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Caisse de dépôt - Un modèle à revoir

Jean-Robert Sansfaçon   26 février 2009  Québec
Il était écrit dans le ciel depuis novembre dernier que le rendement de la Caisse de dépôt et placement serait fortement négatif en 2008. Ce que les résultats divulgués hier nous apprennent, c'est que les évaluations et les rumeurs qui ont circulé sous-estimaient les pertes. Nul doute qu'il faut resserrer la gestion du risque au sein de la Caisse, mais peut-être faut-il aller plus loin et remettre en question son modèle d'investissement.

Avec 25 % de recul en une seule année, la Caisse vient d'enregistrer le pire résultat de son existence. Elle se retrouve aujourd'hui avec un actif net de 120 milliards, soit le même qu'en 2005 malgré les milliards de cotisations supplémentaires versées par ses déposants.

Pour faire face à ses engagements à l'endroit de ces mêmes déposants, la Caisse doit générer un résultat annuel moyen de 7 % sur un horizon de long terme. Depuis sa création, ce rendement a dépassé 8 %, mais à cause de 2008, il vient de chuter à 3,1 %, en moyenne, pour les cinq dernières années. Ce qui est nettement insuffisant! Si la situation n'est pas corrigée rapidement, il faudra augmenter les cotisations au Régime des rentes du Québec, à la CSST et à la SAAQ, pour ne nommer que ces organismes, ou réduire les avantages de ces régimes publics. Or, malheureusement, l'année en cours est très mal partie sur tous les fronts: marchés boursiers, immobiliers, placements à terme ou autres.

Si la Caisse n'a pas réussi à se maintenir dans le peloton de tête des grandes caisses de retraite en 2008, c'est qu'elle a commis une erreur d'amateur en détenant beaucoup trop de ces fameux papiers commerciaux non bancaires adossés à des actifs (PCAA), et qu'elle a aussi beaucoup perdu sur le marché des changes lorsque le dollar canadien a plongé de 20 %.

Cela dit, même sans ces deux erreurs, la Caisse n'aurait pas fait mieux que ses semblables, ce qui est tout aussi troublant compte tenu de l'importance de ce fonds d'épargne pour la sécurité financière à long terme des Québécois.

Tout le monde s'entend pour dire qu'il faut revoir la structure de gestion du risque à la Caisse. Comment se fait-il qu'on ait détenu 13 milliards de PCAA alors que le marché monétaire offrait d'autres produits? Est-ce une bonne idée d'investir dans des immeubles commerciaux à l'étranger? Faut-il continuer d'assurer ces mêmes actifs étrangers contre la variation des taux de change, une pratique qui explique à elle seule 9 milliards de pertes reliées à la chute du dollar canadien en octobre? Faut-il abandonner de façon définitive le marché des produits dérivés, ces véhicules à la mode qui ont failli lamentablement? Et plus largement encore, la Caisse ne devrait-elle pas se contenter d'investir dans des titres indiciels, des placements privés canadiens à long terme et des obligations garanties par les gouvernements?

Si nous connaissions l'avenir, il serait facile de choisir entre une gestion active de portefeuille, souvent plus rentable mais aussi plus risquée, et une autre beaucoup plus prudente mais dont le rendement est assurément bas. Dans un contexte où la théorie de la diversification fait chou blanc parce que toutes les formes d'investissements présentent des rendements négatifs, sauf les obligations gouvernementales à taux bien inférieurs aux besoins des déposants, bien malin qui saurait dire où et comment investir.

D'ici quelques semaines, les députés tiendront une commission parlementaire où les dirigeants de la Caisse, dont l'ancien président Henri-Paul Rousseau, seront appelés à comparaître. Ce sera le moment où les élus pourront exprimer leurs critiques... et leur vision de l'avenir pour la Caisse. Quant au gouvernement Charest qui a péché par manque de transparence tout au long de l'automne, on ne saurait trop lui conseiller de laisser tomber la partisanerie à l'heure de nommer les membres du conseil de la Caisse et son président.

****

j-rsansfacon@ledevoir.ca






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  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    jeudi 26 février 2009 05h46
    Sous Charest: Du Québec inc au Québec "sink"
    « ous le PLQ-Charest
    "Québec sink"
    N'en déplaise à Gesca-La Presse, en mission pour sauver le soldat Charest, celui-ci porte une responsabilité politique indéniable dans le pire scandale financier de notre histoire


    "Il faut séparer les choses du bruit qu'elles font"
    (Sénèque)

    La Caisse de dépôt et placement du Québec est devenue une "victime consentante".

    [1] Voici comment la Caisse de dépôt et placement du Québec (la CDPQ) a aidé activement une petite entreprise de Toronto (Coventree Capital inc.) à produire et déverser sur le Québec la majorité des 33 milliards $ de papiers commerciaux adossés à des actifs (PCAA) nous infligeant des pertes sèches qui dépasseront les 10 milliards !

    [2] Il est urgent et impérieux de comprendre ce qui explique ce désastre avant que la déferlante médiatique nous noie dans leur bruit ambiant : surtout celle de l'État Desmarais et sa filiale Gesca-La Presse, déjà en mission pour "sauver le soldat Charest".

    [3] Mentionnons au départ que la sous-performance de la Caisse est de l'ordre de 26% alors que l'indice de référence est à 18%, une différence de 8% (ou de 155 milliards$), ce qui équivaut à des pertes accrues de plus de 10 milliards$ !

    [4] Une partie importante de ces pertes est attribuable aux désormais "fameux" PCAA que l'on désigne souvent comme des "papiers commerciaux adossés à des actifs" mais qui - appelons les choses par leur nom - sont dans les faits des "papiers commerciaux adossés à des créances" dont 71% provenaient de produits dérivés dit "synthétiques" par comparaison avec ceux émis traditionnellement par les banques que l'on désigne comme des produits conventionnels.

    [5] "Ils se sont fait « presque bernés » par l'achat des PCAA , a dit la ministre des Finances du gouvernement Charest, Mme Monique Jérôme-Forget. D'autre part, à l'émission "Tout le monde en parle", M. Yves Michaud, ancien président fondateur du MÉDAC a soulevé 2 questions « qui tuent » : quelle est l'entreprise de Toronto qui nous a vendu ces papiers commerciaux ? et qui au Québec étaient en lien avec eux pour leur faciliter la tâche ?

    Voici quelques éléments de réponse.

    La CDPQ est une victime consentante

    [6] Voici les 4 conditions qui devaient être remplies pour qu'une petite entreprise de Toronto, Coventree Capital Group inc. devienne le plus gros fournisseur de PCAA non bancaire au Canada et que la CDPQ en soit l'acheteur le plus important.

    [7] Première condition : La CDPQ a été un partenaire déterminant dans la structuration du capital-action de Coventree :

    [8] En effet, si la CDPQ est aujourd'hui l'organisation qui détient le plus de PCAA au Canada, elle était également, en 2006, le plus important actionnaire de la firme de financement Coventree. Aujourd'hui moribonde, Coventree était le plus important promoteur indépendant de PCAA au pays. » (1). Sans cette participation de la CDPQ, il est douteux que cette petite entreprise eut produit 16 milliards$ de PCAA, pour ensuite les « dumper » sur le Québec, nous infligeant des pertes nettes qui atteindront au moins 10 milliards$ lesquels devront être absorbés par l'ensemble. Quant aux pertes du Mouvement Desjardins, elles pourraient atteindre un milliard$, somme qui évidemment ne sera pas distribuée comme ristournes aux 5 sociétaires du Mouvement. Alphonse Desjardins doit se retourner dans sa tombe.

    [9] Il faut préciser au passage que Coventree est présentement sous enquête de la part de la Commission de valeurs mobilières de l'Ontario pour cette émission publique d'actions en 2006, à laquelle a participé la CDPQ. Les résultats de cette enquête serviront sans doute d'argumentaire pour la création d'une commission des valeurs mobilières unique au Canada, comme le souhaite le gouvernement Harper. Tout se tient. Il faut ajouter que la perte possible de "notre" Commission des valeurs mobilières serait évidemment un dommage "collatéral" qui s'ajouterait au bilan désastreux de la Caisse. Un malheur ne vient jamais seul.

    [10] Deuxièmement, pour qualifier ce « produit toxique" comme un placement de haute qualité, il fallait dans ce cas la participation d'une agence de notation, car les fondateurs de Conventree (dont 2 avocats) savaient que la réglementation canadienne accordait une dispense de prospectus sur les PCAA - émis au tout début par les banques - à la condition qu'il soit coté par une agence de notation. Une agence de Toronto, Dominion Bond Rating Service s'est retrouvée dans une position privilégiée lorsque 2 autres agences sérieuses (Moody's et Standard and Poor's) se sont retirées de ce marché, le jugeant peu sûr.

    [11] Inutile de mentionner que DBRS, qui ne s'embarrasse pas des conflits d'intérêts, a évidemment accordé la note la plus élevée au produit pour qu'il soit attirant pour les investisseurs. Sans cette cotation de DBRS obtenue par Coventree, les PCAA non bancaires auraient eu peu de chance de trouver des acheteurs institutionnels comme la Caisse :

    « While U.S. rating agencies refused to endorse Canadian paper because of the OSFI-created bank loan flaw, DBRS jumped in and gave the notes its highest ratings. Without the DBRS rating, flawed Canadian ABCP would likely never have found a buyer. » (DAVID EBNER ; The Globe and Mail).

    [12] En clair et pour employer un vocabulaire "alimentaire", les "cuisiniers" de Toronto nous ont vendu du "baloney enveloppé sous vocable de filet mignon" avec la participation active de NOTRE Caisse. Comment cette institution a-t-elle pu placer plus de 8 % de tout son actif sur ce produit, ignorant la zone grise de l'évaluation de cette notation ? Encore dernièrement une porte-parole de la Caisse est venue nous servir l'excuse que ces titres étaient coté AAA. Comme Me Pierre Cloutier l'a demandé dans un article récent publié sur Vigile, il est évident qu'une enquête publique s'impose.(2)

    [13] Troisièmement : pour que les PCAA trouvent des acheteurs, il fallait une garantie à l'effet qu'il n'y aurait pas de rupture de marché, puisqu'il s'agit de titres à court terme, adossés à des dettes à moyens et à long termes. La garantie des banques d'assurer le maintien du marché (Market non disruptive clause) était donc indispensable pour la vente de ces PCAA. La crise américaine des "subprime" a créé cette rupture, mais les banques se sont défilées et n'ont pas honoré leurs engagements. La CDPQ, à son corps défendant, a dû reprendre en mains la restructuration de ce marché (Accord de Montréal et Plan Crawford), ce qui a entrainé des frais (juridiques) additionnels de 75 millions (3).

    [14] Quatrièmement : Coventree Capital Group n'aurait pas réussi à utiliser la CDPQ comme levier dans son opération, sans avoir établi une relation structurée et privilégiée avec elle. Alter Moneta inc., une petite compagnie québécoise spécialisée dans la location et le financement d'équipements a joué ce rôle :

    « Alter Moneta .... jouit d'une présence marquée au Québec, et elle fait partie intégrante de notre stratégie visant à mettre en marché et à livrer nos services dans cette province », a ajouté Dean Tai, administrateur de Coventree Capital Group. (...) Les principaux actionnaires de Alter Moneta sont Capital d'Amérique CDPQ et la Banque Nationale du Canada ». (Source : Alter Moneta Corporation). (4)

    [15] Ces liens structurés au niveau du capital-action entre la CDPQ, la Banque nationale, Alter Moneta et Coventree, supposent un réseau de relations privilégiés entre personnes influentes du Québec inc, agissant sous l'influence de ceux de Toronto. Qui a fait quoi à l'intérieur de ces organisations pour que le Québec soit inondé de ces produits toxiques ? Seule une enquête publique pourrait nous éclairer.

    [16] Le Québec inc. de Jacques Parizeau n'existe plus. Avec le PLQ-Charest au pouvoir, c'est plutôt le "Quebec sink" Comment s'étonner alors, dans un tel contexte, que le Mouvement Desjardins a participé activement à la prise de contrôle de la Bourse de Montréal par celle de Toronto (encore Toronto).

    [17] Depuis la Révolution tranquille des années 60, le Québec inc. a pris de la consistance. Fédéralistes comme souverainistes (Lesage, Bourassa, Parizeau) ont été solidaires pour défendre et promouvoir les intérêts économiques du Québec. Toutefois, cet esprit de corps s'est dangereusement étiolé dernièrement avec la prise du pouvoir du « canadian first and foremost » Jean Charest. La culture néo-libérale du "Tout au marché" baigne maintenant tout notre État.

    [18] Jean Charest a ouvert toutes grandes les portes à une bande d'affairistes qui "squattent" notre État, à tous les niveaux, systématiquement, à leurs profits et au détriment du bien commun. Son intervention politique à la Caisse pour la détourner de sa mission première et la transformer en instrument financier en quête de rendement à tout prix, a donné le signal aux "jeunes loups affairistes" et sans loyauté du « nouveau » Québec inc. de l' instrumentaliser au profit des officines de Toronto.

    [19] N'en déplaise à Gesca-La Presse, en mission pour sauver le soldat Charest, celui-ci porte une responsabilité politique indéniable dans le pire scandale financier de notre histoire :

    « La Caisse est allée trop loin et aujourd'hui on en paie le prix. Ce n'est pas très beau », a fait savoir hier au Soleil un membre du conseil d'administration du « bas de laine » des Québécois sous le couvert de l'anonymat. (...) « La gestion de rendement demandé par le gouvernement Charest a fait en sorte d'oublier le développement de l'économie québécoise. C'est une erreur. (...) « Nous pensons qu'il y a encore trop de politique à la Caisse. On nous a imposé Richard Guay alors que nous avions opté pour un autre candidat. La politique et l'économie, ça ne reste pas longtemps dans le même lit » (5)

    [20] L'abandon de notre État à Jean Charest et ce Québec inc, devenu "Québec sink", indique que nous sommes dans un dangereux reflux de notre histoire : serions-nous passés de l'État Parizeau à l'État Desmarais ? Il y aurait un prix à payer. Et il devient de plus en plus évident qu'il sera lourd, très lourd.

    [21] D'où l'urgence de reprendre en main notre État pour arrêter son saccage programmé par Charest. Quel but poursuit-il sinon de fragiliser cet État, de réduire sa capacité et de mettre en péril nos choix politiques futurs ? Il ne faut jamais oublier que cet État est le seul que nous n'aurons jamais et il est le seul sur les assises duquel nous fondons notre espoir d'exister dans la pérennité comme peuple et nation francophone en Amérique !

    ***

    1. http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2009/01/20090116-063246.html

    2. http://www.vigile.net/Caisse-de-depot-et-placement-une

    3. http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2009/01/20090112-152642.html

    4. http://www.infrastructures.com/1000/bref.htm

    5. http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/200901/25/01-694032-dissension-sur-les-placements-au-ca-de-la-caisse.php »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 26 février 2009 07h23
    Aucune correction à court terme
    « La Caisse nous a collecté 11 milliards l'an passé. Comme elle a payé 7 milliards aux prestataires, elle se retrouve avec un surplus de 4 milliards. Quatre milliards de taxes cachées. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    jeudi 26 février 2009 07h54
    Un levier économique pour le Québec
    « La CDP fut créée pour servir de levier économique du Québec et c'est ce qu'elle aurait dû faire d'abord.

    Si nos gouvernants, par exemple, avaient été intelligents et visionnaires, ils auraient empêché la vente catastrophique d'Alcan à des financiers, vidant ainsi cette entreprise de tous les pouvoirs québécois et l'endettant à mort.

    De plus la CDP, si elle avait participé à un montage financier pour l'acheter, au même prix que les fonds qu'elle a perdu, serait aujourd'hui propriétaire d'actifs incroyablement valables, aurait préservé la gouvernance québécoise de cette entreprise et serait, malgré la baisse du prix de l'aluminium, le meilleur gestionnaire de fonds au Canada au lieu d'être le cancre.

    ... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 26 février 2009 08h12
    Le très provincial PLQ de M. Charest a la caisse à terre
    « Vous écrivez : «Quant au gouvernement Charest qui a péché par manque de transparence tout au long de l'automne»

    Que c'est joliment écrit : La vérité, il a nié la vérité aux Québécois pour se faire réélire en plus d'éliminer l'ADQ, ce qu'il a réussi parfaitement. »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    jeudi 26 février 2009 08h34
    Qui n'a jamais péché...
    « Le gouvernement Charest n'est certes pas sans reproches. Il n'en reste pas moins que l'ex-PDG "fuyard", Henri-Paul Rousseau, fut nommé par le gouvernement Bouchard-Landry!
    Que l'on commence d'abord par "dépolitiser" cette importante fonction et ce sera déjà un pas immense dans la bonne direction! »

  • Eric Barnabé
    Inscrit
    jeudi 26 février 2009 09h38
    Le problème: Qui contrôloe la CDP ?
    « Si le gouvernement ne contrôle par la gestion de la CDP, qui le fait ? Les derniers mois nous ont prouvés que les québécois ne peuvent rien devant les gestionnaires de la CDP. Depuis plusieurs mois, c'est l'ADQ qui demandait des compte au gouvernement, le propriétaire. Le simple fait de ne pas fait de ne pas s'ingérer dans la gestion prive l'ensemble des québécois de moyens de contrôles sur 120 MM$ de contributions provenant de leur poche pour leur avenir. Un mécanisme de contrôle est nécessaire avant qu'un gestionnaire moins scupuleux se serve des fonds de la CDP à la manière d'unev lieutenant-gouverneure. »

  • Alain L'Heureux
    Inscrit
    jeudi 26 février 2009 09h45
    De gérant d'estrade à la pratique de l'administration.
    « Vous avez écrit: "Comment se fait-il qu'on ait détenu 13 milliards de PCAA alors que le marché monétaire offrait d'autres produits?"

    J'apprécierais que vous précisiez à quels autres produits du marché monétaire vous faites référence.

    Avec respect, vous pourriez aussi, pour le bénéfice de tous, nous indiquez votre expérience personnelle de placement pour les 10 dernières années, et quel rendement sur vos placements personnels vous avez obtenus.

    Si vous répondez loyalement à ces questions et que vous battez le rendement de la CPDQ, nous pourrions suggérer votre au nom pour remplacer, par exemple, Mme Claudette Carboneau au conseil d'administration de la CDPQ. »

  • claire dufour
    Abonnée
    jeudi 26 février 2009 09h49
    @pierre samuel
    « Monsieur,
    Mais qui a changé la Loi??? »

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    jeudi 26 février 2009 11h26
    Mensonges et pertes de temps !
    « Vous avez dit : ''D'ici quelques semaines, les députés tiendront une commission parlementaire où les dirigeants de la Caisse, dont l'ancien président Henri-Paul Rousseau, seront appelés à comparaître. Ce sera le moment où les élus pourront exprimer leurs critiques...''

    Ça va coûter une fortune et ça sera tout à fait inutile. Vous pensez vraiment que les dirigeants de la caisse de dépôts vous donneront l'heure juste ? Vous diront la vérité ? Vous êtes d'une naiveté, mon cher. Êtes-vous, premièrement, sûr, que les chiffres qu'ils ont laissé sortir, sont exacts ? Qu'il n'y a pas eu d'erreurs sur les amortissements ou encore ont-ils inventé une nouvelle manière d'additionner les chiffres tel que Jérôme-Forget le proposait dernièrement...

    Ça sera juste un gros ''show'' et une parti de plaisir pour l'opposition de lyncher sur la place publique quelques individus ainsi que le PLQ qui leur mentiront comme ils ont l'habitude de le faire.

    Est-ce que ça règlera notre problème ? Nous redonnera notre argent ? Non. J'irais même jusqu'à dire que pendant que les médias seront concentrés là-dessus on va détourner l'attention des citoyens du vrai problème la direction de la caisse qui continue actuellement le dilapidage.

    Y a t-il des dirigeants qui ont un problème de ''gambling'' ?

    Depuis quand la caisse fait du gambling à la bourse avec des fonds de retraite ???

    Premièrement avant de penser qu'est-ce que l'on fera à l'avenir avec la caisse faut s'occuper du présent. Il faut envoyé la vérificatrice générale du Canada faire le ménage afin que l'on n'ait l'heure juste.Le Vérificateur du Québec, je crois que c'est un poste de figuration, je n'ai jamais entendu dire qu'il avait fait le ménage à quelque part, ni qu'il avait vérifié HQ, Loto-Québec, SAQ, ou autre....

    Il faut qu'elle nous dresse le portrait réel et précis de la situation et ses prévisions pour les deux prochaines années en plus de vérifier s'il y a eu négligence financière frauduleuse.

    Selon moi, les économistes portent des lunettes très roses ou alors ils sont d'une naiveté...

    Nos politiciens manquent tellement de vision, de créativité, de leadership que l'économie canadienne n'est que le copié collé de l'économie américaine. Donc, depuis des décénies le gouvernement canadien applique la même chose mais après eux. Il y a un décalage d'environ 6 mois à un an.

    Il ne peut pas nous arriver autre chose que ce qui arrive aux États-Unis puisqu'on fait la même chose qu'eux. Comme exemple, l'aide aux manufacturiers automobiles imcompétents et dont on ne veut plus les produits. C'est une erreure. Dans moins de 10 ans ils commenceront à recevoir des poursuites, des demandes en dommages et intérêts parce que des gens seront malades à cause de la polution causée par leurs véhicules alors qu'ils en conaissaient les dangers et n'ont rien fait pour la réduire. Ils ne nous rembourseront donc jamais, c'est encore de l'argent perdu. De plus c'est de la dictature et du protectionniste ça va à l'encontre du système capitaliste ! Si les gens n'achètent plus de leur bagnole, c'est parce qu'ils n'en veulent plus ! S'ils n'en veulent plus, c'est que ces voitures ne répondent plus à leur besoin. Ces compagnies doivent donc mourrir tranquilement si elle ne veulent pas évoluées et laisser la place à ceux qui naîtront et nous permettront de garder la jouisance de l'automobile sans polluer.

    Donc, à mon avis, la situation actuelle aux États-Unis est à peu près identique à celle qui sera au Canada dans 6 mois à un an. On se dirige selon moi vers une dépression, c'est le boomerang qui nous revient c'est en majorité causé par la spéculation boursière qui n'est pas naturelle dans le capitaliste car elle fausse la réelle demande.

    À mon avis on entrera dans le pire de la crise en 2010. En 2012 on commencera à se sortir la tête de l'eau tranquillement si un parti souverainiste (sans référendum)compétent et sans corruption est au pouvoir.

    Un Québec souverain nous permettrait de se sauver de la gigantesque dette fédéral ou sa faillite qui s'en vient de l'ouest. Les sables bitummineux ce n'est pas l'avenir...

    En reprenant notre économie en main on pourra miser sur une économie verte puisqu'on n'a les ressources(le parti Jeanne du Lys a une plate-forme de développement économique vert.)C'est ça l'avenir !

    Un Québec souverain nous permettrait, de transfèrer le 50 milliard que l'on verse au fédéral à chaque année dans nos coffres. Ça nous aiderait à veiller que chaque citoyen du Québec ait pendant la crise un toit et quelque cghose dans son assiette. De plus toutes nos infrastructures ont été négligés et sont à refaire avec cette argent on pourra le faire en plus de stimuler notre économie.

    Après la crise, on pourrait en appliquant ce montant total à notre dette et à renflouer les pertes de la caisse de dépôt. En cinq ans, après la crise on pourra avoir renflouer la caisse et rembourser le déficit.

    Une fois le Québec souverain, maître de ses lois, on pourra aussi se servir de ce 50 milliard pour nationaliser les raffineries sur notre territoire. Fini les cartels d'essence ! Ils ont voulu écoeuré le peuple ! Tant qu'à se faire poluer aussi bien en retirer les profits ! On va nationaliser celles-ci et ainsi contrôler le prix de l'essence, après le calcul de nos coûts et notre prix de vente on établira un prix de détail suggèré pour les détaillants.

    Cependant, nous ne développerons pas l'exploitation. On tentera de produire l'équivalent de la consommation au Québec, en attendant que notre nouvelle énergie(nationalisé)100 % verte l'hydrogène soit prête à prendre la relève. Celle-ci par contre une fois organisé au Québec sera exporté. Des usines de véhicules qui peuvent fonctionnés soit au pétrole ou soit à l'hydrogène, dont BMW a la technologie, seront implanté au Québec.

    Un avenir économique prospère pour le Québec passe par notre souveraineté. De continuer de laisser l'ouest et ses intérêts pétroliers faire les lois qui nous régissent nous appauvrira de plus en plus. C'est évident !!!

    Quoi qu'il en soit, baby boomers, retraités, réveillez-vous ! Ou est l'intelligenscia québécoise ? Y a t-il des avocats dans la salle ? Ce n'est pas la génération Y, soit les enfants rois, qui vont sortir de ça...de toute manière ce n'est pas à eux de le faire, c'est votre négligence de la surveillance politique alors c'est à vous de le faire prenez vos responsabilités ! Je ne pense pas que votre retraite sera bien dorée si le Québec fait faillite... de surcroît même les sages de la cité auront de la difficulté à reprendre les rennes on ne peut pas demander à des enfants de nous sortir de cette impasse.

    Agissez, si le PLQ ne veut pas bougé...faites-le par voie juridique, une requête en recours collectif demandant de mettre la caisse sous la tutelle de la vérificatrice général du Canada(j'ai confiance en elle, elle est compétente et n'a pas peur de personne, même pas d'Harper)et envoyé tous les cadres et l'exécutif en congé avec solde, pour le moment le temps que lumière soit faite. S'il y a lieu des saisis afin de récupérer une partie de notre argent pourraient être effectués ou des acusations portés si jamais il y avait lieu.

    C'est notre argent et ont n'a le droit de l'exiger !!!

    De plus je vois très mal un juge refuser la requête en plus de ce que ça pourrait entraîner pour lui si la mauvaise gouvernance et/ou d'autres pertes s'en suivaient pour la caisse après son refus...

    Il faut immédiatement agir !

    Ils sont présentement entrain de vouloir faire une vente de feu avec le parc immobilier des Québécois !!! Ce n'est pas le temps de donner notre immobilier !!!

    Belle gang d'imcompétents ! Ont-ils vraiment des diplômes en économie ? Avec les salaires qu'ils gagnent ils sont suposés être la crème mondiale des gestionnaires de fond ???


    Vous avez dit : ''Si nous connaissions l'avenir, il serait facile de choisir entre une gestion active de portefeuille, souvent plus rentable mais aussi plus risquée, et une autre beaucoup plus prudente mais dont le rendement est assurément bas. Dans un contexte où la théorie de la diversification fait chou blanc parce que toutes les formes d'investissements présentent des rendements négatifs, sauf les obligations gouvernementales à taux bien inférieurs aux besoins des déposants, bien malin qui saurait dire où et comment investir.''

    À mon point de vue, l'avenir est toujours prévisible puisqu'elle est le résultat des décisions du présent, comme le présent est le résultat des décisions prises par le passé.

    Bravo à monsieur Bourgeois pour sa victoire contre la propagande des plaines. Cependant, même si je sais qu'il ne ferait pas mal à une mouche et que je comprends qu'à force de se faire oppresser et humilier en tant que québécois de langue française et de les voir manipuler et mentir au peuple ainsi ça peut provoquer, même si je n'approuve pas ces excès, des élans de colères verbales.

    On n'aurait peut-être une autre mission pour vous...lors d'un reportage j'ai vu à l'entrée de la chambre des communes une armoirie qui représente le Canada uni...sur laquelle ils ont enchaîné le Québec en poussant l'affront jusqu'à mettre un collier de chien au Québec ??? En plus, toute leur papetrie même au Québec porte cette armoirie ??? Pouvez-vous faire pression sur le Bloc, ils ne l'ont jamais vu ??

    Je suis heureuse de savoir que maintenant je pourrai peut-être parler contre le PQ et le Bloc sur le forum du Québécois sans être bannie...

    Sylvie R. Tremblay
    Parti Jeanne du Lys
    Souveraineté Autonomiste »

  • Hubert Lavigne
    Inscrit
    jeudi 26 février 2009 11h40
    Mais aurait elle fait mieux??
    « Vous dites M. Sansfaçon que, peut être la Caisse devrait investir dans des titres indiciels et des obligations garanties par les gouvernements? et qu'elle aurait dû détenir des produits du marché monétaires etc. Mais du point de vue purement financier, est-ce que la Caisse aurait fait mieux qu'elle a fait depuis sa création ou même depuis dix ans, si elle avait été agit de façon aussi conservatrice?? Ça paraît très aujourd'hui parce que -25%, c'est pas beau mais sur une longue période je ne pense pas qu'on aurait fait mieux.
    Par contre vous avez raison, notre Caisse ne devrait pas faire de la spéculation dangereuse avec notre pécule et devrait se contenter de rendement plus raisonnable quitte à augmenter les cotisations si les besoins se font sentir compte tenu des impératifs démographiques.
    Oui, les gestionnaires ont erré, mais c'est la philosophie du mandat qu'il faut adresser; les intentions du gouvernement quant aux objectifs et au mandat, doivent être clairement exposés au public. Et la composition du Conseil d'administration doit revue en conséquence.
    Par ailleurs, le comportement du gouvernement pendant la campagne électorale, et leur réponse à la crise actuelle, ne nous disent rien de bien quant à leur responsabilisation du phénomène. Comme si c'était mal de reconnaître une erreur. Se défiler n'est pas de nature à redonner confiance à la population.
    Hubert Lavigne »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 26 février 2009 11h40
    Transparence
    « Le principal problème avec la Caisse m'apparait être le manque de transparence. En plus de devoir rendre compte au gouvernement très régulièrement, la Caisse devrait être surveillée par un genre de Comité chien de garde comprenant des gens de plusieurs milieux et de tous les partis politiques.

    Ce Comité de surveillance devrait régulièrement faire rapport à l'Assemblée nationale et à la Caisse.

    De cette façon, si éventuellement il y a des dérives dans la politique ou les placements, elles seraient plus faciles à détecter et à corriger que dans l'état actuel de cachotteries, où même le premier ministre Charest dit (faut-il le croire?) qu'il ne sait rien. »

  • Maurice Monette
    Abonné
    jeudi 26 février 2009 12h02
    L'immaturité de l'espèce humaine est légendaire et sera toujours à surveiller...à tout le moins, tant qu'elle pourra vivre sur cette planète!
    « Si les gens trouvent que ce qui se passe est scandaleux, à quoi pouvaient-on s'attendre d'esprits ou âmes qui ne croient qu'au pouvoir monétaire pour Évoluer en Grâce et en $age$$e (sagesse)?

    Ce scandale financier n'est que la preuve qu'avoir inversés les rôles entre ce qui est le véritable BUT de nos incarnations et les outils pour y parvenir, ÇA ne peut pas fonctionner. Cette Terre était d'Émeraude avant que cette course à l'enrichissement ne soit déclenchée en 1989. Plus précisément juin 89, quand karol wojtyla alias le pape jean-paul II ait cédés les cordons de la bourse mondiale aux boursicoteur de la planète. Cette dernière est devenue un grand dépotoir de moins en MOINS propice à la Vie Incarnée donc, le Paradis Terrestre d'Adam et Ève a fini par être victime de la cupidité Avaricieuse des humains(es) qui l'habitent...

    C'est triste mais, c'était à prévoir avec cette conversion au matérialisme pécunier car, plusieurs(es) ont perdue leur MATURITÉ pour la troquer contre le dieu argent. Alors, qu'ils / elles continuent à "jouer" avec leurs "papiers commerciaux", ce sera sûrement édifiant lorsque viendra le temps de faire le bilan de leur dernier passage incarné(e) devant nos SUPÉRIEURS(ES) CÉLESTES car, ne nous y trompons pas, TOUT ce qu'on fait ICI-BAS est mis dans la BALANCE pour déterminer ce que sera la prochaine Épreuve d'incarnation.

    Alors, avec toute la dévastation que leur cupidité Avaricieuse a causée, ce n'est pas de sitôt qu'ils / elles auront la possibilité de se réincarner dans un tel Éden que Celui sur Lequel ils / elles avaient eu la CHANCE de venir essayer d'Évoluer en Grâces et en $age$$e (sagesse). Malgré tous les avertissements qui avaient été faits depuis environ vingt ans, ces gens ont continués(es) de nous faire enfoncer dans la GÉHENNE alors, ils / elles ne s'en sortiront pas de sitôt.

    Merci de votre Attention & on ne veut pas y croire mais...

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    BIOLOGISTE #939
    Spécialité Écologie
    Grande Rivière »

  • Steve Bergeron
    Abonné
    jeudi 26 février 2009 12h19
    La courte vue, et l'émotivité
    « Malheureusement, on entend toutes sortes de commentaires sur le soi-disant manque de compétence des gestionnaires de la Caisse de dépôt : pourquoi ont-ils autant investi dans ces fonds toxiques? Pourquoi ne sont-ils pas les meilleurs gestionnaires au monde?

    Tout le monde a perdu, dans des ordres de grandeur tout à fait semblables aux perte de la Caisse. De plus, on entend parler de cette perte comme si c'était une perte réel, comme si on venait de vendre tous les titres de la caisse. Les marchés sont complètement désinvestis, ils est NORMAL que les marchés soient bas! Et il n'est jamais le bon moment pour changer ses stratégies de placements lorsque tout est aussi bas.

    Concernant les fameux papiers commerciaux, avec leurs actifs toxiques, il est très facile de blâmer, après coup, les gestionnaires pour leur ignorance où leurs abus, lorsque PERSONNE à l'époque ne connaissait la nature mauvaise de ces fonds. Le problème en est un de réglementation, et non d'incompétence de la Caisse.

    En fait, nous verrons la compétences et le sérieux des gestionnaires de la Caisse de dépôt si on les voit garder le cap, malgré les hauts cris des ignorants. »

  • denis legault
    Inscrit
    jeudi 26 février 2009 14h49
    devrait-on toujours gagner
    « Le Québec est entré dans le monde de la finance voilà si peu peu de temps, 40 ans. Il est normal que nos spécialistes en échappent une quand la finance déraille comme c'est le cas présentement.

    Au lieu de chercher le coupable, il faudrait prendre cela comme un apprentissage. À moins que le monde de la finance ne nous intéresse pas. Si tel n'est pas le cas, il va bien falloir à perdre une fois de temps en temps. »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    jeudi 26 février 2009 15h57
    @ Claire Dufour
    « Madame,

    Il serait bon que vous sachiez que tous les patrons de la Caisse depuis vint ans, peu importe les gouvernements (libéraux ou péquistes) ont défini leur objectif de la même manière en tentant de battre les indices et de se classer parmi les premiers! Les principaux responsables de la débandade actuelle sont ses gestionnaires complaisants et au premier chef le "fuyard" Henri-Paul Rousseau qui n'a surtout pas à se défiler! »

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    jeudi 26 février 2009 23h08
    Pomerleau
    « Plusieurs imbéciles qui écrivent ou versent leur fiel sur ce sujet devrait suivre votre exemple. Votre recherche est très juste et des liens occultes restes à trouver.

    De plus, Jean Charest prévoit de nommer Monsieur Jean Houde qui depuis la fin de l'été, il savait l'ampleur des pertes à la CDP du Québec. Il y a probablement des imcompétents au ministère des finances comme le dit Monsieur John Charest et Madame Gérôme. La transparence n'est pas une de leur qualité et les membres de leur famille ont probablement un honte aujourd'hui.

    Monsieur Sanfaçon c'est un bel effort votre éditorial, mais vous n'avez pas fait trop d'effort en rapportant ce que les autres écrivent, ça manque de profondeur.

    Le groupe Gesca s'occupe des communications et Parisella ( La Firme BCP a reçu 64 millions de contrat des commandites pour un profit de plus de 12 millions, il reconnait que cet un rendement de 18% ) donnera des conseils à Jean Charest pour ajuster ses flûtes, expliquer que veut dire peau de chagrin à Madame Gérôme et lui demamder ou est situé son écran radar.

    Encore bravo Monsieur Pomerleau, c'est un exemple pour les soi-disant journaliste(e)s. »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    samedi 28 février 2009 09h36
    @ madame Sylvie Tremblay
    « Madame Tremblay, vous dites:...une armoirie sur laquelle ils ont enchaîné le Québec en poussant l'affront jusqu'à mettre un collier de chien au Québec ??? En plus, toute leur papetrie même au Québec porte cette armoirie ??? Pouvez-vous faire pression sur le Bloc, ils ne l'ont jamais vu ??

    Il y a eu des initiatives à ce sujet, dont celle d'un citoyen étudiant en droit. Il va de soi que le fédéral n'ait aucun intérêt à épuiser le droit interne sur certaines questions. Je vous invite à aller devant le bureau de poste rue Cathcart angle Ste-Catherine. Vous y constaterez que seule la pierre de cette fameuse chaîne entourant le cou de la licorne a été méticuleusement enlevée sur l'une des 2 armoiries de cet édifice. Avec le temps, on en voit moins la trace, mais la chaîne était toujours absente la dernière fois que je suis passée devant l'édifice. Je sais de l'histoire que la personne a attendu une vingtaine de minutes l'arrivée des policiers en leur expliquant le motif de son acte, et, qu'il voulait soumettre une cause constitutionnelle dont il voulait débattre. Il a en sa possession un film de 2 minutes alors qu'on le voit briser la chaîne. Aucun média n'a cependant parlé de cette histoire.

    De toute évidence, les policiers ignoraient ce dont il leur parlait. Alors, ils l'ont interné. Ils l'ont placé en institution psychiatrique pendant 2 semaines quoiqu'il soit saint d'esprit, et cela, sans prévenir qui que ce soit.

    Lors de la comparution, il a déposé des documents en preuve qui sont restés lettre morte...mais, le plus surprenant, c'est qu'il n'a pas eu à débourser la somme qu'on lui réclamait au départ. J'imagine que les 2 semaines passées enfermé dans le centre n'en sont pas l'unique cause.

    Donc, aucune conséquence pour avoir brisé la chaîne entourant le cou de la licorne représentant le Québec enchaîné. Étrange!

    Il semble que lorsque quelqu'un brise l'objet de notre soumission, on ne veuille même pas en parler et alerter l'opinion publique. Même la couverture médiatique laisse à désirer. »

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