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Conseil national du Parti québécois - Marois prête à débattre de hausses de tarifs, mais après la crise

Robert Dutrisac   23 février 2009  Québec
Pauline Marois et les militants péquistes ont adopté hier une proposition stipulant que le PQ «reste solidaire des organisations indépendantistes qui oeuvrent pacifiquement à la promotion du Québec».
Pauline Marois et les militants péquistes ont adopté hier une proposition stipulant que le PQ «reste solidaire des organisations indépendantistes qui oeuvrent pacifiquement à la promotion du Québec».
Au conseil national du Parti québécois, deux universitaires sont venus défendre l'idée de hausser les tarifs ainsi que la taxe de vente. Le débat devra se faire, mais après la crise, croit Pauline Marois.

Québec — Une fois la crise économique passée, les Québécois devront envisager que certains tarifs, comme ceux de l'électricité, soient revus à la hausse, a prévenu hier la chef du Parti québécois (PQ), Pauline Marois.

«Ces débats-là doivent se faire, et je suis prête à les faire», a indiqué Pauline Marois, dans un point de presse qui clôturait le conseil national du PQ. «Si, en bout de piste, nous arrivons à augmenter la richesse collective, nous devons le faire.»

Sous l'impulsion du député de Rousseau, François Legault, le PQ avait invité l'économiste Nicolas Marceau, de l'UQAM, et le politologue Stéphane Paquin, de l'Université de Sherbrooke, à faire des présentations sur les moyens que peut prendre le Québec pour sortir de la crise et augmenter sa productivité. Les deux universitaires proposent de réformer en profondeur la fiscalité en diminuant les charges des entreprises ainsi que l'impôt des particuliers tout en augmentant la taxe de vente et les tarifs, à commencer par les tarifs d'électricité.

La chef péquiste préconise un gel de tous les tarifs fixés par les sociétés d'État et les agences gouvernementales pendant la récession actuelle. «Après ça, dans une situation plus normale ou normalisée, on peut discuter des tarifs où ils s'appliquent, quelle est leur prévisibilité», a fait valoir Mme Marois. On pourrait ainsi empêcher la surconsommation, soutiennent les économistes. «Je crois que le raisonnement a du bon sens», juge Mme Marois.

Le gouvernement devra prévoir des «mesures compensatoires» afin d'éviter que les personnes à faibles revenus ne s'appauvrissent, a insisté la chef péquiste. En outre, certains tarifs sont intouchables, a-t-elle affirmé. C'est le cas des tarifs des services de garde. «Une place dans un service de garde, c'est aussi important qu'une place à l'école», a-t-elle fait valoir.

Rappelons que, l'an dernier, Mme Marois avait réservé un bon accueil au rapport Montmarquette-Facal qui recommandait de relever les tarifs. Ce rapport fut prestement «tabletté» par la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, qui l'avait pourtant commandé.

Dans son exposé, Stéphane Paquin a décrit le modèle nordique ou scandinave, tel qu'il a été revu après avoir connu la déroute au début des années 90. Le Danemark, par exemple, a fait baisser son taux de chômage qui est passé de 9,6 % en 1993 à 3,5 % en appliquant un modèle basé sur des charges minimales pour les entreprises — il n'y a pas de salaire minimum, et les cotisations imposées aux employeurs sont faibles —, des prestations d'assurance-emploi très généreuses mais liées à l'obligation de participer à des activités de formation et à une taxe de vente — une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) — très élevée. Or, il est très difficile pour un politicien d'augmenter les taxes de vente, a reconnu M. Paquin. «Bonne chance !», a-t-il lancé à Mme Marois.

Une enquête sur la Caisse?

Aux yeux de Pauline Marois, il est fort possible que la tenue d'une commission parlementaire ne soit pas suffisante pour faire toute la lumière sur les mauvais placements à la Caisse de dépôt et placement du Québec. Une enquête de la part du Vérificateur général est peut-être nécessaire, comme l'a proposé Yves Michaud, croit-elle, d'autant plus qu'il y a eu une certaine «contamination» des papiers commerciaux adossés à des actifs (PCAA) au sein de plusieurs organismes gouvernementaux et sociétés d'État.

Un appel au pacifisme

L'affaire soulevée par Patrick Bourgeois, du Réseau de résistance du Québécois (RRQ), et le journal Le Québécois a fait l'objet d'une proposition, hier, alors que Pauline Marois maintenait sa position d'interdire au parti ou à ses députés d'acheter de la publicité dans cette feuille indépendantiste.

Hier, Marc Laviolette, du SPQ Libre, continuait de soutenir que Patrick Bourgeois n'avait pas fait d'appel à la violence. La chef de cabinet de Mme Marois, Nicole Stafford, lui a donné une copie de l'article du Journal de Québec où M. Bourgeois s'en prend à la «radio-poubelle» qui sévirait à Québec. «Je ne sais pas comment on va régler [le problème] à part que de leur péter la gueule. On ne peut quand même pas mettre le feu dans les radios, mais si quelqu'un le fait un jour, moi j'vas applaudir», a dit M. Bourgeois tel qu'il a été cité par le quotidien.

Dans la proposition adoptée par les militants péquistes, il est stipulé que le PQ «reste solidaire des organisations indépendantistes qui oeuvrent pacifiquement à la promotion du Québec». Mme Marois estime que ça disqualifie le RRQ. Or, pour la militante qui a présenté la proposition, Mireille Mercier-Roy, candidate défaite dans Beauce-Nord à la dernière élection, le journal Le Québécois fait partie de ces «organisations pacifistes». Dans un communiqué signé par M. Bourgeois, le RRQ, qui se qualifie de «non violent», s'est dit «heureux» de l'adoption de cette proposition.

Alors que la chef péquiste mettait au ban les jeunes indépendantistes du RRQ, le nouveau président du PQ, Jonathan Valois, proposait d'accentuer la présence sur le Web du parti en publiant son propre blogue. «Peut-être que je vais me retrouver dans des discussions qui vont déraper [...], mais au moins les gens auront discuté», a-t-il livré au Devoir. De son côté, l'ex-député de Mercier, Daniel Turp, élu président de la Commission politique du PQ, a proposé la tenue d'une «convention sur l'indépendance nationale du Québec» à laquelle seraient conviés les indépendantistes de toute mouvance, une idée que Pauline Marois trouve «très intéressante».






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  • Dominic Pageau
    Abonné
    lundi 23 février 2009 03h43
    Les hausses de tarifs, vraiment efficace?
    Certains vont utiliser l'argument écologique pour vendre les hausses de tarifs d'électricité, ça va pousser à l'économie qu'ils disent.

    Ça sous entend donc qu'on gaspille!

    Ça va plutôt pousser les moins aisés au rationnement, ce qui est ultimement une économie, mais avec des dommages colatéraux. Ceux qui peuvent payer vont continuer à consommer selon leurs besoins et les plus nantis vont continuer à gaspiller, ils en ont les moyens. Au bout ça donne quoi? Des pauvres plus pauvres et une classe moyenne qui ne peut plus supporter ce fardeau.

    En santé, ça réduit l'Accès aux plus pauvres qui sont aussi les plus malades et la bureaucratie que ça engendre font que peut importe le tarif, ce n'est pas rentable, à moins que le tarif soit vraiment élevé plus de 50$ de la consultation par exemple.

    Le péage sur les routes est discriminatoire, surtout que certaines routes seraient visées et pire, ça serait fait en privé.

    Par contre, des hausses de tarifications sur les plaques, les permis, la SAAQ, même RRQ, si l'argent va vraiment pour les routes, la dévellopement du transport en commun ou pour le fond de retraite.

    On peut s'inspirer du rapport Montmarquette..... Et faire exactement le contraire.... Je blague !

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 23 février 2009 08h15
    Si j'étais Patrick Bourgeois
    Si j'étais à sa place voici ce que je ferais. Je me trouverais des traducteurs. Des gens capables de passer à travers toute la presse ethnique, fort importante à Montréal. Le gouvernement Charest et Harper s'annoncent à pleine page dans ces journaux. Des députés aussi, péquistes et bloquistes. Qu'on trouve les passages les plus juteux. Dans la presse arabe par exemple on doit être très violents contre Israel. Dans la presse tibétaine, on doit être très violent contre la Chine. Etc. Vous faites traduire les meilleurs morceaux et vous envoyez le tout à un journaliste sympatique.

  • Jean Maxime
    Abonné
    lundi 23 février 2009 08h23
    Personne en parle..., d'indépendance
    Pourquoi inviter des indépendantistes à discuter d'indépendance ?

    Pour que tout le monde en parle... d'indépendance, avant toute chose, il faut discuter d'indépendance POUR et avec les fédéralistes...!

  • Luc Roy
    Abonné
    lundi 23 février 2009 08h43
    Bonne conscience !
    Bien «tanné» d'entendre ou de lire les biens portants invoquer continuellement l'argument de la situation des pauvres pour éviter toutes discussion sérieusesur la gestion effivace de nos services publique.

    Bien sur qu'il faut aidé les plus défavorisé. Le melleur moyen de le faire est connu et Mme Marois l'a mentionné dans sa déclaration.

    Alors les riches SVP cesser d'utiliser les pauvres pour éviter d'avoir a payer de justes tarifs pour nos services.

    M.Pageau oui on gaspille beaucoup!

    Luc Roy Québec
    luc2.roy@videotron.ca

  • Luc Roy
    Abonné
    lundi 23 février 2009 09h07
    Se donner bone conscience!
    Oui M pageau on gaspille beaucoup.
    Une meileure gestion de nos services publiques passe par des politiques de tarifications mieux adaptés aux réalités économique.
    Aider les défavorisés bien sur.Plusieurs moyens sont connus et utiliser. Se sevir des défavorisé pour éviter ce débat c'est simplement se donner bonne conscience et un moyen de refuser ces responsabilités.

    Luc Roy Québec
    luc2.roy@videotron.ca

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 23 février 2009 09h11
    Mme Marois attend le prochain train
    Pendant que la SAAQ augmente les tarifs des permis de conduire de 25$ par année (72$ par année soit 144$ pour deux ans comparé à 94$ pour deux ans auparavant)soit 35% d'augmentation, Mme Marois attend le prochain train du pouvoir, faut pas en parler...

    Mais Mme Marois, la châtelaine subventionnée, préfère pardonner Patrick Bourgeois qui a montré patte blanche pour continuer à être financé par le PQ et le Bloc. Attendons la prochaine gaffe...

    Quant à une enquête sur la Caisse, j'aimerais qu'elle s'étende aux fonds de solidarité de la FTQ et de FondAction de la CSN. On verrait là, aussi des choses étranges couvertes par un crédit d'impôt supplémentaire de 30%. Pourquoi un tel crédit si ces fonds essentiellement québécois sont si rentables.

    Pour ma part, grâce à ce crédit, j'ai pu récupérer ma mise dans le fonds de solidarité tellement le fonds était déficitaire.

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    lundi 23 février 2009 09h59
    Nier l'évidence
    Après avoir nié l'évidence pendant des années le PQ commence à sentir la soupe chaude... qu'il s'agisse de l'expérience des pays scandinaves ou des nombreuses études fiscales réalisées sur le sujet, tout point dans la même direction: une hausse de tarif est deux fois moins dommageable pour l'économie qu'une hausse de l'impôt sur le revenu.

    Va falloir que le Québec regarde la réalité en face, avant de se crasher solide. Comment croyez vous que des pays comme la Norvège, le Danemark ou la Suède arrivent a joindre les deux bouts? En imposant une TVA de 60% sur les véhicules neufs, et le reste à l'avenant, voilà comment.

    Alors on a assez entendu de niaiseries SVP, reprenez le rapport 'Pour un Québec lucide', et mettez-nous ça en oeuvre ça presse.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    lundi 23 février 2009 10h08
    Encore à l'école?
    Voilà, ils vont faire du rattrapage en français. Ça va faire du bien, on pourra au moins mieux les comprendre.
    Une flopée de Presse ethnique à Montréal? Tiens-donc. Je n'ai pas vu ça ce matin chez mon marchand de journaux compétents auquel j'ai posé la question et il m'a répondu: "Laissez faire mon ami, la seule grande presse ethnique que nous avons c'est la presse française et anglaise. Laissez les délirants délirer." Le plus drôle dans cette affaire c'est que si le 21ième siècle deviendra chinois alors pourquoi s'emmerder à avoir un parler français ou autre et se fatiguer pour une cause déjà perdue d'avance?

  • Pierre Samuel
    Abonné
    lundi 23 février 2009 10h30
    La"jasette" institutionnelle...
    Ainsi donc nous sommes de nouveau conviés sous l'impulsion du président de la Commission politique du PQ, l'ex-député défait par Amir Khadir, Daniel Turp, à une énième "convention sur l'indépendance nationale du Québec" sur laquelle depuis 40 ans ils ont été toujours incapables de s'entendre compte tenu des divergences irréconciliables des adeptes hétéroclites d'une option si mal définie, évoluant au gré des sondages et circonstances, à l'exemple même de notre société postmoderne à l'électorat si fragmenté où il est pourtant illusoire d'y retrouver une quelconque homogénéité idéologique!

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 23 février 2009 11h12
    Pauvre Brun
    de la presse ethnique à Montréal, il en pleut. Et les gouvernements s'y annoncent à pleine page. Ses journaux sont généralement très près des Libéraux.
    Si Bourgeois est le moindrement fûté il n'a qu'à associer le PQ et le PLQ aux pires propos qu'on y trouve. Mais est-il assez fûté?

    http://www.ql.umontreal.ca/volume12/numero14/cultu

    LES VOIX DES COMMUNAUTÉS
    Presse ethnique au Québec
    Charles MATHON

    On trouve un nombre incroyable de journaux destinés aux communautés culturelles de Montréal dans les bars, les centres commerciaux, les petites boutiques, les Maisons de la culture et même dans les banques. Enquête sur le rôle que peuvent avoir ces journaux dans l'intégration des immigrants au Québec et sur leur mode de diffusion.

    C'est en se baladant dans Montréal qu'on se rend compte de l'étendue des communautés qui possèdent leur propre journal. Leur nom sonne dans la langue du pays : A voz de Portugal, Corriere italiano, Il cittadino Canadese, Luceafarul Romanesc, El mensajero (Espagne). Mais beaucoup d'autres affichent leur bilinguisme dès l'annonce de leur titre : Asian Leader, Bulgarian Forum, La cause Arménienne ou The Armenian Cause, The Chinese Press ou La Presse Chinoise, Indian Time, Ellinokanadiko Vima ou Greek Canadian Tribune, Al- Miraat ou The Mirror. On retrouve des journaux en français mais aussi dans d'autres langues : anglais, chinois, cantonais, mandarin, grec, italien, arménien, portugais, philippin, espagnol, arabe, turque, bulgare, roumain. Cette diversité de langues représente réellement la diversité de Montréal qui compte plus de 600 communautés. La plupart des journaux distribués à Montréal publient leurs colonnes dans la langue de leur communauté; mais en y intégrant aussi parfois le français et l'anglais. Systématiquement pour certains. C'est le choix du mensuel Alhijrah qui tire à 5 000 exemplaires. «Nous publions notre journal en trois langues. L'arabe parce que c'est la langue de notre communauté arabo-musulmane. Mais aussi le français et l'anglais, car nous voulons donner aux autres une bonne image de notre activité communautaire. Alhijrah est une fenêtre d'intégration à la société», affirme Ahmad Bilal Chami, directeur de la rédaction de ce journal créé en 1999.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 23 février 2009 12h32
    Tarifs et TVQ
    D'un point de vue économique, aucun prix ne devrait être gelé : les prix doivent évoluer selon les circonstances.

    On peut décider que certains biens ou services soient gratuits, comme l'éducation ou la santé. Cependant, quand une chose est gratuite, on peut être porté à la gaspiller ou à ne pas l'apprécier à sa juste valeur. D'où l'utilité d'imposer certains frais modérateurs même pour ces éléments « gratuits », accompagnés de mesures (allègements fiscaux ou allocations fiscales) pour ne pas pénaliser les personnes à faibles revenus.

    L'inflation a toujours existé, depuis des siècles. Alors, en principe, tout devrait être indexé annuellement de façon modulée selon l'indice du coût de la vie : tarifs d'électricité, frais modérateurs, allocations sociales, frais de garderie, frais de scolarité, mais aussi niveaux d'imposition, impôts, etc.

    Une telle politique d'indexation permettrait d'éviter les sempiternelles discussions sur les augmentations de tarif pour les biens ou services « gelés », et permettrait une meilleure planification de la gestion gouvernementale.

    La récession actuelle n'est cependant pas le meiller moment pour augmenter les tarifs. Cependant, il serait avantageux de revoir le niveau de la TVQ et la façon dont elle est perçue.

    Étant donné le déficit annoncé et les besoins criants dans les secteurs de la santé et de l'éducation au Québec, le gouvernement du Québec devrait profiter de la baisse récente de la taxe fédérale TPS pour augmenter d'autant la taxe québécoise TVQ.

    Par la même occasion, le gouvernement du Québec devrait aussi en profiter pour revoir la façon de gérer la perception de la taxe de vente. Comme dans plusieurs pays européens où le prix affiché comprend toutes les taxes, la TVQ devrait obligatoirement être intégrée dans le prix de vente affiché par le marchand. On éviterait ainsi la désagréable surprise de toujours voir un montant de facture plus élevé que le montant que l'on pensait payer au départ.

    De plus, comme dans plusieurs pays européens, le commerçant devrait obligatoirement remettre au client un reçu papier de chaque transaction sur lequel apparaitrait le prix de base, la taxe retenue et le total à payer. Les caisses enregistreuses devraient être régulièrement vérifiées pour s'assurer que les taxes soient bien remises aux gouvernements et non gardées dans les poches des commerçants, comme il arrive souvent.

    Des sommes colossales sont perdues pour notre gouvernement, et donc pour l'ensemble des contribuables honnêtes, à cause d'une mauvaise gestion de la perception des taxes à la consommation, sans parler de l'évasion fiscale sur les revenus non déclarés.

    Encore une fois, pour ne pas pénaliser les personnes à faibles revenus, il faut compenser les hausses par des mesures appropriées (allègements fiscaux ou allocations fiscales). La paix sociale est à ce prix.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    lundi 23 février 2009 12h54
    Ach so ...
    ...c'est de ça dont vous parlez. J'ai eu peur. Nous aussi nous avons nos petits pamphlets ethniques mais en français. C'est tout de même assez limité comme presse dans d'autres langues. Puis, est-ce vraiment de la Presse ces petits journaux de quartiers qui parlent du mariage d'une telle ou du dentiste d'un tel ou de la meilleure agence de voyage pour aller en Inde ou où prendre son bus pour Toronto ou NYC...À vous lire, on croirait que la presse internationale avait envahi les quartiers. Pis, c'et instructif pour comprendre les autres langues et cultures. Je trouve génial d'avoir accès à ces petits journaux de quartiers. J'adore. La dernière fois chez mon coiffeur juif du Maroc, il y avait un iranien. Ainsi donc, vous aviez un catholique (moi), un juif et un musulman dans le même salon. C'est géant Montréal. Quels rires, quels fou-rires n'avons-nous pas eu. Moi, j'envoie mes enfant plus les enfants de mes amis chez mon coiffeur. Mes voisins d'en dessous sont israeliens, leur bonne pour cause des marmots est d'Indochine. Mon dentiste est aussi du Nord Viet-Nam et ses collègues sont d'Amérique latine et la secrétaire est anglophone, mon fromager est français, mon légumier est libanais, mon boucher d'Algérie, mon proprio d'Egypte. Sublime Montréal, j'adore. On se demande après si les québécois travaillent quelque part? Il faut développer plus cette presse car on y trouve des gens forts intéressants qui savent faire des analyses cohérentes et documentés. C'est bon pour la richesse intellectuelle du Québec et du Canada. Enfin les frontières tombent et s'ouvrent au monde. On a souffert de notre isolement au Québec, c'est bon que ça change. Voyez en farnce, c'estrare despetits journaux comme ceux-là. Dommage pour eux, tant mieux pour nous cette diversité et cettre richesse du monde. On ne peut pas vivre dans une prison à ciel ouvert toute notre vie tout de même.

  • Franz Bisaillon
    Abonné
    lundi 23 février 2009 12h55
    Plus ça change...
    Baisser le impôts, surtout ceux des riches et de la classe moyenne supérieure, baisser les "charges sociales" de entreprises, augmenter les tarifs. Bravo! Et la PQ se targue d'être un parti de gauche! Encore une fois, ce sont les pauvres et le classe moyenne modeste qui paieront le prix de la folie financière responsable en grande partie de la crise actuelle! Les riches eux, vont pouvoir continuer de s'empifrer. Je suis convaincu à 100% qu'une fraction des profits accumulés par les entreprises serait amplement suffisante pour nous sortir de la crise, régler la dette et financer des programmes sociaux gratuit et de qualité, Mais évidemment ces profit sont intouchables! Qui dirige vraiment la barque, au fond? Les politicienNEs éluEs par et pour le peuple, ou les dirigeants et actionnaires qui n'ont d'autre but que le profit maximal...

  • Jean-Paul Gosselin
    Inscrit
    lundi 23 février 2009 13h00
    Si j'étais...
    Propriétaire d'une de ces gigantesques maisons que l'on qualifie de manoirs, et qui poussent comme des champignons un peu partout autour de Montréal et au Québec, et qui sont habitées par des familles de moins en moins nombreuses, je serais pour le gel des tarifs d'électricité.

    En effet, ces énormes maisons sont chères à l'achat, dispendieuses à meubler à neuf car il y a beaucoup de pièces, dispendieuses à chauffer et à éclairer. Et puis, n'oubliez pas qu'il faut chauffer le spa et la piscine...

  • richardle
    Abonné
    lundi 23 février 2009 14h12
    En rang par trois!!!
    Le message est plus subtil qu'à l'ADQ et moins franchement menteur qu'au PLQ mais c'est au fond trois fois le même. Tout ce beau monde, sachant qu'une augmentation de tarifs ou de taxes à la consommation frappe toujours plus durement les gagne-petit, tout ce beau monde dis-je, s'entête à vouloir suivre les recommandations du Rapport Montmarquette/Facal qui, entre nous frisait la mal...adresse intellectuelle. Et ce n'est pas parce qu'ils devisent sur l'opportunité, le timing ou bien sur le niveau de l'augmentation qu'une réelle différence existe entre les trois larrons québécois de la politique néo-libérale. Ils sont unis contre le monde ordinaire peu importe qui des trois a les mains directement sur le volant. Quand on en est rendu à se distinguer seulement par les teintes du maquillage... Vivement une augmentation du nombre des paliers d'imposition. Et plus d'espace pour la petite voix de Québec solidaire.
    Richard Lépine

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 23 février 2009 14h49
    C'est si beau l'amour
    C'est si beau l'amour, cela donne chaud au coeur. À ce rhytme, Jean Charest doit ce réjouir, Il sera le PREMIER à être èlu pour un quatrième mandat.

    Car il semble que La Marois ne compte pas sur l'intelligence de son programe pour se faire élire. Le PQ se vois gagnant de la prochaine élection juste parce qu'au Québec il y a alternance et que Charest a fait déjà trois mandat. Pas parce qu'ils ont un bon programe, pas parce qu'il parle ou pas d'indépendance, mais il se fie à l'histoire.

    Parlant d'indépendance, avez vous remarquez comment le PQ est formé et supporté à la base par une gang d'Hypocrite.

    En canpagne pas un mot sur la souveraineté, juste quelque peut balon ici et là pas trop fort. Aprè l'élection dand les premier mois qui suivent, c'est à l'avant plan (il faut remplir les coffres) et à l'approche des élections, on redevient silencieux, il ne faut pas le dire, on veu juste un bon gouvernement.

    Interressant tout de même de les voir aller, il fut un temp ou l'Islande était un modèle à suivre de petit pays qui réussi, aujourd'hui officielement en faillite.

    Et on se demande pourquoi il y a plus de Québécois fédéraliste que de Québécois souverainiste.

    Vive le Canada
    Mort au séparatisme
    Mort à la Gogauche
    (en passant ce n'est pas un appel à la violence, juste le souhaite qu'un mouvement/idéologie disparaisse)

  • Louise Saint-Pierre
    Abonné
    lundi 23 février 2009 16h44
    Quelle tristesse!
    En prenant connaissance de la vision économique du PQ, je suis perplexe. On se donne bonne conscience en demandant un gel des tarifs pour tout de suite. Mais attention... pour plus tard... Hausse de tarifs et de taxes, baisses d'impôt et de charges pour les entreprises. Tel est le credo auquel s'abreuvent les membres du P.Q., Madame Marois en tête. Je crois comprendre qu'elle nous prépare pour le cas où elle prendrait le pouvoir. Elle parle encore d'«augmenter la richesse collective»... Expression éculée que l'on nous a servie jusqu'à plus soif depuis dix ans et qui n'a servi qu'à camoufler l'accaparement de la richesse par une infime partie de la population pendant que les services de santé se dégradent, que les pauvres sont de plus en plus pauvres et que ces politiques nous ont menés à la catastrophe.
    Le P.Q. nous sert un discours redondant. N'y a-t-il que des comptables dans ce parti? Où sont les penseurs qui sauraient proposer des solutions innovatrices au maux qui accablent la société?
    Je me demande en quoi le parti québécois se différencie de son rival. Il y a bien la souveraineté. Mais lorsqu'il faut défendre les enjeux qui viennent avec, les élus parlent tout bas et se voilent la face. Ils tergiversent plus souvent qu'autrement.
    Quelle tristesse!

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