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Tarifs ou impôts - Trêve de démagogie

Jean-Robert Sansfaçon   24 février 2009  Québec
Faut-il ou non augmenter les tarifs des services publics en ces temps de crise économique? Pour la chef de l'opposition officielle, Mme Pauline Marois, la réponse est non, alors que, pour le gouvernement, seules les garderies doivent être épargnées pour cause de promesse électorale. Dans un cas comme dans l'autre, les intérêts de politique partisane l'emportent sur les besoins du Québec en matière de services et de finances publics.
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  • Normand Desjardins
    Abonné
    mardi 24 février 2009 02h15
    C'est bien beau l'augmentation des tarifs...
    « ...mais encore, il faudrait faire un appel aussi vibrant au patronat et aux industriels pour qu'ils augmentent d'autant les salaires de la classe moyenne et des pauvres!

    On semble parfois oublier que si une grande partie de la population ne veut pas de hausse de tarifs, c'est qu'elle n'en a pas les moyens.

    Pourquoi ne pas opter plutôt par la hausse progressive des impôts pour aller en chercher équitablement dans la poche des mieux nantis? Pourquoi ne pas faire la chasse aux abris fiscaux? Des milliards à porter de main que le gouvernement évite de cibler pour ne pas déplaire au financement du parti.

    Le système de garderie est une décision de société... comme l'accès sans frais de base au système de santé ou à l'éducation primaire et secondaire. Dans cette optique, 7$ est déjà trop. L'impôt de l'ensemble des contribuables devrait être suffisant pour payer ce service maintenant jugé essentiel aux ménages qui requierent deux maigres salaires pour faire vivre leurs familles. Signe des temps difficiles dans lesquels est plongée près de la moitié de la société québécoise, trop pauvre pour payer un sous d'impôt.

    Repenser le partage de la richesse... c'est là le défi, bien avant la solution facile de hausser tous les tarifs possibles. Qui prétend encore que le Devoir est à gauche??? »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 24 février 2009 02h34
    Est-ce qu'Hydro-Québec est déficitaire?
    « Elle fait encore des milliards en profits et le but premier d'Hydro-Québec est d'électrifié le Québec en entier à un prix unique. Sa mission n'a jamais été de remplir les coffres de l'État.... sauf bien certainement quelques détournements, comme c'est le cas présentement.

    Vous êtes drole quand vous parlez d'iniquité envers les autres sources d'énergies, dans le fond, vous nous dites que le privé n'arrive pas à concurrencer Hydro-Québec et que c'est injuste. Étrange, on arrête pas de dire que le privé fait mieux, pour moins cher. Pourtant, Hydro fait du profit, comme le privé. Votre allusion au gaspillage est démagogique, une augmentation de 15 ou 20$ par mois n'aura aucun impact pour une personne riche ou de la classe moyenne supérieure, donc ils vont continuer à gaspiller, les autres vont devoir se rationner, car ils ne gaspillent pas, ils n'ont pas les moyens déjà, il va avoir une économie d'énergie, mais au dépend de ceux qui ont moins d'argent.

    En quoi l'inflation des prix (en fait on devrait parler de déflation(perte de valeur) de l'argent) est une loi couler dans le béton? L'économie, ce n'est pas le Dieu auquel on doit se soumettre, l'économie est une créature de l'Homme.

    D'ailleurs, si l'État était le créateur de l'argent, les services publics pourraient être gratuit pour les utilisateurs, mais, on aime mieux laissez ce pouvoir aux banques privées..... Qui elles, savent mieux gérer l'argent bien certainement.

    Ceci étant dit, vu qu'on est encore dans ce système monétaire pyramidale, je crois qu'il est normal que l'assurance automobile, les plaques et les permis augmentent si l'entretiens, la construction de nouvelle et le transport en commun le nécessitent.

    Et l'assurance médicament, c'est un trou sans fond qui profite aux compagnies pharmaceutiques, je prone son abolition pure et simple, on remplacerait ça par de l'aide individuelle en fonction des revenus. Même chose pour les CPE, je suis pour l'abolition et un retour aux allocations familiales qui vont faire parti du revenu imposable. »

  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    mardi 24 février 2009 06h27
    Partage et démagogie
    « Je ne suis pas en accord avec la position politique de madame Marois. Voici pourquoi en prenant l'exemple de l'hydroélectricité.

    Tous les autres facteurs étant égaux, plus la surface du plancher à chauffer est grande, plus la consommation d'électricité est forte. En ne haussant pas les coûts de l'électricité, le gouvernement subventionne les plus grands consommateurs, favorise le gaspillage, ruine davantage l'environnement, prive l'Hydro-Québec de ressources pour améliorer son réseau et son produit et l'État d'importants revenus qu'il pourrait affecter à corriger les disparités de revenus au lieu de les accroître.

    Ceci dit, tous les consommateurs d'électricité ne sont pas en mesure d'absorber une hausse. Il appartient à l'État d'aider les personnes concernées en commençant par celles qui ont les revenus les plus bas. Ainsi, l'État contribue à justifier son existence. L'État doit persuader les gens qui ont plus de revenus d'aider ceux qui en ont moins.
    À mon avis, »

  • Jean Maxime
    Abonné
    mardi 24 février 2009 09h24
    Simplifions...!
    « Pourquoi faut-il préserver le pouvoir d'achat à tout prix ?

    Une famille qui voit son revenu diminuer, passe rapidement à l'essentiel, elle n'a pas besoin pour ce faire d'un conseil des ministres. Le problème c'est que pour stimuler l'économie, on a eu recours à une stratégie d'endettement plutôt qu'à une stratégie de l'épargne. Lorsqu'une trop grande partie de nos revenus est consacrée au remboursement de la dette, les choix sont plus difficiles ou douloureux. Tu peux avoir à renoncer à une partie de tes actifs pour subvenir à tes besoins de subsistance. Et là c'est comme si devenais coupable de ralentir ta contribution à la relance économique.

    Quand une entreprise a recours à la Loi de protection contre ses créanciers, le syndic, a comme première responsabilité d'éliminer toute dépense qui nuit au bon fonctionnement ou à la rentabilité de l'affaire. Ensuite il regarde s'il est possible d'augmenter les prix et parfois le volume des produits et services les plus rentables. Une fois ces deux opérations complétées et qu'une rentabilité est envisageable, il propose un arrangement en conséquence.

    Pourquoi cela devrait-il être différent pour les gouverne_ments ?

    Quel arrangement raisonnable le gouvernement du Québec pourrait-il nous proposer ? À, mon avis, il n'y en a qu'un seul...? Un arrangement qui nous permettrait d'économiser des frais liés à la consommation de produits étrangers «énergie fossile».

    Un arrangement qui nous permettrait d'expédier plus «d'énergie hydroélectrique» à l'étranger.

    Un arrangement qui nous permettrait d'être en meilleure forme physique, un arrangement qui nous permettrait d'avoir une alimentation saine, un arrangement qui nous permettrait ou encouragerait une façon de de Vivre Autrement... qu'en consommant, consommant, consommant...!

    Étant en si petit nombre au Québec par rapport aux économies émergentes, ce n'est pas tant en stimulant la consommation intérieure qu'on va s'en sortir mais bien en améliorant la compétitivité des travailleur-e-s oeuvrant au sein des entreprises détenant un avantage concurrentiel à l'échelle internationale...!

    C'est-à-dire, en favorisant l'accès aux technologies ayant recours à la plus petite quantité de ressources !

    En d'autres mots, simplifions..., ce qui est devenu trop complexe...! »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 24 février 2009 10h18
    Tarifs et impôts
    « Je souscrit à la position de monsieur Sansfaçon ainsi qu'à celles des autres, plus bas, en affirmant qu'il y a place pour augmentation d'impôts et taxes à la surconsommation. Il se construit des résidences aux dimensions indécentes et il se vent des autos à la puissance démesurée . Il faudra que les consommateurs comprennent que nous vivons un changement historique où le mot partage prend la place du mot liberté... de consommer.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 24 février 2009 11h04
    Non monsieur Sansfaçon !
    « Augmenter les tarifs c'est la solution des paresseux et de ceux qui ne se soucient ni du caractère régressif des ces impôts déguisés et de l'équité, ni du développement économique.

    Quant à suivre l'augmentation des coûts, laissez-moi rire et présentez-nous seulement le début de l'ombre du commencement de la logique et de l'équation qui nous permettraient de la valider et je vous décerne un prix Nobel.

    Vous devriez savoir aussi que les tarifs, ça met du sable dans les engrenages, retarde les projets et crée de la bureaucratie.

    Le vrai travail, c'est d'augmenter la richesse des citoyens et le nombre de payeurs de taxes, mais cela, c'est impossible pour la plupart de ceux qui ne font que gérer l'état comme des comptables.

    .... »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 24 février 2009 11h53
    À monsieur Lusignant
    « Vous dites : Tous les autres facteurs étant égaux, plus la surface du plancher à chauffer est grande, plus la consommation d'électricité est forte. En ne haussant pas les coûts de l'électricité, le gouvernement subventionne les plus grands consommateurs, favorise le gaspillage, ruine davantage l'environnement, prive l'Hydro-Québec de ressources pour améliorer son réseau et son produit et l'État d'importants revenus qu'il pourrait affecter à corriger les disparités de revenus au lieu de les accroître.


    Les grands consommateurs ont l'argent pour défrayer une hausse, c'est faux de dire que ça va limiter le gaspillage. C'est aussi faux de dire que ça prive Hydro d'argent pour développer son réseau. Hydro fait des profits malgré ses développements.

    Aujourd'hui on veut faire du développement à tout crin, parce qu'on a comme objectif de devenir une succursale énergétique des USA. On veut faire d'Hydro-Québec une vache à lait, ce qui n'a rien à voir avec l'objectif de sa création..... Mais bon, il faut bien laisser le privé compétionné, le pauvre privé, qui n'est pas compétitif. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 24 février 2009 12h54
    Il faudrait bien que Pauline Marois devienne réaliste.
    « Devenir réaliste, si possible, pour Mme Marois serait de reconnaître que l'indépendance des États ne leur a en rien épargné les difficultés de la crise actuelle. Un Québec indépendant n'y échapperait pas non plus, et il aurait à ajuster ses politiques à celles d'Ottawa puisqu'il partagerait la même monnaie et le nmême passdeort. Au sujet des coûts des services publics, Mme Marois ne pourrait pas jouer au Père Noël indéfiniment, que le québec soit indépendant ou non. Alors, on se calme et on s'informe de ce qui se passe dans le monde d'aujour'hui. »

  • Normand Desjardins
    Abonné
    mardi 24 février 2009 23h37
    Augmentation des tarifs : tout est dans la manière
    « Quand on parle d'augmenter les tarifs d'électricité, plusieurs semblent oublier la structure du compte d'Hydro-Québec qu'ils recoivent tous les 3 mois.

    Un premier bloc d'électricité est chargé à un prix très raisonnable. C'est l'electricité de base normalement utilisé par une famille économe. Ce tarif là doit resté inchangé. Passé un certain kilowattage, le prix de l'électricité augmente. C'est l'énergie considérée superflue par notre société d'État. Ce bloc là peut encore augmenter.

    Il faudrait tout simplement ajouter un troisième bloc de tarification qui, celui-là, serait appliqué à la consommation d'énergie jugée indécente par les experts d'Hydro-Québec et de la Régie de l'énergie. Ainsi, les vrais gaspilleurs paierait la totale pour leur surconsommation. Ce serait juste et équitable pour les gens économes et les verts avertis.

    Cette recette devrait aussi être appliquée à la SAAQ selon la grosseur, la consommation et le kilométrage annuel du véhicule utilisé.

    Bref, on peut facilement augmenter les tarifs en tenant compte de la richesse ou de la conscience environnementale de chacun. »

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