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Entre Tartuffe et Ponce Pilate

Michel David   26 février 2009  Québec
Au début de la campagne électorale de 2007, Jean Charest n'avait eu aucune hésitation à s'attribuer les mérites des bons résultats de la Caisse de dépôt. Et à pourfendre le PQ, qu'il tenait responsable des piètres résultats de la Caisse de dépôt... cinq ans plus tôt.

Au moment même où la Caisse annonçait à Montréal un rendement de 14,6 %, qui la classait pour une troisième année consécutive parmi les caisses de retraite les plus performantes au Canada, le premier ministre tenait une conférence de presse au Manoir Montmorency, près de Québec, en compagnie de sa future ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, et du ministre du Développement économique, Raymond Bachand.

«Il [était] grand temps de mettre fin au gaspillage et à la mauvaise gestion du bas de laine des Québécois sous la gouverne du Parti québécois, avait-il déclaré avec une indignation qui se voulait bien sentie. En 2001 et 2002, plus de 13,2 milliards de pertes [avaient] été enregistrées, soit un véritable désastre économique pour le Québec.»

On se demande comment il aurait qualifié la perte de 40 milliards enregistrée en 2008, soit

25 % de l'actif de la Caisse, à laquelle il faudrait encore ajouter 10 milliards pour tenir compte des pertes subies au cours des deux premiers mois de 2009.

Pourtant, avait expliqué M. Charest, «les changements apportés par le gouvernement favorisent une gestion transparente, efficace et responsable, de quoi faire rougir le PQ de sa négligence dans la gestion de l'épargne des Québécois. Bien gérer l'argent des citoyens est un principe qui sous-tend toute l'action gouvernementale».

***

Pas plus aujourd'hui qu'hier, on ne peut blâmer la Caisse — ou le gouvernement — pour la chute des marchés mondiaux, qui finiront bien par remonter un jour. Il demeure néanmoins que les 30 millions engloutis dans Montréal Mode en 2001, qui avaient fait pousser des cris d'orfraie aux libéraux, font figure de peanuts à côté des milliards que la Caisse a perdus de façon définitive en investissant de façon aussi inconsidérée qu'excessive dans le papier commercial adossé à des actifs (PCAA).

Hier, le premier ministre Charest s'est défendu avec la dernière énergie d'avoir la moindre responsabilité dans cette déconfiture. Même si, en 2004, son gouvernement a modifié le mandat de la Caisse pour lui fixer un objectif de «rendement optimal», il se lave les mains du résultat.

Si la gestion de la Caisse n'a pas été aussi «transparente, efficace et responsable» que le préconisait la politique avisée des libéraux, c'est forcément que quelqu'un l'a mal interprétée. Henri-Paul Rousseau a beau avoir trouvé refuge chez Power Corporation, quelqu'un finira bien par se rappeler qu'il avait été nommé à la présidence de la Caisse par le PQ!

Mme Jérôme-Forget avait déjà commencé à accréditer la thèse de l'incompétence le mois dernier, quand elle avait dénoncé, sans nommer personne, ceux qui avaient acheté des PCAA à la tonne sans savoir ce qu'ils faisaient.

De toute évidence, les gestionnaires de la Caisse ont une grande part de responsabilité, comme son président par intérim l'a reconnu d'emblée hier, mais une commission parlementaire qui se limiterait à identifier quelques boucs émissaires ne servirait pas à grand-chose. Pire, elle risque d'occulter le véritable problème.

***

L'idée que Caisse ait pu commettre l'erreur de se conformer aux directives de son gouvernement ne semble pas avoir effleuré l'esprit de

M. Charest et de sa ministre des Finances, qui refusent de comparaître devant une commission parlementaire, soi-disant pour éviter de «faire de la politique sur le dos de la Caisse».

Compte tenu de la façon dont le premier ministre l'avait utilisé durant la campagne de 2007, ce prétexte relève de la tartufferie. D'ailleurs, la meilleure façon d'éviter un dérapage politique serait de confier au vérificateur général le mandat de faire enquête, comme il le réclame depuis des années. Au-delà des chiffres, il pourrait examiner le fonctionnement de la Caisse, les choix d'investissement, la répartition des actifs, etc. Malheureusement, le gouvernement refuse aussi une enquête indépendante.

L'automne dernier, il avait systématiquement caché à la population le sérieux de la détérioration de l'économie et des finances publiques. Les libéraux avaient passé toute la campagne électorale sur une autre planète.

Quand Mario Dumont avait déclaré que les pertes de la Caisse pourraient atteindre les 30 milliards, on l'avait qualifié d'alarmiste et d'irresponsable. On avait dit la même chose de Pauline Marois quand elle avait chiffré à un milliard la somme dont les modifications apportées à la formule de péréquation allaient priver le Québec.

À moins d'un rétablissement aussi fulgurant que l'a été l'effondrement, la mauvaise performance de la Caisse finira inévitablement par alourdir le fardeau des contribuables. Si la crise perdure, cela pourrait devenir un véritable cauchemar pour le gouvernement. Dans le passé, il a pu abandonner le projet du Suroît, renoncer à subventionner les écoles privées juives ou à vendre le mont Orford, mais il ne pourra pas fermer la Caisse.

***

mdavid@ledevoir.com
 
 
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    26 février 2009 02 h 16
    Que retiendra-t-on du règne de Jean Charest?
    Chaque gouvernement a laissé un thème, une empreinte de son passage, quelque chose... Loi 101, Baie James, n'importe quoi! De celui-là, on retiendra quoi? Une longue liste de bâtiments inachevés? Des rendements inférieurs de la Caisse? Une défusion à moitié? Moins de projets de loi que les gouvernements précédents?
    En plus, ils sont en train de tout rebâtir nos ponts dont l'échangeur Turcot, déjà en retard d'un an. Avec la qualité de leur gestion, ça ne vous fait pas freaker? Moi si.
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  • Sylvain Racine - Abonné
    26 février 2009 06 h 02
    Les mous
    Ce qui me désole, c'est qu'un peuple normal se révolterait. Mais non, il ne se passera rien, parce que les Québécois ont changé le "Je me souviens" pour "Je suis mous"
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  • Pierre-Paul Roy - Abonné
    26 février 2009 06 h 16
    Le Québec a son Bush
    Comme Bush a menti au peuple américain pour sa guerre en Irak, Charest a menti au peuple québécois pour garder le pouvoir. Le pire, c'est le cynisme que cette crise va générer dans la population.
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  • Pierre Girard - Abonné
    26 février 2009 07 h 00
    La crise financière est PLANIFIÉE, CALCULÉE, comme le 11 septembre 2001.
    ON EST TOUS EN TRAIN DE SE FAIRE AVOIR!

    Ils se nomment Rockefeller, famille royale d'Angleterre, famille Bush, etc. Ils contrôlent tout et s'enrichissent de nos impôts et économies, de la drogue dont ils ont le contrôle mondial, des produits pharmaceutiques dont ils possèdent plus ou moins 80 % des compagnies et dont ils ont avantage que nous soyons malade, dépressif et dépendant de leur médicament... poison.

    Informez-vous! Ils ont même développé en secret en pactisant avec des extraterrestres, des technologies dont vous ne soupçonnez même pas et qui sont généralement attribué à des extranéens. Ils (la CIA) ont développé des techniques hallucinantes de contrôle de la pensée (programmation) et du mental humain - MK ULTRA, projet HAARP (lisez Les Anges ne jouent pas de cette HAARP).

    Ils sont le diable... Satan sur ce monde. Nos gouvernements sont PIÉGÉS par eux et cela fait qu'ils n'ont plus de choix. Ils vont bientôt couper tous nos programmes sociaux.

    Cessez de croire que nous vivons dans un monde foncièrement bon. Nous sommes de bonnes personnes, c'est vrai, mais il y a des humains extrêmement riches et des extranéens sans âmes - qui agissent dans l'invisibilité - qui nous considèrent comme du bétail. Ils possèdent tous les grands médias de la planète et ils valorisent l'art de la chronique sur des faits divers qui nous nourrissent de mots parfumés et colorés plutôt que de nous montrer les réalités importantes de voir, comme les événements truqués du 11 septembre 2001 qu'ils cachent et taisent intentionnellement pour que nous demeurions des peuples imbéciles.

    Si vous réalisez, comprenez ce qu'ils ont fait le 11 septembre 2001 en arnaquant tous le monde avec ce spectacle horrible, et maintenant, cette crise financière calculée. Alors vous commencerez à vous demander jusqu'où ils peuvent aller. Et vous réaliserez le mensonge et la lourdeur de l'air qu'ils nous font respirer...

    pierre girard
    http://www.911.pierregirard.ca/
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  • Gilles Delisle - Abonné
    26 février 2009 07 h 09
    Avec Jean Charest, les Québécois ont leur "Georges Bush" bien à eux.
    Laisser faire, irresponsabilité, mensonges, gouvernance défaillante, indécision, favoritisme, telles furent les caractéristiques des années Bush avant son départ souhaité par une très grande majorité d'Américains. Les Québécois semblent connaître les mêmes appréhensions vis à vis leur Premier Ministre, qui ressemble de plus en plus à ce président américain honni par tout son peuple. Aurons-nous la chance de connaître un Obama nous aussi, après le départ de ce premier ministre, qui est déjà, lui aussi, honni de son peuple.
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  • Normand Carrier - Abonné
    26 février 2009 07 h 12
    Élus sous de fausses représentation ....
    Nous retrouvons le Jean Charest arrogant , hautain et au dessus de tout ! Lors de la conférence de presse il jurait qu'il n'avait jamais parlé aux dirigeants de la caisse . Mais en modifiant la loi sur la caisse en 2004 et en exigeant le rendement optimal , il passait le message que leurs salaires, primes de rendement et autres bénéfices seraient basés a l'avenir sur le rendement . C'est normal que les gestionnaires de la caisse aient pris des risques mal évalués en achetant plus que tous autres fonds les papiers commerciaux et spéculer sur les hedge funds . Jean Charest et Monique Jérome-Forget nous ont manipulés et faussé la vérité en campagne électorale et ont usurpé le pouvoir et ce gouvernement devient illégitime dans l'esprit de plusieurs ....
    Normand Carrier
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  • jacques noel - Inscrit
    26 février 2009 07 h 30
    L'échec du Think Big
    Suite au "scandale" de Montréal-Mode où la Caisse "péquiste" à l'époque avait perdu un gros 30 millions de dollars (Charest et Monik déchiraient leur chemise à l'époque) on s'est lancé dans une politique de mondialisation. Fallait penser Big, à la Elvis. Le Québec était trop petit pour notre nouvelle Caisse libérale. Fallait le rendement, rendement, rendement, peu importe sur la boule. Que dale les binneries du Québec.

    Or, sur le mondial, on trade en devises étrangères avec les hauts et les bas de notre piasse. Pour se prémunir contre les fluctuations, la Caisse s'est acheté des polices d'assurances. Je ne sais pas comment ils ont procédé mais pour perdre 8,9 milliards en un an sur la piasse faut vraiment se planter rare! Rare comme ça se peut pas. Comment pouvait-on jouer à la piasse à la hausse alors que pendant une crise le dollar US est LA valeur refuge.


    http://www.lacaisse.com/fr/nouvelles-medias/Docume
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  • martin grenier - Inscrit
    26 février 2009 08 h 11
    menteur
    maudit liberau pouquoi m rousseau a eté angager tout de suite par power pour camoufler les liberau o k

    martin
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  • Jean-Guy Dagenais - Abonné
    26 février 2009 08 h 14
    Les échos
    Une journée complète sur les papiers commerciaux c'est toute un cours d'économie qu'on nous a donné hier.
    Parlant de cours d'économie, j'attends les mots de Jacques Parizeau.
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  • J. Maurice Arbour - Abonné
    26 février 2009 08 h 37
    C'est la faute du PQ!
    En vertu de la loi Charest adoptée en décembre 2004, la Caisse de dépôt et de placement a la mission de rechercher le rendement optimal du capital des déposants tout en contribuant au développement du Québec. L'interprétation du président d'alors, M. Henri -Paul Rousseau, était à l'effet que la Caisse contribuait au développement du Québec quand elle travaillait à la poursuite du rendement optimal,interprétation acceptée par M. Charest. La loi ne définit pas le rendement optimal mais on peut penser qu'il s'agit de celui qui est le meilleur possible,le plus favorable.On comprend ainsi que l'objectif du développement économique du Québec demeure subordonné au rendement financier.Qu'a dit André Pratte dans La Presse du 16 décembre 2004? Je vous le donne en mille: "grâce à cette modification, il n'y aura plus d'investissement douteux comme l'achat de Steinberg et celui de Videotron". Non, ce n'est pas la faute de M. Charest.Ce n'est jamais de sa faute. Dans ce cas-ci, c'est la faute de M.Bernard Landry qui a tellement orienté la Caisse dans le développement économique du Québec qu'il a été contraint, lui M. Charest, d'adopter une loi en 2004 pour consacrer le principe du rendement optimal...
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  • Michel Brassard - Abonné
    26 février 2009 08 h 40
    Vous êtes pas tannés?
    Ce qui me désole, c'est l'actuel choeur de pleureuses, qui votent sans arrêt pour les bouffons qui nous gouvernent, de Charest à Harper et tous leurs sous-fifres. On a les gouvernements qu'on mérite, puisque nous les élisons. Je ne suis pas cynique, je préfère appeler un chat un chat. Nos gouvernants reflètent notre propre médiocrité. Arrêtez-donc de voter, ça ne changera rien de toute façon et vous aurez au moins la fierté de dire que vous n'avez pas voté pour ça...

    Michel Brassard Québec
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  • Paul Verreault - Inscrit
    26 février 2009 08 h 59
    Titanic
    Ça me rappelle l'histoire du Titanic. Il y avait à bord du bateau le propriétaire qui insistait pour que le Capitaine batte le record de temps de la traversée, avec le résultat qu'on connaît. Qui était le responsable, le patron ou le Capitaine! Moi je réponds: "Les deux et surtout le patron, car le Capitaine a eu la dignité de couler avec le bateau."
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  • Roger Kemp - Inscrit
    26 février 2009 09 h 04
    Il faudra nous en souvenir
    Êtes-vous fiers de vous, ceux et celles qui ont cru Jean Charest quand il vous disait qu'il fallait à tout prix lui donner que deux mains sur le volant pour affronter la crise économique? Vous comprenez maintenant comment monsieur Charest vous a floué. Le dévoilement des résultats du rendement de la Caisse de Dépôt et de Placement du Québec nous ramènent à la réalité. Les signes avant coureurs de cette crise étaient pourtant évidents. Le 13 septembre 2008, bien avant le déclenchement des élections, l'une des plus importantes banques américaines déclarait faillite. Quelques jours plus tard une autre importante banque demandait la protection de la loi contre les créanciers. L'effondrement de l'immobilier amorçait un effet domino et dans le domaine financier l'effet domino est souvent très en accéléré. Mais cette crise économique explique-t-elle à elle seule les résultats catastrophiques? Je ne crois pas. Beaucoup de questions me passent par la tête. Tous les partis d'opposition durant la campagne électorale situaient le rendement négatif de la CDPQ autour du 30 milliards, comment se fait-il que seul le parti de monsieur Charest n'y parvenait pas? Comment ces partis d'opposition pouvaient-ils prédire si juste, cela était-il dû à de meilleurs économistes que ceux du parti libéral? Je pense que monsieur Charest n'a pas réagit par pure spéculation politique. Il a joué le tout pour le tout espérant un redressement qui n'est jamais venu, il a perdu. Voilà le résultat d'avoir deux mains seulement sur le volant, il a raté son virage. Il faudra s'en souvenir.

    Roger Kemp
    Trois-Rivières
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  • Pierre Véronneau - Inscrite
    26 février 2009 09 h 11
    Démissionnez svp
    J'exige la démission de Jean Charest et de la ministre des finances. Ou ce sont de fieffés menteurs ou des incompétents crasse. D'une façon ou d'une autre dehors.
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  • Cote jean f 52 - Inscrit
    26 février 2009 09 h 25
    L'état Desmarais
    En 2004 lorsque Charest a modifié par une loi le mandat de la caisse de dépôt,c'était dans la foulé de la réingénérie de l'état Québécois.J'ai toujours cru que le but du premier mandat du PLQ était de démolir le modèle Québécois.De passer à l'état Parizeau à l'état Desmarais.Je crois tout à fait possible un ''joint venture''entre la caisse et les firmes d'investissement de Power corp dans le but d'un rendement maximum avec nos épargnes.Aussi je ne peux comprendre que Charest après six années comme premier-ministre n'ait pas l'air fatigué par la fonction.Si l'on compare avec le même nombre d'année au pouvoir que Lesage ,Lévesque ,Bourassa,Bouchard.Bizarre,non? Serais-ce parce qu'il nous ment depuis le 15 Avril 2003?
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  • Claude L'Heureux - Abonné
    26 février 2009 09 h 40
    Morts de REER
    Il n'y aura pas d'autre façon de faire payer les responsables de ce désastre que de virer les Libéraux dans... 4 ans !

    En attendant il faudrait réfléchir à la politique de Québec solidaire de remplacer les REER par une capitalisation travailleurs/entreprises à un fond de pension géré par la ou les Caisse de dépôts pour enrayer les fausses attentes des institutions financières Desjardins et Investor compris.

    Claude L'Heureux, Québec
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  • claire dufour - Abonnée
    26 février 2009 10 h 00
    @cotejeanf52
    C'est exactement la pensée que j'ai eue lorsque je l'observais hier en conférence de presse. Pas une ride, le visage lisse comme un bébé (un bébé obèse) bref comme si rien ne pouvait l'atteindre. Je me demande quel est son secret et quelle crème de beauté qu'il utilise...
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  • Guy Couture - Inscrit
    26 février 2009 10 h 25
    Premier ministre Charest
    Parizeau est un homme d'honneur,il a démissionné.
    Charest est-il un homme d'honneur?
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  • Bernard Gervais - Abonné
    26 février 2009 10 h 31
    On comprend pourquoi Charest voulait à tout prix déclencher des élections !
    Charest, comme sa ministre qui roule les « r », savait très bien, dès septembre 2008, ce qui se préparait à la Caisse de Dépôt. On comprend mieux maintenant pourquoi il était si pressé d'aller en élections !

    Imaginez si, quand les dirigeants de la Caisse ont présenté leurs états financiers pour 2008 (soit hier matin), Charest avait été encore chef d'un gouvernement minoritaire !

    En passant, quand y on pense, ça prenait quand même tout un culot pour déclarer comme l'a fait maintes fois Charest, lors de la récente campagne électorale, que seuls les libéraux étaient capables de faire face à tourmente économique, alors que l'une des pires catastrophes financières au Québec s'est produite sous leur administration !
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    26 février 2009 10 h 37
    Nous sommes tous responsables
    Oui, nous sommes tous responsables.

    Car nous savions d'ores et déjà, et ce, dès les élections, de quel bois se chauffent les libéraux. Ou plutôt devrais-je oser dire «le libéralisme», si ce n'est le «capitalisme» pour ne pas le nommer la bête sauvage.

    Ô,grand méchant mot idéologique, où s'accroche presque inévitablement le mot «socialisme» duquel nous avons si peur...

    Aujourd'hui, pourtant, n'avons-nous pas encore la preuve déposée directement sous les yeux, que nous sommes une fois de plus victimes de «l'économie casino» et du profit à tout prix...

    Une preuve de 40 milliards, n'est-elle pas enfin amplement suffisante pour nous remettre les yeux vis à vis des trous ?

    Les électeurs croient avoir à craindre le progressisme, mais en fait, cela est plutôt révélateur de leur «conservatisme» et de leur peur quasi phobique du changement.

    Or, à tenter de nous réfugier sans cesse dans cette crainte du changement, la stagnation commence à faire de plus grands ravages.

    Nous, de Québec solidaire, nous battons pourtant depuis plus de 10 ans, afin d'offrir aux Québécois une véritable alternative politique et un véritable «parti du peuple» et non une succursale des multinationales et autres «Bigs Shots» intéressées qui hantent les couloirs de plus en plus obscurs de notre démocratie.

    - Père ! Éloignez de moi ce calice ! ...semblent se dire les québécois...

    Pourtant, oui, une nouvelle option politique était là, à la portée de la main et placée directement à force de labeur sur notre table.

    Et nous nous sommes entêtés, une fois encore, à remettre en place ces mêmes irresponsables qui nous dirigent.

    Mais, cette fois, contrairement à ces Marois, Dumont, Bouchard et tous les autres...

    Ce sera bel et bien au peuple lui-même à faire son propre post mortem et son propre «mea culpa».

    La politique, ultime pouvoir du peuple, que de trop maintes fois dénigrée, est pourtant bel et bien une chose des plus sérieuses.

    Et nous payons aujourd'hui le prix de ne même avoir eu la décence de nous rendre aux urnes.

    Nous reprochons l'irresponsabilité de ceux qui nous dirigent, tout en étant les premiers irresponsables qui ne se donnent même pas la peine de s'acquitter de leurs plus élémentaires devoirs citoyen, c'est-à-dire : «s'informer» et «voter».

    Nous ne pouvons plus désormais, que nous en prendre à nous-mêmes.

    Car c'est bien nous qui avons voté pour eux et ne pouvons plus en dénier la responsabilité.

    Car le renouveau était bel et bien là...

    Et nous l'avons pourtant repoussé du revers de la main...


    ________________________

    Christian Montmarquette
    Québec solidaire

    http://www.quebecsolidaire.net/

    .
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  •  
  • Richard Desrochers - Inscrit
    26 février 2009 10 h 39
    vous faites la même chose
    En vous en prenant à Jean Charest, vous jouez le même jeu que vous lui reprochez. Normal dans votre cas, que ferait-on pas pour aider madame Marois à se faire du capital politique. Et bien sûr, j'attends avant longtemps une déclaration d'un autre olibrius, qui viendra nous dire sérieusement qu'un Québec souverain serait à l'abri d'un dérapage à la Caisse de dépot. Un Québec souverain serait lui aussi à l'abri d'une récession. C'est cela le vrai tartuffe dont vous devriez parler si vous aviez les mains libres de partisanerie.
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  • Lucien Maheu - Abonné
    26 février 2009 11 h 12
    Papiers commerciaux
    PCAA , papiers commerciaux adossés à des actifs.

    De quoi s'agit-il, on nous a dit que c'était presque aussi sûr que des bons du trésor. Alors pourquoi une telle plonge sur le marché?

    Se peut-il que les créateurs d'un tel document savaient au départ de la marginalité dudit document et que le document a été mis en vente sur le marché pour sauver certaines institutions financières de leurs déboires.

    Espérons que l'enquète de la commission parlementaire réponde à cette question.
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  •  
  • roger montreal - Abonné
    26 février 2009 11 h 20
    Le premier ministre a toujour menti en 2003 en 2007/ nous n avons pas votés pour ca/
    Apres l élection de 2003 les gens ont découvers que CHAREST mentait dans tous ses discourts, apres 12 mois et plus pour dire /je n ai pas voté pour ca/ .
    En 2008 un mois apres l élection tous savent que CHAREST leurs a menti pendant la campagne électoral/NOUS PROGRESSONS/ , que cette élection a été devancée avant que les résultats de L C D P soit public ,le dépassement des couts de la rue NOTRE DAME du CHUM de A 30 ETC.
    ROGER MONTREAL
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  •  
  • Bernard Gervais - Abonné
    26 février 2009 11 h 29
    Le Charest de l'opposition et celui du pouvoir !
    Quand il était chef de l'opposition, Jean Charest avait dénoncé de toutes ses forces les pertes (quelques millions $) subies par la Caisse suite à sa décision d'investir dans Québec Mode.

    Hier, cependant, quand les résultats catastrophiques de la Caisse pour 2008 ont été dévoilés, Charest a pris bien du temps pour réagir et, quand il s'est finalement décidé à parler, il a déclaré aux journalistes qu'il n'était nullement responsable d'un tel scandale. Autrement dit, il s'en lave les mains.

    C'est toujours comme ça avec Charest. Il n'est jamais responsable de quoi que ce soit. C'est toujours la faute des autres ! On l'a vu, lors de la récente campagne électorale, quand il a encore répété comme un perroquet que les problèmes de notre système de santé étaient attribuables à l'administration péquiste, même s'il est lui-même chef du gouvernement depuis avril 2003 !
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    26 février 2009 11 h 58
    Croire M Charest?
    Qui va encore croire M Charest?
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    26 février 2009 12 h 04
    Qui va oser?
    Y a-t-il encore des gens qui vont oser avouer en public qu'ils ont voté pour Charest en décembre 2008?
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    26 février 2009 12 h 57
    « Nous sommes tous responsables »
    « Nous sommes tous responsables »

    Oui, nous sommes tous responsables.

    Car nous savions d'ores et déjà, et ce, bien avant les élections, de quel bois se chauffent les libéraux ; ou plutôt devrais-je oser dire : «le libéralisme», si ce n'est le «capitalisme» pour ne pas nommer la bête sauvage.

    Ô, grand méchant mot idéologique, où s'accroche presque inévitablement le mot «socialisme» duquel nous avons si peur...

    Aujourd'hui, pourtant, n'avons-nous pas encore la preuve déposée directement sous les yeux, que nous sommes une fois de plus victimes de «l'économie casino» et du profit à tout prix...

    Une preuve de 40 milliards, n'est-elle pas enfin amplement suffisante pour nous remettre les yeux vis à vis des trous ?

    Les électeurs croient avoir à craindre le progressisme, mais en fait, cela est plutôt révélateur de leur «conservatisme» et de leur peur quasi phobique du changement.

    Or, à tenter de nous réfugier sans cesse dans cette crainte du changement, la stagnation commence à faire de plus grands ravages.

    Nous, de Québec solidaire, nous battons pourtant depuis plus de 10 ans, afin d'offrir aux Québécois une véritable alternative politique et un véritable «parti du peuple» et non une succursale des multinationales et autres «Big Shot» intéressées qui hantent les couloirs de plus en plus obscurs de notre démocratie.

    - Père ! Éloignez de moi ce calice ! ...semblent se dire les québécois...

    Pourtant, oui, une nouvelle option politique était là, à la portée de la main et placée directement à force de labeur sur notre table.

    Et nous nous sommes entêtés, une fois encore, à remettre en place les mêmes irresponsables qui nous dirigent.

    Mais, cette fois, contrairement à ces Marois, Dumont, Bouchard et tous les autres...

    Ce sera bel et bien au peuple lui-même à faire son propre post mortem et son propre «mea culpa».

    La politique, ultime pouvoir du peuple, que de trop maintes fois dénigrée, est pourtant bel et bien une chose des plus sérieuses.

    Et nous payons aujourd'hui le prix de ne même avoir eu la décence de nous rendre aux urnes.

    Nous reprochons l'irresponsabilité de ceux qui nous dirigent, tout en étant les premiers irresponsables qui ne se donnent même pas la peine de s'acquitter de leurs plus élémentaires devoirs citoyen, c'est-à-dire : «s'informer» et «voter».

    Nous ne pouvons plus désormais, que nous en prendre à nous-mêmes.

    Car c'est bien nous qui avons voté pour eux et ne pouvons plus en dénier la responsabilité.

    Car le renouveau était bel et bien là...

    Et nous l'avons pourtant repoussé du revers de la main...



    ________________________

    Christian Montmarquette
    Québec solidaire

    http://www.quebecsolidaire.net/


    .
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  • Jean-Renaud Dubois - Abonné
    26 février 2009 13 h 10
    Déconstruction de Québec par le PLQ depuis 2003 : qui va en parler?
    Bonjour,

    Excellente analyse, même si votre voix se perd dans la machine de Gesca, 10 fois plus importante!

    Des journées, en lisant les journaux, j'ai l'impression que c'est le PQ qui est au pouvoir, au grand plaisir de Parisella et de Jean qui tiennent à se faire oublier!

    *
    Les souverainistes abonné(e)s, qui sont souvent critiques envers leur parti -- veulent entendre, "de temps à autres", la simple vérité, comme aujourd'hui.

    Évidemment, on ne doit pas s'attendre à ce que beaucoup de fédéralistes mettre en doute votre exposé ; puisque le contrer(votre billet) relèverait du déni!

    Je serais donc surpris que les fédéralistes réfléchis -- le moindrement -- vous contredisent!

    Évidemment, il en aura toujours des irréductibles qui vont tenter au lieu de faire une analyse sur le fond, de dire :
    .........« La règle s'applique tant aux journalistes(nos censeurs "purs et durs" contemporains)........».

    On aime mieux s'attaquer au messager... c'est d'une pauvreté intellectuelle désolante.

    J'ai écouté ce matin M. Homier-Roy, et savez-vous quoi : j'ai trouvé qu'il avait eu de l'audace à la SRC -- dont l'ojectif est de promouvoir l'unité nationale -- d'avoir obligé Mme Forget à jurer sur la tête de sa mère décédée(sic)....qu'elle ne savait pas durant la campagne électorale!
    À l'instar, d'ailleurs, de fausses données de son ministère sur lesquelles elle a bâti son prochain budget qu'elle a rejeté une semaine après les élections ; sans oublier son incroyable lecture sur la péréquation!

    Une petite remarque M. David : que penser de la mise en scène des faiseurs d'images qui ont convaincu Monique de se donner l'image de la veuve éplorée.. Il y a-t-il du Sun Tsu et particulièrement du Machiavel dans cette pièce de théâtre!

    Bonne journée,
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  •  
  • Jean-PIerre Sirois-Trahan - Inscrit
    26 février 2009 13 h 48
    Un titre pour votre prochaine chronique...
    Et si Jean Charest était le pire Premier ministre du Québec (depuis au moins Duplessis)?
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  •  
  • Henri-Bernard Boivin - Abonné
    26 février 2009 16 h 27
    Deux poids, deux mesures
    Bravo M. David pour ce texte fort instructif. Ce qui me frappe c'est que Charest avait blâmé le PQ pour les déboires de la Caisse en 2001 et 2002, mais il refuse d'accepter tout blâme pour une catastrophe encore pire sous son propre gouvernement. C'est de la basse partisanerie et une attitude irresponsable. Il prend les Québécois pour des caves s'il pense s'en tirer à bon compte. L'avenir dira s'il a raison...
    Henri-B. Boivin
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  • Richard Dupuis - Inscrit
    26 février 2009 17 h 58
    @ Pierre Girard
    Je ne sais pas ce que tu consommes, mon vieux, mais je ne vais pas essayer, merci. Sans façon.
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  • Guillaume Lacroix - Inscrit
    26 février 2009 19 h 44
    Le rendement à tout prix, une erreur?
    En 2003, alors étudiant en économie, j'avais assisté à une conférence de M. Rousseau sur la Caisse et son rôle. M. Rousseau en bon professeur nous expliquait la problématique fondamentale de la Caisse à cette époque.

    Beaucoup de gens allaient partir à la retraite prochainement provoquant une pression sur la gestion du fonds : il fallait plus de rendement et ce rapidement. M. Rousseau avait alors souligné 2 problèmes importants: 1) celui de la sortie d'argent pour payer les retraites qui étaient à la hausse 2) celui de la baisse des rendements des secteurs financiers traditionnels (nous étions juste après la débâcle de 2001-2002, la Caisse venait de perdre 14 milliards). Donc la Caisse faisait face à plus de sorties d'argents et peu de rendement sur ses placements. Dans cette perspective M. Rousseau nous avait alors souligné l'importance des produits dérivées (la fameuse intermédiation financière) pour assurer le rendement et, d'autre part, l'obligation pour le gouvernement québécois et la Caisse de trouver des pistes de solution pour limiter les sorties d'argents trop rapide.

    Pendant sa conférence, M. Rousseau avait discuté longuement de démographie : les jeunes étudient de plus en plus longtemps nous disait-il. Paradoxalement dans les années précédentes (années 90), beaucoup de gens avaient pris leur retraite rapidement et cela raccourcissait le nombre d'années travaillées par les Québécois payant une cotisation à leur régime de retraite. De plus, le vieillissement de la population faisait en sorte que le nombre d'années passées à la retraite allait exploser dans les années futures (au-dessus de 25 ans).

    Il nous soulignait alors que pour avoir une bonne capitalisation il fallait que les Québécois cotisent plus longtemps ou que la Caisse fasse des rendements impossibles. Bref, il nous soulignait à nous, la jeune génération, la fin de la retraite à 55 ans et que, de toute façon, collectivement nous n'en aurions plus les moyens.

    Côté placements, il vantait les produits dérivés et le nouveau mandat de la Caisse, fondé sur le rendement. Justifiant les placements de la Caisse dans le papier commercial ainsi que ses investissements immobiliers. Je me rappelle d'un long exposé de M. Rousseau sur les arbitrages financiers et les jeux d'échanges de titres sur les marchés internationaux.

    Et alors les rendements de la Caisse ont par la suite explosés pour atteindre plus de 14% en 2007. Et on a oublié le fond de l'histoire, la Caisse avait pris soin de faire des placements plus risqués pour aller chercher le rendement nécessaire et suffisant aux sorties d'argent.

    Pour se payer collectivement des retraites intéressantes, il faut un nombre suffisant de cotisants, un rendement confortable et des sorties d'argents limitées et que l'on peut planifier facilement. Ce sont les principales variables.

    Dans tous les cas, les gens devraient comprendre ces principes simples. Et ceux-ci ressortent peu dans le débat actuel. On cherche des coupables. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre dit-on. Peut-être que le rendement à tout prix est une erreur. On ne pourra certainement pas retrouver le rendement phénoménal qui a suivi la débâcle du début des années 2000. Que fait-on maintenant? Quels sont nos leviers? On peut toujours agir sur le montant des cotisations et le montant des pensions offertes. Choses certaines, à cause de la situation financière beaucoup retarderont la prise de leur retraite. Et cela aidera paradoxalement la Caisse à renflouer ses coffres.

    Guillaume Lacroix.
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  • André St-Sauveur - Abonné
    26 février 2009 20 h 17
    Le fiasco financier de la caisse
    Du moment qu'une partie de ce fiasco était connu à l'automne passé (période électorale); du moment que la gouvernance à la caisse était affaiblie; du moment qu'avec une couverture de risques de change à 100 % en dollars et que la gestion de ce risque est quotidienne; comment expliquer l'inaction du gouvernement et de la gouvernance de la caisse à corriger rapidement le tir.
    Du moment que la loi de 2004 commendait de viser les rendements alors qu'il en va de soi; du moment qu'en tout bon gestionnaire, il faut détenir un portefeuil diversifié et équilibré; du moment qu'on semble avoir surexposition des papiers commerciaux PCAA; comment expliquer les positions prises par la gouvernance autrement par la recherche de rendements plus élevés.
    L'une des questions qui doit-être posée c'est celle-ci: comment la gouvernannce a-t-elle interprété cette loi, tout en sachant fort bien qu'avec ou sans cette loi la gouvernance devait chercher du rendement comme tout bon investisseur?
    Jusque dans quelle mesur le gouvernement est responsable d'une partie de ce fiasco, il l'est par son inaction alors qu'il savait, il l'est par son inaction à corriger plus rapidement gouvernance de la caisse.
    Le gouvernement a préféré nier les faits alors qu'en ayant agit avec leadership plus rapidement il aurait pu sortir plus fort.
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  • Pierre Brosseau - Inscrit
    26 février 2009 22 h 17
    Délit d'initiés
    Dans le monde financier, le délit d'inités, qui consiste à profiter d'informations privilégiées pour s'enrichir ou éviter des pertes, est un crime punissable par la loi.

    En politique, le délit d'initiés, comme viennent d'en commettre un Jean Charest et Monique Jérôme-Forget en profitant d'informations privilégiées qu'ils ont eu le culot de nier avoir reçues avant de déclencher les dernières élections, n'ouvre-t-il pas la porte à des recours en justice ?

    Les preuves existent sûrement que des dirigeants de la Caisse de dépôt ont transmis au premier ministre et à sa ministre des finances des informations et des prévisions claires sur leurs performances très négatives à partir desquelles Jean Charest a décidé de déclencher des élections de façon si abrupte que même ses ministres et députés ont été pris par surprise.
    Qui peut porter des accusations de délit d'inités ?
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  • Michel Samson - Abonné
    26 février 2009 23 h 00
    Je suis ravi...
    de constater à quel point non seulement les commentaires vont dans le même sens que votre excellent éditorial, mais à quel point ils le complètent. D'une certaine façon, cette lucidité et cette clairvoyance devraient nous rassurer que tous et toutes ne "dorment pas au gaz" face au remarquable écran de mensonges et de demis-vérités à l'eau bénite de derviches que les libéraux nous assènent sans cesse, imaginant que nous les croyons.

    Tant qu'il y aura des David et tant qu'il y aura pareille qualité de commentaires, il est permis de croire qu'un jour nous sortirons de la bêtise politique à force de la décrier et d'en montrer le vrai visage.
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    27 février 2009 00 h 36
    Mauvaise représentation des libéraux avant les élections
    Menteurs tricheurs manipulateur et hypocrite voilà ce gouvernement libéral. Il se fait élire sous de fausse représentation parce que la vérité sort une fois élu et croyez moi pour longtemps.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    27 février 2009 12 h 19
    Affaire excessivement frave
    Toute cette affaire de la Caisse est TRÈS GRAVE. 39 milliards de perdus. Chaque Québécois homme, femme et enfant a perdu autour de 5 000 $.

    De plus les Québécois ont perdu toute confiance envers leurs dirigeants financiers et politiques.

    S'il s'avère que M Charest et Mme Forget ont menti en disant tout ignorer de la situation de la Caisse, c'est EXTRÈMEMENT GRAVE. Seule une Commisssion d'enquête publique pourrait les laver de tout soupçon.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    28 février 2009 13 h 22
    Jugement facile
    Comme nous avons le jugement facile. Il nous faut un coupable à tout prix. Je crois comprendre que les officiers de la Caisse de dépôt ont fait des placements en se servant de a marge de crédit qui lui était accordée en fonction de ses placements. Placer de l'argent emprunté est très imprudent et la Caisse de dépôt ne devrait pas avoir le droit de le faire. La loi aurait dû le prévoir et le défendre. Si la loi le permet, le gouvernement actuel ainsi que le précédent doivent en être tenus responsables. Il est possible que je parle au travers mon chapeau. Si j'ai tort, j'aimerais qu'on me le prouve. En attendant, je ne porte pas de jugement.
    Paul LaFrance
    Québec
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    28 février 2009 16 h 40
    @Claire Dufour
    "Pas une ride, le visage lisse comme un bébé (un bébé obèse) bref comme si rien ne pouvait l'atteindre. Je me demande quel est son secret et quelle crème de beauté qu'il utilise... "

    Je vais vous révéler un secret, mais ne le dites à personne, c'est la même crème "Oil of Olay" que Pauline....
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    28 février 2009 16 h 44
    @Raymond St-Arnaud
    "Y a-t-il encore des gens qui vont oser avouer en public qu'ils ont voté pour Charest en décembre 2008? "

    Oui, moi...! Et sans aucun regret.
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