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Québec a tenté de récupérer sa colline

Antoine Robitaille   21 février 2009  Québec
Québec — Le gouvernement Charest a formellement demandé à son vis-à-vis fédéral, en 2006, d'enfin devenir propriétaire de certains terrains qu'il lui loue devant le parlement à Québec. Mais Ottawa n'a jamais daigné répondre, a appris Le Devoir. Paradoxalement, les bronzes de René Lévesque, de Robert Bourassa, d'Honoré Mercier et de Louis-Hippolyte Lafontaine se retrouvent donc en terrain fédéral loué (voir la carte au www.ledevoir.com).

Dans une lettre datée du 7 juillet 2006, le ministre des Affaires intergouvernementales, Benoît Pelletier, soumettait à son homologue fédéral du temps, Michael Chong, «cette problématique que l'Assemblée nationale du Québec souhaite corriger depuis longtemps».

C'est pour des raisons historiques liées aux besoins du Canada «en matière de défense au XIXe siècle», expliquait-il, que plusieurs terrains en face du parlement sont restés «de propriété fédérale».

Sur une carte en annexe à la lettre, on prend conscience qu'Ottawa possède le terrain qui va pratiquement de la borne du kilomètre zéro (devant la porte centrale) jusqu'aux fortifications, en passant évidemment par le rond-point où se trouve aujourd'hui la fontaine de Tourny. Lors du réaménagement de la colline parlementaire à la fin des années 1990, Québec avait dû avertir le gouvernement fédéral de ces travaux, a-t-on appris.

Dans sa lettre de juillet 2006, Québec n'avait toutefois réclamé la propriété que d'un seul des quatre «lots» loués à Ottawa depuis 1881: celui le plus rapproché du parlement, à l'ouest de l'avenue Honoré-Mercier (autrefois Dufferin), numéroté 1 315 204 et faisant presque 10 000 mètres carrés.

Benoît Pelletier, qui est redevenu professeur de droit constitutionnel la veille du déclenchement des élections, le 4 novembre — après avoir détenu le portefeuille des Affaires intergouvernementales pendant cinq ans —, écrivait que cette propriété fédérale sur un terrain hautement symbolique pour la nation québécoise constituait un accroc aux principes mêmes du fédéralisme.

Il soulignait qu'en 1867, l'Acte de l'Amérique du Nord britannique avait consacré l'intention des provinces fondatrices du Canada de «contracter une union fédérale» en vertu de laquelle chacune posséderait une assemblée législative indépendante du Parlement canadien et «souveraine» dans ses sphères de compétence. «Dans ces circonstances, poursuivait-il, il nous apparaît important que le "situ" sur lequel l'Assemblée nationale est érigée reflète cette caractéristique fondamentale de notre régime fédéral.» M. Pelletier énonce donc le principe selon lequel «les terrains qui entourent l'Assemblée nationale doivent lui appartenir».

Il a été impossible de savoir de quel type de contrat de location il est question ici. Certaines sources parlent d'un bail «emphytéotique» (de très longue durée, maximum de 99 ans, selon le Code civil). Dans un document intitulé Rapport d'un comité de l'Honorable Conseil exécutif, en date du 16 novembre 1888, consulté par Le Devoir, on peut lire une description s'apparentant à cette partie de terrain. On dit que, «conformément à un ordre de Son Excellence le Gouverneur général en Conseil du 24 janvier 1881», cette portion de terrain «est maintenant laissée à l'usage du gouvernement de la province de Québec, moyennant un loyer ou rente annuelle de cinquante piastres».

Personne n'était en mesure hier, dans les officines étatiques, de dire si Québec déboursait toujours ce montant annuellement. On a toutefois souligné avec ironie que lorsqu'un bail emphytéotique se termine, les «améliorations» qui ont été faites sur le terrain deviennent propriété du «bailleur emphytéotique».

Pas que symbolique

Aux yeux de Québec, le transfert de propriété de ce terrain «n'aurait pas que des conséquences symboliques». Dans sa lettre, M. Pelletier souligne qu'«au plan pratique, cela permettrait au président de l'Assemblée nationale d'exercer pleinement ses privilèges et ses responsabilités quant à la sécurité de l'enceinte parlementaire». Une source bien au fait du dossier explique que lorsqu'il y a des manifestations, «on met des barrières»; or, «assurer votre sécurité sur un terrain qui n'est pas totalement le vôtre, mettons celui de votre voisin, c'est problématique, non?».

La controverse autour de la commémoration de la bataille des plaines d'Abraham a ramené à l'avant-scène la présence très importante du gouvernement fédéral dans la capitale nationale québécoise. Celle-ci n'aurait pas d'équivalent dans les autres capitales de provinces au Canada. L'ancien président de la Commission de la capitale nationale, Pierre Boucher, faisait remarquer mercredi dans nos pages qu'au cours du XXe siècle, «la présence du gouvernement du Canada à Québec a pris une proportion stupéfiante». Il estimait la part de propriété fédérale à 40 % du territoire de la ville fortifiée et de ses alentours, «au point où même une portion de la place de l'Assemblée nationale est localisée en terre fédérale».






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Vos réactions

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  • Gilles Montour
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 06h29
    Qui a réveillé l'ours?
    « Bon, on peut dire que Monsieur Juneau ne l'avais pas vu venir celle là. Je crois qu'à la fin de 2009 beaucoup de Québécois seront plus au fait de l'histoire du Québec et le nationalisme ne s'en porteras que mieux. Avant d'enterrer la hache comme nous le propose madame Verner il faudrais régler les différents, vous croyez pas? »

  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 21 février 2009 06h48
    Maîtres chez nous ?
    « Les ultrafédéralistes de service vont trouver tout à fait normal que la colonie du Québec ne soit pas propriétaire de ses propres terrains sur son Assemblée "législative". »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    samedi 21 février 2009 07h07
    Gaza en Québec quoi?
    « Adevenant un Québec indépendant, faudrait-il négocier à la pièce le territoire national québécois dont celui des Plaines d'Abraham sans oublier le territoire de la ville de Gatineau déjà enclavée dans celui de la capitale fédérale.Belles batailles juridiques en perspective! »

  • André Doré
    Abonné
    samedi 21 février 2009 08h20
    Il me semble qu'il y a une solution...
    « Que l'Assemblée Nationale avise officiellement le gouvernement fédéral que dans un délai "X" elle compte que ce dernier procède à la rétrocession à la province de Québec, de TOUS les terrains qui sont encore (!)la propriété du gouvernement du Canada, dans la vieille capitale.
    Passé ce délai, que le gouvernement du Québec procède à l'expropriation immédiate, pure et simple de tous ces terrains avec un dédommagement symbolique de 1$. Comme dirait Desjardins... "qu'on mette un homme là-dessus!" »

  • Robert Richard
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 08h39
    Indignez-vous
    « Pauvre peuple quebecois ! Un autre pretexte de s'indigner....les souffrances de ce peuple martyr et les humiliations n'auront donc aucune fin !

    Si je comprends bien, le gouvernement du Canada est un gouvernement etranger dont la presence a Quebec n est pas legitime...... »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 09h12
    Rapatrions notre capitale nationale
    « De la terrasse Dufferin au College Mérici, tout le front de la ville, tout le terrain le plus beau, le plus prestigieux de notre capitale nationale, plus de 5 km appartiennent au Fédéral! Rapatrions notre capitale nationale.

    Ottawa achète régulièrement des terres pour les Indiens. Des millions chaque année. Qu'Ottawa nous redonne la terrasse, la citadelle et nos Plaines. C'est notre histoire qui est là
    Et ca ne lui coutera pas une cenne noire. Exit le colonialisme.

    Première étape: résolution au Conseil de ville de québec
    Deuxième étape: résolution à l'Assemblée nationale
    Troisième étape: résolution au Parlement présentée par le Bloc.
    On va enfin voir si le Bloc sert à quelque chose... »

  • Mme et M. JMR et IJ
    Abonné
    samedi 21 février 2009 09h25
    jure domini
    « Monsieur Charest en tant que membre du Bureau du Conseil Privé de la Reine depuis 1986 (le seul premier ministre d'une province à y être actuellement) pourrait faire la demande directement à Madame Verner Présidente dudit Conseil pour le Canada et ministre des Affaires intergouvernementales et ministre de la Francophonie.

    Monsieur Charest en tant que membre du BCP peut également conseiller la Gouverneure Générale, représentante de la Reine au Canada qui pourrait à son tout influer sur la demande. Mais c'est sans doute trop demandé à notre Premier Ministre et à la GG. »

  • Claude Smith
    Abonné
    samedi 21 février 2009 09h27
    Maître chez nous ???
    « EN 1962, Jean Lesage, chef du parti libéral du Québec, avait fait sa campagne électorale sur le thème suivant : Maintenant ou jamais MAITRE CHEZ NOUS. Or, 47 ans plus tard,
    on nous dit que nous sommes locataires d'une portion importante de notre capitale nationale.
    M. Benoît Pelletier parle d'accroc au principe même du fédéralisme. Nous pourrions y ajouter qu'il y en a eu bien d'autres.
    Quand allons-nous nous décider de devenir en tant que peuple, véritablement MAITRE CHEZ NOUS ?

    Claude Smith
    claude-francoise@videotron.ca »

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    samedi 21 février 2009 09h42
    Peuple de locataires
    « Nous sommes des locataires dans notre propre pays et la majorité des Québécois se satisfait de ce statut. Alors qu'on ne vienne pas me parler de quelques parcelles de terrains... S'il s'agissait au moins d'une location-vente!.Paye-t-on au moins le loyer avec régularité ? »

  • BERTRAND LEGER
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 09h53
    Au plus vite !
    « Parlez-en au maire Labeaume, il va vous régler ça au plus vite !
    Comme le dit Jacques Noël, il faut utiliser le Bloc à Ottawa pour faire bouger ce dossier; pas de simples petites lettres envoyées par la poste.... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 21 février 2009 10h05
    Plus provincial que ça, tu es mort
    « Il est écrit dans l'article : «Benoît Pelletier, écrivait que cette propriété fédérale sur un terrain hautement symbolique pour la nation québécoise constituait un accroc aux principes mêmes du fédéralisme. »

    Mettez-en des accrocs. Faudrait ajouter tous les parcs nationaux, les plus beaux coins du Québec. Et si le Québec se séparait, la chance de voir aller l'Ouest de Montréal, l'Outaouais, Westmount, la Beauce et la Ville de Québec fédéralistes qui voudraient probablement faire partition pour joindre le ROC.

    En plus : «les bronzes de René Lévesque, de Robert Bourassa, d'Honoré Mercier et de Louis-Hippolyte Lafontaine se retrouvent donc en terrain fédéral loué» Ayoye ! Le bronze de M. Lévesque qui appartiendrait au fédéral à la fin du bail. Là, on fait provincial, pas à peu près. Est-ce que notre parlement n'appartiendrait pas au fédéral aussi vu que son lieutenant-gouverneur, représentant de la reine du Canada, contrôle en principe, nos gouvernements très provinciaux ? »

  • Hubert Lamontagne
    Abonné
    samedi 21 février 2009 10h13
    ou est la carte?
    « Dommage, j'aurais bien aimé consulter la carte ou le bail: il n'y a pas de lien vers la carte et le ficher du bail semble corrompu, mon acrobat ne parvient pas a l'ouvrir »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 10h14
    A QUI APPARTIENNENT LES PLAINES?
    « "En 1901, après quelques tergiversations, le gouvernement fédéral, dirigé par Wilfrid Laurier, accepte d'acheter aux Ursulines les Plaines pour la somme de 80 000 dollars. Les parties signent le contrat de vente le 21 septembre 1901. Le même jour, le gouvernement du Canada cède les Plaines à la ville de Québec par bail emphytéotique. Comme exigé par les Ursulines dans le contrat de vente, la municipalité devra en faire un parc national et public et n'y permettre aucune constuction, sauf celles d'usage en pareil lieu

    "le maire de Québec crée une Commission d'histoire et d'archéologie....dans son rapport déposé en 1907, elle exhorte les autorités municipales à intervenir "pour embellir la ville, lui conserver et faire ressortir le cachet historique de ses monuments, de ses édifices, de ses coins de terres illusrtres, sans rien altérer des beautés naturelles de son site. Elle recommandante instamment la création d'un parc qui, s'étendant des murs de la Citadelle jusqu'à la propriété des Ursulines, rejoindrait le monument des Braves, sur le Chemin Ste-Foy, avant de revenir vers Quebec, en suivant le bord du coteau Sainte-Genevieve; en somme, "une promenade sans rivale dans le monde". Pour les membres de la Commission, le choix de ce site s'impose "au nom du respect dû à nos valeureux ancêtres et au nom de la santé publique"

    "Après maints revirements, la loi créant la Commission des champs de bataille nationaux est finalement déopsée le 3 mars 1908 et sanctionné le 17. La Commission se compose de cinq membre, nombre porté à sept en 1914. Elle est autorisée à acquérir les propriétés où se sont livrées les grandes batailles, à enlever les constructions qui s'y trouvent, à ériger un musée et divers monuments, ainsi qu'à embellir le terrain. On lui verse une somme de 300 0000 dollars dont une partie peut servir à défrayer les célébrations du tricentenaire.

    "Le gouverneur général, de son côté, s'efforce de réunir les sommes nécessaires à l'achat des terrains: il espère deux millions. Mais son enthousiasme soulève peu d'écho hors des frontières. A l'exception de la Nouvelle-Zélande, l'Empire demeure muet et la mère patrie fait la sourde oreille. Le roi sauve l'honneur en délestant son escarcelle de 500 dollars.

    "le gouvernement du Québec donne l'emplacement du monument des Braves; la municipalité de Montcalm offre le terrain qui allait permettre de tracer l'avenue conduisant au monument, puis le fédéral cède les propriétés de l'Observatoire. La Commission achète sans difficulté quelques propriétés privées en bordure des Plaines, mais il en va autrement avec l'acquisition du pavillon des patineurs, entreprise en 1912 et réglée en 1933 seulement.

    Les Plaines d'Abraham, le culte de l'idéal
    Jacques Mathieu, Eugène Kedl

    Si le texte est juste, Laurier a bel et bien DONNÉ les Plaines aux Québécois. Et d'ailleurs une partie (le monument des Braves et la Cote Gilmour) vient d'un don du gouvernement du Québec. Bref, à quand le rapatriement de nos Plaines? »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 10h21
    Les "vraies" affaires!
    « Heureusement que le ridicule ne tue pas au pays du Québec et du Devoir! Pendant ce temps, dans la nation, le CHUM ne lève toujours pas, la discussion au moins trentenaire sur la forme de l'autoroute-boulevard Notre Dame se poursuit toujours, les urgences hospitalières sont toujours problématiques, l'éléphant blanc qu'est le Stade olympique est toujours là, le décrochage scolaire est toujours bien populaire, les routes sont dans un état lamentable, etc . Pendant ce temps, on discute des "vraies" affaires: la bataille des Plaines, la propriété de quelques arpents autour de l'Assemblée Nationale et les derniers déboires du club Canadien... Oui! Heureusement que le ridicule ne tue pas! »

  • Gilles Bélanger
    Abonné
    samedi 21 février 2009 10h53
    Carte?
    « Où se trouve la carte?

    G. Bélanger »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    samedi 21 février 2009 11h35
    @Robert Richard
    « Pour une fois, qui n'est pas coutume, un fédéraliste se
    pourfend d'une grande vérité.
    Oui,oui et oui le fédéral est étranger dans notre état
    du Québec.
    Et qu'est-ce qu'un étranger fait aux portes de notre
    Assemblée Générale?
    Voilà une autre situation, comme les petits soldats des Plaines, qu'il nous faut régler au plus coupant.
    Et cela, en attendant que notre Québec devienne souverain.
    Ce qui ne saurait tarder.
    Réjean Grenier. »

  • André Michaud
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 11h36
    Les Plaines d'abraham doivent rester fédéral
    « Si ces terrains deviennent propriété exclusivent provinciale, nos concitoyens canadiens ne contribueront plus et nous devrons assumer TOUS les coûts. Qui veut payer plus d'impôts et de taxes au Québec? Déjà l'annulation de la reconstitution historique nous fait perdre des millions...les séparatistes savent-ils compter, ou sont-ils aveuglés par leurs croyances idéologiques? »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 21 février 2009 12h05
    @ M. Noel
    « 4 ième étape, refus du fédéral.

    Pourquoi est-ce qu'il dirait OUI selon vous à SA province "territoire conquis" qui lui appartient ? Hein ? »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 21 février 2009 12h10
    Revision de bail à envisager
    « À la place de remettre ce terrain à SON gouvernement provincial, le Canada, se rendant compte qu'il ne charge que 50 $ par année pour un beau terrain si bien situé et si important avec de si belles statues, érigées dessus, va probablement augmenter son louer à 5 millions par année. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 12h37
    Mais ils nous appartiennent
    « Ne sommes nous pas Canadien???? Alors ces terrain nous appartiennent déjà.

    Le reste c'est de la petite politique, du sectarisme, de l'isolement.

    Le grand Sarko avait raison, il n'a pas été influencé par Desmarais, mais par ses lecture des commentaire dans le Devoir, ceux de M Noel, M. Grenier et autre séparatistes du même acabit. »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 12h39
    Exproprions !
    « Il est curieux que personne n'ait évoqué les Ursulines. Ce sont elles qui ont loué ces espaces au fédéral, du moins d'après ce qu'on écrit dans le livret du pageant de 1908. Y aurait-il eu d'autres ententes depuis entre cette communauté et le fédéral ? À défaut d'Ottawa à entendre raison, l'Assemblée Nationale devrait procéder à l'expropriation de ces lots au bénifice de tous les Québécois.

    Jean-Marie Francoeur »

  • Alain Lavallée
    Abonné
    samedi 21 février 2009 12h44
    Le ministre Pelletier , trop nationaliste pour le gouvernement Charest
    « Donc c'est bien vrai que le ministre Pelletier ne s'est pas représenté parce Jean Charest ne voulait pas bouger sur le plan des rapports Québec-Canada, trop nationaliste pour M. Charest....

    la lettre de M. Pelletier est très claire. M. Charest n,a pas daigné lever le petit doigt... çà en dit long »

  • Loraine King
    Inscrite
    samedi 21 février 2009 13h27
    Depuis quand?
    « Depuis quand ce qui appartient aux Canadiens n'appartient pas aux Québécois ? »

  • Robert C. Paradis
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 13h51
    Nos Élites, les vrais coupables
    « C'est depuis la conquête par les Anglais que nos Élites nous trahissent. Le peuple Québécois s'est toujours tenu debout. C'est une longue suite de trahisons en commençant par le clergé catholique dans le passé et nos élites politiques et économiques d'aujourd'hui qui font qu'on se retrouve encore aujourd'hui avec les mêmes combats pour se faire respecter, être reconnu comme nation avec son territoire et ses droits.

    Nos Élites sont des collaborateurs avec les conquérants depuis la bataille des plaines d'Abraham. »

  • Pierre Laroche
    Abonné
    samedi 21 février 2009 14h02
    Le statut de nation doit prendre du sens!
    « Le parlement fédéral a reconnu que le Québec était une nation. Le territoire de cette nation, dont le statut de province prend racine lors de la fameuse bataille des Plaines, doit lui être restitué. Par ce geste, le gouvernement fédéral démontrerait, en utilisant un symbole très fort, que la volonté de réconciliation recherchée avec le Québec dépasse l'opportunisme d'un vote qui jusqu'à présent n'a strictement rien changé dans le statut du Québec au sein du Canada. »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    samedi 21 février 2009 14h07
    @ Claude Archambault
    « Alors, suivant votre logique, votre maison nous appartient tous. Elle est sur le territoire du Québec, et puis enfin du Canada, et de la terre entière. Nous sommes tous des êtres humains après tout! C'est vous qui êtes sectaire en disant que les Plaines appartiennent seulement aux Canadiens. »

  • Réal Ouellet
    Abonné
    samedi 21 février 2009 14h18
    bulshit!
    « fuck vous nous dites qu'il y a une carte pis y'en as pas,
    Misère! toute la médiocrité de votre journal

    N.D.L.R.

    Au lieu de distribuer des insultes, regardez les liens dans la colonne de droite. La carte est avec la lettre du l'ex-ministre Pelletier. »

  • Jean Léveillée
    Abonné
    samedi 21 février 2009 14h57
    On a perdu la carte
    « C'est vaste le site du Devoir. Si il y a une carte elle est bien cachée.

    N.D.R.L.

    Dans la colonne de droite, les liens, la lettre de Pelletier.
    http://www.ledevoir.com/pdf/lettre_pelletier.pdf »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 15h28
    Duel de nationalismes
    « C'est pas d'hier que les Plaines déchirent les Québécois. D'un coté ceux qui veulent évoquer la mémoire, la Conquête. De l'autre ceux qui veulent évoquer le début de Canada, l'union des deux peuples fondateurs, les Canadiens d'antan améliorés par le régime anglais. Voici un bel exemple vécu en 1880.

    "en 1880....on prépare la célébration à Québec de la fête nationale des Canadiens français.

    "Ces fêtes s'organisent dans la plus grande civilité. Les dignitaires mènent le jeu. A l'époque, pour les Canadiens français, religion et nation ne font qu'un. Aussi, la fête nationale sera-t-elle également un congrès catholique et pourra-t-elle s'étendre sur deux jours. Mais les Anglais n'avaient pas oublié le fameux adage sur deux jours. Mais les Anglais n'avaient pas oublié le fameux adage des temps chevaleresques: "Frappez le premier"

    "Un mois avant les fêtes de la Saint-Jean, ils organisent un grand Field Day en l'honneur de l'anniversaire de la reine. Le 24 mai 1880, les Plaines d'Abraham sont le théâtre d'une immense revue militaire qui attire, selon le journal Le Canadien, environ 20,000 spectateurs (...)

    "La Fête commence à 11 heures, avec une parade, suivie d'un feu de joie en l'honneur de sa Majesté. Dans l'apres-midi, les troupes, divisées en deux corps, simulent une bataille sur les Plaines. Une armée d'attaque de 1200 hommes prend position dans les cavités du terrain à l'extrémitédes Plaines, tandis que l'armée défensive s'installe dans les fossés, sous les murs de la Citadelle, envoyant quelques carabiniers à la défense des tours. Dans la soirée, un grand banquet, auquel assistent 200 convivent, clôture la fête

    "La portée politique de cette célébration n'échappe pas aux journalistes. Ceux de l'Opinion publique s'abstiennent de toute allusion à ce grand rassemblement. ils poussent l'insolence jusqu'à se contenter d'annoncer la fête de la Saint-Jean à venir le mois suivant. Au contraire, Le Canadien couvre largement l'événement et le Canadian Illustrated News reproduit une gravure présentant la reconstitution de l'affrontement militaire. Pour eux, c'était l'occasion d'exprimer l'attachement des Canadiens français à la couronne d'Angleterre: "La masse de notre population aime la Royauté, parce qu'elle représente la stabilité, l'ordre, la liberté dansle bon sens du mot". Cette revue militaire symbolisait l'attachement à l'Empire britannique,aux lois et aux institutions anglaises. Elle venait damer le pion à la grande célébration prévue le mois suivant, célébration destinée, elle, à animer la fierté nationale des Canadiens français"

    LA FÊTE DES CANADIENS FRANCAIS D'AMÉRIQUE

    "Le plus grandiose spectacle à avoir lieu sur les Plaines au X1Xe siècle est sans aucun doute la célébration de la fête nationale,que la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec organise avec "une splendeur inaccoutumée", le 24 juin 1880. (...)

    "Le matin du 24 juin, l'archevêque de Québec, Mgr Taschereau, célèbre une messe pontificale d'une grande solennité. Sut les hauteurs des Buttes-à-Nepveu, une foule estimée à 50,000 personnes participen à ce "saint pèlerinage de la nation". C'est plus que la population catholique de la ville de Québec, qui est alors de 46,444 habitants. La messe est chantée par un choeur de 600 voix.

    "Après la messe, 41 divisions de représentants de divers corps sociaux, qui avaient pris place sur les Buttes-à-Nepveu plus tot le matin, se mettent en branle. Le cortège est formé dans un ordre préétabli et selon un protocole rigoureux qui reflète la hiérarchie de la société. Énorme le défilé ne comprend pas moins de 10 000 personnes, la plupart costumées. Un cortège d'une vingtaine de chars allégoriques imposants, qui représentent des scènes, des personnages historiques ou des corps de métier, défile dans les rues, accompagné de nombreux corps de musique.(....) Ce jour-là, raconte J.-J-B. Chouinard, secrétaire de la convention nationale, "le champ de bataille des Plaines d'Abraham a tressailli sous les pas d'un peuple dont, en un jour néfaste, il avait bu le plus pur sang". Pour lui, cette "procession nationale (exprime) les forces pacifiques de la nation canadienne-française. En manifestant ainsi sa force et sa virilité, Jean-Baptiste prenait revanche à sa façon , pacifique et sans danger"
    (....)

    "Les fêtes de 1880 ont manifesté la dualité des nationalismes.Elles ont pris l'allure de rivalités festives et de concurrences oratoires. Elles ont dégénéré aussi en guerre de mots. Là où certains journalistes voient tout étincelant et extraordinaire, d'autres sont nettement plus critiques.

    Les Plaines d'Abraham, le culte de l'idéal
    Jacques Mathieu, Eugène Kedl

    -----------
    @Gilles Bousquet. Si la pression est forte, si Labaume embarque (il a été attaché du PQ pendant 5 ans quand même!),
    si Pauline et Françoise battent la mesure, si le Bloc met ça au coeur de son combat, Ottawa n'aura pas le choix de cracher le morceau. Les élections s'en viennent et ils ont les Bleus ont la moitié des députés à Québec.
    Ottawa vient de dépenser des millions pour agrandir la réserve des Hurons! Ils ont dépensé des millions pour le Iroquois à Oka. Etc. A québec, c'est gratis.
    -----
    @Robert Paradis
    Vous avez tellement raison. C'est ma thèse sur notre histoire. La trahison de nos élites. On a des élites africaines qui ne pensent qu'à leur confort et qui se chr.. du peuple. »

  • Alain Contant
    Abonné
    samedi 21 février 2009 15h47
    Comme le parc La Fontaine de Montréal
    « En 1992 le ministre de la Défense, Marcel Masse, décida de donner à la Ville de Montréal le parc La Fontaine qu'elle lui louait depuis très longtemps car il avait servi de terrain d'entrainement à l'armée avant la Confédération. C'était le cadeau du gouvernement Mulroney à la Métropole à l'occasion de son 350e anniversaire. Allez monsieur Harper, un beau geste! »

  • Michel Laurence
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 17h47
    Québec, une ville à conquérir !
    « Une grande partie de la vieille ville de Québec appartient au Canada.

    Je tombe des nues. Je savais que le Canada nous avait volé le Labrador, en 1809, pour le remettre à Terre-Neuve, mais que jusqu'à 40 % de la vieille ville de Québec appartienne encore au Canada, c'est vraiment le comble.

    Le tout nous a été imposé en 1881. Nous sommes évidemment la seule province du Canada dans cette situation.

    Le gouvernement Charest a demandé, en 2006, la restitution d'une partie seulement de ce territoire; celui qui jouxte l'Assemblée nationale. Leur demande est restée lettre morte. Et le reste ? À l'évidence, ils ne l'ont fait que pour des raisons administratives. Fierté nationale ? Exigence légitime de récupérer notre territoire ? Non. Ces sentiments leur sont aussi étrangers que les larmes le sont aux poissons. Quelle bande de mollassons.

    Je ne fais pas de partisanerie politique.

    Je me fous des partis politiques.

    Il n' y a pas que les libéraux, il y a aussi le Parti Québécois.

    Ce dernier a pris le pouvoir, pour la première fois, en 1976, il y a 42 ans.

    Nous ont-ils déjà parlé de cette « occupation », par le Canada, de la Capitale du Québec ? Non.

    Pire.

    Le savaient-ils ?

    Dans un cas comme dans l'autre, cela les déshonore complètement.

    Quelle indécence !

    Certains se plaisent à répéter qu'on a les gouvernements qu'on mérite. Moi je dis qu'on n'a ni les partis politiques ni les gouvernements qu'on mérite.

    Il serait peut-être temps qu'on se prenne en mains. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 17h59
    @ Contant
    « Le parc Lafontaine n'a pas de conotation fortement historique, mais les Plaine sont une parie très importante de l'histoire Nationale du Canada et jamais j'accepterai, comme Canadien, que ces plaines soient rendues sous le contrôle d'un gouvernement provincial quel qu'il soit. Et qu'ils servent pour des célébration séparatistes. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 21 février 2009 18h08
    @ M. Jacques Noel
    « Vous écrivez : «Si le texte est juste, Laurier a bel et bien DONNÉ les Plaines aux Québécois. Et d'ailleurs une partie (le monument des Braves et la Cote Gilmour) vient d'un don du gouvernement du Québec. Bref, à quand le rapatriement de nos Plaines? »

    Faudrait savoir M. Noel, vous écrivez que les Plaines seraient à NOUS, dans un tel cas, on n'aurait même pas besoin de les rapatrier. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 21 février 2009 18h50
    Vae victis?
    « Le "Vae victis" sera-t-il pour une fois renversé? »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    samedi 21 février 2009 19h03
    J'irai vous narguer en Anglais
    « Je remarque qu'il y a de plus en plus d'insultes dans les commentaires du Devoir, mais j'en reçois aussi par courriel. Je viens d'en recevoir un avec ce contenu:

    "Vive le canada
    Mort au Québec Libre
    Mort au séparatisme
    Mort à la gogauche"

    Cette personne va certainement se reconnaître. J'ai écrit un texte hier qui se trouve sur Vigile: http://vigile.net/Mon-fils-s-appellera-Ashton

    Ce sera ma réponse.

    Bref, si les gens de Québec ne veulent pas être propriétaire et s'ils vivent bien, en toute plénitude, je crois que le reste du Québec devrait effectivement les laisser vivre. Québec c'est un gros village, et il faut arrêter de se leurrer, la population est de plus en plus crétinisée par la radio-poubelle, et l'on constate que leur milice vient désormais lire le Devoir juste pour nous démontrer combien ils sont fiers de leur servitude.

    Il va falloir s'y faire, c'est un fait. Bref, ce seront les premiers, dans 20 ans, lorsque Montréal aura été totalement anglicisé et que plus personne ne va se préoccuper de la région de Québec (où les gens parle pas du tout l'anglais) à vouloir un pays et un référendum, mais il sera trop tard. Et je serai le premier à aller les narguer... en Anglais »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 19h05
    C'est assez ! Que cessent les relents ! Ça pue !
    « Le plus faux et pitoyable des «Ernesto» nordistes, Patrick Bourgeois, capitaine à bord du transbordeur du «papier-cul» Le Québécois et sa petite gang de bornés et d'excessifs falardistes montréalais, se prend pour le «Che» et crie victoire. Alors que Elvis Gratton plus que Che ou que tout autre brûlot de la brousse des marginaux, Bourgeois se place en remorque des gauchos de la savane des primates, du bled des chacals et de la toundra des charognards du Québec profond qui s'honorent des cibles de leurs incessants et incendiaires cribles erratiques ainsi que des victimes de leurs arnaques virtuelles. Tout le crottin avec lequel ils beurrent les croûtons de leur régime anarchiste et soi-disant égalitariste, un régime de fureur révolutionnaire et de machiavélisme ramifiés, tout ce crottin, dis-je, pollue l'environnement québécois du libre accès aux choix des idéaux sociétaux et du libre exercice des droits d'expression et d'ambition de tous les Québécois.

    Je serais le moins étonné parmi les plus surpris, d'apprendre que les «malades» de la «cellule militante active» que commande «Patrick Bourgeois Inc.», titrée «RÉSEAU DE RÉSISTANCE», aient commandité l'inculte et risible, l'aussi épais que mal engueulé badaud (une honte pour les aînés) qui s'est fait passer pour un fédéraliste et qui a stupidement proféré des menaces de représailles et de vengeances violentes contre les pancartistes séparatistes qui se donnaient le beau rôle du plus artificieux des pacifismes d'emprunts, le plus rachitique des pacifismes qui soient, celui des silencieuses victimes agressées. On ne saura jamais, mais, à tous égards, ça semblait faire absolument l'affaire des médias de ruelles, de poubelles et de chiens écrasés, armés de leurs caméras grossièrement voyeuses et bêtement inquisitrices, en constante recherche du sensationnalisme le plus pervers, devant la Maison de la Découverte, au jour venu du retrait de André Juneau, le «private» de cette citadelle fédérale, en plein coeur de Québec, cet homme de main qui se réclame des vertus du bénévolat... Ce commissionnaire qui s'est toujours pris pour un généralissime et dont les seules blessures, par ailleurs, étaient, sont et demeureront celles de son pompeux orgueil, celles de son nombrilisme démesuré et celles de son obèse suffisance. Ce thuriféraire caméléon dont les seules menaces aux éphémérides de sa gloriole étaient les inconnus de son amateurisme et de tâtons de son théâtralissime, résidus du scabreux imaginaire du pacha parvenu, imbu d'infaillibilité.

    Les bourgeoisistes et falardistes de la région métropolitaine sont nés des sous couches des fosses purines du FLQ et du FLNQ. Ils s'y multiplient au rythme des bactéries et se nourrissent des ferments d'un extrémisme pluriel aux contours évanescents, tout en s'assurant de circonscrire et de prioriser singulièrement le terrorisme religionnaire et sectaire, jihadiste et putschiste, cet underground négationniste et destroy dont les médias commanditaires et légataires prennent un vicieux plaisir à garantir la propagande, aussi bien qu'ils se vouent à multiplier la propagation. Provenant majoritairement de Montréal, c'est curieusement à Québec qu'ils viennent épisodiquement faire leurs petits et gros tas, dans le Parc de l'Amérique Française, sur la terrasse du Château Frontenac, dans le Parc des Champs de Batailles Nationaux, en ne manquant pas de cibler tout ce qui ressemble à une borne fontaine. S'ils agissent de la sorte, c'est que, pour eux, Québec est un gros village et qu'ils n'ont pas à y craindre les muscles des immigrants polonais, allemands, italiens, espagnols, grecs, irlandais, écossais, tchécoslovaques, russes et de tous les autres qui se sont intégrés dans la mégapole, qui s'épanouissent et qui contribuent à l'essor du Québec et qui n'en ont rien à cirer des incendiaires et des sulfureux macabés de la résistance, ces ultras qui ne vivent que pour leurs commerces de poudres et de mèches.

    D'autre part, il ne faut pas naïvement imaginer que les organisateurs de cette grosse tombola touristique 2009, comme les recherche Régis Labeaume, vont lâcher prise. Oh, que non ! Ils ont le pouvoir de l'argent (commandites et autres basses contorsions). Ils ne sont imputables d'aucun raté, d'aucun échec dont ils tiennent toujours leurs adversaires responsables et coupables. Par contre, le moindre petit succès est toujours le leur, en exclusivité. Ils jouissent de tous les alibis de l'immunité et de l'impunité, ce pare-feu du politik. Au surplus, ce sont des d'obstinés cabochons et de fieffées cabotines. L'abandon de la fresque commémorative d'une défaite que les fiers et lucides, que les respectables et sagaces Québécois, dits normaux et majoritaires, ne veulent pas célébrer, a pris de court celle qui avait eu l'incontinent culot de dire aux opposants de «rester chez eux». Comme la fêtarde qui, sans vergogne, se préfixe d'honorable, veut absolument que grande foire estivale et qu'orgiaque farniente festival 2009 aient lieu au Village, la voila qui applaudit maintenant l'instigateur autochtone, Konrad Sioui, qui propose un enterrement. Sioui propose l'enterrement, diacres sous diacres, des haches, des machettes, des flèches et des scalpes de guerre de notre histoire globle. Probablement en manque de panache, le grand chef de la nation huronne entre ainsi par la porte d'en arrière encore entrebâillée, pour proposer que soient célébrés et vénérés les scalpes des martyrs canadiens et autres collections des hauts faits des 400 ans de notre cahoteuse histoire dont la clôture, normalement, était à l'agenda du 31 décembre 2008.

    Les tambours de Juneau s'étant éteints, les cheerleaders du PLQ de Charest s'étant retirées de la parade carnavalesque, voilà que les tamtams des Hurons veulent marquer le pas de l'ascension de leur chef Sioui, au sommet d'un «traité» postulant un accord de paix par lequel le panaché voudra s'offrir l'occasion ostentatoirement visible de convoquer les touristes que cherche le chef de la Mairie de la Capitale et avec lequel il s'imagine pouvoir fourrer son «calumet de paix». Rendu à ce paroxysme de la provocation du second degré et à ce sommet de l'hystérie jouissivement contagieuse, voisinant le pinacle de l'absurde et le zénith du vaudeville, c'est à se demander si ce ne sont pas la ménestrel revancharde, l'entêtée de Louis-Saint-Laurent et l'exalté agent touristique de la Capitale, le capiteux Labeaume (qui voulait la battre, il n'y a pas si longtemps, tellement elle l'exaspérait), qui jouent leurs basses cartes de carreau, alors que c'était pique atout, dans une affaire bidon devenue tellement burlesque et grossement cynique, alors que les accros compulsifs qui siégeaient autour du cercle vicieux de ce cirque d'addiction, ont déjà quitté la table et «clairé la place».

    Dans les bas-fonds et souterrains de cette affaire devenue historiquement marécageuse et sordidement embourbée, le Québécois de tous les jours a l'impression, la quasi conviction, que «quelqu'un» cherche «quelqu'un». En tout cas, ça pue le règlement de compte, à plein nez. Par ailleurs, il ne faudra surtout pas en arriver au point culminant de l'absurde, en demandant aux autochtones de jouer aux braves et de venir nous faire la morale sociale et nous donner des «leçons de paix», après Kanesatake, Kahnawake et autres agglomérations de «warriors» et de «Lasagne» emmouchoirés...

    «GANG DE MALADES», c'est peut-être «comique», quand c'est Daniel Boucher qui en fait un HIT au TOP TEN... Par contre, avec la «GANG DE MALADES» qui nous sont tombés dessus, depuis plus d'un mois, qui trafiquent et commercent les atrocités d'une guerre sous prétexte de dépenser l'argent des commandites, pour festoyer et pour organiser une orgie masquée, c'est maintenant devenu tragique et insupportable. Ça répugne à la raison et ça rebute l'intelligence des Québécois que certains cherchent à rabaisser jusqu'à l'infantilisation, au moyen de basses manipulations. Quoiqu'en pensent et qu'en disent les Charest, les Verner, les Juneau, les Leulier, les Sioui et les autres majoritaires, minoritaires, commissionnaires et visionnaires, l'heure est venue de remettre les clés de l'administration et de la gestion du GRAND JARDIN NATINAL devenu ZOO MUNICIPAL, à la Commission de la Capitale Nationale ou à tout autre organisme non partisan et indépendant de toute manipulation et de toute bassesse politiques.

    VIVEMENT UNE PÉTITION MASSIVE OU UN RECOURS COLLECTIF MASSIF, CIBLANT LE RAPATRIEMENT DES PLAINES DE LA CAPITALE NATIONALE.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • jacques noel
    Inscrit
    dimanche 22 février 2009 08h44
    Le saviez-vous?
    « 1) Le Quebec Skating Ring, construit en 1877, était situé en face du Parlement actuel. En 1911-1912 et 1912-1913, c'est là que nos "Nordiques" ont gagné la Coupe Stanley

    2) C'est aussi dans cet édifice qu'on a inventé, en 1899, le filet derrière les buts afin d'éviter les discussions interminables sur la validités de points. Par la suite, d'autres sports ont adopté cette innovation aussi québécoise que le skidoo.

    3) Il y avait une usine qui fabriquait des munitions. C'est là que les cartouches que les troupes canadiennes ont tiré sur les Métis de Louis Riel en 1885 ont été fabriquées: un million et de demie en deux mois

    4) Il y avait un concentration derrière le manège militaire pour les prisonniers de guerre. Après la guerre, c'est devenu un bidonville

    L'histoire des Plaines est fascinante. On avait la chance cet été de la revisiter. Mais Juneau et Falardeau ont tout "muffé" »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    dimanche 22 février 2009 11h47
    @ M. Noel
    « Vous avez écrit : «Juneau et Falardeau ont tout "muffé"»

    Vous avez raison M. Noel, Juneau et Falardeau ont lancé le projet à l'eau...direct dans le St-Laurent, en avant. Pas tellement intéressant.

    À la place, il y aura...rien. Un beau rien tout "neu" bordé en rouge. Les souverainistes vont protester contre quoi, à présent ? Le vide, le rien. Adieu costumes, marches en rang et pétarades qui heurtent les sensibilités vu que sur les Plaines, d'aplomb, on s'est fait planter. Vous avez écrit : «Juneau et Falardeau ont tout "muffé"»

    Vous avez raison M. Noel, Juneau et Falardeau ont lancé le projet à l'eau...direct dans le St-Laurent, en avant. Pas tellement intéressant.

    À la place, il y aura...rien. Un beau rien tout "neu" bordé en rouge. Les souverainistes vont protester contre quoi, à présent ? Le vide, le rien. Adieu costumes, marches en rang et pétarades qui heurtent les sensiblités vu que sur les Plaines, d'aplomb, on s'est fait planter. Vous avez écrit : «Juneau et Falardeau ont tout "muffé"»

    Vous avez raison M. Noel, Juneau et Falardeau ont lancé le projet à l'eau...direct dans le St-Laurent, en avant. Pas tellement intéressant.

    À la place, il y aura...rien. Un beau rien tout "neu" bordé en rouge. Les souverainistes purs et durs vont protester contre quoi, à présent ? Le vide, le rien. Adieu costumes, marches en rang et pétarades qui heurtent les ennemis et les sensiblités vu que sur les Plaines, d'aplomb, on s'est fait planter. »

  • Mme et M. JMR et IJ
    Abonné
    dimanche 22 février 2009 13h04
    Le fleurdelisé à Québec
    « On constate que le nombre de drapeaux québécois aux stations de services Irving de la ville Quebec est plus important que partout ailleurs dans et autour de la capitale nationale québécoise. Comme quoi la fierté n'a plus de nom. »

  • Réal Ouellet
    Abonné
    dimanche 22 février 2009 17h03
    ha bein la! À n.d.l.r
    « en tout cas, la dessus , votre présentation web est pitoyable
    et je ne suis pas le seul à ne pas l'avoir trouvé!!!! »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    dimanche 22 février 2009 17h16
    @ MJR et IJ
    « A Toronto Capitale de l'ontario, il y a plus de drapeau Canadien que d'ontarien. Même que le drapeau Ontarien ne flotte pas à beaucoup d'endroit.

    Pourquoi en serait il différent à Québec, une autre capital provintiale. Le Drapeau Nationnal c'est l'unifolié pas le fleur de lys »

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    lundi 23 février 2009 00h40
    à Claude Archambault
    « Parce que le drapeau du Québec représente en plus du territoire provincial la nation québécoise et que le siège de l'Assemblée Nationale est à Québec. Quant au drapeau ontarien il ne représente que sa province. Essayez tout de même de faire moins de fautes d'orthographe quand vous répondez... »

  • Morot-Sir Marie-Hélène
    Inscrite
    mercredi 4 mars 2009 07h39
    Que les terrains sur la colline du Parlement et les plaines d'Abraham soient rendus aux Québecois
    « Ceux qui approuvent cela peuvent signer la pétition à l'instigation de Luc Archambault..Ottawa fait la sourde oreille depuis longtemps, depuis le gouvernement Bourassa qui avait vainement demandé aussi cela.. C'est pourtant un accroc même aux principes du fédéralisme comme nous l'explique fort bien Benoît Pelletier. Une autre question est extrêmement importante, en effet demandons-nous pour quelles raisons la présence du fédéral est-elle plus importante au Québec alors qu'elle n'a aucun équivalent dans les autres provinces ? (Cf Pierre Boucher) je vous joins le lien pour cette pétition que l'on peut trouver sur le site Vigile.net :
    PÉTITION 1759-2009 - Rapatrier le 250e et les Plaines »

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