours. La banqueroute, c'est un gros pans de la business des Rothschild, à ce propos, je vous cite un début d'article du journal The National D'Abu Dhabi


    The first barons of banking
    Rupert Wright
    Among the captains of industry, spin doctors and financial advisers accompanying British prime minister Gordon Brown on his fund-raising visit to the Gulf this week, one name was surprisingly absent. This may have had something to do with the fact that the tour kicked off in Saudi Arabia. But by the time the group reached Qatar, Baron David de Rothschild was there, too, and he was also in Dubai and Abu Dhabi.
    Although his office denies that he was part of the official party, it is probably no coincidence that he happened to be in the same part of the world at the right time. That is how the Rothschilds have worked for centuries: quietly, without fuss, behind the scenes.

    "We have had 250 years or so of family involvement in the finance business," says Baron Rothschild. "We provide advice on both sides of the balance sheet, and we do it globally."
    The Rothschilds have been helping the British government - and many others - out of a financial hole ever since they financed Wellington's army and thus victory against the French at Waterloo in 1815. According to a long-standing legend, the Rothschild family owed the first millions of their fortune to Nathan Rothschild's successful speculation about the effect of the outcome of the battle on the price of British bonds. By the 19th century, they ran a financial institution with the power and influence of a combined Merrill Lynch, JP Morgan, Morgan Stanley and perhaps even Goldman Sachs and the Bank of China today.
    http://www.thenational.ae/article/20081106/BUSINES

    Les revenues de la famille ne sont pas affectés par la crise...... du moins négativement. Étrange......
    Pas vraiment.

    Le système monétaire est le problème et il se répand et contrôle de plus en plus.

    On ne devrait pas permettre aux banques privées de créer l'argent et de se faire un profit avec ça. Le gouvernement devrait reprendre son droit régalien de battre monnaie, malheureusement, la tendance est à l'opposer. Le pire exemple est l'Euro, le peuple et les gouvernements ont délégué ce pouvoir à une entité supra nationale, la BCE.

    Je vous invite à lire et visionner ceci, afin que vous puissiez comprendre le système de crédit

    http://www.bankster.tv/

    Et si vous comprenez l'anglais, il faut absolument voir The Money Master.

    http://video.google.com/videoplay?docid=-515319560

  • Yvon Roy
    Abonnée
    lundi 16 mars 2009 06h28
    cliniques
    Il faudra sans doute instaurer des cliniques de désintoxication pour les politiciens avant bientôt si la tendance se maintient.

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 16 mars 2009 07h05
    8 milliards en 1997; 8 milliards en 2008
    Il est où le problème? La dette coutait 8 milliards en 1997; elle coutait toujours 8 milliards en 2008. Ca n'a pas bougé d'un iota. Pourtant, les X, les Y et la grosse droite n'en finissent plus de nous casser les oreilles avec la %?&%$ de dette!

    Lors de la dernière campagne électorale, Dumont a montré le ridicule de ce discours en proposant de nationaliser une partie d'Hydro-Québec. En nationalisant tout, selon son estimé, on aurait 130 milliards. Pouf, la dette! Y'en a plus.

    -------
    Ceci dit ça ne veut pas dire qu'il faut continuer à augmenter les dépenses. J'attends encore que Le Devoir m'explique comment se fait-il que le budget du Ministère de l'Éducation ne cesse d'augmenter alors que le nombre des naissances n'a cessé de chuter entre 1980 et 2000?
    J'aimerais beaucoup que le Devoir m'explique comment les profs, les syndicats et les administrateurs ont sauvé leur jobs en réduisant les classes, en augmentant l'immigration et en allant chercher des étudiants au 4 coins du monde? Bref, comment on a endormi le contribuable.

  • Francis Déry
    Inscrit
    lundi 16 mars 2009 07h15
    Le Fonds Dégénéré
    Dans leur lettre <url=http://www.ledevoir.com/2009/03/14/239268.html?fe= La bataille de fond d'une génération</url>
    (14 mars 2009), Jonathan Plamondon, Président de Force Jeunesse et Julien Gagnon, Président de la Commission-Jeunesse du PLQ soulignent que :
    "les agences de notation Moody's et DBRS, en juin 2006, avaient alors ciblé le Fonds des générations et la stratégie claire de réduction de la dette qu'il sous-tendait comme «l'un des facteurs-clés de l'amélioration de la qualité du crédit» du gouvernement."
    ainsi que
    "selon le ministère des Finances (2006), même un déficit n'est pas suffisant pour justifier l'abandon des versements au Fonds des générations. En effet, les fonds qui y sont déposés fructifient «selon un taux de rendement plus élevé que celui payé par le gouvernement sur ses emprunts». En ce sens, même en situation économique difficile, le gouvernement gagne à y investir. "

    Une faille de leur raisonnement est que la croissance du Fonds des Générations fut fondée sur la croissance des papiers commerciaux bancaires cotés sécuritairement par DBRS. Il s'avère que la croissance des PCAA fut fondée sur une quasi-stratégie de Ponzi. Le Fonds des Génération a débuté tardivement dans ce processus. Il ne faut pas rêver. Aucun outil financier ne peut faire croître un fond de manière garantie au-delà de la croissance naturelle de l'économie.

    Il faut oublier les taux de rendement mirobolants plus fort que celui payé par notre gouvernement sur ses emprunts. Il faut réduire la dette publique, car nous aurons du mal à la financer.

    Francis Déry, Montréal

    -------------------------
    @Dominic Pageau,

    J'incite le monde à ouvrir leur Bible pour y lire l'histoire de Joseph et des sept années de vaches grasses, suivies de sept années de vaches maigres pour suivre l'analogie du dépouillement du peuple par le système financier.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    lundi 16 mars 2009 07h26
    L'injustice fiscale
    En 1970 le revenus fiscaux de l'État provenaient à 40% des entreprises..

    Mais aujourd'hui les entreprises ne contribuent plus qu'à 10%...

    Pas étonnant qu'on se retrouve dans la dèche après 40 ans d'un tel régime, d'une telle inquiété avec des dizaines de milliards qui manquent ainsi à l'appel.

    Avec comme résultat, que les contribuables ordinaires supportent désormais plus de 90% des revenus d'impôts de la province.

    C'est dans des abus comme ceux-là que l'on commence à différencier la gauche de la droite politique et que l'on apprend à reconnaître les économistes néolibéraux.

    Car nous assistons désormais à la privatisation des profits et à la socialisation des déficits.


    Toujours le même ronron...

    C'est le petit qui paye et le gros qui empoche et s'en sort...

    À quand un parti du peuple... Par le peuple et pour le peuple...

    Mais il n'en tient désormais qu'à nous de changer les choses et voir de quel côté notre pain est beurré...


    Vivement un changement de régime !

    Vivement Québec solidaire !



    ________________________

    Christian Montmarquette
    Membre de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec


    «Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles.» - Sénèque

  • Olivier Bouchard
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 12h00
    La charrue avant les boeufs
    Larmes de crocodiles d'un mandarin délaissé...

    Une des choses qui a certainement nui à la diminution du fardeau de la dette, c'est l'empressement à réduire le fardeau des contribuables. On nous bassines avec les générations futures, mais ce sont plusieurs milliards de revenus auxquels on a renoncé pour baisser les impôts, et ce depuis 2002. Sur près de 10 ans, ça commences à faire une différence. Peut-être que si nous avions été moins pressés à ce niveau, on n'en serait pas là. C'est vrai que ça aurait amoindri les pressions pour couper dans les services publics, ô combien moins efficaces que leur équivalent privé...

  • Etienne Goyer
    Inscrit
    lundi 16 mars 2009 16h47
    Dépenses en santé et en éducation, comparaison boîteuse
    J'ai été passablement surpris par la réflexion de M. Bédard selon laquelle l'éducation serait surfinancée au Québec, du moins par rapport à la santé. Chose certaine, ce "surfinancement" ne porte pas les fruits dont on serais en droit de s'attendre, considérant l'état lamentable de notre système d'éducation.

    De toute façon, M. Bédard fait fausse route en comparant les dépenses en éducation avec celles en santé. L'éducation constitue, fondamentalement, un investissement dans le capital humain. De très nombreuses études tendent à démontrer une relation entre les "dépenses" en éducation et le PIB d'un pays. Ne serait-il donc pas plus approprié de parler d'investissement, plutôt que de dépense, en éducation ? Au même titre qu'on investis dans les infrastructures pour stimuler l'économie, ne pourrait-on pas considérer investir en éducation ?

    D'envisager l'éducation seulement sous l'angle de son rendement économique ou de l'importance relative qu'elle occupe comme poste de dépense publique est extremement réducteur. Malheureusement, il semble que ce soit le seul language que nos politiciens et les apparatchiks qui gravitent autours des finances publiques puissent comprendre.

  • Jasette
    Abonné
    lundi 16 mars 2009 17h54
    Intéressant votre exposé, monsieur Pageau
    J'ai lu votre exposé avec intérêt. J'ai retenue, entre autres, ceci:
    http://www.bankster.tv/

    Si c'est comme dans cette vidéo, on se fait avoir pas à peu près?

    JM (Montréal)

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 04h00
    On se fait avoir, en efet!
    C'est tout à fait vrai monsieur Morissette, on se fait avoir encore plus que pas à peu près. Il y a tout une partie du fonctionnement du système monétaire qui est occulté et ce pour une raison évidente, on se révolterait contre si tout le monde comprenait bien les rouages de ce système. La dette totale ne diminue jamais, elle augmente, si vous devez moins d'argent à la banque, vous l'avez fait au dépend d'une autre personne. Puisque la quantité d'argent en circulation est « finie » (du moins elle dépend d'un autre prêt) alors que vous en avez retourné plus que vous en avez emprunté, et ce à cause des intérêts. Cet argent, que vous avez utilisé pour payer les intérêts, viens inévitablement de la poche d'une autre personne qui s'est endetté pour l'avoir. Dans un pareil système il y a de quoi se sentir coupable de faire de l'argent, n'est-ce pas ?

    La crise actuelle est factice, elle est délirante, mais elle vous prive vraiment de votre argent et de vos biens. C'est plate à dire, mais démontrable, on vie dans un monde de façade. Qu'on soit de droite, de gauche, libéral ou péquiste, bleu, rouge ,vert et jaune avec des pois mauve, on s'obstine, on se bat, on beugle contre les frais bancaires, au pire, mais, personne ne vous parle du système de création de la monnaie. J'avoue que la plupart ne doivent que pêcher par ignorance, mais, je peux vous assurez que ce n'est pas tout le monde, les leaders d'opinions de toute les mouvances confondues désorientent au lieu de s'attaquer aux causes, on s'attaque aux conséquences... Encore pire, on se crée d'autre marché ainsi, d'autres raisons de s'endetter, de consommer.

    Et là je me frotte les mains, je vais faire une synthèse, un liens, avec un autre sujet qui me tiens à coeur, le Green Inc. Vendre de l'air en bourse, n'est-ce pas le summum ? J'tez un oeil sur le marché du CO2, décortiquez le, et revenez moi avec ça. Tout deviens vert, le marché n'est pas en reste, et c'est pourquoi on doit tout remplacer ce qu'on avait, qui fonctionne encore, par de quoi de neuf, pour sauver de l'énergie. Donc, on fout les murs à terre, on isole, on change les fenêtres, on change le système le chauffage, on change le poele ou le foyer, on change les électroménagers...... On change de char...... $$$$$$$$$ Ça génère un tas d'emploi, des « experts » en ci et ça, des chercheurs, alouette. Il ne faut pas oublier que pour la plupart de ces achats, on peut bénéficier de crédit donner par le gouvernement, des dizaines de milliers de dollars, si je ne m'abuse, le projet rénoclimat à lui seul c'est 10 000$ Vous n'avez pas idée comment tout ça pue. Et là, je ne suis pas en train de dire que tout ce qui est écolo, c'est de la m...de, je dis que le message écolo a été réorienté vers des buts souvent insignifiant, comme la lutte contre le CO2 pour se créer un marché dans un but évident de faire de l'argent. Le meilleur marché de tous, celui de l'air, le CO2 en compose 0,037%, en plus grande proportion dans la haute troposphère, la partie supérieure de la plus basse couche de l'atmosphère.


    Pour en revenir à l'argent, j'ai tendance à me tenir un peu à distance des batailles partisanes, est-ce que vous avez remarqué ? J'ignore même souvent les discussions souverainistes-fédéralistes, savez vous pourquoi ? Je suis vraiment pour la souveraineté, du Canada ou du Québec, mais, pour l'instant, ni un ni l'autre l'est et la tendance lourde est à l'opposé. On nous enchaine toujours plus. Avec des accords de libre échange contraignant, avec des marchés internationaux comme Kyoto, avec une économie qu'on veut de plus en plus mondiale, avec une ONU. Quand on me parle de souveraineté du Québec, mais qu'on va continuer à dépendre de la Banque du Canada, j'ai le gout de pleurer, quand on me parle qu'on va devenir souverain et qu'on va adopter le dollar américain et qu'on va dépendre de la FED, j'ai le gout de crier..... Puis, quand j'entend parler qu'on veut un système économique mondial avec une monnaie mondiale, je viens hors de moi. Comment ajuster le flux de monnaie local au niveau de la production et de la consommation locale, à partir d'une banque centrale unique, mondiale ? Très dangereux ça, celui qui contrôle la banque, contrôle le monde, rien de moins.

    Saviez-vous, monsieur, qu'avant la deuxième guerre, suite à l'effondrement boursier, créer par une contraction de la masse monétaire, c'est à dire, par la cessation de l'émission de nouvelle argent dans l'économie en 1929, un certain John Maynard Keynes a aider un certain Roosevelt à élaborer le New Deal, qui visait essentiellement a endetté les américains, donc, a injecter de l'argent dans l'économie. Puis il y a eu la guerre, une autre raison de s'endetter et après cette guerre, il a participé à l'accord deBretton Woods et à la création de la banque mondiale et du fond monétaire international. Il a tenté de faire la promotion du bancos, la monnaie unique mondiale. Encore aujourd'hui, ceux qui nous demandaient tous les sacrifices(coupure) hier, demande qu'on s'endette aujourd'hui et prêche Keynes. Endettez vous...... Raccourcissez votre chaîne. Vous savez, Keynes à fait parti d'une fraternité en angleterre, on les appeler, ou ils se sont appeler les cambrigde's apostles. Les apôtres de Cambridge. Et dénommer Victor Rothschild en était aussi membre. Un Rothschild, membre de la dynastie de banquier, espion pour le MI5, à forte tendance communiste, soupçonné d'être aussi un agent double pour le KGB. Moi, je le soupçonne d'être un Rothschild et d'avoir vendu son système de crédit à des gens comme Keynes et Keynes a été un agent de Rothschild fort efficace.

    Vous vous demandez peut-être comment des banquiers peuvent être communiste ? Le système marxiste nécessite une banque centrale. UNE banque centrale. J'exagère ?

    À propos des Rothschild aujourd'hui, si vous parlez anglais, vous allez voir que la faillite, ça a une très grande place dans les affaires de la famille. Vous saviez que la dynastie est d'origine allemande qu'elle s'est répandu dans les grands pays d'Europe et qu'elle en pris le contrôle financier ? C'est le cas de l'Angleterre, de l'Italie, de la France, de la Suisse et de l'Allemagne. ? Présentement malgré la crise, les affaires sont bonnes ?

    Allez voir là si la business lors de la crise est bonne

    http://emsnews2.wordpress.com/2009/02/09/all-in-th

    Et là aussi

    http://www.thenational.ae/article/20081106/BUSINES

    Et pour le système de création d'argent à partir de rien, mais fondé sur une réserve réelle d'argent, mieux connu en anglais sous le vocable de fractionnal reserve, je vous cite des articles récents du devoir, vous allez voir, on vous passe tout ça sous le nez mais c'est tellement complexifié, que ça deviens incompréhensible pour le commun des mortels

    « Cela signifie que, pour 10 000 $ de capitaux propres, les banques lèvent des dépôts auprès des épargnants jusqu'à concurrence de 100 000 $ (selon un ratio de 10 %: jusqu'à 125 000 $ selon le ratio minimum de 8 %). Si la Banque du Canada, la banque centrale, n'exigeait aucun niveau de réserve à maintenir sur lesdits dépôts, la banque pourrait réinvestir dans l'économie 100 000 $ sous forme de prêts, ledit montant pouvant ainsi tourner et générer un volume d'affaires somme toute illimité comme suit : la banque prête par exemple à un individu 100 000 $ pour acheter une maison. Ce dernier verse le montant de 100 000 $ au vendeur qui, lui, le dépose à sa propre banque. Cette dernière répétera le processus en prêtant à nouveau le montant de 100 000 $ à un autre acheteur qui versera ledit montant à un vendeur qui le déposera à sa banque... et ainsi de suite.

    ......

    Par ailleurs, les banques montrent aujourd'hui des actifs hors bilan souvent de deux ou trois fois supérieurs à l'actif inscrit au bilan. Si bien qu'elles ont de facto contourné la règle de 8 % des capitaux propres, montrant plutôt dans les faits un ratio de 5 %, parfois bien moins. »

    http://www.ledevoir.com/2009/02/21/235195.html


    « La réglementation financière mise en place fait aussi en sorte que «l'effet de levier» est beaucoup moins important que dans d'autres pays. Aux États-Unis, entre autres, certaines banques ont un endettement qui va jusqu'à 40 fois les capitaux propres, alors qu'ici, le levier oscille plutôt autour de 15 fois. Qui plus est, «le régime fiscal au Canada encourage l'épargne et non l'endettement, a-t-il souligné. Par exemple, les intérêts sur l'hypothèque ne sont pas déductibles d'impôts. Aux États-Unis, oui. Certains en sont donc venus à se dire qu'il s'agissait d'un actif, un abri fiscal, et non d'une dette à rembourser». »

    http://www.ledevoir.com/2008/11/13/215861.html

    « Ces données confirment d'autres que j'ai lues et qui indiquent que les banques européennes montreraient un effet de levier incroyable de 61 pour 1, c'est-à-dire 61 $ de passif pour 1 $ de capital propre, contre 26 $ pour 1 $ pour les banques américaines, ce qui est tout de même très élevé. Imaginez! Avec un ratio de 26 pour 1, certaines grandes banques américaines sont aujourd'hui presque acculées à la faillite. Alors qu'en est-il des banques européennes? »

    http://www.ledevoir.com/2009/02/28/236493.html

    D'où viens l'argent à l'origine ?

    « De la planche à billets, du moins en ce qui a trait aux États-Unis. Il est toujours difficile de déterminer la manière et le moment où un pays monétise sa dette. Mais une chose est sûre. Avec des interventions tous azimuts de quelque huit mille milliards $US en quelques mois pour sauver les banques, les constructeurs d'automobiles et l'économie en général, le gouvernement américain a des besoins tels qu'il ne peut les assouvir avec les seuls marchés monétaire et obligataire. Et, dois-je ajouter, ces marchés sont encore moins capables de le faire avec des taux d'intérêt actuels entre 0 % et 3 % selon les termes. En temps normal, de tels besoins de financement se seraient soldés par une explosion des taux d'intérêt tant des obligations que des bons du Trésor du gouvernement américain. Si la chose ne s'est pas produite, c'est que le gouvernement a recours à la planche à billets. Il imprime l'argent, un point c'est tout.

    Cela dit, plusieurs facteurs font qu'actuellement le gouvernement américain peut se permettre d'imprimer des dollars à tour de bras. Le premier: la rareté de billets verts de par le monde. Paradoxale, la situation l'est effectivement. Mais elle s'explique. Le marché des produits dérivés s'est littéralement enrayé. Soudainement, la valeur marchande de plusieurs milliers de milliards de dollars de ces produits dérivés de tout acabit s'est littéralement évaporée, créant un trou béant dans la masse monétaire mondiale. Et quand je dis un trou béant, c'est peu dire. Il y aurait en circulation près de 500 000 milliards de dollars de ces produits, soit dix fois le PIB mondial et cinq fois la valeur des marchés boursiers et obligataires réunis. Certes, ce ne sont pas tous les types de produits dérivés qui ne trouvent plus preneurs, du moins, je l'espère. Mais seulement 2 % d'entre eux qui deviennent soudainement orphelins suffisent à créer un trou béant. Or, ces produits dérivés sont généralement libellés en dollars américains. En conséquence, leur évaporation s'est traduite par une rareté instantanée de dollars américains sur les marchés. Cela explique pourquoi le dollar américain s'est apprécié face aux autres devises l'automne dernier alors qu'on se trouvait en plein dans l'oeil de la crise financière. »

    http://www.ledevoir.com/2009/02/07/232206.html


    Plus ça va, pire c'est, plus ce système ce répand, plus les riches drainent les richesses.
    De nombreux président américains ont dénoncé ce système et l'ont combattu, alors qu'ils étaient en poste, ou bien par après. Le système de banque centrale à crédit est anglais, d'Angleterre et contrairement à ce que pourrait passer, c'est encore là que les choses se décident. La city of London, le Wall Street de l'Angleterre est plus puissant et influent que Wall Street.

    Alors on fait quoi des suggestions?

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