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Christian Rioux   6 février 2009  Québec
Le premier ministre Jean Charest l'a reconnu sans détour, il n'y avait pas la moindre ambiguïté dans les propos qu'a tenus le président Nicolas Sarkozy cette semaine. À la Citadelle de Québec, l'automne dernier, ses proches avait tenté de finasser en laissant croire que l'«unité» dont parlait le président n'était pas celle du Canada. Cette fois, il n'y a pas le moindre doute. Par cette intervention, Nicolas Sarkozy a voulu marquer son rejet de la traditionnelle neutralité française dans le débat canadien.

Lundi, à l'Élysée, le président a prétendu que s'il abandonnait définitivement la politique traditionnelle de «non-ingérence et de non-indifférence», ce n'était évidemment pas pour pratiquer l'ingérence. L'ennui, c'est que quelques phrases plus tard, il s'y livrait à coeur joie. Cette position a peut-être l'avantage de la clarté, mais elle n'en demeure pas moins une intrusion flagrante et «inacceptable» dans les affaires politiques québécoises, pour reprendre le mot prononcé par Lester B. Pearson en 1967 face à de Gaulle.

Ces déclarations sont non seulement sans précédent de la part d'un président français, mais aussi d'un chef d'État d'un pays étranger. Rappelons-nous les propos de Bill Clinton à Mont-Tremblant avant le référendum de 1995. À la demande de Jean Chrétien, le président avait livré un plaidoyer pour l'unité canadienne. Mais il n'avait pas poussé la hargne jusqu'à insulter les souverainistes en les traitant d'imbéciles et en les accusant de pratiquer le «sectarisme», l'«enfermement sur soi» et la «détestation» de l'autre. Nous étions entre gens du monde.

Contrairement à ce qu'affirmait mercredi à Paris le maire de Québec, Régis Labeaume, jamais depuis le «vive le Québec libre» du général de Gaulle un président français ne s'était ingéré de la sorte dans les affaires politiques canadiennes. Bien des hommes politiques avaient exprimé leur opinion, mais pas le président, qui parle pour la France. Or, si de Gaulle avait l'excuse de vouloir aider un peuple que l'Histoire avait trop longtemps relégué dans l'ombre, Nicolas Sarkozy est loin d'être inspiré par des motifs aussi nobles.

***

Comment expliquer des propos aussi outrageants? Rappelons d'abord que l'homme n'a jamais ménagé ses mots envers personne. Nicolas Sarkozy est à la politique ce que Jeff Fillon est à la radio. Dans son domaine, on ne peut le comparer qu'à Silvio Berlusconi. Quand on traite les jeunes des banlieues défavorisées de «racaille» et qu'on répond «casse-toi pauvre con» à un simple citoyen, on peut bien qualifier les souverainistes d'imbéciles. Récemment, Nicolas Sarkozy recevait à l'Élysée un groupe d'ouvriers de l'aciérie de Gandgrange, à qui il avait promis de protéger les emplois quoiqu'il arrive. Le président a brusquement mis fin à l'entretien en claquant la porte et en lançant aux ouvriers que s'ils n'étaient pas contents, ils n'avaient qu'à se trouver un autre président.

Mais il serait navrant d'en rester là. Ce repositionnement français tient aussi à des raisons plus stratégiques dont il faudra mesurer les conséquences dans l'avenir. Le Québec est en fait la victime collatérale du rapprochement que poursuit la France avec les États-Unis et le Canada. Dans deux mois, celle-ci réintégrera le commandement intégré de l'OTAN. Dans la stratégie plus globale de Nicolas Sarkozy, l'abandon de la neutralité française sur la question nationale québécoise n'est au fond qu'un détail dans la rupture entreprise avec l'héritage gaulliste.

Ajoutons-y l'anglophilie débordante du président, son goût pour Disneyland et la musique pop anglo-saxonne qu'on entendait dans toutes ses rencontres de campagne. Lundi, lors de la remise de la Légion d'honneur à Jean Charest, il fallait le voir vanter, avec un petit air d'envie et sans même percevoir le ridicule de la situation, combien Jean Charest parlait «parfaitement anglais». Plus colonisé, tu meurs!

Convenons qu'il y a quelque chose de surréaliste à voir les souverainistes accusés de manquer d'ouverture par un président qui a flirté avec les voix du Front national, qui fait tout pour freiner le regroupement familial des immigrants pourtant légalement admis en France, et qui expulse chaque jour des immigrants illégaux qui y vivent et qui y travaillent depuis de longues années.

***

On comprend Jean Charest de ne pas vouloir se brouiller avec la France, seul pays avec lequel le Québec entretient des relations politiques directes. Mais, il aurait à tout le moins pu trouver une façon subtile de refléter le véritable tollé que provoquent ces propos au Québec. Avalant la couleuvre jusqu'au bout, notre premier ministre va même jusqu'à dire qu'il ne se sent «pas froissé» le moins du monde! Le 22 janvier 2007, n'avait-il pas joint sa voix à celle de Stephen Harper lorsque la candidate socialiste Ségolène Royal avait confusément évoqué la «souveraineté» et la «liberté du Québec»?

«On ne demande pas à nos amis Français d'être indifférents à la situation québécoise, avait alors déclaré le premier ministre. Mais là où il y a une limite qu'il ne faut pas traverser, c'est de tenter d'influencer les Québécois.»

Cette phrase, Jean Charest aurait pu la répéter mot pour mot cette semaine...

***

crioux@ledevoir.com











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  • McComber Éric
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 05h14
    Voir Power Corporation
    Paul Desmarais également a reçu la Légion d'Honneur des mains de monsieur Sarkozy. « Suivez l'argent », disait un homme avisé. Le président français sait d'où viennent ses chèques.

  • Danielle Turcotte
    Inscrite
    vendredi 6 février 2009 07h02
    Le président de la France ne sait pas vivre !
    Quand on réalise le niveau d'éducation de Sarkozy, nous ne pouvons ressentir de la colère bien longtemps. Je plains surtout les Français qui l'ont élu ignorant à cette époque ses manières de cowboy. Qui se ressemble s'assemble : Sarkozy er Harper s'entendent très bien.

  • GERARD SABATIER
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 07h03
    GED
    Tout à fait d'accord avec vous, la France traverse une très mauvaise passe, ce qui est étonnant c'est la complaisance de la presse française, pas de commentaires sur le Québec.
    Sarkozy n'a pas de politique pour la France, il est le représentant du club du Fouquet's pour lequel il ne sert que les intérêts. Deux exemple pou rles canadiens : Total et GDF principaux actionnaires Desmarais et Frere.

  • Nichol N
    Inscrite
    vendredi 6 février 2009 07h46
    ingérance
    Et puis De Gaulle n'avait pas fait d'ingérence avec son Québec Libre !
    On prend ce qui fait notre affaire hein !

  • Gilles Théberge
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 07h56
    Pôvre..... Québec
    Comme vous dites, propos judicieux : « Nicolas Sarkozy est à la politique ce que Jeff Fillon est à la radio. Dans son domaine»

    C'est bien ça le drame. Et à ce qu'on peut en entendre ces temps-ci, le style continue de sévir à Québec. Dernière victime Françoise David.

    Et Labeaume est de la même mouture, qui s'est installé à long terme à l'hôtel de Ville.

    Le temps mauvais va être long.

  • Line Légaré
    Abonnée
    vendredi 6 février 2009 07h59
    Ils marquent l'histoire mais négativement et ils en sont inconscients
    Jean Charest et Nicolas Sarkozy sont des personnages qui ne représentent pas leur peuple mais strictement eux-même et quelques fois leur parti. Ils passeront à l'histoire possiblement par leur manque de jugement, de vision et leur stratégie politique qui auront permis de les élire mais dans un monde troublé. Je ne crois pas que Bourassa aurait fait comme Jean Charest et, tout en étant souverainiste, j'ai un profond respect pour des hommes tel que Bourassa qui, malgré leur fédéralisme, ont protégé les québécois de certaines racailles (mot sarkozien) fédéralistes tel Trudeau qui le détestait. "Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, le Québec est, aujourd'hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d'assumer son destin et son développement. (Discours prononcé le 22 juin 1990 à l'Assemblée nationale suite à l'échec de l'Accord du lac Meech.)source: wikipédia
    Charest ne va pas à sa cheville...et on ne se rappellera pas de lui de cette façon...

  • Sylvio LeBlanc
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 08h01
    Superbe!
    Superbre chronique. Gracias.

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 08h04
    Pour comprendre la game.

  • Robert
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 08h11
    Consolons-nous
    Les Français subissent leur président quotidiennement!

  • Jean Leroux
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 08h16
    Revenez-en ... et prenez un grand respire d'air froid!
    Mon Dieu, Le Devoir et son parti politique siamois (PQ/Bloc) se comportent comme des colonisés devant les propos de Sarkozy. Revenez-en... il y a des milliers de québécois qui perdent leur job présentement, l'industrie du bois se meurt, l'industrie du textile est morte, l'environnement est menacé... Laissez les Sarkozy et de Gaulle de ce bas monde dire leurs conneries et travaillons à règler les vrais problèmes de nos concitoyens. Que l'éditeur du Devoir, Marois et Duceppe aillent prendre une belle grande marche, à l'air froid, sur la montagne... En rentrant, ils vont réaliser qu'au fond, il y a des choses bien plus importantes dans la vie...

  • Belanger Marc
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 08h16
    Quand Sarkozy montre la lune, certains regardent le doigt ...
    Certains ne semblent pas avoir compris que l'ambition de Sarkozy est de (re)placer le Québec dans l'orbite politique et géopolitique de la France.

    Pour cela, l'appui d'une partie des souverainistes ne lui est d'aucune utilité. Bien au contraire.
    Il stigmatise et continuera de stigmatiser cette partie. C'est dans son intérêt et son intérêt est aussi qu'elle réagisse vivement, très vivement.

    Les réactions doivent dépasser ses espérances.

    Surtout que ces réactions ne visent pas le principal : après l'usage abusif - et tout politique - du mot "frères" (qui est complétement étranger au vocabulaire politique et idéologique français et républicain... dit autrement ce terme en cache un autre), Sarkozy met en avant l'universalisme commun à la France et au Québec (pour les Français, il n'y a qu'un seul universalisme... l'universalisme français).

    Quand Sarkozy commencera à parler de "citoyens égaux" en parlant des Français et des Québécois, j'ose espérer que d'aucuns comprendront sa stratégie.

    Pour de Gaulle, un Québec libre signifiait un Québec français (c'est à dire rattaché d'une façon ou d'une autre à la puissance française).
    La finalité de Sarkozy est la même... seule la stratégie diffère.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 09h24
    Sens Unique
    Non ingérence non indifférence Le fameux Ni Ni.
    Que veulent dire c'est mot?

    Non ingérence, nous n'interviendrons pas dans le débat, mais nous ne sommes pas indifférent et avons un parti pris clair et net. Si le débat se règle nous alors agir en fonction de notre non indifférence.

    Ce que Sarko a fait c'est simplement une suite logique au deux référendum, la question a été débattu, on a pris position par deux fois contre la séparation. Alors en suivant la politique du NI NI Sarko et la France ne sont pas intervenu dans le débat, et n'est pas indifférent en reconnaissant le résultat. Ce qu'il dit c'est : lâchez l'os vous avez perdu deux fois, et je ne suis pas indifférent j'ai et la France a un parti pris pour le Canada Uni tout cela conforme avec le souhait des Québécois lors de deux référendum.

  • Benoît Lauzière
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 09h40
    De Gaulle sanctifié, Sarcozy démonisé
    Il est maintenent connu depuis soixante-douze heures que le Président Sarkosy n'a pas traité d'«imbéciles» les souverainistes québécois. Que les échotiers arrêtent de faire du millage la-dessus, les mots vraiment dits suffisent.
    Par ailleurs, y aurait-il moyen de faire autre chose que de passer de la sanctification de l'un à la démonisation de l'autre? L'an glophilie de l'un ne vous rappelle-t-il pas l'anglophobie de l'autre? Honte à ceux qui pensent que les chefs d'États ont les politiques de leurs intérêts. Le saint homme, comme dirait Molière, ne pouvait avoir que des intentions nobles et son ingérence dans les affaires canadiennes n'était de toute évidence justifiée que par sa volonté d'«aider un peuple que l'Histoire avait trop longtemps relégué dans l'ombre.» Décidément, on est critique ou on ne l'est pas!
    Benoit Lauzière

  • Diane Cadieux
    Inscrite
    vendredi 6 février 2009 10h02
    langue française
    n'oubliez pas que la langue française a toujours été et est toujours..., jusqu'à preuve du contraire, la "LANGUE DE LA DIPLOMATIE"
    peut-être n'y a-t-il que les non-diplomates qui ne savent pas s'en servir!!!

  • Groulx Suzanne
    Inscrite
    vendredi 6 février 2009 10h04
    Magnifique !
    Les durs d'oreilles ou d'entendement n'ont plus d'excuses. Merci !

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 10h12
    Monsieur Charest devrait retourner sa médaille
    Monsieur Charest devrait retourner sa médaille de la Légion d'honneur.

    Quel déshonneur pour le président Sakozy d'avoir traité la moitié des Québécois d'imbéciles.

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 10h59
    @ Jean Leroux
    On peut marcher à l'air froid et mâcher de la gomme en même temps. Et on peut se préoccuper des gens qui perdent leur emplois tout en répondant à ceux qui nous insultent. Comme si on ne devait s'occuper que d'un seul dossier à la fois.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 11h41
    La liberté
    Arrêtons de dire que le Québec n'est pas libre au sein du Canada. Je suis fédéraliste mais ça ne m'empêche pas d'affirmer que le Québec est libre et que la souveraineté ne lui donnera pas plus de liberté. Si le Québec fait partie du Canada, c'est qu'il le veut bien. Il en sortira quand il le voudra. Si la propagande souverainiste et les provocations à la Trudeau et Chrétien n'avaient pas été l'apanage des quelque cinquante dernières années, c'est à peine 10% des québecois qui seraient indépendentistes.
    Paul Lafrance
    Québec

  • François Caron
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 12h30
    Ze cuistre rides again !
    Je suis bien prêt à leur pardonner l'aveu d'une absence collective avérée , mais quand même, je demeure consterné du manque de jugement flagrant des FrançaisEs-en-France pour avoir élu ce nabot inculte, cette couleuvre arriviste, ce nain hyperactif, cet iconoclaste brouillon et pressé, cet imbécile politique, ce chihuaha hirsute surexcité comme une "bean" mexicaine et qui se complaît à mordre les mollets des interlocuteurs, et de fait foutre le bordel partout où il passe entre deux pompeuses "refondations" du capitalisme.

    Cet être, doué pour la division et l' "ostinage" sans but précis et aux paroles creuses sans lendemain, dessert et dégrade l'image précieuse et digne de la France séculaire diplomatique et politique qui est un phare dans la nuit sectaire qui ravage le monde et qui mène la pensée humaniste et fraternelle mondiale un peu beaucoup à gauche, au-dessus et en avant du consensus consumériste turbocapitaliste mortifère et destructeur de ressources humaines, d'habitats viables et de trésors naturels.

    En cela la réplique outrée mais ferme, mesurée, articulée et historiquement documentée des ténors souverainistes mérite notre plus grande admiration, tant elle démontre que la diplomatie internationale est un domaine où ils en maîtrisent les codes et y excellent, contrairement à notre "cousin" Sarko, pour qui, ben alors, c'est pas son truc !

    Et qu'est-ce qu'il est mal conseillé, ses oreilles remplies des mictions fétides de notre übercapitaliste mange-canayen châtelain de Charveloix et son aéropage de suiveux opportunistes dévôts adeptes des plaisirs réservés aux riches et "famousses".

    Comme dirait l'humoriste qui sévit de temps à autre dans les pages de sport de l'auguste quotidien (et avec l'accent charlevoisien): avec Sarko aux commandes, pour les séparatisses, ça 'gârd pas bien !

    Je ne remercierai jamais assez Jacques Chirac et son Assemblée nationale pour ce service inestimable rendu à son pays (et avec la permission référendaire de ses concitoyenNEs) d'avoir amendé la Constitution française pour limiter les mandats présidentiels à cinq ans; il a seulement oublié (???) d'y faire inclure des dispositions législatives pour forcer un président en exercice à comparaître devant un juge de paix ou d'instruction (que Sarko veut justement en abolir la fonction) pour répondre de manquements criminels, civils, institutionnels ou constitutionnels dans l'exercice de la fonction présidentielle, ce que je subodore Sarko de camoufler malhabilement, contrairement à son brillant prédécesseur.

    Je me console en me disant qu'il ne nous reste qu'un peu plus de 38 mois à le souffrir et de voir retourner par les FrançaisEs ce taciturne clown au cirque superficiel et artificiel du monde des Affaires qu'il affectionne tant, probablement dans les fils de la toile Power Corp - Total - Pargesa.

    Il y atteindra sûrement bien assez rapidement son niveau d'incompétence...

  • Iann Yochum Consulat Général de France
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 12h45
    Pas "imbécile" dans le texte
    M. Rioux,
    Comme le signalent deux erratums ("errata" pour les puristes) publiés dans La Presse et... Le Devoir, le mot "imbécile" n'a pas été prononcé par Nicolas Sarkozy lundi lors de la remise de la Légion d'Honneur à M. Jean Charest.
    Peut-être aurez vous à coeur de donner l'heure juste à l'occasion d'une prochaine chronique car, comme aurait pu le dire M. Bernard Landry, "errare humanum est, perseverare diabolicum".
    Frédéric Paruta
    Consulat Général de France à Québec

  • Thierry Rondeau
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 13h14
    Québecois mélangé BIS
    J'adore l'intervention de monsieur Sarkozy car elle permet de faire ressortir la fausseté du discours péquiste qui nous enfonce constemment dans la gorge que la seule raison d'éxister est la maudite souveraineté et d'autre part ,que si cette déclaration cautionnait plutôt la souveraineté on entenderait les ambigü madame Marois et monsieur Duceppe pavoiser comme des dindes poirées prettent à manger en affichant un sourire amoureux envers monsieur Sarkozy.
    Ce qui donne ainsi raison au constat que les péquistes maintiennent un discours double lorsque cela leur conviennent.
    La réalité est que ce projet n'a aucun fondement économique et que la culture dont le PQ se targue de défendre ne conduit pas à cette viabilité économique.
    Nous avons déjà prouver ce que nous sommes au monde dans divers industries. Jouer la victime du David contre Goliat n'a plus sa place ici, mais cette peur est toujours entretenu par le PQ.
    Par ailleurs , mentionner que les Français ne connaissent pas l'histoire. Je dirai surtout que ce sont les québecois qui décident de ne pas être citoyen du monde d'être peu informer sur l'actualité.....Pauvres de petit toi malheureux qui n'a pas eu sa cream glacée !

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 14h44
    Ingérence
    Ne savez vous pas que seuls les français favorables à la séparation du Québec ont le droit de s'ingérer dans les affaires du Québec. Les autres, fermez vous.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 15h03
    Ingérence
    Ne savez vous pas que seuls les français favorables à la séparation du Québec ont le droit de s'ingérer dans les affaires du Québec. Les autres, fermez vous.

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 6 février 2009 16h02
    À François Caron
    Je rapellerais à François Caron que ce n'est pas M.Sarkosy qui a, depuis des lustres, des démêlés avec la justice mais bien M. Chirac, M. de Villepin,son premier ministre et M. Jupé son ancien premier-ministre.

  • Guy Fafard
    Inscrit
    vendredi 6 février 2009 22h06
    Monsieur Charest
    Monsieur Charest s'est comporté en chef d'état. Nous pouvons être fier de son attitude face au Président Nicolas Sarkosy s'est réduit au rang d'un pitoyable porte paroles de monsieur Desmarais.- Dommage!

  • J.C. Raby
    Inscrit
    samedi 7 février 2009 01h56
    Sarkozy, Marois et Duceppe:pour la clarté et la moralité
    Oui,. Le président Sarkozy ne se mêle pas totalement de ses affaires, comme il fut pour le général Charles de Gaule en 1967. La réponse à la question de la souveraineté se décidera au Québec et au Canada et non aux États-Unis ou en France.
    Les deux chefs des INDÉPENDANTISTES (terme maintenant utilisé dans la lettre du 6 février 2009 des deux chefs) ouverts sur le monde, ceux qui disent qu'ils aiment leurs voisins du R.O.C. (i.e «rest of Canada »), ceux qui n'utilisent pas la haine et l'agrandissement et les exagérations des erreurs du R.O.C., ceux qui dénoncent ou qui ne rient pas de choses haineuses « humoristiques » communiquées même à notre télévision nationale sur leurs voisins du R.O.C. que ce soit pour les anglophones ou pour les Canadiens français hors Québec ou Obama, condamnent par ricochet les indépendantistes marginaux qui sont en fait ceux qui sont vraiment mis en cause. Les quelques 10% à 20% de marginaux indépendantistes que les déclarations de Monsieur Sarkozy accusent vraiment, sont les marginaux qui ont frustré René Lévesque, les marginaux que la lettre des deux chefs impliquent indirectement, car ils sont vraiment ceux au banc des accusés. L'erreur du président Sarkozy fut de ne pas faire la nuance et l'erreur de Pauline Marois et des chefs du PQ passés, fut de ne pas mettre ces marginaux au pas ou en dehors du parti.

    Ces accusés sont ceux et celles que Madame Marois aura à confronter, à mettre à l'ordre et même à expulser du PQ, pour le bien du parti et pour la bonne réputation des indépendantistes. Au minimum une dénonciation publique de Madame Marois serait de mise. Cette fois-ci, la critique vient de l'extérieur et pas de n'importe qui : du président de la France, en plus celui qui ne mâche pas ses mots et qui peut récidiver n'importe quand et qui peut inciter à forcer la mire sur les sons cacophoniques et les images difformées qui proviennent depuis belle lurette des marginaux indépendantistes. Ne pas mettre ces gens au pas a été une faiblesse qui remonte à René Lévesque; continuer la même erreur avec une exposition internationale « Sarkozyste » serait encore peut-être une plus grande erreur de la part des dirigeants du PQ et du Bloc.
    Alors, messieurs et mesdames indépendantistes marginaux, soyez attentif au message du Président Sarkozy et lisez bien la lettre des deux chefs du 6 février. Il vous sera de plus en plus difficile ou de moins en moins acceptable de faire les manchettes avec vos jeux et vos déclarations "spectaculaires", vos grosses farces plates, vos satires et attitudes souvent méchantes et étroites.
    Si les indépendantistes marginaux se taisent un peu, certains médias et journalistes « de la facilité » qui aiment le spectacle, vont vous manquer peut-être, mais moi je vais être soulagé et les citoyens pourront vivre plus en paix dans une meilleure démocratie.

    La vérité peut choquer certains, mais ça fait du bien au moral des autres, les 80-90% des citoyens ! Il faut ne pas tolérer les sottises, notre démocratie requiert la vigilance et notre participation.

    Je dis à Madame Marois et Duceppe, en plus de vouloir répliquer à Monsieur Sarkozy, il y a aussi lieu de regarder régulièrement du coté de vos INDÉPENDANTISTES marginaux et de leur écrire des lettres à eux aussi des fois, des petites lettres d'amour salées et au besoin, au minimum, de les dénoncer publiquement afin de protéger la bonne réputations de toute la famille des INDÉPENDANTISTES !

  • J.C. Raby
    Inscrit
    samedi 7 février 2009 02h00
    Ingérence
    Ingérence
    Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

    Bravo Paul Lafrance Votre commenteiare es comme on dit "dans le Bullzag" tr;es bon.
    Merci d'avoir émis en si peu de mot une vérité juste.


    Envoyé Le vendredi 06 février 2009 15:00


    Ne savez vous pas que seuls les français favorables à la séparation du Québec ont le droit de s'ingérer dans les affaires du Québec. Les autres, fermez vous.

  • J.C. Raby
    Inscrit
    samedi 7 février 2009 02h04
    Sarkozy, MArois et Duceppe: pour la clarté et la moralité
    Oui,. Le président Sarkozy ne se mêle pas totalement de ses affaires, comme il fut pour le général Charles de Gaule en 1967. La réponse à la question de la souveraineté se décidera au Québec et au Canada et non aux États-Unis ou en France.
    Les deux chefs des INDÉPENDANTISTES (terme maintenant utilisé dans la lettre du 6 février 2009 des deux chefs) ouverts sur le monde, ceux qui disent qu'ils aiment leurs voisins du R.O.C. (i.e« rest of Canada »), ceux qui n'utilisent pas la haine et l'agrandissement et les exagérations des erreurs du R.O.C., ceux qui dénoncent ou qui ne rient pas de choses haineuses « humoristiques » communiquées même à notre télévision nationale sur leurs voisins du R.O.C. que ce soit pour les anglophones ou pour les Canadiens français hors Québec ou Obama, condamnent par ricochet les indépendantistes marginaux qui sont en fait ceux qui sont vraiment mis en cause. Les quelques 10% à 20% de marginaux indépendantistes que les déclarations de Monsieur Sarkozy accusent vraiment, sont les marginaux qui ont frustré René Lévesque, les marginaux que la lettre des deux chefs impliquent indirectement, car ils sont vraiment ceux au banc des accusés. L'erreur du président Sarkozy fut de ne pas faire la nuance et l'erreur de Pauline Marois et des chefs du PQ passés, fut de ne pas mettre ces marginaux au pas ou en dehors du parti.

    Ces accusés sont ceux et celles que Madame Marois aura à confronter, à mettre à l'ordre et même à expulser du PQ, pour le bien du parti et pour la bonne réputation des indépendantistes. Au minimum une dénonciation publique de Madame Marois serait de mise. Cette fois-ci, la critique vient de l'extérieur et pas de n'importe qui : du président de la France, en plus celui qui ne mâche pas ses mots et qui peut récidiver n'importe quand et qui peut inciter à forcer la mire sur les sons cacophoniques et les images difformées qui proviennent depuis belle lurette des marginaux indépendantistes. Ne pas mettre ces gens au pas a été une faiblesse qui remonte à René Lévesque; continuer la même erreur avec une exposition internationale « Sarkozyste » serait encore peut-être une plus grande erreur de la part des dirigeants du PQ et du Bloc.
    Alors, messieurs et mesdames indépendantistes marginaux, soyez attentif au message du Président Sarkozy et lisez bien la lettre des deux chefs du 6 février. Il vous sera de plus en plus difficile ou de moins en moins acceptable de faire les manchettes avec vos jeux et vos déclarations "spectaculaires", vos grosses farces plates, vos satires et attitudes souvent méchantes et étroites.



    Si les indépendantistes marginaux se taisent un peu, certains médias et journalistes « de la facilité » qui aiment le spectacle, vont vous manquer peut-être, mais moi je vais être soulagé et les citoyens pourront vivre plus en paix dans une meilleure démocratie.

    La vérité peut choquer certains, mais ça fait du bien au moral des autres, les 80-90% des citoyens ! Il faut ne pas tolérer les sottises, notre démocratie requiert la vigilance et notre participation.

    Je dis à Madame Marois et Duceppe, en plus de vouloir répliquer à Monsieur Sarkozy, il y a aussi lieu de regarder régulièrement du coté de vos INDÉPENDANTISTES marginaux et de leur écrire des lettres à eux aussi des fois, des petites lettres d'amour salées et au besoin, au minimum, de les dénoncer publiquement afin de protéger la bonne réputations de toute la famille des INDÉPENDANTISTES !

  • Thierry Rondeau
    Inscrit
    jeudi 12 février 2009 14h49
    @ Monsieur Paul Lafrance
    En réponse à votre ordre dirigé à ceux qui sont contre la séparation du québec se la ferme; je vous en remercie de bien nous faire saisir que votre appartenance à ce mouvement cautionne la raison d'être de ce parti indépendantiste : ne pas pouvoir être citoyen du monde et donc ne pas avoir droit à la parole. Constat savoureux ! Je vous en remercie, vous confirmer mon choix envers le non.

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"directeur général des élections"

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