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L'horreur du vide

Michel David   24 février 2009  Québec
Le PQ ne manque pas de culot de dénoncer l'«inaction» et le «laisser-faire» du premier ministre Charest dans l'affaire de la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham.

Il est vrai que M. Charest en a fait tout juste assez pour ne pas être accusé d'approuver l'initiative de la Commission des champs de bataille nationaux, mais le PQ a lui-même tenté de ménager la chèvre et le chou pendant des semaines. Son hésitation à dénoncer cette aberration pour ne pas nuire à la saison touristique à Québec a été pitoyable.

Au conseil national de la fin de semaine dernière, certains ont bien vu l'incongruité de demander au gouvernement fédéral de confier la surveillance de la programmation du 250e anniversaire de la conquête... au PQ. Peu importe, les délégués ont même adopté une résolution qui engage leur parti à organiser lui-même des «activités de commémoration», si celles prévues par la CCBN sont jugées insatisfaisantes.

Comme pour faire oublier sa procrastination initiale, le PQ veut maintenant mettre les bouchées triples. Il réclame non seulement la rétrocession des Plaines et des terrains dont le gouvernement fédéral est propriétaire sur la colline parlementaire, mais également l'abolition du pouvoir déclaratoire, qui a permis à Ottawa d'ériger les Plaines en parc fédéral. Un pouvoir qui existe dans presque toutes les fédérations.

Ce zèle tardif ne changera cependant rien au fait que des «extrémistes», comme Pierre Falardeau ou le directeur du journal Le Québécois, Patrick Bourgeois, ont été nettement plus efficaces que le PQ pour alerter l'opinion publique. S'il n'avait pas été aussi mou, ils n'auraient pas eu autant d'audience.

Il est clair que le PQ ne peut pas se permettre d'être associé de près ou de loin à des gens qui encouragent la violence, ou s'abstiennent de la condamner, mais il doit également faire en sorte de limiter leur espace au sein du mouvement souverainiste. Comme la nature, la politique a horreur du vide.

***

Il y a longtemps que le Réseau de résistance du Québécois (RRQ) se distingue par un militantisme musclé et un vocabulaire souvent excessif, que ce soit dans le journal ou dans les ouvrages publiés par sa maison d'édition. Le plus récent livre de M. Bourgeois, La Nébuleuse, qui présente Jean Charest comme un simple pantin de l'empire Desmarais, est un pamphlet qui tient presque du libelle.

Au conseil national, plusieurs de ceux qui incluaient le RRQ dans les «organisations indépendantistes qui oeuvrent pacifiquement à la promotion des intérêts du Québec» n'avaient peut-être pas pris connaissance des propos que M. Bourgeois avait tenus au sujet de la radio-poubelle de Québec. Il est vrai que certaines stations sont carrément insupportables, mais de là à se dire prêt à applaudirsi on y mettait le feu...

Si bon nombre de souverainistes, notamment les jeunes, éprouvent de la sympathie pour ces kamikazes de l'indépendance, malgré leurs débordements, c'est qu'ils sentent chez eux une détermination inébranlable dans la quête du pays. Cet activisme est peut-être hargneux, mais il contraste avec le ronron satisfait du PQ.

Samedi matin, le président sortant de la commission politique, François Rebello, a commencé son allocution devant le conseil national en disant: «On est tous fiers de notre belle victoire.» On peut comprendre que M. Rebello soit bien content d'être enfin député, mais faut-il vraiment pavoiser parce que le PQ a retrouvé son statut d'opposition officielle?

***

Pauline Marois a parfaitement raison de reprocher au gouvernement Charest l'abandon de tout objectif mesurable pour désengorger les urgences. Comme elle dit: «À partir du moment où on ne fixe plus d'objectifs, on n'a plus à les atteindre.»

Ce qui vaut pour les urgences vaut aussi pour la souveraineté. À partir du moment où personne ne sait si le prochain référendum aura lieu dans 5, 10 ou 50 ans, la mobilisation devient très problématique.

Comment ne pas être sceptique en entendant Mme Marois promettre de «faire grandir l'enthousiasme pour la souveraineté»? Quoi qu'elle en dise, il tombe sous le sens qu'une crise économique de dimension planétaire, qui force les plus puissants États de la planète à une solidarité tout à fait inhabituelle, n'est pas particulièrement propice à la pédagogie de la sécession.

D'ici l'été, la direction du PQ s'emploiera à rédiger la «proposition principale» qui sera soumise aux militants en prévision du prochain congrès, qui devrait être tenu à l'automne 2010. Comment reformulera-t-on l'article 1 du programme?

Au conseil national de mars 2008, Mme Marois avait introduit dans le discours péquiste le concept de «gouvernance nationale» dans le respect du cadre constitutionnel actuel. Évoquant les prochaines élections générales, elle a parlé samedi d'un «mandat de gouverner en souverainistes», sans attendre la tenue d'un référendum. Autrement dit, en demeurant au sein du Canada. Enchâsser dans le programme cette variante du célèbre aphorisme d'Yvon Deschamps serait sans doute le meilleur moyen de garantir un bel espace politique à Patrick Bourgeois et à ses amis.

***

mdavid@ledevoir.com






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  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 24 février 2009 02h55
    J'ai toujours l'impression que le PQ est là pour endormir les souverainistes.
    J'ai toujours l'impression que le PQ est là pour endormir les souverainistes, afin de les détourner de la souveraineté du Québec.

    Ils attirent une bonne pari du vote souverainiste, pour mettre ensuite en veille la souveraineté, ça ne fût pas toujours ainsi. Le fameux article 1(que j'ai jamais trouvé, est-ce qu'il existe vraiment?) à déjà prévalu.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    mardi 24 février 2009 03h12
    Le sens perdu du PQ
    Depuis le dernier référendum, le PQ se cherche un nouveau ton. On a vu les "modèles Belges", une "union à l'européenne", des variantes plus ou moins proche de la Souveraineté-Association de René Lévesque...
    En fait, je vais probablement dire une hérésie mais... euh... peut-être qu,on devrait y revenir? Je sais, on l'avait écarté parce que trop mitoyenne, trop molle ou compliquée, un peuple ne négocie pas son indépendance à moitié... Mais quand on regarde la réthorique fédéraliste (d'ouverture, asymétrique, autonomiste, alouette...), faut admettre qu'ils s'en inspirent drôlement. Au point où nous en sommes, avec une province qui vote en Bloc, qui veut un titre de nation mais qui ne veut pas se séparer, c'est peut-être une solution de ce type-là qui mettrait fin à notre Grande Procrastination Nationale. On pourrait même la retoucher un peu et l'abrier d'un autre nom, juste pour éviter les montées de lait?
    Je suis naïf, mais je rêve du jour où, en écoutant les nouvelles, on n'entendra plus parler de déséquilibre fiscal réglé mais pas réglé, de partage de compétences exclusives mais empiétées, et de petits politiciens qui se déchirent pour des strapontins à l'ONU pas assez confortables à leur goût. Et qu'on ne se sentira pas attaqué dans nos tripes dès qu'on voit un type en costume d'époque.

  • Guy Archambault
    Abonné
    mardi 24 février 2009 05h00
    Égalité ou indépendance !
    Je propose ici une autre utopie. Je crois que rien de ce que je propose ici ne se réalise un jour. Mais je le propose quand même pour illustrer des aspects qu'on n'aborde jamais quand il s'agit de changer le statut du Québec dans la Fédération canadienne.

    À mon avis, le seul message rassembleur que le PQ devrait promouvoir pour les 15-20 prochaines années serait celui de feu Daniel Johnson : Égalité ou Indépendance.

    Ce serait l'occasion d'asseoir la thèse des deux nations fondatrices et de démontrer le glissement depuis 1867 vers l'inégalité entre les deux nations. Ce serait l'occasion de faire un cours d'histoire pendant une quinzaine d'année. C'est le temps que ça prend pour un peuple de développer une vue commune sur son histoire et son avenir. Ce serait aussi l'occasion de convier l'ensemble de la population à définir les conditions de l'égalité et, par contraste, celles de l'indépendance.

    Le premier geste pédagogique de ce projet collectif serait, pour le PQ, de promettre un référendum dès la première année de son élection. Un référendum rassembleur et progressif étalé sur un minimum de trois ou quatre ans.

    La question du premier référendum serait la suivante : quelle option préférez-vous pour le Québec parmi les cinq (six) suivantes voulez-vous comme citoyens et citoyennes du Québec ?

    A- Le statut quo et la signature immédiate de la constitution de 1981.
    B- Un statut particulier pour le Québec afin de tenir compte de sa culture particulière.
    C- La Souveraineté accompagnée d'une association politique et économique avec le Canada.
    D- L'indépendance.
    E - Si nécessaire, une autre option à être titrée et explicitée par un parti politique provincial ayant obtenu au moins 5% des voix lors des deux dernières élections provinciales.
    F- Si nécessaire, une autre option à être titrée et explicitée par un parti politique provincial ayant obtenu au moins 5% des voix lors des deux dernières élections provinciales.

    Après le décompte des voix lors de ce premier référendum, si aucune des options ne recueille 50% des voix plus une, on élimine de la liste celle qui a obtenu le moins de voix et toutes celles qui n'ont pas obtenu au moins 10% des voix. Et on procède, un an ou deux plus tard à un nouveau référendum avec les options encore en lice. On s'oblige comme peuple à aller ainsi jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que deux options en lice et à définir une fois pour toutes ce que nous voulons collectivement étant donné que tous nous nous engagerions à respecter au point de départ le choix final de la majorité absolu obtenue lors du dernier référendum et qui engagerait le gouvernement du Québec, quel qu'il soit à s'asseoir avec le gouvernement fédéral afin d'obtenir de sa part qu'il respecte le choix final clair et majoritaire des Québécois. À défaut de quoi ce serait l'indépendance, ce que la loi sur la clarté référendaire permet.

    Les résultats successifs de ces trois ou quatre référendums auraient l'avantage de donner progressivement et clairement au reste du Canada une réponse à leur question : What does the Québec want ? On peut supposer qu'il prendrait enfin conscience que le statu quo
    privilégié par la culture à dominante anglophone est inacceptable pour le Québec. On peut supposer aussi qu'il prendrait conscience que la réalité de 2 nations comme base politique fondamentale du Canada est aussi importante que celle de 10 provinces.

    L'évolution constitutionnelle doit se construire avec l'ensemble des citoyens du Québec et du Canada et il doit y avoir quelque part un groupement qui prend conscience de cette nécessité et en assume le leadership. Tant que cela ne sera pas fait, on restera dans le statu quo marécageux actuel.

    Je crois que seul le PQ peut être ce groupement capable d'organiser un processus collectif devant mener à un changement constitutionnel favorable aux aspirations actuellement confuses des Québécois.

    Guy Archambault

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 07h09
    "des activités de commémoration"
    Pauvre PQ. C'est vraiment ne rien comprendre au fonctionnement de nos médias. Pathétique.

    Les médias couvrent un événement. Ca prend un show. Remember le 60e anniversaire du débarquement de Normandie. Couverture mondiale. Pendant 3 jours on a fait le point sur le débarquement et la victoire.

    Pas de show, pas de couverture. Le Fédéral nous offrait un gros show gratos. Pendant 3 jours on aurait pu revivre la bataille de 59 et l'an prochain celle de 60. A deux reprises on aurait pu faire le point sur ce moment capital de notre histoire. C'est foutu.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 08h19
    Le Pq...
    ...se parle à lui-même ça ne peut interesser les braves citoyens. Ça veut dir quen les nombrils servent au moins àa ça, au monologue. Portant je ne suis pas fédéraliste, ni Gesca, ni colonisé (suis un colonisateur québécois d'il y a 400 ans avec ancêtres itou itou).
    "Il est clair que le PQ ne peut pas se permettre d'être associé de près ou de loin à des gens qui encouragent la violence, ou s'abstiennent de la condamner,(...)." Ni ceux qui "encouragent" ou "s'abstiennent", difficile concept que seul Salomon notre chrétien de l'ancien Testament récupéré par Hollywood pourrait aider à comprendre en toute justice. paroles, paroles, paroles...La vie est belle avec de l'humour et de l'amour, faut pas s'en faire.

  • Marc Gendron
    Abonné
    mardi 24 février 2009 08h20
    Visa le noir, tua le blanc
    Les atermoiements du PQ dans l'affaire de la Bataille des Plaines étaient gênants. Mme Marois a été la dernière à en réclamer l'annulation.

    Quant aux propos du RRQ, elle les a dénoncés le lendemain que Jean Charest lui eût intimé l'ordre de le faire. Un vrai rizome.

    Le PQ est-il encore capable de penser et d'agir par lui-même, prendre ou garder l'initiative dans un dossier, sans toujours tergiverser et avoir l'air de prendre ses décisions à la lumière de ce que les autres pensent de lui?

    On ne parle plus de référendum, soit. Mais on ne parle plus de souveraineté non plus. À moins de dire des généralités et des platitudes. Ou pire encore, des âneries comme cette idée que la crise économique est une alliée pour faire l'indépendance. Pas évident...

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 08h29
    C'est très bien au contraire
    Plus les clowns comme Bourgeois ou Falardeau feront de trouble, mieux l'opinion publique saura à quoi s'en tenir sur l'idéologie national-fasciste qu'ils représentent. Or mettez vous dans les souliers de Marois et des dirigeants du PQ: ils n'ont pas le choix que de laisser ces hurluberlus se pendre avec leur propre corde.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 09h37
    Nouvelle arme ou épreuve olympique, le lancer de la m....
    M. David écrit : «des «extrémistes», comme Pierre Falardeau ou le directeur du journal Le Québécois, Patrick Bourgeois, ont été nettement plus efficaces que le PQ pour alerter l'opinion publique. »

    Bien oui, la promesse de lancer de la m.... et celle d'administrer des coups de pied au c.. fait toujours plus d'effet que la parlure en cul de poule.

    Maintenant, Québec va avoir rien à la place d'une vilaine reconstitution qui heurte les émotions.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 24 février 2009 10h21
    Choix cornélien: La "cause" ou la carrière...
    M. David, vous cernez parfaitement le dilemme atavique du PQ, perpétuellement assis entre deux chaises à vouloir préserver la chèvre et le chou, essentiellement dans le but d'acquérir le pouvoir et de s'y maintenir à l'aide d'astuces sémantiques les plus tordues les unes que les autres!
    Quel observateur le moindrement "lucide" (oh! quel mot tabou!) peut encore se laisser berner par ces "carriéristes", prêts à toutes les compromissions pour ensuite se poser en "vierges offensées" en périodes de crises et en campagnes électorales, alors qu'ils profitent amplement du système actuel depuis des décennies!
    Le RIN de Bourgault de jadis et le RRQ d'aujourd'hui, malgré leur "extrémisme" ont au moins le courage de poser la "vraie question" du "pourquoi" de l'existence de cette "lutte séculaire", qu'elle soit encore appropriée ou non, et ce, sans avoir à "préserver leurs arrières"!
    Les députés autant péquistes que bloquistes savent pertinemment qu'agir avec pareille franchise envers l'électorat, sans même verser dans l'outrance, signifierait pour eux le sabordage de leur(s) parti(s) et carrières!

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 10h27
    «Respecter le peuple ou la démocratie ? »
    «Respecter le peuple ou la démocratie ?»

    Je crois que l'accession à l'indépendance serait beaucoup facile vendre, si cette accession au pays était assortie d'un projet de société très novateur, inventif, carrément «progressiste» voire même... révolutionnaire... dans le bon sens du terme... évidemment...

    Assurant clairement à notre société, un virage social et écologique, plutôt que trop étroitement culturel et linguistique.

    Un Québec social, où tous et toutes bénéficieraient prioritairement d'une couverture en béton pour assurer leurs besoins de premières nécessités.

    Un Québec carrément «Vert» et écologique, aussi doté d'un programme d'autonomie alimentaire et d'une protection de son marché commercial.

    Un Québec qui pourrait développer et vendre, et ce, même à travers le monde une automobile électrique par exemple.

    Mais, politiquement parlant, il faut aussi savoir choisir ses stratégies de batailles.

    Et la stratégie «référendiste» semble avoir atteint plus que ses limites.

    D'ailleurs, à mon sens, ce «référendisme» à répétition, a toujours été une stratégie perdante. Faisant de plus, du PQ un bon petit parti provincialiste, à peine plus à gauche que le Parti libéral lui-même...

    Il n'ait eu nul besoin d'un référendum pour faire entrer le Québec dans la confédération canadienne.... Pourquoi en faudrait-il un pour ne sortir ??

    Sans un radical virage stratégique vers des élections permettant l'accession démocratique du Québec à son statut de pays, afin de sortir la nation du piège dans lequel le Canada ne se gêne pas pour continuellement l'enfoncer, la nation Québécoise, sa culture et sa fragile spécificité, sera éventuellement noyée et perdue.

    Venez juste faire un p'tit tour à Montréal... L'anglicisation y est frappante.

    On peut bien s'obstiner éternellement sur les technicalités démocratiques :

    Sera-ce... 50% +1 vote.... 55% ... ? Ou 60% qui seront nécessaires ?

    La question elle... Sera-t-elle... Claire... ? Archie claire... ? Moyennement claire... Pas très claire.. ? Ou... Pas claire pantoute... ?

    Une chose est certaine, quand on souhaite réellement gagner une bataille, on utilise la stratégie qui offre les meilleures chances de réussite.

    Et oui, la démocratie est importante. Mais lorsque ces règles démocratiques permettent d'éradiquer une nation et de rayer un peuple de la carte, n'est-il pas devenu nécessaire de réévaluer la situation ?

    Or, durant mon humble militance politique, j'ai trop vu d'honorables et justes batailles se perdre sur des pépins démocratiques et des procédures bureaucratiques... Et nous sommes rendus à un moment où nous devons nous dire les choses franchement.

    Devons-nous... «Respecter le peuple ou la démocratie ?»

    Voilà la question...

    Si on souhaite l'indépendance...

    Ayons donc le courage de nos convictions...

    Sinon, cela favorisera effectivement l'émergence de groupes disons... Plus excessifs...

    Mais exaspérés, et à raison, par l'aliénation de la situation.

    Des élections ne sont-elles pas amplement démocratiques pour satisfaire les esprits les plus scrupuleux ... ?

    Dans de telles circonstances...

    Je crois qu'il faut se poser la question.



    _______________________

    Christian Montmarquette
    Membre de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    Essais :

    « Référendum : Strike 3 »
    Ou réfléchir à la question nationale :

    http://www.pressegauche.org/spip.php?article431

    « Référendum : Strike 3 / Deuxième manche »
    «Qui ne fait pas l'indépendance la combat » - Gaston Miron

    http://www.pressegauche.org/spip.php?article459

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 10h48
    @ M. Guy Archambault
    Une de vos alternatives est la suivante :

    C- La Souveraineté accompagnée d'une association politique et économique avec le Canada.

    Ça, c'est l'idée du référendum de 1995 qui a presque été gagné.

    Cette option C- me semble la plus rassembleuse à condition de la changer un peu comme suit :

    C- La Souveraineté accompagnée d'une association politique et économique avec le ROC dans une vraie confédération canadienne, à la place de la fédération actuelle.

  • Gilles Néron
    Abonné
    mardi 24 février 2009 11h24
    Les bonnes oeuvres de Madame.
    Faire une omelette sans casser des oeufs exige d'une cuisinière un art que ne possède pas Mme Marois. Elle a tellement l'air d'une bonne mère qu'elle préfère priver ses enfants plutôt que de risquer de salir sa cuisine. Tout doit être dans un ordre parfait et surtout avoir toujours l'air proprette. Si elle mettait la main à la pâte et qu'elle reçoive quelques éclabousures que diraient les bonnes Soeurs qui l'ont si bien élevée? Comme Brassens le chantait une bourgeoise si charitable doit conserver son standing!

    Gilles Néron

    Québec

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 12h54
    @ M. Jacques Noel
    Parfaitement M. Noel. Les souverainistes qui ont déchiré leurs chemises dans les dernières semaines pour protester contre cette reconstitution, ont tout faux.

    Maintenant, il n'y aura plus rien, rien. Cobntre quoi est-ce qu'ils vont protester ? Protester contre une concellation ? contre le vide ? contre rien R-I-E-N ? Ça va être plat mais l'honneur sauf...Ouf !

    Petrsonne n'est intervenu pour protester contre la reconstituition de 1 999...Où ils étaient les écorchés de cette année ? Mystère.

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 24 février 2009 13h06
    Mais, M. Jean-François Trottier le PQ ne s'est jamais éloigné de la souveraineté-association.
    Le partage de la même monnaie t du même passeport, y inclus les pélerinages à Ottawa pour discuter d'économie et de plein d'autres choses demeurent toujours à l'ordre du jour du programme du PQ

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 13h07
    @ M. Jean-François Trottier
    M. Trottier, vous avez écrit : «une "union à l'européenne", des variantes plus ou moins proche de la Souveraineté-Association de René Lévesque...
    En fait, je vais probablement dire une hérésie mais... euh... peut-être qu'on devrait y revenir? ».

    Je ne crois pas que le PQ se soit tellement éloigné de la souveraineté-association ou de la souveraineté-partenariat. Ce sont des variantes d'une vraie confédération formée d'États souverains qui se donnent des services en commun, un peu comme les États « pays » européens. Ça remplacerait une fédération de provinces « territoires conquis » centralisatrice et anglicisante actuellement, faussement nommée confédération en 1867 et qui continue sous le même nom.

    Si le projet québécois était appelé CONFÉDÉRATION, ça aiderait à l'acceptation. Les Québécois n'auraient qu'à référer à leurs dictionnaires pour en saisir toute la signification et le ROC hésiterait plus à nous dire : Une confédération, c'est pas bon.

  • Pierre Brosseau
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 14h43
    On est moins deux, M. Trottier
    Les temps changent. Il faut s'adapter. René Lévesque avait demandé le mandat de négocier la souveraineté. Les Québécois ont préféré le "Non qui voulait dire un Oui au changement" de PET. On a vu ce que ça a donné: une constitution que même les premiers ministres fédéralistes québécois refusent de signer.

    Puis, les Québécois ont avalé l'argument de Chrétien à l'effet que Ottawa n'avait qu'à refuser de négocier et ainsi rejeter toute volonté québécoise de créer une association avec le Canada. Cette attitude a été rejetée par la Cour supême.


    Aujourd'hui, le Canada ne pourrait pas refuser de négocier de bonne foi si une majorité de Québécois votaient pour une Communauté économique canadienne dans laquelle seraient des pays les provinces qui veulent le devenir. Ainsi, les Maritimes, de même que l'Ontario, les Pariries, la Combie-Britannique pourraient elles-mêmes percevoir leurs impôts, édicter toutes leurs lois et signer des traités. Les provinces qui n'aspirent pas à ce statut n'auraient rien à changer; les Autochtones pourraient, sur leurs territoires, détenir un statut semblable à celui des provinces actuelles.

    Le Canada, au lieu d'être une fausse confédération serait une vraie communauté économique dans laquelle il y aurait moins de barrières inter provinciales que ce n'est le cas actuellement.

    Je rêve en couleurs ? Je ne crois pas. Je pense surtout que les politiciens québécois et canadiens manquent d'imagination et de courage. Si les Européens, qui se sont entretués pendant des siècles ont désormais aboli les frontières pour laisser librement circuler les biens, les personnes et les flux financiers, pourquoi les Canadiens, les Québécois et les Autochtones ne pourraient-ils en faire autant et même plus ?

  • Diane Cadieux
    Inscrite
    mardi 24 février 2009 15h06
    la gouvernance nationale
    je ne suis pas certaine de bien comprendre le concept de Mme Marois.

    la gouvernance nationale dans le respect du cadre constitutionnel actuel...!
    est-ce que ça ne ressemble pas à l'autonomie de L'ADQ...?

    il y a tellemnt d'éléments politiques qui ressortent actuellement dont Mario Dumont avait fait mention depuis fort longtemps qui se sont avéré plutôt exacts et comme par hasard souvent et très souvent, ont été récupérés par les 2 autres partis, tant libéral que péquiste.

    On a qu'à penser à la CDDP, au décrochage scolaire et tellement d'autres.

    n'est-ce pas à réfléchir?

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 24 février 2009 15h22
    Du vrai journalisme
    On ne peut que saluer ce texte de monsieur David assez objectif pour dénoncer la trajectoire nationale du PQ de madame Marois. Et si tous les journalistes Québécois faisaient de même ?
    Certains, comme monsieur Archambault, proposent des pistes plus crédibles que celle de madame Marois. Il serait temps que certains députés du PQ haussent le ton.

    Claude L'Heureux, Québec

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 16h39
    @ M. Pierre Brosseau
    Vous avez bien raison d'affirmer : «Aujourd'hui, le Canada ne pourrait pas refuser de négocier de bonne foi si une majorité de Québécois votaient pour une Communauté économique canadienne dans laquelle seraient des pays les provinces qui veulent le devenir.»

    On peut appeler ça une confédération...selon la définition de nos dictionnaires, pas la fédération actuelle.

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mardi 24 février 2009 16h46
    Oui il faut prende le pouvoir...pour faire la souveraineté
    M. David, pour un péquiste je vous trouve un peu beaucoup
    opportuniste aujourd'hui. Pourtant vous devez savoir qu'il
    juste un peu brasser la cage et les oiseux de malheur
    sortent leur plume pour pourfendre tout ce qui à de la couleur indépendantiste.
    Pour, je m'inscrit en faux à savoir que pour la même déclaration des représentants du PQ il faille sauter dessus
    à pieds joint. La plupart de ceux qui tombent à amour avec
    vous lorsque que vous trouvez à redire sur le seul parti
    qui nous amènera à l'indépendance sont des fédéralistes
    mous qui se cherche un allié souverainiste.
    Qu'ils se le tiennent pour dit: pour faire du Québec
    un pays bien à nous, il nous prendre le pouvoir.
    Et pour ce faire, il faut y allez sur la pointe des pieds
    et faire l'éducation de notre peuple.
    Réjean Grenier.

  • Pierre Brosseau
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 17h19
    On est au moins trois, peut-être quatre
    À la lecture des commentaires écrits ici plus tôt aujourd'hui, et d'autant plus que nous ne sommes sûrement pas les seuls à penser de cette façon, je crois qu'il est utile de remettre à l'ordre du jour la notion de souveraineté du Québec dans une nouvelle entité que l'on appellerait Union ou Communauté économique canadienne. Aucune personne sensée ne peut prôner la souveraineté en vase clos. La logique est là.

    En ce qui me concerne, depuis les dernières élections, le PQ vit un compte à rebours: il lui reste moins de quatre ans pour s'enligner sérieusement. Il ne peut pas attendre à la dernière minute avant le prochain scrtin pour faire connaître clairement et simplement sa position. Et pour moi, cette position c'est: Un vote pour le PQ, c'est un vote pour la souveraineté. Un point c'est tout. Vous votez pour nous, vous votez pour la souveraineté. Vous ne voulez pas la souveraineté du Québec, votez pour un autre parti. On verrait alors qui sont les vrais candidats souverainistes. Les carriéristes y penseraient à deux fois avant de se porter candidats.

    À défaut d'une telle position, le PQ perdra mon vote, ma carte de membre et mon financement. Et je crois bien que je ne serai pas seul. Nous serons au moins quatre, non ?

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 24 février 2009 18h04
    Mais M. Pierre Brosseau, pourquoi faudrait-il tout ce branle-bas?
    Pourquoi faudrait-il que le parti Québécois prenne le pouvoir un jour, qu'il décide de tenir un référendum, après avoir orchestré une campagne de sensibilisation à la souveraineté-association et que les Québécois votent en majorité pour le oui (avec le dollar canadien qui tient lieu du "o" du oui) et que le reste du Canada se remette du choc d'un Nième référendum, pour en arriver à ce que vous souhaitez en ces termes:"Si les Européens, qui se sont entretués pendant des siècles ont désormais aboli les frontières pour laisser librement circuler les biens, les personnes et les flux financiers, pourquoi les Canadiens, les Québécois et les Autochtones ne pourraient-ils en faire autant et même plus ?"

    Mais Monsieur Brosseau nous avons déjà au Canada l'absence de frontière et la pleine liberté de circulation des biens, des personnes et des flux financiers.

    Qu'est-ce que vous demandez de plus?

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 24 février 2009 18h20
    Mais, M. Guy Archambault, faudra-t-il encore 3 ou 4 référendum?
    M. Archambault, faudra-t-il pour suivre votre raisonnement que le temps et l'énergie qui seront consacrés à la préparation et au déroulement des référendum successifs remplacent tout ce qui serait nécessaire pour le développement et l'exportation de l'hydroélectricité, la promotion des industries de l'aéronautique et de la forêt et l'amélioration de l'éducation et des services de santé?Pourquoi tout ce branle-bas, alors que la théorie des deux nations me semble sous-jacente à la récente adoption par la chambre des communes de la résolution sur la reconnaissance des Québécois comme nation dans un Canada uni. Donc, il me semble que si un parti politique, au Québec, proposait cette solution aux autres leaders politiques canadiens, on observerait sans doute un sérieux désir d'en discuter et de procéder dans cette direction.

  • Wabush
    Abonnée
    mardi 24 février 2009 19h06
    Brasser la cage de la souveraineté
    Ça prend quelqu'un pour brasser la cage de la souveraineté sinon tout le monde au PQ dort au gaz. Patrick Bourgeois et Pierre Falardeau excellent dans ce sport qu'est le brassage des endormis. Je les remercie.

    Sylvie Brousseau, Île d'Orléans

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 19h13
    @Bousquet
    Cher Monsieur,

    Depuis des années vous proposez une nouvelle Confédération canadienne. Le PQ a fait cela dans deux référendums. Échec. Sur la forme prise pour y arriver.

    Que proposez-vous pour arriver à réaliser cette fameuse Confédération qui semble vous tenir tant à coeur?

  • Cote jean f 52
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 19h42
    Le mauvais choix
    Si on reprenait à zéro et en supposant que ni Pierre Falardeau et Patrick Bourgeois ne s'opposent à la reconstitution de la bataille des plaines;cet fête aurait eu lieu car jamais le PQ et la députée de Taschereau auraient eu le courage et la volonté politique d'annuler cette mascarade.Donc des Britanniques,Canadians,et auditeurs de radio poubelle seraient venus danser sur nos tombes et de la terre brûlée de 1759. Honte au Parti Québécois :par apport à ceux qui se tenaient debout et veulent un pays ils ont choisis ceux qui sont à genoux et n'en veulent pas.

    OK Pauline, j'ai aussi compris que jamais tu ne réussiras à faire l'indépendance.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 20h23
    @ M. Nestor Turcotte
    Nommer la nouvelle chose CONFÉDÉRATION, simplement. Un mot connu au Canada depuis 1867 même s'il ne représente pas la bonne affaire depuis ce temps. Le ROC ne pourrait pas nous dire facilement : Une confédération, ce n'est pas bon.

    Pourquoi est-ce que ça marcherait ? Parce qu'on pourrait conserver un espace canadien pour un minimum de services avec possibilité d'une sorte de double citoyenneté canadienne/québécoise. On pourrait dire : Notre pays, le Québec ne va pas se séparer du Canada avec cette solution là.

    Plusieurs pensent qu'une porte doit être ouverte ou fermée mais elle peut aussi être entr'ouverte pour celles et ceux qui ne sont pas trop extrémistes...

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 21h12
    M. Jean Côté
    M. Côté approuve les méthodes de Messieurs Falardeau et et Bourgeois qu'il préfère à ceux du PQ. Fait que, le PQ, selon les conseils de M. Côté, devrait intégrer le lancer de la m.... et le coup de pieds au c.. façon de bien faire avancer l'idée de souveraineté. Avis à l'intéressé.

  • Pierre Brosseau
    Inscrit
    mardi 24 février 2009 21h48
    M. Paquet, une confédération c'est...
    ... une réunion de plusieurs états souverains liés entre eux par un pacte commun pour toutes les mesures d'un intérêt général...Elle est dirigée par des organes permanents. Chacun des États conserve sa souveraineté intérieure et extérieure." (Dictionnaire encyclopédique universel).

    Même si les personnes, les biens et les flux financiers circulent librement au Canada, il demeure des restrictions sur les droits de pratique professionnelle et technique, sur la possibilité de soumissionner pour des contrats gouvernements d'autres provinces, sans compter le pouvoir de dépenser et l'ingérence fédérale dans des champs de compétence provinciale, les lois environnementales disparates, le Sénat non-élu, etc.

    Mais surtout, la souveraineté consiste à lever tous ses impôts, à entériner toutes ses lois et à pouvoir signer des traités. Le Québec en est loin présentement.

    Quant au mode d'accès à la souveraineté, pour ceux qui trouvent trop long le chemin des référendums, il y a toujours la possibilité d'avoir une élection ne portant que sur la souveraineté.

    De la même manière que le Québec est entré dans la "confédération" de 1867 sans référendum et de la même manière que les Canadiens n'ont pas été consultés directement pour celle de 1982, l'Assemblée nationale pourrait déclarer la souveraineté par un vote majoritaire à cet effet. Rien là de nouveau, sauf que nous pouvons y ajouter la double majorité: 50% + 1 des électeurs ayant exercé leur droit de vote et vote majoritaire à l'Assemblée nationale.

    Un vote pour le PQ et pour tout parti souverainiste est un vote pour la souveraineté. Ce serait blindé.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 25 février 2009 08h04
    @ M. Pierre Brosseau
    Vous avez la bonne définition d'un confédération mais, quand vous écrivez : «Un vote pour le PQ et pour tout parti souverainiste est un vote pour la souveraineté. Ce serait blindé.»

    Et si le PQ gagne une majorité de députés avec 40 % des votes, il peut déclarer la souveraineté du Québec ?

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mercredi 25 février 2009 10h31
    Mon cher Bousquet!
    Je suis d'accord avec M. Turcotte. J'envie votre belle naïveté qui n'est en fait qu'une énième version du "fédéralisme renouvelé" que l'on pourrait "passer en douce" sans que le ROC ne s'en aperçoive trop...Bel effort!

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 25 février 2009 12h16
    @ M. Pierre Samuel
    Non, non, le fédéral s'en apercevrait beaucoup d'une demande de vraie confédération, beaucoup.

    Il y a une nouveauté depuis le référendum de 1995, une déclaration de la Cour suprême qui oblige le ROC à négocier si le Québec peut dire OUI à une chose. Les Québécois n'iront pas plus loin qu'une confédération, c'est mon opinion. Si vous pensez que l'indépendance pure "la séparation du Québec d'avec le ROC" est possible, parfait pour vous. Je vous la souhaite.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mercredi 25 février 2009 14h14
    A mon copain
    L'indépendance "pure et dure" du Québec est utopique et vous le savez fort bien!
    Pour ce qui est d'éventuelles négociations avec le fédéral, encore faudrait-il que le mandat obtenu par le gouvernement du Québec soit sans équivoque autant dans son contenu que par son appui dans l'électorat!
    Charest est au pouvoir pour au moins les quatre prochaines années sinon plus...
    A quand votre prochain référendum et combien de temps encore avant qu les transferts de juridiction soient effectués à la satisfaction des parties concernées?

    Et, pendant que ces "éminents juristes" se bidonnent à qui mieux mieux sur l'influence des queues de poissons sur l'ondulation des vagues quels sont ceux qui en font toujours les frais?

  • Pierre Brosseau
    Inscrit
    mercredi 25 février 2009 14h59
    M. Bousquet, ce sera un rapport de force
    Dans le cas où 50% + un de l'électorat aura porté au pouvoir le ou les partis souverainistes, la proclamation de la souveraineté sera légitime. À moins de 50%, mais avec une majorité de députés souverainistes, ce sera un rapport de force.

    L'Assemblée Nationale votera une Constitution du Québec qui décretera la Souveraineté à l'intérieur d'une Confédération économique canadienne et décrira les institutions communes.

    Il y aura une bataille politique dont un des arguments indéniables est la façon dont le Québec est entré dans la "Confédération" de 1867, c'est-à-dire par décision du Parlement, et la façcon dont le Canada a voté sa Constitution de 1982, c'est-à-dire par un vote du Parlement également, ignorant le recours à la démocratie directe de la la population du Québec.

    Le vide constitutionnel qui pourra alors exister sera l'équivalent du vide actuel de la constitution de 1982 qui s'applique au Québec sans que nous l'ayons signée.

    La bataille se poursuivra ensuite sur les plan fiscal et législatif, le Québec prélevant tous ses impôts, versant une juste redevance au fédéral pour ses services, et en votant toutes ses lois. Quant aux traités, nous en signerons aec ceux qui nous reconnaîtront.

    Cette situation prévaudra jusqu'à ce que nous gagnions. Le Canada et les provinces ne nous respecteront pas plus qu'ils ne le font actuellement si nous n'allons pas au bout de nos convictions. Des millions de personnes sont mortes pour défendre leurs idéaux. Nous, Québécois, n'avons qu'à nous battre avec nos mots. Avons-nous ce courage ?

  • Christopher Lackey
    Abonné
    mercredi 25 février 2009 18h02
    L'intolérance intolérable
    Falardeau, qui se sert d"Ontarien" comme insulte, et ses amis comme Bourgeois qui considerent les canadiens anglais comme des handicappés mentales, sont aussi cons, ridicules, et offensifs que les gens d'Alberta aux manifestations anti-coalition avec leurs pancards "Taleban Jack". Et si on songe que des tels idiots se prennent pour des "intellectuels"!

  • Jonathan Gagne
    Inscrit
    jeudi 26 février 2009 14h42
    Remplir de vide
    Ce sont plutôt les médias qui ont horreur du vide et qui donnent la parole à n'importe quel hurluberlu qui leur permet pendant une semaine de temps de faire du remplissage.

    Pendant ce temps les mafias libérales vident nos poches pour se remplir, on se gave de discours pleins de vide et de slogans creux. Avec Charest et Sarko et leur Power corp Sugar daddy Proxénète Desmarais et complices, on se fait remplir d'un vide si dense et opaque qu'on n'arrive pas à voir au travers.

  • Chryst
    Abonné
    dimanche 1 mars 2009 14h35
    Problème au Devoir
    Monsieur David a écrit : < Comment ne pas être sceptique en entendant Mme Marois promettre de «faire grandir l'enthousiasme pour la souveraineté»?> On voit bien que les journalistes de ce quotidien se parlent peu, sinon, ils sauraient ce qui s'en vient. D'où votre scepticisme devant les propos de la chef du PQ.

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