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Caisse de dépôt: les autres répondront

Monique Jérôme-Forget estime que l'impact des résultats de la Caisse sur les citoyens sera minime

Antoine Robitaille   14 mars 2009  Québec
Monique Jérôme-Forget a témoigné hier devant la commission parlementaire sans toutefois apporter toutes les réponses espérées.
Monique Jérôme-Forget a témoigné hier devant la commission parlementaire sans toutefois apporter toutes les réponses espérées.
Comparution houleuse de Monique Jérôme-Forget devant la Commission des finances publiques, hier. Assaillie de questions, la «dame de fer» a qualifié les demandes d'excuses d'«enfantillages» et a refusé de répondre à plusieurs questions, notamment au sujet des avertissements de la Banque du Canada qui, dès 2005, avait sonné l'alerte au sujet des papiers commerciaux. La ministre s'est par ailleurs fait rassurante: les effets des pertes historiques de 40 milliards de la Caisse de dépôt sur les cotisations seront «très minimes».

Québec — La Banque du Canada avait sonné l'alerte à propos des problèmes de «liquidité» des papiers commerciaux en 2005, soit deux ans avant que n'éclate la crise qui allait entre autres causer des pertes sans précédent à la Caisse de dépôt et placement. Mais ces avertissements sont restés lettre morte au ministère des Finances du Québec.

Questionnée à ce sujet hier devant la Commission des finances publiques, la ministre Monique Jérôme-Forget a soutenu que ce n'était pas à son ministère de réagir: «La question, vous devez la poser à M. Rousseau. Avait-il reçu les avertissements justement [...] de la Banque du Canada?» La semaine dernière à Ottawa, un représentant de la Banque du Canada, Pierre Duguay, a rappelé qu'en 2005, cette institution avait «lancé des avertissements dans [une] revue du système financier».

Extrêmement prudente hier, Mme Jérôme-Forget a à de multiples reprises esquivé les questions. D'entrée de jeu, elle avait averti les députés que ce serait là son attitude: «Je ne peux pas répondre aux questions fondamentales [...]. Ça, je vais le dire plusieurs fois aujourd'hui: attendez d'entendre un tel, attendez d'entendre M. Perreault, attendez d'entendre M. Rousseau, attendez d'entendre le président du conseil...» Mme Jérôme-Forget avait refusé pendant plusieurs jours de témoigner devant la Commission des finances publiques avant de faire volte-face en pleine Assemblée nationale, jeudi. Tenant une Bible, elle lança qu'elle n'avait aucun problème à prêter serment. Un geste solennel qu'elle n'a toutefois pas répété avant de comparaître devant la Commission, hier.

La ministre a défendu une politique de non-ingérence totale du gouvernement du Québec dans les affaires de la Caisse et a accusé à de multiples reprises le PQ de vouloir faire le contraire. Au sortir de la Commission, le critique François Legault a vu dans l'attitude de la ministre, à qui il reproche de ne pas s'être suffisamment informée des problèmes de la Caisse, un «manque de leadership grave». C'est «comme si ça ne l'intéressait pas», a-t-il déploré.

«Il y a une énorme différence entre s'informer en tant que fiduciaire et s'immiscer dans la Caisse de dépôt elle-même», a lancé à la ministre le député péquiste Jean-Martin Aussant, critique en matière d'institutions financières. Exaspéré par le fait que Mme Jérôme-Forget, au sujet du Fonds d'amortissement des régimes de retraite (FARR), a dû demander l'aide de son sous-ministre pour répondre, il a lancé sèchement: «Je comprends aussi que la ministre des Finances a étudié en psychologie; chacun son domaine, semble-t-il, parce qu'elle nous réfère toujours à quelqu'un d'autre.» Par la suite, il a corrigé la ministre, laquelle a été obligée de s'incliner: «Vous mentionniez M. Landry qui parlait de produits PCAA en 1997. Ils n'existaient pas en 1997. Ce sont des produits, ces PCAA-là, qui sont arrivés dans les années 2000. Il parlait sans doute de TACH, de titres adossés à des créances hypothécaires.»

La ministre s'est montrée irritée lorsque le critique adéquiste en matière de finances, François Bonnardel, lui a suggéré de faire des excuses aux Québécois. Le député faisait valoir qu'en 2007, au moment de la campagne électorale, Jean Charest s'était attribué les bons rendements de la Caisse. «Si votre gouvernement est responsable des bons rendements, il est donc aussi responsable des mauvais [...]», a-t-il dit, demandant à la ministre si elle ne devait pas des excuses aux Québécois. Après avoir dénoncé cette nouvelle obsession de la contrition chez les élus, Mme Jérôme-Forget a lancé: «Étant une femme, vous savez, si ça peut vous faire plaisir, tout le monde, de dire qu'on s'excuse, on va s'excuser. Mais c'est complètement aberrant.» Perdant patience, elle a enchaîné: «On est en train de discuter d'une institution qui gère des sommes très importantes. On n'est pas ici dans des enfantillages.»

Au reste, la ministre croit que les pertes de la Caisse auront un impact «très minime» sur les citoyens du Québec qui cotisent à différents fonds, telle la Régie des rentes. «L'impact va se faire sentir, bien sûr, à moins que les résultats de la Caisse augmentent beaucoup l'an prochain. Ce qui est probable.» Selon elle, ce qui est important, «c'est de voir l'impact sur une longue période. Tout régime de cotisation de retraite, vous ne regardez jamais le court terme», a-t-elle dit.






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  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 08h53
    La mère supérieure fait son spectacle
    Monique Jérôme-Forget fait la leçon aux québécois. Bande de braillards cessez de vous comporter comme des enfants. Les excuses ne sont pas d`ordre à régler le fouillis de la Caisse de dépôt et placement. $40 milliards n`auront pas suffi pour amener cette arrogante à faire la pédante, bien représentative d`un comportement Jean Charest à son meilleur. Il faudra une autre année catastrophique sous Sabia pour faire face à une réalité déprimante. Le vrai problème résulte de l`imputabilité des dirigeants, totalement inconscient de leurs responsabilités, qui bénéficient d`un pont d`or avec ou sans performance. Une vraie honte dont le peuple subit les conséquences. La mère supérieure devrait se souvenir du rôle de Robespierre à une lointaine époque quand Marie-Antoinette avait dit:`Plus de pain, faites leurs manger du gâteau.`

  • Claude Smith
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 09h08
    Responsabilité ?
    Serait-il possible qu'à la fin des travaux de la commission parlementaire, nous découvrions qu'en fin de compte personne n'est responsable des pertes de la caisse ? Quant à MMe. Forget, elle n'a pas besoin de brandir son statut de femme pour s'excuser. Elle pourrait le faire à titre de ministre des finances du Québec.

    Claude Smith

    Claude-francoise@videotron.ca

  • Michel Mongeau
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 09h31
    l'éloquence de la ministre des finances
    Dans son discours inaugural de cette semaine, Jean Charest tente de convaincre le Québec de se lancer dans les dépenses et les grands travaux publics. Ça sentait le Robert Bourassa de la Baie James et des 100,000 emplois. Aura t-il le leadership et l'éloquence pour enflammer ses partenaires et concitoyens? Saura t-il nous faire oublier sa relative inaction des dix-huit derniers mois? Et dans tout ce dossier de la Caisse de Dépot et de Placement du Québec, le premier ministre semble si distant, qu'il n'y a pas là attitude à nous donner envie de monter à bord de son nouveau projet, on ne peut guère plus interventionniste pour un libéral québécois. Que dire de madame Jérôme-Foget, de son arrogance et de son manque élémentaire de pédagogie et d'éloquence pourtant si nécessaires à des politiciens qui occupent de tels postes de responsabilité? Il y a dans tout cela matière à refroidir l'enthousiame face aux grands élans du premier ministre!

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 10h30
    La vedette se présente à la Commission parlementaire
    Monique Jérôme-Forget nous fait la démonstration que l`habit ne fait pas le moine. Vous avez vu la coiffure de son styliste, le complet griffé, les bagues, collier et autre bijoux 18 carats. Cet habit de riche nous rappelle qu`elle refuse sa responsabilité bien que parue d`or. Le show est déshonorant et elle doit partir. Et puis il y a les 3 Lexus hybrides de Jean Charest.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 10h46
    Le PQ a intervenu politiquement en 1995
    Pas surprenant que le PQ n'a pas accepté que Jacques Parizeau soit convoqué à la commission parlementaire. Pourtant le père de la CDPQ serait utile pour remettre le trai sur les rails et nous instruire sur la véritable mission de la caisse.

    C'est vrai que le PQ qui cherche à accuser les libéraux d'interventionnisme politique auprès de la CDPQ est mal placé dans l'affaire du référendum de 1995. On sait qu'à cette époque, Parizeau est intervenu auprès de la CDPQ pour y soustraire 18 milliards à des fins post référendaire en placant cet argent détourné de la caisse dans une banque torontoise. On sait que les soubresauts post référendaire sont importants et cet argent devait servir à passer la tourmente que Mme Marois a évalué à 5 ans. Ces 18 milliards, à mon avis auraient été insuffisants, mais passons.

    Ce geste de Parizeau de 1995 démontre que le PQ est intervenu politiquement auprès de la CDPQ et que vouloir jouer auourd'hui à la vierge offensée est trop peu crédible. Pour se faire, le PQ a refusé que Parizeau se présente en commission parlementaire. Quand on a des singes dans le tiroir...

  • Kris Richard
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 12h36
    Le Mouvement Desjardins aurait pour 2 milliards de PCAA - 08 Novembre 2007
    08 Novembre 2007
    Le Mouvement Desjardins aurait pour 2 milliards de PCAA

    http://argent.canoe.com/infos/quebec/archives/2007

    Yvon Laprade
    Le Journal de Montréal

    Les caisses populaires du Mouvement Desjardins pourraient devoir se résoudre à réduire «substantiellement» les ristournes à leurs membres, en raison de la crise du papier commercial dans laquelle l'institution financière aurait englouti près de 2 milliards de dollars, a appris Le Journal de Montréal.

    Cette mauvaise nouvelle pour les millions de membres du réseau de plus de 500 caisses Desjardins, à 40 jours de Noël, sera communiquée la semaine prochaine par la direction du Mouvement, lors de la présentation des résultats financiers.

    Desjardins doit alors dévoiler l'ampleur des dégâts causés par la crise du papier commercial, et en quantifier l'impact sur ses finances.

    L'institution devrait inscrire une provision qui se situera «entre 200 et 300 M$», soit 15 % des sommes englouties dans le papier commercial.

    Cette charge exceptionnelle aura pour conséquence de réviser à la baisse les montants distribués sous forme de ristournes aux membres, selon nos sources.

    «Il y a beaucoup de fébrilité dans l'air ces jours-ci. Il s'agit de voir comment va se dénouer cette crise sans ébranler la confiance des épargnants», a dit hier au Journal une source proche du dossier, qui a requis l'anonymat.

    Au cours du dernier exercice financier, les caisses populaires ont versé à leurs membres épargnants 483 M$ en ristournes, une forme de dividendes.

    Les vérificateurs comptables sont à compléter l'analyse des résultats de Desjardins qui seront dévoilés la semaine prochaine.

    Marché monétaire

    L'ampleur de la crise dans laquelle s'est enfoncé le Mouvement Desjardins est connue depuis «au moins un mois» au sein de la haute direction de la Fédération des caisses Desjardins du Québec.

    En août 2007, au moment où la crise a éclaté au grand jour, Desjardins avait évoqué une somme de 100 M$ qui était investie dans un fonds du marché monétaire de Desjardins.

    Du côté de Desjardins, le porte-parole André Chapleau a qualifié de «fabulation» la possibilité que les caisses populaires amputent une grande partie des ristournes.

    «Faudrait pas commencer à sortir une telle histoire. Ce serait de la fabulation. Ça pourrait énerver le monde», a-t-il commenté au Journal.

    Il n'est toutefois pas en mesure de préciser si le dossier relatif au papier commercial a oui ou non évolué depuis la fin de l'été.

    «Je ne peux rien dire de plus que ce qui a été dit en août. Il n'y a pas d'autres commentaires à faire sur ce sujet», a-t-il ajouté.

    ***********************

    Victime des PCAA
    La Banque Nationale prépare un plan d'austérité

    http://argent.canoe.com/lca/infos/canada/archives/

    Le choc du papier commercial pourrait avoir ébranlé plus durement que prévu la Banque Nationale, qui envisage de réduire ses effectifs et de mettre en place un plan d'austérité.

    La sixième banque canadienne pourrait même prendre les devants plus tôt que prévu et ne pas attendre le dévoilement de ses résultats financiers pour l'exercice en cours, pour chiffrer ses pertes dans la crise du papier commercial.

    ***********************

    Si ça fait depuis Juillet 2007 que Desjardins et la Banque Nationale sont au courant des pertes et mauvaises performances des PCAA, comment se fait-il que Miss Forget ne soit pas au courant, Elle?

    Et toute cette déconfiture gouvernementale cache la réalité que le Gouvernement Charest a encouragé Desjardins en appliquant sa Réingénierie qui en est rendue à se servir des Troncs de nos Eglises Catholiques pour renflouer les pertes boursières Desjardins et autres...

    Comprenez-vous comment et combien Jean Charest a Trahi le Québec et TOUS ses Citoyens?

    Kris Richard
    14032009

    Vivre l'Apocalypse au Québec
    http://17.xooit.fr/index.php

  • Guy Fafard
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 12h47
    Belle analyse m. Robitaille.
    Le fait que la Banque du Canada ait sonné l'alerte à propos des papiers commerciaux en 2005 prouve qu'il y a eu maldonne quelque part de la part du comité de gestion de la caisse de dépôt. En vertu de ce fait:

    Quand la ministre Monique Jérôme-Forget dit que les pertes de la Caisse auront un impact «très minime» sur les citoyens du Québec on sait que ces pertes auront un effet magistrales.

    Si la ministre Monique Jérôme-Forget soutient que ce n'est pas à son ministère de réagir, on peut affirmer que c'est le contraire qu'on doit maintenant comprendre.

    Le fait que ce ne soit que les quelques membres actuels du comité de gestion de la Caisse, qui nomme un nouveau président pour la Caisse, me porte à me questionner sur le gouvernement actuel sur sa non-ingérence de la Caisse.

  • Jean-Pierre Aubry
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 15h51
    La saga de la Caisse : trois questions à approfondir
    Selon moi, il y a trois questions qu'il faut approfondir pour faire suite aux pertes de la Caisse en 2008 :

    1. Pourquoi la Caisse détenait tant de PCAA ? Cette question est différente de celles reliées à la qualité de l'évaluation des risques des PCAA. Il faudra poser cette question à M. Rousseau et son équipe.
    2. Est-ce que le Conseil d'administration (CA) de la Caisse était au courrant de la surexposition de la Caisse aux PCAA ? C'est une question très sérieuse qui met en cause le devoir du PDG d'informer correctement le CA de sa gestion. C'est une question que le Vérificateur général du Québec devrait investiguer.
    3. Quelles sont les conséquences des pertes de la Caisse ? Le Gouvernement Charest devrait produire un rapport sur les conséquences des pertes de la Caisse sur sa situation financière, tant à l'intérieur de son périmètre comptable (baisse dans la valeur des actifs du Fonds des générations et du Fonds d'amortissement des régimes de pension de ses employés) qu'à l'extérieur de son périmètre comptable baisse de la valeur des actifs des régimes publics de pension dont il est ultimement responsable, Régime des rentes, SAAQ, CSST). Ce rapport devrait être produit avant la présentation du prochain plan budgétaire ou être inclus dans ce dernier. Le gouvernement doit informer les contribuables, et les participants aux divers régimes de pension, directement ou par le biais de ses sociétés d'État, de l'impact des pertes de la Caisse sur le solde actuariel de ces quatre régimes de pension. Il faut également qu'il les informe des implications pour les taux de cotisation. De dire qu'il n'y aurait pas de hausses du taux de cotisation pour une ou deux années n'est pas suffisant. Il est également insuffisant de dire que, s'il y a des hausses du taux de cotisation, elles seront modestes par ce que les déficits actuariels seront résorbés sur 15 ans. Dire qu'une perte est minime parce qu'elle est amortie sur 15 ans, c'est inacceptable. En fait, on amortit la perte sur 15 ans parce qu'elle est grosse. Plus la période d'amortissement sera longue plus les caisses de retraite perdront des revenus d'intérêt.

    Jean-Pierre Aubry
    Président du Comité des Politiques publiques (CPP)
    Association des économistes québécois (ASDEQ)

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 19h53
    Les questions qui tuent
    Comment se fait-il que la Caisse de dépôt ait fabriqué une dette de $60 milliards en si peu de temps? Qui sont ceux qui ont prêté cette fortune à la Caisse et à quel taux d`intérêt? Enfin pourquoi emprunter quand on a des liquidités qui enrichissent la trésorerie à chaque semaine de l`année?

  • Gaétan Morneau
    Inscrit
    dimanche 15 mars 2009 19h00
    Caisse de dépôt et placement : Une enquête approfondie par le Vérificateur général du Québec s'impose.
    Je crois qu'une enquête approfondie par le vérificateur général du Québec, telle que demandée par l'Association démocratique des retraités (ADR) ( www.adr-quebec.org ) est tout à fait appropriée. Le Vérificateur général est une autorité crédible et tout à fait indépendante. Il a fait ses preuves dans le passé, notamment dans le dossier de l'Université du Québec à Montréal portant sur les projets Complexe des sciences Pierre-Dansereau et Îlot Voyageur. (Décret 353-2007, adopté le 16 mai 2007). Si le gouvernement a confié un tel mandat au Vérificateur dans le cas de l'UQAM, il peut tout au si bien le faire dans le cas la Caisse de dépôt et placement.
    Une enquête publique coûte très cher et est généralement très longue. Un tel type d'enquête risque d'éclabousser non seulement tous les gestionnaires et employés de la Caisse, mais aussi les milliers de compagnies dans lesquelles a investi la Caisse. Elle risque aussi d'éloigner de la CDP les bons gestionnaires de fonds; car personne n'aime être dans la controverse.
    Gaétan Morneau, retraité,
    Boucherville

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