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    Une autre rivière à harnacher dans la mire de Jean Charest

    Dans son discours inaugural d'hier, le premier ministre Jean Charest a annoncé un projet qui va avoir des impacts importants sur l'environnement naturel du Québec: la rivière Petit Mécatina, sur la Côte-Nord, a-t-il déclaré, sera bétonnée comme celle de la Romaine pour en extraire 1200 MW.

    Cette annonce a immédiatement été dénoncée par la fondation Rivières. Sa porte-parole, Anne-Marie Saint-Cerny, a déclaré que le premier ministre «se moquait une fois de plus du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, qui vient de recommander à Québec de sauver une rivière équivalente à celle de la Romaine en vertu de la politique du Plan Nord, qui est de sauver la moitié du patrimoine naturel de cette région. La véritable rivière équivalente à celle de la Romaine dans cette région, c'est sans aucun doute la Petit Mécatina. Donc, Jean Charest prend ce qui fait son affaire dans le rapport du BAPE».

    Dans son discours inaugural, le premier ministre a vanté les mérites de sa politique énergétique, en vertu de laquelle le Québec investira 31 milliards sur 10 ans dans des mégaprojets énergétiques, dont le projet Eastmain-Rupert, en voie de réalisation, et le complexe de la Romaine «qui démarrera cet été», a annoncé Jean Charest, en dévoilant la décision du cabinet alors qu'il est toujours à l'étude au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.

    Le premier ministre a aussi annoncé qu'une nouvelle ligne de transport de 1250 MW «sera mise en service entre le Québec et l'Ontario» et une autre de 1200 MW en direction des États-Unis. Dans ce dernier cas toutefois, le premier ministre n'annonce pas à l'avance l'issue des évaluations environnementales, car il n'a pas la possibilité de les court-circuiter de l'autre côté de la frontière. De ce côté, dit-il, «les démarches se poursuivront pour obtenir les autorisations nécessaires».

    Jean Charest a aussi dit qu'il irait de l'avant avec son Plan Nord, mais il n'a pas repris devant l'Assemblée nationale sa promesse de protéger la moitié des territoires nordiques, un engagement électoral souvent répété.

    Pour Christian Simard, de Nature Québec, «c'est un engagement très clair du premier ministre dont on va exiger le respect» sur toutes les tribunes.

    De son côté, Anne-Marie Saint-Cerny s'insurge contre un autre projet annoncé par le premier ministre Charest, qui a réitéré son engagement à lancer un «programme de soutien à la rénovation et à l'amélioration résidentielle estimé à 250 millions».

    Pour la porte-parole de la fondation Rivières, «c'est plutôt incongru de voir qu'on va financer n'importe quoi en matière de rénovations alors qu'ailleurs dans le monde, on essaie de faire servir l'argent du trésor public à des fins publiques, comme pour l'amélioration de la performance énergétique des maisons. C'est plutôt aberrant d'imaginer que certains vont agrandir leur maison, construire des garages pour deux ou trois voitures avec l'argent du public et augmenter en bout de ligne la dépense globale d'énergie. Il y a beaucoup d'incohérence ici de la part du gouvernement».
     
     
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