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Caisse de dépôt - Un compromis s'impose

Jean-Robert Sansfaçon   5 mars 2009  Québec
Il est extrêmement dommage qu'aucune entente ne soit encore intervenue entre le gouvernement et l'opposition officielle pour la tenue d'une commission parlementaire spéciale destinée à faire la lumière sur les résultats de la Caisse de dépôt en 2008. Faudra-t-il attendre l'étude des crédits, le printemps prochain, pour en savoir plus?

C'est la ministre des Finances, Mme Jérôme-Forget, qui a pris la décision de ne pas convoquer de commission spéciale, mais l'opposition porte sa part de responsabilité dans l'échec des négociations. En posant des exigences trop évidemment partisanes comme la comparution de l'ancien premier ministre Jacques Parizeau et d'anciens présidents de la Caisse comme Jean Campeau et Jean-Claude Scraire, l'opposition savait que le gouvernement dirait non. Demander à la ministre des Finances de répondre aux questions des députés, cela va de soi, mais pour le reste, une commission parlementaire n'est pas une commission royale d'enquête!

La ministre des Finances a eu beau jeu de mettre fin aux négociations en sachant que l'ex-président Henri-Paul Rousseau ferait une apparition publique lors d'un dîner de la Chambre de commerce, lundi prochain, après quoi il répondra aux questions des journalistes. Compte tenu de la forte personnalité de M. Rousseau et de sa connaissance approfondie des marchés financiers, il lui sera facile d'expliquer sommairement les déboires de la Caisse et de répondre à l'enfilade de questions des journalistes. Malheureusement, l'exercice restera très superficiel et on n'en saura pas davantage sur les failles de la mécanique d'évaluation des risques qui ont conduit au fiasco.

À la défense de l'opposition, il est vrai que deux journées seulement de commission spéciale ne suffiraient pas non plus pour répondre à des questions pointues. Il faut donc compter au moins le double et encore, pourvu qu'on s'en tienne aux résultats de 2008 sans s'attaquer au modèle même de fonds d'investissement qu'est la Caisse.

Il va de soi que bien d'autres questions mériteraient aussi d'être posées, comme: faut-il scinder l'institution en plusieurs entités autonomes et concurrentes? Faut-il modifier la loi dans le but d'accorder la priorité à l'investissement local sur la recherche de rendement? Faut-il renoncer au risque et revenir à des placements très conservateurs? Tout cela est fort intéressant, mais il faut être naïf pour croire qu'une commission parlementaire soit le meilleur endroit pour vider un sujet comme celui-là. Et de toute façon, ce que les Québécois veulent savoir à l'heure actuelle, ce sont les causes de la dégringolade de 2008, les conséquences sur nos finances et les moyens de corriger la situation à court terme. Pour répondre à cela, une commission parlementaire s'impose avant la nomination du prochain p.-d.g.

***

j-rsansfacon@ledevoir.com






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Vos réactions

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  • Jean-François Couture
    Inscrit
    jeudi 5 mars 2009 06h29
    Le chancelier du Québec s'y oppose ?
    « Mr. Charest a plus de pouvoir sur la caisse que personne à date (pouvoir auto-proclamé d'ailleurs), Madame La Sacoche se terre et Mr Paul continue à pavaner son pablum propagandiste en toute impunité...

    Honte aux médias !
    Honte aux dirigeants !
    Honte à nos supposées élites !
    Honte aux moutons !
    Honte à la nation qui se laisse exploiter sans broncher !

    La bêtise des puissants, c'est d'acculer les pauvres au désespoir. Et quand le désespoir devient collectif la révolution éclate par combustion spontanée. Parce que la force des petits, c'est de n'avoir rien à perdre.

    « Les puissants se servent des institutions mêmes qui établissent la liberté de principe pour faire régner l'inégalité de fait dans le cadre de la loi. » - Jean Jaurès

    "Plus on est ignorant, moins on s'en aperçoit." - Louis Pasteur »

  • Danielle Turcotte
    Inscrite
    jeudi 5 mars 2009 07h02
    Et Lise Thibault ?
    « Des milliards perdus et aucune commission d'enquête ? Pendant ce temps, on ne se gêne pas pour poursuivre Lise Thibault pour 700 000 $ de dépenses qu'on croit avoir été inutiles. Je suis écoeurée de voir nos gouvernements faire à leur goût sans tenir compte des demandes des citoyens. Nous ne voulons pas que cette histoire de milliards demeurent sans réponse relayée sur une tablette. Mais depuis quand Charest tient compte de la volonté des citoyens ? je n'ai pas voté pour ce parti, mais je dois maintenant l'endurer pour encore 4 ans. C'est désespérant ! Mais je sais une autre petite chose à cause de cet événement de pertes colossales : je ne voterai pas pour le PQ parce qu'Il vient de me montrer qu'il ne vaut guère mieux en ne prenant pas les moyens pour que cette commission ait finalement lieu. À toute épreuve, il y a un bon côté. Bye bye madame Marois !! »

  • Normand Carrier
    Abonné
    jeudi 5 mars 2009 07h25
    Cela prend une enquete complete !
    « Apres un fiasco semblable , les contribuables /cotisants se doivent d'obtenir toute la vérité et non une commission baclée en deux petites journées ou les acteurs principaux de ce fiasco utiliseront la langue de bois et refuseront d'admettre tout tord . Ce sera une perte de temps si les députés n'ont pas l'information et tous les résultats de la caisse pour bien se préparer . Il est clair que monsieur Charest qui se vantait dans le passé des bons résultats de la C.D.P.Q. ne veut pas prendre sa part du fiasco et tente d'expédier cette affaire embarrassante . Je ne crois pas que les contribuables/cotisants vont oublier facilement ce fiasco ...
    Normand Carrier »

  • Robert C. Paradis
    Inscrit
    jeudi 5 mars 2009 07h38
    Jean Charest, l'imposteur!!
    « C'est simple : LE BOSS A TOUJOURS RAISON, MÊME QUAND IL A TORT!

    C'est eux, Jean Charest et ses acolytes Libéraux qui ont décidé de faire monter La Caisse de Dépôt dans la spirale spéculative (genre casino) AVEC L'ARGENT DES RETRAITES DES EMPLOYÉS DE L'ÉTAT et autres sommes appartenant aux contribuables.

    C'est sûr!! C'est gens-là ont peur de se faire démolir le portrait aujourd'hui, maintenant que le château de cartes s'est effondré.

    J'ai toujours considéré Jean Charest comme un INCOMPÉTENT et nous avons aujourd'hui devant les yeux la pire manifestation de cela (sans parler de ses multiples autres gaffes) et ce sont les Québécois qui l'ont mis au pouvoir qui sont les vrais coupables.

    Ce n'est pas parce qu'un gars est beau, blond, bilingue, que sa mère est Irlandaise et qu'il est de la droite que conséquemment cela fait de lui un vrai démocrate, un administrateur compétent, un représentant valable pour le peuple Québécois et un bon Premier Ministre. Non! TANT QUE JEAN CHAREST ET LE PARTI LIBÉRAL SERONT AU POUVOIR, LE QUÉBEC NE CESSERA PAS DE RECULER SUR TOUS LES FRONTS.

    Je demande la démission de Jean Charest, le vrai responsable de ce gâchis énorme.

    N.B. Un Anglais en chef d'une colonie, c'est dangereux parce que ça se pense plus fin que les colonisés et que ça se croit avoir tous les droits (même d'utiliser l'armée, pour ceux qui ont un peu de mémoire). »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 5 mars 2009 07h50
    Double mépris!
    « M. Rousseau,redevable devant le peuple qui l'a grassement payé avec quelques centaines de milliers de dollars en prime pour ces erreurs coûteuses, qui va s'expliquer devant une Chambre de Commerce plutôt que devant les représentants du peuple. Mépris également de Charest et de sa ministre des finances qui refusent de faire siéger les représentants du peuple pour éclairer la population sur cette affaire, qui devient de plus en plus ténébreuse. Quand le peuple va-t-il enfin se révolter devant tant d'inepties et d'incompétence de ce gouvernement, qui ne gouverne rien du tout? »

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    jeudi 5 mars 2009 08h05
    Quand l'État Desmarais a les deux mains sur le volant
    « Ce coup fumant de la Chambre de commerce que se prépare à nous servir Henri-Paul Rousseau, en étroite collaboration avec le gouvernement Charest, on l'a déjà vu.

    En effet, la Commission Bélanger-Campeau sur l'avenir du Québec, mise sur pied en 1990 par le gouvernement de Robert Bourassa avec le soutien du chef de l'Opposition officielle Jacques Parizeau, en a été la première victime.

    Et dans les deux cas, la main de l'État Desmarais est bien visible à qui veut bien la voir. Le fil conducteur de ces deux coups est sans contredit un mépris total pour la démocratie et les institutions québécoises.

    Un bref rappel : après l'échec de l'accord du Lac Meech, Robert Bourassa et Jacques Parizeau, deux économistes, ont nommé Michel Bélanger et Jean Campeau, deux grands banquiers respectés, pour diriger une commission sur l'avenir du Québec.

    L'objectif des deux dirigeants politiques consistait, entre autres, à s'assurer que le milieu d'affaires soit présent et à l'aise dans le débat sur l'avenir du Québec.

    Jusque-là, on pouvait avoir l'impression que, à quelques exceptions près, le milieu des affaires n'avait qu'une seule position politique sur cette question, soit celle qu'il partageait avec l'establishment économique canadien concentré à Toronto.

    Malgré cet effort de faire plaisir aux hommes d'affaires québécois, sous le leadership de Paul Desmarais, les grands dirigeants d'affaires du Québec ont préféré parler de l'avenir du Québec devant la très malléable Chambre de commerce de Montréal que devant la Commission Bélanger-Campeau.

    Ainsi, en prenant la parole devant la Chambre de commerce le 12 février 1991, Paul Desmarais, qui ne manquait pas une occasion pour sermonner le Québec sur les terribles dangers économiques de la souveraineté du Québec, a pu éviter de répondre à des questions que ces deux banquiers, qu'il connaissait très bien, pouvaient lui poser dans le cadre de leurs travaux. Il a pu éviter aussi les questions du secrétaire de la Commission, un dénommé Henri-Paul Rousseau.

    À ce moment-là, il avait aussi intérêt à éviter toute question pointue sur le Québec car il venait de liquider ses plus importants investissements au Québec (la Consolidated-Bathurst et le Montréal Trust) pour près de trois milliards de dollars qu'il a ensuite investis partout sauf au Québec. Mais cette stratégie de mépris de la démocratie, lui et son clan ne l'ont jamais oubliée.

    Henri-Paul Rousseau, qui ne pouvait ignorer que la Caisse s'en allait vers une catastrophe, a été sauvé par l'État Desmarais qui lui a offert un poste, somme toute, décoratif : vice-président du Conseil. Depuis mai 2008, Henri-Paul Rousseau leur est devenu redevable et pour toujours. Il fera donc ce qu'on lui dit de faire.

    Ainsi, le mardi 2 mars, alors que les Québécois piaffent pour savoir ce qui a pu se passer à la Caisse de dépôt pour qu'elle perde 40 milliards de dollars, la Chambre de commerce, présidée, rappelons-le, par nul autre que Hélène Desmarais, annonce que Henri-Paul Rousseau prononcera une conférence sur la Caisse de dépôt le lundi 9, seulement 24 heures avant la rentrée parlementaires à l'Assemblée nationale du Québec.

    Il n'était pas surprenant donc que le mercredi 4 mars, à Québec, Monique Jérôme-Forget annonce qu'il n'y aura pas de Commission parlementaire sur la catastrophe de la Caisse de dépôt. Elle a pris la peine de dire qu'elle « est en mode solution maintenant » et que « la gouvernance de la Caisse de dépôt est bonne ».

    En deux temps deux mouvements, le gouvernement Charest et ses maîtres espèrent avoir mis la crise de la Caisse derrière eux.

    Voilà ce qui se passe quand l'État Desmarais a ses deux mains sur le volant.

    Robin Philpot est l'auteur de Derrière l'État Desmarais : Power (Les Intouchables 2008) »

  • Gilles Dussault
    Abonné
    jeudi 5 mars 2009 08h13
    Compromis?
    « Compromis sur le niveau de transparence? Compromis sur notre droit à savoir? Compromis sur la valeur des dernières élections?
    Ce gouvernement n'a pas compris qu'il a été élu majoritaire, qu'il doit agir au desus de toute partisanerie. M. Charest vous n'etes pas seulement le chef du partie libérale, vous étes le chef du gouvernement. En période de crise, nous attendons de vous une attitude de chef d'état au dessus de toute partisanerie même si pour cela il faut prendre des risques politiques. »

  • Jean Maxime
    Abonné
    jeudi 5 mars 2009 08h42
    Quoi, quand, où, qui?
    « Au cours des prochains mois, tout le système financier sera mis à rude épreuve, certains prétendent même qu'il pourrait y avoir dislocation géopolitique. La croissance exponentielle de l'endettement des américains auquel le reste du monde est assujetti en étant la source. La baisse des taux directeurs des banques centrales en viendra-t-elle à bout ? Je ne crois pas qu'on ait atteint un niveau de dialogue suffisant entre les nations pour que l'intérêt commun puisse être privilégié. En fait, il y a probablement autant de chances que l'on se retrouve d'ici quelques mois, dans le chacun pour soi comme au MONOPOLY.

    Prétendre que M. ROUSSEAU pourrait s'aventurer à dire devant la chambre de commerce que le château de carte a atteint une fragilité sans précédent consisterait à se lancer dans une exercice d'anticipation pouvant provoquer un tel état de panique que cela puisse accélérer l'écroulement du CHATEAU sans que des mesures correctives, si elles demeurent possibles puissent être appliquées.

    En ce qui a trait à cette commission parlementaire, je pense plutôt que ce sont les représentants patronaux et syndicaux des différentes caisses de retraite et autres déposants, qui doivent formuler les questions et soumettre des réponses éclairées visant les mécanismes de protection de ce qui compte pour beaucoup dans la rémunération des Québécoises et des Québécois.

    Ce serait donc aux journalistes de commencer à questionner les personnes qui sont les plus près des épargnants, les employeurs et leurs représentants syndicaux. Leur demandant comment se sont-ils assurés que le risque pris par la CDPQ correspondait, correspond et correspondra à la nature des fonds qu'ils lui ont confiés, ou qu'ils comptent lui confier à l'avenir.

    Madame TREMBLAY-FORGET et Monsieur le Premier Ministre CHAREST, sont bien mieux de suivre les directives d'experts en épargne que de vouloir jouer aux EXPERTS.

    Quand on cherche un bon communicateur, c'est fort probablement, parce que on est en situation de crise et qu'on veut quelqu'un capable d'expliquer certaines difficultés simplement, pour qu'elles soient plus faciles à digérer, à accepter. Quand il est possible de faire entrer l'argent à la pelle, on cherche celui qui a la plus grosse. Tu perds pas de temps à communiquer, tu ramasses pis tout le monde est content.

    Mais là là..., il semble que la pelle à M. ROUSSEAU puis sa gang de la CDPQ était tellement grosse, qu'ils ont oublié de solidifier le réservoir, en achetant des lingots qui autrefois servaient à garantir l'endettement collectif?

    Quand la richesse s'accumule non pas par l'acquisition d'actifs immobiliers, mais plutôt à travers l'ART de transiger sur les marchés, ce ne sont plus les états qui contrôlent... mais les spéculateurs..., qui en achetant et en vendant, donnent une valeur pouvant en situation que neige sous le soleil des TROPiques.

    Bref, ce qui est sûr c'est que devant chez-moi ce printemps, la neige va fondre et qu'il y aura toujours la possibilité de semer quelques graines..., pour une récolte plutôt tardive que hâtive...!

    Mon jardin étant devenu si grand, encore faudra-t-il que je décide ce que je vais, quand et où je compte semer... et qui va le faire pour moi ! »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    jeudi 5 mars 2009 09h01
    Opposition fautive?
    « Ainsi, l'Opposition officielle (et l'ADQ), fait une erreur en exigeant une enquête complète sur notre perte de 40 milliards$ plutôt qu'une mise en scène des acteurs de cette perte qui nous dévoileraient bien ce qu'ils veulent bien nous apprendre... Celui qui a "formé" Charest pour qu'il devienne PM, M. Desmarais, tire bien les ficelles de "ses" journalistes. »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    jeudi 5 mars 2009 09h02
    Opposition fautive?
    « Ainsi, l'Opposition officielle (et l'ADQ), fait une erreur en exigeant une enquête complète sur notre perte de 40 milliards$ plutôt qu'une mise en scène des acteurs de cette perte qui nous dévoileraient bien ce qu'ils veulent bien nous apprendre... Celui qui a "formé" Charest pour qu'il devienne PM, M. Desmarais, tire bien les ficelles de "ses" journalistes. »

  • Martine Tiramani
    Inscrite
    jeudi 5 mars 2009 09h16
    enquete?
    « le gouvernement pourrais se pemettre un peu plus de transparence concernant ce qui s est passe. mais est ce qu on a besoin d une enquete pour se faire dire que il y a eu des investissements a risques qui n ont pas fructifies. d ailleur dans les pertes, est ce que ca inclus le fait que due a la crise il y a eu moin de perceptions des contribuables. »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    jeudi 5 mars 2009 10h07
    Cela promet pour le reste des 5 ans de Charest
    « Un vrais dictateur au pouvoir dans une république de banane.

    La collectivité perd le tiers de son fond de pension en 1 an et le monsieur qui est au volant du char en déroute veut pas avoir de tiquet de conduite en mauvaise état.

    En plus sa conductrice adjointe veut pas dire publiquement ce qu'elle a conseillé comme vitesse de croisière aux conducteurs du train de la finance.

    Le principale conducteur de la caisse a démissionné et est passé au fournisseur de fond principal du parti libéral et ne veut pas répondre aux questions du commun des mortels...

    En fait Charest a les deux mains sur un volant qui est pas attaché au char, comme un enfant qui a juste le volant du char...

    Mais il s'en tape royalement de nos humeurs, il a un contrat exclusif de 5 ans sur la dictature du Québec, avec l'appui de la grande finance et du principale journal francophone du Québec. »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    jeudi 5 mars 2009 10h12
    Goujat !
    « Inimaginable que les élus en place refusent de faire la lumière sur ce scandale connu et caché lors des dernières élections. Il n'y a plus de limites à leur effronterie. "Nous ne sommes pas responsables" clament-ils. Si tel est le cas pourquoi refuser de témoigner ? Le Québec est dirigé par des irresponsables volontaires. Qu'ils démissionnent pôur avoir trompé sciemment le peuple québécois.

    Jean-Marie Francoeur »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    jeudi 5 mars 2009 10h53
    Encore les langues de bois
    « une commission royale d'enquête! OUI »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 5 mars 2009 10h54
    Ça commence à sentir «FULL NAUSÉABOND»l !
    « La façon si grossièrement autoritaire et insupportable qu'a Monique Jérôme-Forget de louvoyer et de traiter le MACRO ENRON QUÉBÉCOIS que peut contenir, au minimum, la disparition de 40 MILLIARDS des biens que «manipulait» la CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC, multiplie des relents d'une fétidité pestilentielle insupportable.

    TOUTES LES CHARGES EXPLOSIVES ET CONCRÈTEMENT MENAÇANTES de chacun des mots du contenu que constitue le commentaire qui suit (le jeudi 05 mars 2009 06:00m par Jean-François Couture) :

    «La bêtise des puissants, c'est d'acculer les pauvres au désespoir. Et quand le désespoir devient collectif la révolution éclate par combustion spontanée. Parce que la force des petits, c'est de n'avoir rien à perdre.»

    SONT À PESER ET À SOUS PESER, par CELUI, par CELLE et par LEURS COMPLICES qui viennent de dire NON À LA VÉRITÉ et OUI À LA PERPÉTUATION ET À LA CONSÉCRATION MAFFIEUSE DU MENSONGE. Ce texte révélateur et/ou précurseur, serait-il prémonitoire, avant-coureur et/ou «annonciateur»? À Québec et indépendamment de toute crise mondiale ou de tout autre avorton des médias de la surenchère des puces du pouvoir extrême, ne serait-on pas à quelques mètres seulement de la traversée d'une MER TRÈS ROUGE dont les eaux ne se sépareront pas, comme par miracle commandité, pour laisser QUI QUE CE SOIT s'enfuir?

    Escorté par l'ajout de la pensée de Jean Jaurès et par celle de Louis Pasteur, ce paragraphe marteau résume un peu, pas mal et beaucoup LE MONUMENTAL GRAFFITI DE LA DÉSESPÉRANCE OU DU DERNIER ESPOIR qu'il faudrait graver, de toute urgence et en lettres majuscules impérissablement enfoncées dans tous les murs de la «CITADELLE DES PARLEMENTAIRES MAJORITAIRES DE JEAN CHAREST», derrière laquelle s'emmurent et se camouflent les Charest, les Jérôme-Forget, les Henri-Paul Rousseau et tous les autres glorieux et fanfarons «comptables de papiers», tous ces masqués protecteurs et défenseurs du MACRO ENRON QUÉBÉCOIS dont LES AUTEURS des «soi-disant pertes» que patronne, dans les circonstances, l'heureux hasard du crash économique et des déboires financiers de la spéculative mondialisation et du plus artificieux des argumentaires despotiques dont en font l'interprétation et la prédication les Méphisto de l'ingouvernance, SE SONT ROYALEMENT GRAISSÉS, prétendant maintenant et si niaisement, par ailleurs, avoir les pouvoirs exclusifs de s'en laver les mains, d'en rigoler leur saoul et d'aller s'en vanter devant la Chambre de TOUS LES COMMERCES et les Loggias de la PLAQUE TOURNANTE DES CRIMINALITÉS PLURIELLES NORD AMÉRICAINES qu'est devenue la MÉGAPOLE DU QUÉBEC.

    Rien ne semble pouvoir arrêter ces hurluberlus qui, entassés dans la capitainerie de cette GALÈRE MAUDITE, se croient tout permis.

    J'ose espérer que ce sera bientôt, très bientôt, la fin des EFFETS PERVERS ET IMMONDES DE L'IMMUNITÉ ET DE L'IMPUNITÉ de tous ceux et de toutes celles DES MÉPHISTO DE L'INGOUVERNANCE dont LES CRASSEUSES TRAÎNÉES CROTTENT LE QUÉBEC JUSQU'À L'ÉTOUFFEMENT, COMME JAMAIS IL NE LE FUT PAR QUELQUE INCOMPÉTENT OU PAR QUELQUE EFFRONTÉ IMPUDENT QUE CE SOIT. À entendre Jérôme-Forget et les crustacés de son KKK MAJORITAIRE, LE 40 MILLIARDS «DES AUTRES», c'est un pet. C'est une poussière, au fond de sa maudite sacoche à fonds multipliés, très largement et consciemment percés à l'escient des intéressés. Une graine qu'elle peut (croit-elle) épousseter du revers de son impudence baveusement outrancière, si démesurément insolente, si impunément arrogante et si libéralement frondeuse.

    La faiblesse extrême des goujats de la finance, celle des émergents führers HITLER et POL POT du 3E REICH qu'est devenu le 3e MILLÉNAIRE et celle des autres ROBOTS DESTROYS des démocraties dictatoriales occidentales en émergence que tentent de systématiser les MONSTRES CLONÉS DE LA MONDIALISATION D'UN CAPITALISME ABSOLUMENT ET IRRÉVERSIBLEMENT EXTRÊMISTE QUI SE VEUT INTOUCHABLE, comme le définissent les Sarkozy des nouvelles économies, la faiblesse extrême des goujats de la finance, dis-je, est donc de croire encore que le peuple qu'ils écrasent, qu'ils bafouent et qu'ils éviscèrent à force de tous leurs mépris les plus sauvagement intempestifs, c'est-à-dire que les floués et les écrasés de leurs déchiqueteurs potentats machiavéliques ont les pieds et poings enchaînés aux cales et liés aux rames de la galère de leurs pouvoirs despotiques. Oui, aux cales et aux rames de cette infernale galère qu'ils croient pouvoir piloter secrètement jusqu'aux paradisiaque concert de leurs gloires fabulées, en imaginant passer inaperçus, le long de toutes les côtes inscrites à la cartographie de leurs plurielles perversions singulièrement amalgamées et de leurs criminelles spoliations tous azimuts. Ils s'imaginent pouvoir y arriver, sans être repérés et à l'abri de toute décharge provenant de quelque côte et de quelque satanée révolte des plus inattendue ou spontanée révolution des plus explosive.

    Il est nécessaire de ne jamais oublier que les GOUJATS ET ROBOTS qui ont programmé LES INVASIONS DE L'IRAK ET DE L'AFGHANISTAN n'ont jamais pu définir en encore moins régir les issues fatales de ses grosses orgies de l'impudence à laquelle ils carburent tous, privant les états-uniens et les canadiens, par exemple, de centaines et de centaines de milliards. Qui de Bush ou des Chrétien et Harper, seront alors convoqués par un TIP et ira sécher au TROU en compagnie de ceux qui s'y trouvent jetés, pour avoir fait beaucoup moins?

    NOMMONS CE «MÉGA GATE», ROUSSEAUGATE, CHARESTGATE, JÉRÔME-FORGETGATE ou trouvons-lui un COLLECTIFGATE! Et de toute urgence, épinglons-le, épinglons-les, ça presse, à toutes les TOURS MAURICE, à tous les POTEAUX et autres POTENCES du QUÉBEC.

    Jusqu'où peuvent donc ou doivent donc aller les Québécois, pour faire disparaître l'IMMUNITÉ ET L'IMPUNITÉ dont se couvrent et se farcissent les pires goujats? Le « 0 » DE LA TOLÉRANCE DES QUÉBÉCOIS EST LARGEMENT DÉBORDÉ! NON?

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Roger Dion
    Abonné
    jeudi 5 mars 2009 10h59
    IL est temps que les QUÉBÉCOIS decouvent qui controle le QUÉBEC les mains sur le volan
    « Ce que tout le monde doivent demander, c est un enquete public, car oui DESMARAIS est partout depuis quelque temps. Il faut que les QUÉBÉCOIS decourent que DESMARAIS ET POWER CORP. controle le parti libéral et par CHAREST le QUÉBEC
    ROGER MONTREAL »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    jeudi 5 mars 2009 11h20
    Des journalistes?
    « Premièrement, ce ne seront pas les journalistes de Gesca qui vont poser des "vraies" question.

    Qui reste-t-il? Il reste le Devoir. J'espère que vous allez préparer de bonnes questions!

    Est-ce que c'est juste moi où bien la démocratie au Québec est très malade? »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 5 mars 2009 11h54
    Position... officielle
    « La position "officielle" (de ceux qui respectent les règles du boss de Desmarais et Cie) de l'éditorial de monsieur Sansfaçon est nuancée magistralement par monsieur J.-F. Couture. J'ajoute, qu'étant donné la complexité de cette affaire, que Charest est majoritaire (donc bien assis... au volant) et qu'il a menti pour le devenir, que l'opposition doit maintenir la présence des trois ex de la Caisse avec tout le temps voulu pour remettre celle-ci sur les rails. Monsieur Sansfaçon: j'ose croire que, si je me souviens bien, vos anciennes prestations pour GESCA n'ont teinté d'aucune façons votre éditorial.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    jeudi 5 mars 2009 12h02
    Se sortir du bourbier de Charest et de Desmarais
    « Faits troublants, on ne dit pas la vérité

    Desjardins

    Le 25 novembre 2008, lors de la campagne électorale le Mouvement Desjardins appuie le PLQ en minimisant la venue d'une crise. Le rôle de Desjardins est-il devenu politique ? On réalise maintenant que Desjardins connaissait l'état et l'ampleur de leur perte.

    L'achat de PCAA par Desjardins a été de 2.5 milliards, on tente d'expliquer cette patate chaude par ceci et par cela. Dans les faits Desjardins a permit par l'intermédiaire de la CDPQ de fournir des PCAA à ses petits déposants et autres institutions. Desjardins a racheté les billes contaminées des petits amis avec l'argent des membres. Desjardins a pris la direction de la spéculation suite au changement de la loi de la CDPQ en 2004. Comme toutes les autres grandes organisations et sociétés, Desjardins n'a pas suivi sa mission première. D'autres résultats négatifs sont à prévoir pour le soi disant mouvement coopératif. Madame Leroux, vos membres ont un droit fondamental de savoir la vérité mais ne faites pas comme l'autre Madame Monique de s'esquiver.

    Le rendement à tout pris a été le mot d'ordre depuis 2004 à la CDPQ et dans les autres organisations. De plus les avantages comme les salaires, les primes de départs, de rendement, les bonis et les salaires des membres sur les C.A ont bondi de façon exponentielle. A titre d'exemple, à la CDPQ les employés ont reçu un minimum de 64,000 dollars de primes ( primes de 42 millions en 2007 ) aux rendements, bien sur certains ont reçu davantage pour un maigre rendement de 5 % en 2007. Monsieur Rousseau a reçu sa prime malgré tout. Tous ces avantages ont encouragé l'appât du gain et les malversations. Il semble que plusieurs organisations ne donneront pas de bonis pour 2008, le problème est que les plus méritant avaient déjà reçu leurs chèques en décembre.

    Le gouvernement maintient toute voile dehors, mais arrive la tempête.

    De toutes ces sociétés d'états, aucune n'a été à l'abri de la spéculation et de la corruption.

    C'est à se demander si les déposants chez Desjardins ne doivent pas retirer leurs avoirs afin de les faire gérer par une organisation plus responsable.

    Les pertes à la CDPQ sont de 40 milliards et plus. Les entrées des cotisants représentent 40 milliards, alors que les sorties sont de 35 milliards. Comment est indiqué ce petit 5 milliards dans le rapport annuel. En 2008, selon toute évidence les pertes sont plutôt de 45 milliards en perte sèche. Il y de multiple façon de présenter les résultats, pas facile d'être magicien afin de tout camoufler. La caisse doit déboursée 7 milliards sur un emprunt de 70 milliards. En calculant le négatif de l'opération, cela représente 122 milliards. L'actif présent de la caisse serait au net de 33 milliards. Bien sur les experts disent que l'actif va doubler à 66 milliards dans un an. Mais cela reste à voir, il y a des devins à la caisse comme Monsieur Brunet et Monsieur Perreault qui quitteront avec une prime à valeur ajouté.

    Mais les problèmes de l'économie ne font que commencer au pays du Québec. Le taux de chômage augmente bientôt à 8% pour atteindre probablement 10 % en 2010.


    Donc CDPQ a été le fournisseur des PCAA par l'intermédiaire de Coventree ( fournisseur de PCAA pour la CDPQ ) pour les autres sociétés d'état du Québec, de Desjardins, de Jean Coutu, Banque Nationale et il semble que le mal est généralisé pour une quinzaine d'organismes publics du gouvernement qui ont investi pour 3.3 milliards de produit de (P.C.A.A.) dans le coffre du gouvernement pour de pour un grand total 16.5 milliards de PCAA. Vu de l'extérieur c'est bien perçu, car la Caisse y participe, c'est bien coté, c'est comme avoir une excellente notation. Cela ressemble a de la corruption avec intermédiaire consentant pour obtenir les primes aux rendements et bonis. Les DG de sociétés d'états savaient cela, ne disant mot pour avoir et recevoir la manne aux bonis.

    Donc la Caisse était juge et partie dans le cas du PCAA. Elle devait protéger l'intérêt de ses déposants, mais elle s'est comportée comme une banque d'affaires qui a développé la machine à PCAA avec Coventree. Avec la boîte de notation bidon l'Agence DBRS ( deux des trois plus grandes agences de notation, Standard & Poor's et Moody's, ont refusé de coter la fiabilité du PCAA ) et la firme Alter Moneta ( Alter moneta sert de levier financier, Capital d'amérique CDPQ est l'actionnaire principal de Alter moneta ) est l'intermédiaire. ( Source de Robert Pouliot et Lawrence Kryzanowski ).

    Présentement La Firme Coventree est sous enquête par la C.V.M. de l'Ontario, bientôt elle prévoit enquêté au Québec pour savoir toute les tractations de l'écheveau de la vente des 16.5 milliards des PCAA au Québec. La Commission des valeurs mobilière du Québec a-t-elle reçu l'ordre de se tenir loin de ce bourbier ?

    Cela n'a pas empêché Henri-Paul Rousseau en 2007 de traiter Pee-wee et de gérants d'estrade ceux qui critiquaient ses 13,2 milliards de dollars d'investissements dans le PCAA en commission parlementaire. Tout comme le BAA , Monsieur Rousseau se ventait pour des rendement de 35 %, le vol du siècle quoi. La CDPQ va débourser jusqu'à 500 millions pour maintenir à flot le consortium. Ce cher Monsieur Rousseau est un rêveur. Monsieur Jean Charest en 2007 se félicitait des qualités de ce gestionnaire hors pair tout en s'attribuant les mérites d'un supposé rendement de 14 % .

    De plus Desmarais a décidé d'imposer un de ses mandarins à la CDPQ , un mélange explosif de plus à contrôler pour ce gouvernement.

    Quant ca va mal, c'est le mensonge qui prend le dessus et ensuite avoir honte de se faire manipuler par des firmes comme Coventree , Power et la C.V.M du Québec qui dort aux gaz.


    Un enquête publique va permettre de trouver les indices qui a permit à tous les joueurs de toucher la rondelle et de faire des recommandations afin de ne pas répéter ces erreurs. Bien sûr, il va y avoir des déchirements.

    Le mouvement coopératif est-il au service du PLQ ? Desjardins ne doit-il pas s'embarquer dans la propagande du PLQ et de son maître à penser Power ?

    Présentement, l'écran radar de Madame Gérome en perd le nord. Qui gouverne et vite un miroir. Le gouvernement est au neutre, il ne sait quoi dire ou faire. Les conseillers de Monsieur Charest sont responsables de leur malheur en voulant avoir la place du conducteur.

    Monsieur Obama dirait probablement la vérité aux Québécois.

    J'ai honte pour ce gouvernement et pour Desjardins.

    http://www.ledevoir.com/2009/02/26/commentaires/0902260546284.html

    http://www.lesaffaires.com/article/0/services-financiers/2008-02-13/471848/coventree-au-bord-de-la-fermeture-.fr.html


    http://newsblaze.com/story/2007020207340300002.cc/topstory.html »

  • Claude Richard
    Inscrit
    jeudi 5 mars 2009 12h39
    Un monde de pleutres
    « Quelle pleutrerie que ce commentaire de Sansfaçon, tout comme la décision à laquelle il fait suite d'ailleurs. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 5 mars 2009 12h50
    Pourquoi une commission parlementaire spéciale?
    « Pourquoi tenir une telle commission et convoquer des ministres, etc.? Ce serait une perte de temps. Qu'allons-nous apprendre de plus? On sait déjà que l'actif de la Caisse a fondu de 40 milliards, soit quelque 25 %. Et puis après? Faut-il vraiment décortiquer le fonctionnement de la Caisse? Analyser le nombre de bons de taxis utilisés par les cadres supérieurs? Foutaises que tout cela. De toute façon, aucun ministre ne démissionnera, aucun employé de la Caisse ne sera réprimandé. Ce sera donc un exercice futile et les gens au pouvoir ont entièrement raison de s'y opposer. Avec -25 %, la Caisse s'en tire bien mieux que des millions d'organismes et de particuliers, dont moi! Alors, il faut cesser de chiâler, mais ce sera difficile, vu le long historique de chiâlage qui perdure dans cette province.
    De plus, le PQ joue avec le feu, car, si l'on va trop loin, l'on risque de découvrir des choses pas très catholiques qui se sont passées lorsqu'il était au pouvoir...
    Or donc, vaut mieux se concentrer sur l'avenir, car ce qui s'est passé, s'est passé. On ne refait pas l'histoire, on ne peut qu'en tirer des enseignements. »

  • Johanne Bédard
    Inscrite
    jeudi 5 mars 2009 13h00
    On nous DOIT des explications
    « Je trouve surréaliste que l'on perde 40,000 millions de dollars et que l'on ne se sente aucune responsabilité minimale, aucun devoir, de s'expliquer.

    On additionne les scandales.

    EXIT le principe de précaution, EXIT l'imputabilité.

    Et si le peuple n'a plus de pain, qu'il mange de la brioche comme disait l'autre. »

  • Miguel Côté
    Inscrit
    jeudi 5 mars 2009 13h50
    Le Fonds des Générations.....
    « Ca fait un bon bout qu'on parle des pertes à la Caisse de Dépot et j'ai remarquer une chose: on ne parle jamais du Fond des Générations. Ce fond destiné a remboursé la dette a-t-il fondu comme neige au soleil lui aussi? Ce qui devait permettre à ce fond de rembourser la dette était le fait qu'il devait avoir plus de rendement que la dette a d'intérêts. Le gouvernement visait un minimum de 6% si ma mémoire est bonne. Avec des pertes de -25% de la caisse, n'est-on pas en train de se tirer dans le pied avec se fond? Est-ce que le gouvernement Charest s'est encore aventuré dans une entreprise trop risquée????

    Le fond des générations se devait un des 2 instruments pour baisser le poids de la dette, l'autre étant la hausse du PIB, qui abaissait le ratio de la dette comparativement à l'économie. Or avec ce que l'on voit depuis le début de la crise, la dette va augmenter plus rapidement, le PIB va fort probablement diminuer si ce n'est pas déjà entamé, et le fond des générations, hé bien il fond justement........

    Bref, l'entière stratégie gouvernementale pour diminuer le poids de la dette est un échec.... Ne devrait donc pas plûtot appliquer l'argent qui est censée aller dans le Fond directement au remboursement de la dette (c'est-à-dire les redevances hydraulique et la vente d'actifs), et à défaut d'avoir des rendements, au moins éviter de payer des intérêts? Car si on continue a rajouter de l'argent dans ce fond, on risque encore une fois de perdre de l'argent.........

    Je ne suis pas économiste, mais me semble qu'on est en train de se planter avec ça.... »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 5 mars 2009 14h27
    Jean Charest l'imposteur (suite)
    « "Je demande la démission de Jean Charest, le vrai responsable de ce gâchis énorme." (Paradis)

    Et par qui voulez-vous le remplacer, par Pauline & ass., ne me faites pas rire....!!!! »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 5 mars 2009 14h37
    Double mépris (suite)
    « "Quand le peuple va-t-il enfin se révolter devant tant d'inepties et d'incompétence de ce gouvernement, qui ne gouverne rien du tout?"

    Ah! ça ira, ça ira...les aristocrates à la lanterne...ah! ça, ça ira, tous les aristos on les pendra....!

    Quel délire partisan...

    On se croirait en pleine révolution française; un bon scénario pour votre ami Falardeau...! »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 5 mars 2009 16h30
    Une opposition trop exigeante ?
    « L'opposition ne fait qu'exiger la comparution d'individus qui ont une grande connaissance de la CDP et qui ne sont pas déjà vendus à Charest et Desmarais.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    jeudi 5 mars 2009 21h40
    Le véritable enjeu : le démantèlement de la Caisse de dépôt
    « Pendant que des centaines de milliers de Québécoises et de Québécois s'inquiètent à juste titre de leur sécurité financière future et exigent des comptes des responsables de la gestion de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, le premier ministre Jean Charest, la ministre des Finances Monique Jérôme-Forget et l'ex-p.d-g. de la Caisse, Henri-Paul Rousseau, cherchent à se défiler.


    Se précipitent à leur rescousse, soi-disant pour « dépolitiser » le débat, la firme de cotation Standard and Poor's et la Chambre de commerce de Montréal. Standard & Poor's place la cote de crédit triple A du gouvernement « sous observation négative » par crainte que les débats actuels réduisent « le niveau d'indépendance dans le choix des investissements ».


    Quant à la Chambre de commerce, elle offre à Henri-Paul Rousseau une tribune à l'abri des questions pointues au moment où la ministre des Finances annonce l'annulation de la commission parlementaire demandée par les partis d'opposition à l'Assemblée nationale.


    Au même moment, sans crainte de se faire accuser de « politiser » le débat, des gens comme Marcel Côté de Secor, Léon Courville, autrefois de la Banque Nationale, et le journal The Gazette profitent de la perte de près de 40 milliards par suite d'un rendement catastrophique de moins 25% pour relancer le débat sur l'utilité de la Caisse et demander son démantèlement en plusieurs unités.


    On aura beau tourner autour du pot, la question du rôle de la Caisse et de son avenir est posée et il faut y répondre clairement en montrant les enjeux tant économiques que politiques en cause.


    La Caisse contre le syndicat financier

    Créée le 21 juin 1965 par le gouvernement Lesage pour gérer la caisse de retraite des fonctionnaires, elle a été dès l'origine objet de controverses. Dans l'esprit d'un de ses principaux concepteurs, Jacques Parizeau alors haut fonctionnaire à Québec, elle avait entre autres pour but de mettre fin au chantage que les milieux financiers exerçaient sur le gouvernement du Québec.


    À plusieurs reprises, M. Parizeau a rappelé comment la rue St-Jacques avait provoqué la défaite du gouvernement de Maurice Duplessis en 1939. Même après la création de la Caisse, les milieux financiers ont cherché à favoriser l'élection d'un gouvernement fédéraliste, comme lors du coup de la Brink's en 1970, ou à faire capituler un premier ministre trop nationaliste, comme lorsque la rue St-Jacques a planifié une fausse sortie de capitaux pour obliger Daniel Johnson à signer la Déclaration d'Hawaï dans laquelle il renonçait à son programme « Égalité ou Indépendance ».


    Une fois au pouvoir, le ministre des Finances Jacques Parizeau a congédié la firme A.E Ames & Co., alliée de la Banque de Montréal, qui, à la tête du syndicat financier chargé d'écouler les obligations du Québec, cherchait à dicter sa conduite au gouvernement.


    M. Parizeau a pu procéder ainsi parce que l'essentiel de la dette de la province était désormais financé par la Caisse de dépôt et d'autres institutions francophones, alors que les institutions financières du Canada boudaient les titres du Québec depuis l'élection de Daniel Johnson en 1966.


    Bien entendu, l'existence de la Caisse n'empêche pas les milieux financiers de vouloir intimider les gouvernements. Au lendemain du référendum de 1995, de l'aveu même de Lucien Bouchard, la firme Standard & Poor's l'a convoqué en secret à New York pour menacer le Québec de décote s'il ne réduisait pas sa dette.


    Certains politiciens ne craignent pas d'affronter les banquiers et de résister à leurs diktats. D'autres cèdent. Lucien Bouchard fait partie de la deuxième catégorie. Il a convoqué le Sommet du Déficit zéro dont les mesures ont eu pour conséquence le démantèlement des Partenaires pour la souveraineté.


    La Caisse, le Québec Inc. et la souveraineté

    Dans l'esprit de Jacques Parizeau, la Caisse ne devait pas se cantonner dans le rôle de simple investisseur comme une caisse de retraite ordinaire, mais intervenir activement dans l'économie du Québec. En nommant sur son conseil d'administration des gens comme Alfred Rouleau du Mouvement Desjardins, Pierre Péladeau et Louis Laberge, il amène la Caisse à partir de 1979 à jouer un rôle plus actif dans l'économie du Québec, en conjonction avec les sociétés d'État et d'autres institutions québécoises. Cela donnera le Québec Inc.


    La Caisse était également appelé à jouer un rôle crucial dans la perspective d'un référendum gagnant. En 1995, la Caisse se trouve au centre du triangle financier imaginé par M. Parizeau pour soutenir la valeur des obligations du Québec en cas de perturbations. La Caisse, Hydro-Québec et le ministère des Finances accumulèrent à cet effet 17 milliards de réserves liquides. Le Mouvement Desjardins, la Banque Nationale et la Banque Laurentienne, également dans le coup, avaient augmenté leurs liquidités pour un montant de 20 milliards.


    C'est ce triple rôle de la Caisse - préserver l'indépendance d'action du gouvernement, promouvoir l'économie du Québec et être un instrument d'émancipation dans la perspective de la souveraineté du Québec - qui en fait la cible des milieux financiers et des fédéralistes.


    Une gestion au profit de Power Corporation

    Les derniers événements nous amènent à nous questionner sur l'indépendance du gouvernement Charest à l'égard des milieux financiers et plus particulièrement de la famille Desmarais. Standard & Poor's - une firme complètement discréditée aux États-Unis pour avoir coté triple A la compagnie d'assurance American International Group (AIG), Fannie Mae et Freddie Mac - s'invite dans le débat. Puis, c'est au tour de la Chambre de commerce, dirigée par Hélène Desmarais, d'offrir une tribune dorée à Henri-Paul Rousseau, repêché par Power Corporation à la suite de ses déboires à la Caisse.


    Bien qu'il n'y ait qu'un coin du voile qui ait été levé, il est évident que la Caisse a été gérée en fonction du nouveau mandat que lui a imposé le gouvernement Charest, soit la recherche du « rendement optimal », tout en investissant le moins possible dans l'économie québécoise.


    Lors de la démission d'Henri-Paul Rousseau, un journaliste de La Presse a calculé qu'à peine 15,7% de l'actif total des déposants gérés par la Caisse était détenu au Québec, dont près de la moitié portait exclusivement sur des obligations émises par le gouvernement et des organismes du secteur parapublic. En fait, seulement 8% des actifs de la Caisse étaient directement investis dans l'économie du Québec. C'était moins que les investissements de la Caisse en Russie !


    Cependant, sous la gouverne d'Henri-Paul Rousseau, la Caisse ne négligea pas d'investir dans Power Corporation et ses filiales. Au 31 décembre 2007, la Caisse détenait 4,6 millions d'actions de Power, représentant 187,5 millions de dollars. Elle possédait également des titres dans les filiales de Power, soit Corporation Financière Power (212,9 M$), Pargesa (500 000 $) et Groupe Bruxelles Lambert (5,4M$). La Caisse avait aussi un investissement de 131 millions $ dans Total, la pétrolière française dont Power Corp est le principal actionnaire.


    À contre-courant des nouvelles tendances mondiales

    Soulignons que la volonté exprimée par le gouvernement et ses alliés fédéralistes d'empêcher la Caisse de s'ingérer dans l'économie du Québec va à contre-sens du courant actuel en faveur d'une intervention musclée des gouvernements dans l'économie.


    En France, le président Nicolas Sarkozy, l'ami de Paul Desmarais, vient d'annoncer la création d'un fonds stratégique doté d'un capital de 20 milliards d'euros pour contrer les « prédateurs » qui voudraient s'emparer d'entreprises industrielles stratégiques pour les délocaliser ou pour accaparer leurs technologies. Au coeur de cette intervention du gouvernement français, on retrouve la Caisse des dépôts et des consignations qui a servi de modèle à la Caisse de dépôt et de placement du Québec.


    Au Québec, la Caisse n'est pas intervenue et a laissé filer le contrôle de l'Alcan au groupe minier anglo-australien Rio Tinto qui est en voie de passer sous le contrôle du géant public chinois de l'aluminium Chinalco dont c'est un secret de polichinelle qu'il reluque les innovations technologiques de l'Alcan pour ses installations chinoises.


    Ce qui est bon pour l'ami de Paul Desmarais en France ne serait donc pas bon pour son protégé québécois Jean Charest?!


    La Caisse et l'indépendance du Québec

    En fait, tout s'explique par la volonté de maintenir le Québec dans un état de domination et de lui enlever les moyens de s'émanciper. Déjà, en 1963, la ministre libérale fédérale Judy LaMarsh s'opposait violemment à la création de la Caisse en déclarant : « La puissance d'un gouvernement possédant autant d'argent serait effarante. En contrôlant les capitaux d'investissement, il serait en position de dominer les affaires. On risquerait de déboucher sur une sorte de national-socialisme, tel qu'il s'exerçait dans l'Allemagne nazie ». (1)


    Même Jean Lesage exprimait ses appréhensions. Il s'en était ouvert, lors de sa création, à Éric Kierans : « Croyez-vous qu'il est vrai, comme certains le disent au Canada anglais, que l'apparition de la Caisse de dépôt et de placement nous met sur la route de l'indépendance de façon inévitable? »


    Éric Kierans avait alors rassuré le chef libéral mais, en 1980, à deux semaines du référendum, le même Éric Kierans démissionnait avec fracas du conseil d'administration de la Caisse en déplorant le manque d'« indépendance » de la Caisse et en qualifiant d'« intolérable l'ingérence toujours croissante du ministère des Finances ». Deux ans plus tard, il reconnaîtra avoir agi de la sorte parce « je ne désirais pas un Oui au référendum ». (2)


    Aujourd'hui, la Caisse est en crise par suite de sa gestion néolibérale. Ses opérateurs financiers, excités par la perspective d'alléchants bonis, ont joué l'argent des contribuables sur les places boursières à l'aide de modèles mathématiques aussi « performants » que les logiciels de gestion des pêches et des forêts qui voyaient des poissons et des arbres où il n'y en avait plus.


    Il n'en fallait pas davantage pour rameuter les chacals fédéralistes. Ceux-ci - souvent les mêmes qui exigent la privatisation d'Hydro-Québec - reviennent à la charge pour demander le démantèlement de la Caisse.


    Le dernier clou dans le cercueil du Québec Inc.


    La partition de la Caisse en plusieurs entités la priverait d'intervenir efficacement dans l'économie du Québec. Elle parachèverait l'opération de déconstruction du modèle québécois dont M. Parizeau a fait le constat lors de son allocution publique du 18 février 2008 à l'occasion des événements entourant la prise de contrôle de la Bourse de Montréal par la Bourse de Toronto.


    M. Parizeau avouait que le Québec Inc. dont il avait patiemment contribué à l'édification n'existait plus. Le Mouvement Desjardins s'était allié à la Bourse de Toronto qui avait elle-même signé une entente avec Standard & Poor's pour faire main basse sur 9% du marché des produits dérivés détenu par la Bourse de Montréal.


    Quant à la Banque Nationale, des modifications apportées à Loi des banques par le gouvernement fédéral la rend vulnérable à une prise de contrôle étrangère en permettant à un seul actionnaire d'en détenir 65% des actions.


    M. Parizeau ajoutait que si, à l'époque, les opérations simples de la Bourse de Montréal avaient été gérées à Toronto - comme c'est désormais le cas - il n'aurait pas pu, lorsqu'il était ministre des Finances, lancer le Régime d'épargne actions qui a tant contribué à transformer les PME en grandes entreprises québécoises.


    Couper les ailes et les pattes du mouvement souverainiste

    La quasi-victoire souverainiste lors du Référendum de 1995 a causé la panique à Ottawa. La réaction des fédéralistes a été à la mesure de leur frousse. À la loi sur la Clarté se sont ajoutés le programme des commandites et les menaces de partition du territoire québécois - le député réformiste Stephen Harper a déposé un projet de loi à cet effet en 1996.


    Deux autres leviers du mouvement souverainiste se sont également retrouvés dans leur collimateur : la reconnaissance diplomatique d'une déclaration d'indépendance par la France et le rôle de la Caisse de dépôt. Paul Desmarais s'est chargé de contrer le premier en courtisant assidûment les milieux politiques et culturels français et en prenant Nicolas Sarkozy sous son aile. La prochaine cible est-elle le démantèlement de la Caisse de dépôt et de placement?


    (1) et (2) Pierre Duchesne, Jacques Parizeau, tome 1. Québec Amérique, 2001

    Marc Laviolette et Pierre Dubuc, respectivement président et secrétaire du club politique Syndicalistes et progressistes pour un Québec Libre (SPQ Libre) »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    vendredi 6 mars 2009 02h51
    Vraiment M.Sansfacon, comment pouvez-vous appuyer cette comédie?
    « Bonjour,

    Le Devoir s'écrase! Une chance qu'il y a Lysiane Gagnon et Josée Legault 2 femmes qui se tiennent debout. Je ne pensais jamais dire cela un jour de la presque éditorialiste de Power!

    Pauvres québécois!

    .........« C'est la ministre des Finances, Mme Jérôme-Forget, qui a pris la décision de ne pas convoquer de commission spéciale, mais l'opposition porte sa part de responsabilité dans l'échec des négociations........» Sanfaçon.

    Mais sur qui les québécois(es) vont-ils pouvoir compter pour exiger une enquête en profondeur?
    Pourtant 90% de la population veulent la vérité ; et vous nous parlez de règles du jeu (négos), pourtant inappropriée en temps de crise!

    À part un Monsieur Merven qui est sur une planète rouge -- et c'est bien son droit -- dites-moi qui vous a félicité pour cette analyse!

    Cher Monsieur, la mollesse n'a jamais rapporté rien. Vous avez tort de ménager Charest et Parisella -- qui a perdu sa plume maintenant, que les élections sont terminées, bizarre! -- cela ne peut que vous desservir ainsi que la qualité proverbiale de Notre Journal!

    Le plus difficile à avaler, c'est votre appuie à M.Rousseau qui après avoir abandonné le navire en juin, 3 mois après la fuite en catastrophes de Couillard, va avoir le front de venir court-circuiter la commission spéciales.

    Vraiment M.Sansfacon comment pouvez-vous vous taire devant cette comédie!

    Le résultat de votre position mièvre - ménager la chèvre et le choux - va obliger le peuple que vous laissez tomber ; à se révolter(par pétition) en exigeant une enquête publique.

    À moins, que ce que vous vouliez provoquer en ne supportant en temps de crise, l'opposition et 90% des québécois?

    Voilà je vous ai trouvé une porte de sortie. Ouf!


    Bonne semaine, »

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