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PPP: Québec assumera plus de risques

Feu vert à l'appel de propositions du CHUM

Kathleen Lévesque   10 mars 2009  Québec
Après avoir martelé depuis six ans que les partenariats public-privé n'alourdiraient pas la dette publique, le gouvernement Charest revoit sa stratégie de financement des projets de PPP en instaurant un concept de «flexibilité» dans le partage des risques.
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  • Patrick Lavoie
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 10h17
    Quel entêtement idéologique!
    Jean Charest travail-il pour les québécois ou ses amis du privé? Comment a-t-on pu réélire quelqu'un qui est aveuglé par l'idéologie néolibérale, convaincu que par la simple concurrence, les entreprises privées font tout pour nous donner le meilleur service possible, au meilleur coût... Foutaise!!! Tout ce qu'elles veulent, c'est faire du profit! Prendre le moins de risques possibles et maximiser leur rendement! C'est le PREMIER but d'une entreprise privée! Comment peut-on croire le contraire? Il faut être soit con, soit naïf. Mais je soupçonne Jean Charest de ne pas être aussi imbécile! Dans ce cas, il est de mèche avec les entreprises prenant part aux PPP pour se faire réélire et/ou pour se faire de l'$$$... Mais d'où vient l'argent??? De nos poches!!! C'est du vol! Et on le laisse faire... Où sont les manifestations? Encore quatre ans dans la mauvaise direction...

  • Robert Dufresne
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 11h56
    Finalement
    Finalement tout va de soi

    Le gouvernement prend les risques et l'entreprise privé prend les profits. Équitable, n'est-ce pas ?

    Même si cette façon de faire est abandonnée partout dans le monde et spécialement dans son pays d'origine, le royaume uni, le gouvernement du Québec persiste et signe.

    Ils leur reste probablement des amis entrepreneurs qui n'ont pas encore les poches assez pleines.

    On comprend maintenant l'importance de n'avoir qu'une seule paire de main sur le gouvernail, même si celle-ci sont sales.

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 23h33
    Copier-coller les bêtises des autres
    Vraiment le gouvernement Charest les premières années étaient en délégation à répétition en Angleterre pour copier coller les PPP qui dans bien des cas une mauvaise décision et depuis quelques années copier-coller avec la France encore en voyage à reprise et adopte la position de convertir notre énergie en une énergie très polluante la biomasse. Chauffer les hôpitaux écoles au bois etc. Le ministre Béchard avec 400 projets avec la complicité de plusieurs décideurs sans aucune considération sur la santé et la vie. Vraiment le smog atteint certains pour faire du Québec les pires gaffes des autres. Pitoyable. Encore plus parce que les projets se font presque en cachette comme d'habitude avec ce gouvernement. Un CHUM qui demande des expropriations, que le personnel infirmier a dit ne pas être interrsser à travailler au bas de la ville un hôpital français dans un milieu presque anglophone et dire que le milieu francophone avait une entente. Ce gouvernement à tout saboter. Et voilà que la fille de P. Desmairais qui entre sur le CA du CHUM.

  • Alain Vadeboncoeur
    Abonné
    mercredi 11 mars 2009 08h55
    Tout le monde est contre, tout le monde a tort
    De manière assez intéressante, dans ce dossier du CHUM, le consensus contre le mode PPP devient chaque jour plus évident.

    Quand ceux qui soignent -- médecins (Médecins québécois pour le régime public et Fédération des médecins spécialistes du Québec), infirmières (FIQ), autres professionnels et employés (représentés par leurs syndicats) --, quand ceux qui conçoivent (Ordre des architectes) ou évaluent financièrement (Association des économistes du Québec), quand ceux qui construisent (ce n'est un secret pour personne que les firmes d'ingénieurs sont contre le mode PPP en santé) ou commentent (éditoriaux de La Presse, Le Devoir, La Gazette), quand ceux qui font de la politique (Parti Québécois), quand tout ce monde-là s'inquiète grandement et exige que le mode traditionnel soit utilisé pour la construction du CHUM... on peut se demander qui reste pour. Or, jusqu'à maintenant, le gouvernement est pour, de même que l'Agence des PPP (dont le dirigeant est nommé par le gouvernement).

    Alors il y a deux possibilités: tout le monde se trompe ou bien le gouvernement se trompe. Or, le gouvernement est là pour gérer au nom de la collectivité, c'est-à-dire de tout le monde. Dans le dossier actuel, le gouvernement semble donc vouloir se diriger à l'opposé de ce que souhaite tout le monde, avec principal argument qu'il sait mieux que tout le monde ce qui est bon pour tout le monde.

    Un dernier argument n'a pas encore été évoqué : que restera-t-il dans 20 ans de l'expertise publique dans la construction des grands hôpitaux? Dans l'hypothèse où le mode PPP se casse la gueule, comme nous le prévoyons, et que le public doit ramasser les pots cassés, comme ce fut le cas pour le plus gros PPP de l'histoire, le métro de Londres, qui aura l'expertise pour le faire? Personne. Le choix du PPP est un choix irréversible à long terme, qui ne transfert aucun risque au privé (puisque le privé peut toujours faire faillite, contrairement à l'état), mais qui lui transfert une bonne partie de son expertise.

    Alain Vadeboncoeur MD

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