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Du fédéralisme à l'unilatéralisme

Harper viole le principe fédéral, dit Jean Charest

Robert Dutrisac , Antoine Robitaille   29 janvier 2009  Québec
Québec et la Malbaie — L'attitude unilatérale du gouvernement Harper au sujet de la péréquation contrevient à la nature fédérale du Canada. Elle conduira de plus le gouvernement libéral à Québec à violer sa promesse électorale de ne pas faire de déficit l'an prochain, a affirmé Jean Charest hier.

«On veut travailler avec un gouvernement fédéral, pas un gouvernement unilatéral», a déclaré le premier ministre, hier. À ses yeux, la décision du gouvernement Harper de modifier, sans consulter les provinces, la formule de péréquation, marque une rupture avec l'esprit du régime canadien.

«Au-delà des chiffres, il y a un principe important en jeu ici [...]: comment il marche, le système fédéral? Est-ce qu'il marche de manière unilatérale ou de manière fédérale?», a lancé M. Charest, revenant à plusieurs reprises sur le sujet.

La modification de la formule de péréquation, contenue dans le budget Flaherty, entraînera une baisse des revenus fédéraux prévus par Québec. Par conséquent, le gouvernement Charest ne pourra pas respecter l'engagement électoral de deux années de déficit zéro «quoi qu'il arrive», qu'il avait pris le 4 novembre. «S'il faut poser des gestes qui nous amènent en déficit, on ne peut pas fermer cette porte-là, à ce moment-ci», a admis pour la première fois M. Charest hier.

La nouvelle formule de péréquation créera un manque à gagner de 75 millions de dollars de moins en péréquation cette année. Pour l'année financière 2010-2011, le manque sera de «695 millions de dollars» pour Québec. M. Charest a tenu à souligner que les montants versés par Ottawa continueront à augmenter, mais beaucoup moins que ce qui avait été «projeté dans les livres».

Bien que le changement semble inéluctable, M. Charest demande qu'Ottawa «crée un dialogue» sur la péréquation. Ce qui «relève du bon sens dans un système fédéral». Il soutient que c'est là «une discussion qui n'est pas finie. Loin de là. Et qu'on va continuer cette bataille», a lancé M. Charest. Mais qu'entend-t-il faire pour protester contre le «déficit fédératif» de M. Harper? Compte-t-il créer un front commun de provinces? Mener des actions devant les tribunaux? Le premier ministre est resté vague à ce sujet hier, se bornant à indiquer qu'il allait continuer à «mettre de la pression» sur Ottawa. Il a soutenu avoir l'appui de plusieurs autres provinces: «J'ai entendu dire qu'on était seuls. Ce n'est pas vrai.» À la réunion du Conseil de la fédération, le 16 janvier, a-t-il dit, six provinces, dont le Québec, se sont dites opposées aux desseins d'Ottawa.

M. Charest compte sur les partis d'opposition fédéraux, qu'il estime «sensibilisés à cette question-là». Dans ce qui ressemblait à une mise en garde à son vis-à-vis fédéral toujours minoritaire, M. Charest a souligné au crayon gras qu'il avait parlé hier matin au nouveau chef du Parti libéral fédéral, Michael Ignatieff.

Par ailleurs, M. Charest a félicité le gouvernement Harper pour avoir écouté le Québec sur certains plans. «Dans le dossier de la main d'oeuvre, dans le dossier du manufacturier, il y a des gains», a-t-il noté. Il a soutenu que le fédéral avait «rattrapé» le Québec sur le plan des infrastructures. «Alors au fédéral, on dit: Bravo, vous en faites vous aussi davantage, c'est ce que nous souhaitions.»

Fédéralisme prédateur

Réagissant au budget Flaherty, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a accusé Jean Charest d'avoir «failli à la tâche de défendre nos intérêts».

«C'est lui le fédéraliste. Il s'est présenté comme le sauveur de ce pays en disant que le Québec va occuper sa place», a déclaré Pauline Marois avant de participer à la réunion du caucus de ses députés, à La Malbaie. «C'est un véritable échec pour Jean Charest, et c'est un échec du fédéralisme.»

Selon elle, le fédéralisme d'ouverture s'est transformé en «fédéralisme de fermeture». À l'expression «fédéralisme unilatéral», qu'a employée le premier ministre, elle préfère celle de «fédéralisme prédateur», l'expression forgée par Gérard D. Lévesque. Dans son discours de décembre 2005 à Québec, Stephen Harper avait pour sa part dénoncé le fédéralisme «dominateur» pratiqué par les libéraux fédéraux. (Chez les politologues, plusieurs — Donald Smiley, Alan Cairns, Guy Laforest, par exemple — soutiennent que le Canada se «défédéralise» et serait même devenu un régime «quasi fédéral».)

Pauline Marois a reproché à Jean Charest d'être resté silencieux, par pur opportunisme électoral, sur l'énoncé économique de Jim Flaherty, présenté en novembre, un document qui annonçait une modification de la formule de péréquation. «Il n'a pas élevé le ton alors que c'était le temps de le faire», a-t-elle déploré.

Le Québec se voit privé de trois milliards en péréquation, soit un milliard en 2009-2010 et deux milliards l'année suivante, alors que l'Ontario peut compter sur quatre milliards de plus, a souligné Mme Marois. «Ce qu'on constate dans le fond, c'est que le fédéralisme est rentable pour l'Ontario et l'Alberta.»

De son côté, le député de Rousseau et porte-parole en matière de finances, François Legault, est tombé à bras raccourcis sur la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget. «Pathétique», a-t-il dit de sa dernière admission sur la péréquation, convaincu qu'il est que la ministre se prépare à annoncer l'existence d'un déficit pour 2009-2010 alors qu'elle soutenait en campagne électorale qu'il n'y en aurait aucun. «C'est de la manipulation électorale», s'est-il indigné.

En ce qui concerne l'ADQ, son porte-parole, Éric Caire, a soutenu hier que M. Charest et le Bloc québécois étaient responsables des décisions fédérales défavorables au Québec. Jean Charest serait coupable d'avoir «complètement saboté la relation avec le gouvernement fédéral, tant par le détournement du fruit du déséquilibre fiscal [que] par ses interventions à la dernière campagne fédérale». Est-ce à dire que M. Harper s'est vengé? M. Caire ne l'a pas exclu: «Je ne sais pas si c'est de la vengeance, a-t-il répondu, mais c'est clair que les représentants du Québec n'ont pas réussi à se faire entendre auprès du premier ministre.»

En début d'après-midi, Jean Charest s'est envolé pour l'Europe. Il doit participer au Sommet économique de Davos, mais aussi s'arrêter à Bruxelles, pour s'informer de la préparation des négociations du projet de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne. En fin de parcours, il sera fait grand officier de la légion d'honneur par le président Nicolas Sarkozy, à Paris.






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  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 03h29
    Retenir son souffle, peut-être
    Si notre gouvernement fédéral continue d'être unilatéral que peut faire M. Charest full-fédéraliste très provincial ?

    Taper du pied, dire des gros mots, retenir sa respiration jusqu'à devenir plus bleu ? Est-ce qu'il commence à comprendre qu'il n'a pas le gros bout su bâton dans un régime appelé faussement confédération depuis 1867 mais qui n'est qu'une fédération de provinces "territoires conquis" à la place d'une vraie confédération qui est une association d'ÉTATS SOUVERAINS qui ont délégué certaines compétences à des organes communs ?

    Voir son dictionnaire pour : fédération, confédération et provinces, ça éclaire sur la p'tite vite qu'on s'est fait passer en 1867.

  • Sylvain Racine
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 05h42
    Le Québec est un état fédéré (inféodé)
    Ce qui est le plus frustrant dans cette histoire, c'est que la population en général ne comprend pas le système canadien. Je crois que, par exemple, plutôt que de commémorer la bataille des Plaines d'Abraham dans un but "éducatif", il serait peut-être temps d'éduquer la population Québécoise à savoir que le problème principal pour le Québec est que le Canada est supposé être une CONFÉDÉRATION, PAS UNE FÉDÉRATION.

    Ce qui me rend intellectuellement malade, c'est que nous avons au Québec des "fédéralistes". C'est grave. Regardez sur votre calendrier le premier juillet: CONFÉDÉRATION.

    Qu'est-ce que va faire Jean Charest, le plus "fédéraliste" des premiers ministres que l'ont ait eu la chance d'avoir au Québec?

    Il a deux choix à présent: soit il devient souverainiste soit il explique à la population qu'il est un "confédéraliste" pronant une "décentralisation" des pouvoir d'Ottawa vers les provinces.

    Autrement, il pourrait se dire "autonomiste", mais ce mot est déjà enregistré chez l'ADQ.

    Quoi qu'il en soit, le Parti Québécois a maintenant le champs libre pour attaquer avec virulence le PLQ et Ottawa. Pour une fois, j'espère que ça se fera en éduquant la population en retournant dans l'histoire. Pourquoi ne pas expliquer ce qu'est une confédération et ce à quoi le Québec a adhéré en 1867? Par la suite il sera facile de démontrer que le Canada est dysfonctionnel et que Jean Charest le "fédéraliste" n'est pas en mesure de défendre les intérêts du Québec.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 06h12
    Le budget fédéral
    C'est bien beau de dire que les députés conservateurs du Québec ont défendu les intérêts du Québec du bout des lèvres, mais le fait d'envoyer un fort contingent de souverainistes à Ottawa n'aide certainement pas. Quand les Québecois décideront qu'il vaut mieux envoyer des fédéralistes à Ottawa, la position du Québec sera renforcée d'autant. Comment voulez vous que le ROC prenne les arguments du Bloc au sérieux alors que la seule raison de leur présence à Ottawa est de paver la voie vers la sécession.
    Paul Lafrance
    Québec

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 06h15
    Jean Charest a sacrifié les intérêts du Québec à sa réelection
    Le leadership, ça ne signifie pas dire ce que tout le monde à envie d'entendre (enfin, surtout les plus nonos), mais défendre avec conviction des points de vue et des propositions qui sont bénéfiques pour la population sur le long terme.

    En faisant le jeu du Bloc et du petit tout petit lobby de la culture québécoise subventionnée, Charest ne visait qu'à se faire ré-élire. Et bien ça va couter cher au Québécois, sa petite fantaisie.

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 06h20
    Du "mangeur de hot-dog" au cocu content.
    Dans la grande tradition des premiers ministres libéraux bafoués et rabroués par le gouvernement fédéral, l'ineffable Charest s'est fait avoir lui aussi. De Bourassa à Charest, en passant par les Ryan et les Johnson fils, les libéraux se sont tous fait avoir par les fédéraux et ce, quelque soient les appellations que l'on ait voulu donner au fédéralisme: fédéralisme rentable, fédéralisme d'ouverture et aujourd'hui dans un Conseil de la fédération! Tant que le peuple québécois n'aura pas compris qu'il ne peut laisser gérer son avenir par un gouvernement étranger, il devra subir la domination de celui-ci, de même que les rebuffades qui viennent avec.

  • André Chamberland
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 08h07
    Nous ne voulons pas de déficit, M. Charest
    Ne mettez pas la faute sur ce fédéralisme prédateur pour justifier un déficit au Québec. Assumez vos propres responsabilités et ne faites pas de déficit, même si vous avez tout à fait raison au sujet de ce fédéralisme prédateur.

  • André Michaud
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 08h19
    Fédéralisme oui, mais pas n'importe comment
    J'estime comme beaucoup que le fédéralisme est le meilleur système politique. Cependant il est essentiel que des sujet comme la péréquation soient approuvés par une majorité de provinces.

    M.Ignatief semble aussi préférer cette voie. Cependant si les québécois continuent de voter conservateur c'est LEUR type de fédéralisme qui dominera. Tant qu'au Bloc il souhaite que le fédéralisme ne fonctionne pas pour favoriser le séparatisme, alors ne comptez pas sur eux pour améliorer le fédéralisme...ce qui est pourtant aujourd'hui l'option la plus pertinente (le séparatisme en temps de crise économique serait DÉSASTREUX!!)

  • Pierre Samuel
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 08h24
    Les «pertes de mémoire» de la duchesse!
    «Pauline Marois a reproché à Jean Charest d'être resté silencieux par pur opportunisme électoral...»! Avons-nous bien lu? Madame a la mémoire bien courte! Où, elle-même, avait-elle caché son "option" lors des dernières élections pour ensuite tenter de nous faire "avaler", en compagnie de son «compère fédéral» Duceppe pas plus tard que la semaine dernière, que «la souveraineté avait le vent dans les voiles»? Comme c'est emballant confondre ses rêves à la réalité!

  • Sylvain Racine
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 09h54
    Encore à Paul Lafrance
    Si ça vous intéresse, les Sames en Suède sont mieux respectés que les Québécois le sont au Canada
    Ici : http://www.thelocal.se/17244/20090129/

    Et je n'ai aucune honte à le dire, j'ai quitté le Québec parce que j'ai fait une écoeurantite aigüe des discours de fédéralistes colonisés et inféodés comme le vôtre. Et à cause d'internet, je continue à m'auto-flageller, c'est plus fort que moi.

    Ça fait 2 ans que je suis en Suède maintenant et je ne peux m'empêcher des faire des comparaisons. La plus flagrante, c'est que les différentes régions en Suède ressemblent plus à des états souverains d'une confédération où le gouvernement est à Stockholm que l'est le Québec face à Ottawa.

    Et il se trouve des French Canadians comme vous pour dire que les Québécois auront leurs bonbons d'Ottawa lorsqu'ils plieront l'échine sans broncher.

    Et le pire, c'est qu'il y en a beaucoup des personnes comme vous au Québec. Quel honte!

    Sylvain Racine
    Goteborg, Suède

  • Alain Legault
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 10h47
    Le PQ est un parti souverainiste M. Samuel
    M.Samuel vous le savez maintenant,mais je ne vois pas la nassecite de le dire a chaque discours,probablement que vous n aviez pas compris la question au dernier referendum nonplus n est-ce pas?

  • Alain Legault
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 11h02
    Ben oui M. Michaud
    Le quebec souverain serait desastreux en temps de crise et il aurait beaucoup de pluie aussi.....

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 11h14
    On revient à la case départ
    Les chantres du séparatisme ont beau jeu pour taper à bras raccourci sur le fédéral et Duceppe feint le surpris de voir ses ennemies de toujours le trahir.

    Le discours négatif que véhicule les bloqueux et tout ce qui les suit les mènent indubitablement vers un cul-de-sac pour leur donner une raiuson de chialer et nous rramener leur foutu référendum.

    Les bloqueux ont toujours mis des b^tons dans les roues du système et prôné la confronatàtation avec le reste du Canada et maintenant ils parlent de collaboration.

    À force de miner la confiance entre les parties, ces gens ont semé la diciàvison et utilkise la désillusion qu'il ont contribué à créer pour nous passer leur théorie indigeste.

    Tout est question d'attitude, les français n'ont pas été conquis en 17589 sur les plaines d'Abraham mais ont été abandoinnés par leurs frèetres français lors deu Traité de Paris de 1763 qui a mis fin à la guerre entre l'Angleterre et la France. Je suis tanné. de voir ces menteurs professionnels retirer leurs chèques avec le flag rouge canadien et cracher dessus...

    Quand on sème le vent, on récolte la tempête. Quand est-ce quM'on va mettre de coté les messagers pessismistes du bloc qui nous brain-washent l'esprit que nous sommes nés pour un petit pain et qu'il faut pas espérer avoir toute la boulangerie. Avwec cet esprit, jamais éline Dion ne serait assise sur une fortune de 800 millions et végéterait encore comme les chantres du Québec qui ne veulent s'exporter. À l'heure de la mondialisation les séparatiste veulent affaiflir notre position.

    Le milliard de moins en péréquation est encore plus que du temps de l'administration péquiste et si on sait utiliser les programmes mis de l'avant, on saura conpenser largement cet ajustement.

    Moi je me souviens que lors du référendum , l'arme de la péréquation était ridiculisée par les gens qui aujourd'hui se scandalisent de voir diminuer la péréquation. Le Québec s'est encore couvert de disgrâce en allant à Ottawa pour réclamer un plus gros chèque de BS, c'est-à-dire avoir plus de péréquation. Un autre évènement qui donne raison à Barbara Kay:

    "Reverence for the Quebec Model depends on what anthropologists would call 'magical thinking'. Quebecers have been taught that money is something you get from the feds or the wealthy, not something you make."

    Oui, les québécois font du sur place surtout dans le contexte de la mondialisation. Entretenir la haine des autres ne nous ramène toujours à la case départ...

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 11h31
    Bousquet veut séparer et ensuite s'unir
    Les grands penseurs québécois d'allégeance souverainiste font des choux gras avec la décision du gouvernement fédéral. On met en perspective l'Ontario pour créer la jalousie et le mépris.

    Comment créer une confédération avec un esprit de méfiance et de mépris des autres. partager notre pays comme dans l'esprit de 1867 n'équivaut pas nécessairement à tirer toujours la couverte de son bord. Busquer lui est encore en 1837-1838, or la confédération y fait suite...

    Pourquoi se séparer et ensuite négocier une collaboration dite confédération comme le laisse entendre monsieur Bousquet.

    Est-ce que le poids démographique du Québec aura changé après un OUI à un référendum constitutionnel? Nous serons dans la même dynamique dans nos négociations avec le rete du Canada. Mme Marois a elle-même parlé d'une période de flottement de cionq ans, de quoi vider la Caisse de dépôt pour saurvivre entre temps. Monsieur Bousquet veut-il jouer l'avenir des québécois pour une constitution en papier conmmercial?...

    Est-ce une obsession empruntée à nos ancêtres français qui pendant que l'Angleterre parcourrait le monde et faisait du commerce, ils se dotaient de cinq constitutions. Se chicaner sur des virgules d'un texte constitutionnel ne vaudra jamais l'initiative et l'esprit de compétition pour être le meilleur. Céline Dion l'a compris et est assise sur une fortune évaluée à 800 millions. Je salue son audace et elle parle encore français...

    Oui, les Duceppe et cie nous orientent vers un cul-de-sac. Il est temps de s'ouvrir les yeux. On ne va nulle part avec le bloc...

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 12h03
    Les gros sabots fédéraux
    Que le fédéral se retire donc des champs de compétence provinciale et que le Québec récupère les points d'impôt que le fédéral lui a empruntés lors de la dernière guerre mondiale, mais qu'Ottawa a confisqués depuis.

    Est-ce qu'on peut comme Québécois reprendre un peu de notre argent qu'on a envoyé à Ottawa ?

    Vivement sortir le Canada du Québec! Pour faire du Québec un pays qui serait le 22e au monde par son PIB par habitant et le 18e quant à la superficie.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 29 janvier 2009 12h41
    @ monsieur Michel Lebel.- Voir article dans Rubrique de J.R Sansfaçon
    Monsieur J.R. Sansfaçon écrivait un article fort intéressant à ce sujet dans le Devoir. Si ce n'est déjà fait, je vous invite à le lire dans sa rubrique. Il soulevait la question de la péréquation en parlant du budget fédéral. Le Québec souvent laissé pour compte et négligé avec les Maritimes par Ottawa, n'est-ce pas une manière de le garder à la longue à l'état de pauvreté et justifier par le fait même cette fameuse péréquation. Question d'abréger, je vous invite à lire monsieur Sansfaçon qui a le mérite de soulever un excellent point de vue en réponse à ceux qui applaudissent le montant alloué à Québec, même si en 2 ans ce dernier obtiendra $3 milliards de moins en paiement de transfert de péréquation.

  • Christopher Lackey
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 13h31
    On voit bien ou est ce que ça pourrait aller
    Le grand écrivain canadien Douglas Coupland a écrit dans son livre "Souvenir of Canada" que "Le fantome de séparation va s'éveiller un jour, plus tot ou plus tard, parce que l'idée ne s'étreindra jamais dans l'esprit d'un peuple qui avait assez de conviction pour voter sur cette question 2 fois dans 15 ans." Je pensais quand je l'ai lu, à l'époque, que ce n'était pas un constat réaliste. Cependant, en tenant compte du comportement récent des gouvernements canadiens et québécois, je crois que nous allons peut être bientot témoinger le réveil de cette bête-là. Et la séparation n'est pas restreint au Québec: les provinces maritimes serait effrayés d'être si isolés et se rejoindraient aux Etats-Unis, sauf Terre-Neuve qui redeviendra indépandante, l'Ontario ne voudra plus rien à faire avec l'Ouest, et ainsi de suite. Notre fédération doit être le plus "dysfonctionnelle" dans l'histoire.

  • Michel Simard
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 13h51
    Les capitulationnistes encore et toujours
    Comme toujours, les capitulationnistes cherchent des raisons autres pour dénier le fait que le Canada est préjudiciable a développement de la nation québécoise et à l'essor de la francophonie en Amérique, tellement honteux d'être des desdendants de la méchante France qui les a laissé aux mains de l'envahisseur en 1759, événement qu'ils se vautrent à glorifier dans un champ de Québec, collaborateurs qu'ils sont avec ces étrangers qui les méprisent, puisqu'ils sont indignes de respect. Ces anti-Québécois cherchent donc par tous les moyens à glorifier leurs occupants et à accélérer le déclin de leur propre peuple. Oui, méchants de nous si on ne vote pas du bon bord de nos dominants et qu'on veut se faire respecter, si on ne collabore pas à notre mise à mort. Misère, plus colonisés que ça, je n'ai jamais vu cela nulle part dans le monde. Même les Autochtones ont plus de fierté et sont eux-mêmes, même lorsque leur langue n'est plus parlée que par 1 000 personnes, même lorsque le chômage est à 50 %. Mais les capitulationnistes Lafrance, Michaud, Samuel et Trudel ont tellement peur qu'on vienne leur voler leur 4e télévision dernier cri ou leur 5e char. Ça fait dur.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 15h04
    @ M. Fernand Trudel
    Vous écrivez : «Pourquoi se séparer et ensuite négocier une collaboration dite confédération comme le laisse entendre monsieur Bousquet.»

    Non M. Trudel, pas se séparer et ensuite négocier. La Cour suprême du Canada l'a décrété : Le ROC devra négocier avec le Québec tout changement constitutionnel si et quand les Québécois diront clairement et majoritairement ce qu'ils veulent comme futur.

    Ce que les Québécois aimeraient mieux que la situation actuelle, c'est la souveraineté du Québec avec une entente confédérale avec le ROC ou une partie du ROC.

    Comme vous ne voulez rien changer au fait que la Province de Québec est de plus en plus minoritaire dans le Canada plus l'anglicisation de Montréal et de sa banlieue, comme Brossard, menace la survie de la langue française au Québec, vous ne serez pas d'accord à changer quoi que ce soit. Je ne sais pas pourquoi vous avez tant peur de ce genre de changement qui vous porte à vous énerver à moins que vous pensiez que les Québécois sont incapables de se prendre en main majoritairement au point de vue politique avec toutes nos richesses hydroélectriques en demeurant des partenaires d'une confédération canadienne.

  • Réjean Grenier
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 19h56
    C'est notrte fric après tout!
    @ M. Lebel. Le fric que l'unilatéral gouvernement Harper ne
    veut plus nous donner, vous vient-il quelque fois à l'esprit
    que c'est en parti notre fric que ce gouvernement prend
    dans nos poches pour le distribuée à l'Ontario.
    Et ça dure depuis une éternité.
    Il faut donc que cela cesse et le seul moyen c'est l'indépen-dance.
    Réjean Grenier

  • Kris Richard
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 22h41
    Ti Jean a pas eu sa suce...
    Ti Jean a pas eu sa suce fédérale comme prévu.
    Le déficit du Québec existe avant cette Père Equation correspondant à l'Hypothèque Hypocrite de cet argent à venir du fédéral pour dissimuler un surplus à redonner au Monde Corrompu Desjardins afin de mettre le Québec encore plus dans la merde.

    Pourquoi Jean Charest chiâle?
    Pour cacher ses méfaits dessous une couverture de non avoir de l aide fédérale.

    En plus, tous les Boursier soutiennent que leur avenir dépend des sommes investies pour les Infrastrucutes et le Développement et La Recherche et Les Universités dont celles de Desjardins, et ce sont les MRC Via les CLD corrompus qui vont encore gérer ces beaux billets du Dominion. Ce sont plus des chiffres inscrits dans des comptes Populaires que du vrai argent.

    C'est affreux comment un petit avocat peut devenir un Grand Politicien. Surtout s'il se donne tous les droits, comme ceux d'enlever l'aide aux Familles, aux Démunnis, aux pauvres, aux enfants, l'emploi, les taxes, les sur-taxes, les Impôts, etc, et juste favoriser ses amis de commerces?

    Ceux-là même qui volent les troncs des églises catholique!
    Les Seigneurs des MRC?
    Oui et non.
    Disons que c'est Desjardins la Bête Apocalyptique du Québec

    Kris Richard
    29012009

    http://17.xooit.fr/index.php

  • Pierre Samuel
    Abonné
    vendredi 30 janvier 2009 09h19
    @ M. Legault
    Vous devez être bien jeune cher ami pour croire encore au père Noël!

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