mardi 9 février 2010 Dernière mise à jour 15h17


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le syndrome de McCartney

Michel David   27 janvier 2009  Québec
Depuis trois semaines, il est pathétique de voir le PQ chercher une justification à la commémoration de la bataille des plaines d'Abraham, alors qu'il devrait monter aux barricades pour s'opposer à cette initiative aberrante de la Commission des champs de bataille nationaux.

Que voulez-vous, le PQ en arrache à Québec depuis plusieurs années. Le 8 décembre dernier, Agnès Maltais (Taschereau) a encore été la seule élue de son parti, et il n'est pas nécessaire d'être un grand stratège pour comprendre que le PQ ne pourra pas retrouver une majorité à l'Assemblée nationale sans remporter quelques circonscriptions à Québec.

Il ne veut donc pas indisposer les commerçants et une grande partie de la population de la capitale qui, après les célébrations du 400e anniversaire de la fondation de Nouvelle-France, voient dans le 250e de la Conquête l'occasion d'une autre année faste.

Sans parler de l'ineffable maire de Québec, Régis Labeaume, égal à lui-même, qui a qualifié ce débat de «radotage». Au printemps dernier, il avait déjà qualifié de «colons» ceux qui s'indignaient de voir le gouvernement Harper transformer la fondation de la cité de Champlain en acte de naissance du Canada. Cette fois encore, il compte bien être de la fête.

Les péquistes sont en quelque sorte victimes du syndrome de McCartney. Depuis l'été dernier, leur malheureuse opposition au concert de l'ex-Beatle est devenue le symbole de tout ce qu'on leur reproche à Québec. Il tombe pourtant sous le sens que les deux événements sont de nature complètement différente.

Cette frilosité est franchement navrante chez des gens qui prétendent faire du Québec un État souverain. S'imaginent-ils que la séparation n'indisposerait personne? Devrait-on y renoncer sous prétexte que la turbulence dont parlait Pauline Marois pourrait faire hésiter les touristes?

Seule Louise Beaudoin a osé dire haut et fort ce que ses collègues se contentent de penser discrètement. Peu importe que l'on qualifie cette reconstitution de célébration ou de commémoration, «cela dépasse l'entendement».

***

C'est précisément la réflexion qui vient à l'esprit en entendant sa collègue Agnès Maltais proposer d'y voir «une leçon de pédagogie sur notre courage». Il se trouvera toujours des commentateurs stipendiés pour célébrer les vertus du bonententisme à tout prix, mais on s'attend à autre chose du PQ.

À ce compte, on devrait se réjouir à la perspective de tous ces événements à caractère pédagogique que nous pourrons commémorer au cours des prochaines décennies: la pendaison des patriotes, la publication du rapport Durham, l'Acte d'Union. Nos descendants pourront aussi s'instruire en reconstituant la pendaison de Louis Riel.

Les historiens québécois ne sont pas très enclins non plus à dénoncer l'événement. Même l'ancien ministre de René Lévesque, Denis Vaugeois, privilégie le «devoir de mémoire». Vu d'Europe, on semble voir les choses d'un point de vue nettement plus politique.

Le professeur André Zysberg, spécialiste d'histoire canadienne à l'Université de Caen, a déclaré au correspondant de Canwest que la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham «va raviver de vieux antagonismes politiques, religieux et ethniques». Selon lui, c'est «une utilisation de l'histoire comme arme politique».

John Dickinson, un professeur de l'Université de Montréal qui occupe présentement la chaire d'histoire canadienne à la Sorbonne, estime que l'événement est du même ordre que l'incident de Brockville, en septembre 1989, quand une bande d'orangistes de l'Alliance pour la préservation de l'anglais au Canada (APEC) avait piétiné le drapeau du Québec devant les caméras de télévision.

***

Il est vrai que l'on a reconstitué d'autres batailles, comme celles de Hastings ou de Waterloo. La comparaison tient-elle vraiment? Il y a des siècles que les Normands qui ont conquis l'Angleterre au onzième siècle ont été assimilés. Quelques décennies après la défaite de Napoléon, la France avait retrouvé son rang de grande puissance.

Plus de deux cents ans après la Conquête, le Québec s'est fait imposer une constitution malgré l'opposition de tous les partis représentés à son Assemblée nationale. Est-il vraiment besoin d'un autre rappel que celui-là?

Le président de la Commission des champs de bataille nationaux, André Juneau, assure qu'il n'est pas question de célébrer quoi que ce soit et que l'événement n'aura aucun caractère festif. Il est pourtant difficile qu'il en soit autrement avec les milliers de touristes d'ici et d'ailleurs qui déambuleront joyeusement sur les Plaines avec leur poussette et leur pique-nique.

Sans oublier le bal masqué au parc des Braves. Voici l'invitation que l'on retrouve sur le site de la Commission: «Malgré la guerre qui sévit dans la colonie, certains dirigeants trouvent à se divertir. Dansez comme eux au clair de lune, vêtus de vos plus beaux atours.»

Il est vrai que le dernier Intendant de la Nouvelle-France, François Bigot, et sa bande de voleurs se sont empiffrés jusqu'à la fin, avant de se rembarquer pour la France. Une autre leçon de courage!

mdavid@ledevoir.com






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Hubert Larocque
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 00h34
    Dans un registre voisin...
    La bataille des Plaines d'Abraham fait partie de notre histoire, de notre identité. Il faut vraiment avoir une mentalité de colonisés pour se sentir attaqués par ça. (Le député Éric Caire)

    Des fêtes pour la Conquête? (26-01-2009)
    Personne n'a jamais nié la réalité des Plaines d'Abraham. Le fédéralisme n'en est-il pas un aide-mémoire quotidien? Tout historien capable de synthèse voit dans la Conquête de 1759 l'origine et la continuité du régime fédéral sans se laisser égarer par les variations qui l'ont amené. La négation du caractère funeste de l'événement fondateur, et sa valorisation compensatoire, témoignent d'un colonialisme intériorisé. Le député Éric Caire et ses approbateurs viennent de nous en donner un exemple éclatant. Les disciples de Lord Durham estiment que les Anglais nous furent des bienfaiteurs. Ne nous auraient-ils pas tirés d'un état quasi primitif en nous injectant des progrès inestimables? La bataille de 1759 a bel et bien eu lieu dans notre histoire, mais à la façon d'un corps étranger. Cette violence des événements nous a détournés de notre destin. Les Anglais nous ont imposé, à leur mode, des progrès que nous aurions réalisés, en temps voulu, selon notre génie propre, dans la mouvance générale de l'Occident. La violence militaire, judiciaire et institutionnelle qui résulte de la Conquête s'est substituée au cours normal de notre histoire qui avait été déterminé par la Fondation de 1608. Nous aurions certes subi des influences anglaises que nous aurions harmonieusement intégrées, mais la Conquête nous les a imposées de sorte que les institutions qui nous régissent nous sont largement étrangères de conception et de fonctionnement. L'article 133 de la Constitution canadienne maintient intact le droit du Conquérant en nombre de domaines. La prépondérance d'Ottawa et de sa Cour suprême redouble la couronne britannique dans son inspiration et par le caractère extérieur, contraignant et définitif de ses décisions.
    Il faut se souvenir, et de plus en plus à bon escient, mais encourager des activités qui fêtent la Conquête aurait quelque chose de déplacé, de dérangé, comme un bal tenu dans un cimetière. La justesse et la dignité de la mémoire, la conscience politique condamnent ces reconstitutions ambiguës dont l'initiative et le financement viennent du dehors, - tout comme les soldats de Wolfe.
    Hubert Larocque, Gatineau.

  • Hubert Larocque
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 00h46
    C'est bien mais allons un peu plus loin.
    L'article de M. David est fort éclairant. Pourtant, il se trompe sur un point. Le concert de McCartney et la célébration de la Conquête de 1759 sont, dans des registres un peu différents, une seule et même chose dans leur rapport à l'origine française du Québec. Cela devrait tomber sous le sens!
    Hubert Larocque, Gatineau.

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 03h31
    Je me souviens...de quoi, au juste?
    Il faut se souvenir avec bonheur des exploits de Maurice Richard, notamment de celui réalisé contre les Red Wings de Détroit le 29 décembre 1944 dans un match où, à lui seul, il a marqué les 5 buts de la victoire. Mais, faut-il pour celà oublier les frasques de Camillien Houle, la Grande Noirceur sous Duplessis et la seconde Guerre mondiale?
    Comme le souligne Daniel Creusot, dans une lettre ci-contre, il est fréquent, sous d'autres cieux, que l'on se souvienne des victoires aussi bien que des défaites.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 04h00
    Les empêcheurs de tourner en rond
    Presque tous les intervenants Québécois se peinturent dans le coin en prenant une position extrême sur cette reconstitution de la bataille des Plaines d'Abraham. Pour ou contre...point.

    D'une façon ou d'une autre, les gens de la ville de Québec votent majoritairement pour des partis fédéralistes, ce qui indiquerait une certaine approbation de notre fédération qui découle de la perte de la bataille des Plaines d'Abraham...me semble.

    Faut prendre ça comme un exercice pédagogique qui devrait aussi apporter beaucoup de touristes à Québec et les environs sans tous les empêcheurs de tourner en rond.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 06h04
    Une autre occasion...
    ...de participer à nouveau à la bataille sur le site et fois-ci qu'avec des québécois et non avec les laĉheux de français. "(...)avant de se rembarquer pour la France. Une autre leçon de courage!" De quel courage parlez-vous pour des militaires ou des aventuriers qui ne pensaient à juste titre qu'à renter chez eux. Ils n'avaient rien à faire ici sauf à se faire couper les "c..." par les amérindiens ou excommunier par les saints prêtres. Perdre sa peau pour une peau de castor, en plein froid et en terre hostile dont ils ne voyaient aucunement l'intérêt de coloniser. Pourquoi vivre une telle misère de résignation en voulant rester ici? Non,leur départ était lucide. On se demande pourquoi il y en a qui sont restés??? La preuve, après 400 ans, il n'y a que 7 millions d'habitants dans ce bout de géographie. Pas plus. En Algérie de 1849, il y avait 2 600 000 habitants indigènes (117 000 Européens) et de nos jours, il y a 35 000 000. On voit que nos contrées ne sont pas si accueillantes. Étrange, cette disproportion.

  • Ginette Bertrand
    Inscrite
    mardi 27 janvier 2009 06h18
    Test de réalité
    Selon Gilles Duceppe et Pauline Marois, la souveraineté aurait le vent dans les voiles.

    L'ampleur de la participation de la population à cette mascarade sera un bon test de réalité.

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 07h05
    Le mystère de Québec existe, justement depuis 1759.
    Le mystère de Québec existe, justement depuis 1759.

    «Une claire baigneuse a ramené sur elle toute la lumière...» (Saint-Denis Garneau)

    [1] La prise de Québec en 1759 en a fait une ville de garnison par des forces d'occupation. De cet état de fait découle un phénomène qui est propre à tous les peuples conquis: certains petits notables et commerçants se mettent a tirer profit de la collaboration avec ce nouveau pouvoir qui assujettit leur peuple.
    [2] Qu'à cela ne tienne, cette élite colonisée qui tire un avantage de la situation finit par être la meilleurs alliée des forces occupantes en protégeant l'avantage qu'elle tire de la situation. Avec le temps, ce réseau d' intérêts grandit et de plus en plus de gens, qui vivent de la rente du statu quo, deviennent réfractaires à tout ce qui pourrait signifier un changement de situation.
    [3] D'où la réaction viscérale que cette élite a face au changement que suppose la libération. Elle est donc prête à tout pour le combattre. Même à voiler les droits démocratiques de son peuple (M. Jean Pelletier, ex-maire de Québec, était un membre éminent de cette élite).
    [4] Curieusement, ceux qui invoquent le devoir de mémoire pour justifier la commémoration de la Conquête de 1759 sont justement ceux-là qui ont tout fait pour que notre histoire et nos symboles nationaux soient évacués des Fêtes du 400è. Ils ont collaboré honteusement à nous faire passer, l'Habitation de Québec (1608) pour ma "cabane au Canada". Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour un gros "party". "Y a tu d'la bière icitte".
    [5] Le problème, c'est que ce réseau d'intérêts s'est accaparé le pouvoir et ont fait de la ville de Québec, la Capitale Nationale de tout un peuple, un éteignoir pour notre espoir de se débarrasser des pouvoirs coloniaux qui ont annexé notre État par les armes en 1759.
    [6] Que la petite élite de la ville de Québec, ne reculant devant rien pour se payer un "party", «ramasse sur elle toutes la lumière», au détriment de la dignité en imposant à tout un peuple cette commémoration, nous amènera peut être à percer le mystère de Québec, qui existe justement depuis 1759 !
    JCPomerleau

  • Richard Gauthier
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 07h35
    Y-a-t-il un anglais pour dénoncer cette insulte envers nous?
    Je respecte celui qui me respecte. Où sont les voix de nos conquérants pour dénoncer une telle insulte envers les Québécois? Personne?

    Tiens, cela me rappelle ma propre stupidité lors que jeune entrepreneur, j'ai vu l'arrivée du parti québécois au pouvoir. Le lendemain mes clients faisaient tous les efforts possibles pour me parler en français.

    Fier et heureux j'ai continué de voter libéral jusqu'au lendemain du retour des libéraux au pouvoir...mes clients ne parlaient plus du tout français!

    Je ne leur en voulais pas, je trouvais qu'ils étaient brillants et moi stupide. Un jour peu être, je serais brillant? Rien de personnel c'est juste de la politique.

  • André Chamberland
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 07h57
    Vous résumez parfaitement la pensée de plusieurs
    Le fédéral se plaît à abaisser les Québécois et à leur rappeler que s'ils veulent encore la guerre, ils l'auront.
    Mais le pire, c'est que le Québec, y compris le PQ, seulement pour l'argent que cela apporte aux commerces, écrase ses convictions et son propre peuple en se faisant complice du fédéral.
    On exige même du fédéral de reconstruire un manège militaire alors qu'on devrait leur défendre de faire la promotion de la guerre chez-nous.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 08h10
    De bien piètres magiciens!
    M. David, vous touchez le coeur de «l'énigme du P.Q.» depuis sa fondation, lorsque vous affirmez «que cette frilosité est franchement navrante chez des gens qui prétendent faire du Québec un pays souverain»! En effet, à constamment tenter de préserver «la chèvre et le chou» au détriment de leur présumée «option», ils ont fait depuis longtemps la preuve par mille autant au pouvoir que dans l'opposition de leur duplicité congénitale!
    Quel observateur le moindrement lucide peut encore se laisser convaincre par la rhétorique de leurs dirigeants, y compris ceux du Bloc, à l'effet qu'ils sont véritablement engagés dans «une lutte à finir» dans le but de réaliser un de ces jours de plus en plus lointain, l'indépendance du Québec? Poser la question c'est y répondre!
    Au delà de leurs «esbroufes de circonstances» en période électorale, ces piètres magiciens n'éblouissent plus guère que les sourds et aveugles!

  • Parti Pris
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 08h21
    C'est indécent !
    C'est indécent !

    Je ne veux pas sortir les grands mots, mais c'est une véritable provocation. Madame Verner au premier chef. C'est ça que ça donne d'élire des conservateurs québécois à Ottawa ? Harper en aurait voulu plus; avez-vous idée de ce que ça donnerait un gouvernement conservateur majoritaire avec une dizaine d'autres Verner ? Comment peut-on être aussi innocent ?

    Incroyable !

    Et le PQ. Que fait-il ? Qu'attend-il ? Ce n'était pas McCartney qu'il fallait dénoncer. Au contraire, il fallait l'accueillir, lui dire qui nous sommes. Une belle occasion ratée. Quand vous vous rendrez écouter le texte que j'ai écrit récemment, essayer d'imaginer ce que ça donnerait si McCartney décidait de composer une musique et de la chanter en français ?

    On a le don de rater les belles occasions. Quand on pense que les patriotes ont donné leur vie pour le Québec, on en est bien loin.

    http://ca.youtube.com/watch?v=8R5D_-h7XRs

    Michel Laurence

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 08h40
    changer la donne
    Alors, pour satisfaire les chialeux et ceux qui vivent encore 250 ans en arrière, je vais suggérer à la Commission des Champs de bataille de demander aux comédiens habillés en soldats anglais de se laisser battre, de saigner et de gémir. En même temps, on demandera aux soldats bleus de célébrer, fêter et s'ennivrer, un peu comme on le fait à la fête de la Saint Jean. Qu'on fasse brûler les soldats anglais, qu'on demande à Falardeau et à la clique haineuse de Montréal de piétiner les comédiens-soldats anglais et votre vengeance sera assouvie pour toujours. Dans le fond, je vous plains tous, vous faites réellement pitié à lire et entendre. Pendant ce temps, Français, Britanniques et Allemands, jadis de très grands ennemis (il y a 60 ans environ) travaillent de concert pour relancer l'Europe. Qui dit vrai, où sont les véritables tarés de ce monde. Pour les tarés, il faut prendre la route 20 direction Ouest et arrêter sur la grande île.

  • Vincent Collard
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 09h07
    Tant qu'à y être...
    Au fait, en mai prochain, ce sera le 20e anniversaire
    du massacre de la Place Tien An Men.

    Croyez-vous que les Chinois vont organiser
    des festivités pour l'occasion ?

    Vincent Collard, Montréal

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 09h16
    Perdre son temps au mauvais endroit
    À la place de s'insulter de la commémoration de la bataille des Plaines d'Abraham, vaudrait mieux dépenser ses efforts à convaincre ses voisins que la souveraineté du Québec est une bonne chose.

    Autrement, on ne fait qu'approuver ce qui s'est passé à cette bataille quand on vote fédéraliste, ce qui perpétue le pouvoir majoritaire à ceux qui ont gagné l'affaire.

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 09h35
    Un oubli central
    L'analyse de J. C. Pomerleau (ci-dessous) est des plus intéressante. Mais elle aurait été plus éclairante eût-il souligné la collaboration de l'Église avec le conquérant, collaboration qui a permis à cette dernière d'augmenter son emprise sur les colons français et d'exercer sur eux un joug long de plus de deux siècles. C'est cette même Église qui, maintenant, par la voix de Marc Ouellet, voudrait réintégrer l'enseignement de sa religion dans les écoles publiques du Québec. Comme quoi les pouvoirs religieux sont très réticents à risquer le jeu démocratique, osant même prétendre tenir la vérité de leur dieu lui-même en personne.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 09h52
    Bataille et constitution
    Monsieur David, le Québec ne s'est pas fait imposer une constitution. Le Québec a refusé de signer la constitution, et refuse de la signer encore. Le Québec ne fait donc pas parti de la constitution canadienne. Point à la ligne.

    Que le Québec agisse comme s'il avait signé la constitution canadienne est une réalité, mais quand on y pense, c'est à ne rien y comprendre. Vraiment rien.

    Ça va même très loin cette affaire. Avec la cause de Monsieur et Madame anonyme, la cour suprême du Canada s'apprête à juger la pertinence de certains articles du Code Civil du Québec.

    Ce n'est pas rien cette affaire, et qu'on se comprenne bien ici. La cour suprême du Canada ne s'apprête pas à interpréter certains articles du Code Civil du Québec. La cour Suprême du Canada s'apprête à juger de la pertinence de certains articles eux-même !!!

    Pour une nation qui n'a pas signé la constitution canadienne, c'est assez fort, et assez insultant merçi !!!

    Pour la reconstitution de la bataille des Plaines, le Parti Québécois devrait s'y opposer farouchement, et la population de la Ville de Québec devrait s'y opposer farouchement aussi.

    Mais, les investissements massifs d'Ottawa dans la Ville de Québec font leurs chemins politique...

    Les commandites continuent, monsieur David, le Canada investit très massivement dans la propagande canadienne au Québec et dans le Canada tout entier. Et ça marche à planche.

    Le petit maire de Québec est tout fier de ''son'' succès du 400ième, quand il s'agit en réalité du succès d'Ottawa. Financé, et organisé par Ottawa !!!

    Ça va être la même chose pour la simulation aux Plaines d'Abraham cet été. Un immense succès canadien dans la Ville de Québec. Un succès grassement financé et organisé par Ottawa !!!

    Pendant ce temps, le québécois francophone est pour la vertu. Il est gauchiste, féministe, écologiste et idéaliste. Il est pour la simplicité volontaire, et il veut sauver la planète.

    Ce que le québécois francophone ne comprend pas, c'est qu'il est après se faire détruire lui même. Ce que le québécois francophone ne comprend pas, c'est qu'on est en plein ethnocide, et que la nation du Québec sera à toute fin disparue dans quelques années...

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 10h06
    Des bigots ?
    Les Pelletiers, Labeaume et fédérastes de ma capitale ne seraient-ils pas des descendants de Bigot et de ceux qui participaient à ses bals (collabos) ?

    Un autre beau texte éclairant de monsieur David.

    Claude L'Heureux, Québec

  • william morris
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 10h08
    Incroyable...
    Le parti Québécois ne fera jamais la souveraineté et encore mois l'indépendance. Il n'a pas d'épine dorsale et il entrâine les Québécois de souche a être comme lui.

    Du moment que les Québécois peuvent regarder les matchs de hockey en buvant de la bière, vivre <<accotés>> et aller souvent en Floride ou faire des achats à Plattsburg, ils sont tout à fait contents.

    Ils ne sont pas du genre à créer un pays. C'est dommage.

    Pour eux.

    À la prochaine !
    William Morris
    www.lemont.canalblog.com

  • Eric Dallaire
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 10h11
    Nous avons perdu notre amour-propre
    Voilà ce que donnent deux siècles et demi de domination politique. Les Québécois sont devenus insensibles, sont frappé de cécité sélective! Quel conditionnement étonnant, au plan anthropologique! Mais quelle déception en même temps. C'est à se demander si un tel peuple est prêt à être souverain.

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 10h41
    À vos oeufs... partez!
    Le gouvernement du Canada avoue ne pas avoir commandé cette célébration. Le gouvernement du Québec non plus. Est-ce à dire qu'on laisse un sous-fifre de haut fonctionnaire fédéral, fut-il président des Champs de Bataille décidé, à n'en pas douté, du désordre annoncé (et c'est un euphémisme). Lire également : http://www.ledevoir.com/2009/01/23/commentaires/09

    Monsieur Juneau nous propose de plus un bal masqué le 26 juin, où soldats britanniques et français se disputeront nos jolies « canadiennes ». Mais c'est d'un cynisme!...

    Les gens de Québec se frottent les mains en anticipant de bonnes affaires, ils en oublient leur histoire, leur dignité, leur nation. Ils n'ont bien souvent, Québécais et Québécaises, qu'une seule allégeance, les profits.

    Le mécontentement de la majorité francophone et francophile du Québec sera telle qu'elle fera mousser l'idée d'indépendance. C'est là peut-être la raison du quasi silence du PQ.

    La date butoir pour faire reculer ce fonctionnaire qui défie toute logique et qui s'est donné pleins pouvoirs en matière d'incitation est le 15 février prochain, après il sera trop tard paraît-il. Jour de deuil, les brassards noirs seront aussi du Champ de bataille.

  • Christian Renaud
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 11h08
    Une suggestion pour le maire Labeaume et ses électeurs si friands de grands spectacles.
    Citoyens de Québec nous sommes fiers de vous. Cautionner l'organisation de la commémoration de notre historique défaite de 1759 sur votre territoire est un grand coup qui non seulement, grâce à la venue de dizaines de milliers de touristes, ne manquera pas de remplir les poches de vos commerçants, mais qui comblera de joie votre bon maire Labeaume, atteignant ainsi sa première priorité (!), soit de faire connaître la ville de Québec à travers le monde. Bravo.

    Maintenant, vous ne devez pas vous asseoir sur vos lauriers. Il faut préparer dès aujourd'hui le prochain grand spectacle. Si vous pensez que les fêtes du 400e ou la bataille des Plaines ont été ou seront rentables, attendez de voir ce que je vous propose. Février 2014 sonnera le 175e anniversaire de la pendaison des patriotes. Vous me voyez venir n'est-ce pas ? Oui oui, vous y êtes, il faut profiter de cette date pour commémorer l'évènement et PENDRE, EN DIRECT, 5 BENÊTS DÉGUISÉS EN PATRIOTES !

    N'est-ce pas génial ? Pensez-y, des MILLIONS de touristes à Québec. Tellement de touristes que vous devrez construire des centaines d'hôtels pour les accueillir. Il y aura des milliers de reporters et de caméras de télévisions de tous les pays du monde pour filmer l'évènement et jouer en boucle, à leurs bulletins de nouvelles POUR DES DÉCENNIES À VENIR, le moment où le plancher se soustraira de sous les pieds des condamnés avec, en arrière plan le château Frontenac bien sûr. Grandiose n'est-ce pas ? L'argent que rapportera l'événement à votre municipalité vous plongera dans l'ère des surplus budgétaires pour des dizaines d'années. Vous pourrez donner un mandat À VIE à votre bon maire pour le remercier de vous avoir ainsi propulsé au rang de ville la plus médiatisée AU MONDE ! De quoi rendre fiers vos descendants pour des générations à venir !

    Quoi ? Vous êtes mal à l'aise avec cette idée ? Non, ce n'est pas ça ? Ahhh je vois, vous ne savez pas qui utiliser pour jouer le rôle des patriotes ? Vous en faites pas. Demander à votre bon maire de téléphoner à votre premier ministre. Non pas lui, l'autre. Vous savez, la lobotomie sur deux pattes ? Il vous dégotera bien 5 «volontaires», majeurs ou non.

    Christian Renaud
    Châteauguay

  • Frédéric Lemay
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 11h41
    Monsieur Brun Bernard
    Mais quel argument bidon de comparer la population de l'Algérie à celle du Québec pour évoquer que le Québec est une terre hostile et invivable.

    La population de l'Algérie était de 2 600 000 habitants au milieu du XIX siècle et est de 35 000 000 maintenant. La population de l'Algérie est donc 13 fois plus grande aujourd'hui qu'il y a 150 ans.

    La population du Québec aujourd'hui: 7 500 000.
    La population du Québec au milieu du XIX siècle: environ 600 000 habitants, soit à peu près 13 fois moins qu'aujourd'hui.

    Le lien entre cette comparaison bidon et les comomérations de 1759? Je le cherche encore.

    En passant je suis contre ces fêtes et je suis indépendantiste.

    Frédéric Lemay

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 11h45
    À William Morris
    Votre attaque se trompe de cible. Ce ne sont pas les petites gens que vous méprisez qui empêcheront de faire l'indépendance, mais une certaine élite qui collabore avec les descendants des conquérants, cette élite comptant plusieurs représentants chez les libéraux et les péquistes. Et pour en revenir aux petites gens, il vous faudrait séjourner quelque peu en Ontario pour y rencontrer le même type d'individus, que vous pourriez ajouter à vos objets de mépris.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Michel Samson
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 11h53
    Pauvres plaines et pauvre Abraham...
    Trois considérations me viennent face à ce débat.

    La première a trait à une donnée tout aussi historique qui apporte un relief différent à cette défaite alléguée : la France avait décidé d'abandonner sa colonie au profit d'autres plus alléchantes à l'époque. Notre "conquête" est donc plus le résultat d'un calcul politique du gouvernement français de l'époque que d'une défaite militaire.

    La seconde tient de ce qu'on peut toujours tirer des leçons d'une défaite, fut-elle celle des Plaines d'Abraham. Finalement nous nous en sommes bien tirés pour des perdants. Le Québec n'a rien à envier à personne comme état et comme milieu de vie : quiconque a voyagé ailleurs s'en aperçoit rapidement, nous sommes "gras dur".

    La troisième en fera sursauter quelques uns et probablement quelques unes aussi : avec le recul des siècles, je suis loin d'être certain qu'il aurait été à notre avantage de rester sous le giron de la France qui, à l'époque, considérait sa colonie beaucoup plus comme un fardeau que comme une véritable extension utile de son territoire. Les siècles qui suivirent entrainèrent la France dans des guerres couteuses (celles que Napoléon a menées serviraient aisément d'exemple) et rien ne dit que la Nouvelle-France n'aurait pas casqué sous une forme ou sous l'autre.

    J'ajoute que les institutions démocratiques britanniques nous ont été accessibles et notre régime législatif ainsi que nos institutions parlementaires s'en sont largement inspirés pour le mieux.

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 12h20
    Le spectacle militaire n'aura pas lieu
    Ce projet relève de la stupidité pure et simple. Il est impensable qu'il puisse se réaliser. Il y a beaucoup de gens endormis actuellement mais nous devons souhaiter qu'ils se réveillent à temps.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 12h33
    @ M. Christian Renaud qui ironise
    M. Renaud suggère, avec ironie, à Québec de commémorer la pendaison de nos Patriotes.

    M. Renaud, la Ville de Québec ne peut pas commémorer un évènement qui s'est passé à Montréal. Les Québécois de la Ville de Québec ont voté majoritairement fédéraliste, faut croire que ceux-là sont assez satisfaits de la conquête anglaise.

    Est-ce que vous assistez à une des diverses manifestations de la Journée nationale des Patriotes, le troisième lundi de mai de chaque année ? On ne fête pas leur pendaison mais on se rappelle leur action et sacrifice pour améliorer la démocratie au Québec.

  • Cote jean f 52
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 12h44
    Les symboles
    Ce qui me révolte est de voir que le fédéral ,commanditaire majeur des fêtes du 400e de Québec aie évacué l'histoire lors des célébrations de 2008 .Aucuns symboles n'apparaissaient sur les sites de l'événement.Le seul moment qui aie fait vibrer ma fierté d'être Québécois est venu d'un gars de Liverpool :McCartney brandissant avec respect le drapeau du Québec!Mais cette année pour le 250e de la bataille on veut introduire l'histoire et célébrer la conquête...Donc après la bataille: le fleur de Lysé au pied de Monk et l'union Jack flottant sur les plaines...!Ainsi en l'espace de 12 mois on assiste à la naissance de la civilisation Francaise en Amérique et suivi de sa défaite sans nous montrer bien-sûr toute sa misère.Perso je ne crois pas que puise exister un peuple aussi insidieux que les Canadiens-Anglais.Le PQ se doit de sortir de sa torpeur post référendaire et monter aux barricades .N'y a t'il pas 101 députés souverainistes,c'est quand même pas rien,non?

  • Claude Stordeur
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 13h05
    Du pain et des jeux
    Notre bonne capitale provinciale essaye de se sortir de son provincialisme en accueillant tout les projets de jeux que lui propose le fédéral.
    400.000 habitants qui reçoivent tant d'argents d'un parti politique qui ne veut que leurs assimilations, c'est le bout du bout.
    Mais il faut comprendre que la région de la ville de Québec a un atout énorme dans ces temps difficiles, la syndicalisation même des cadres de la plupart des employeurs, gouvernements, assurances etc...
    la plus grande différence entre l'Ontario et le Québec est que la capitale n'est pas la ville principale. Quand on voit le nombre de km d'autoroute par habitant de Montréal et de Québec, le nombre de ponts sur le St Laurent etc... on comprend la décrépitude de la capitale des affaires du Québec qui se vide au profit de Toronto et de ses environs.

    En fait, le reste du Québec par ses taxes fédérales payent une grosse partie des amuseurs publiques de la ville de Québec.

    Et ils se disent québécois - français, de langue oui, mais d'esprit pfuitttt

  • Luc Connolly
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 13h32
    Opportunisme politique
    C'est de cela qu'il sagit. Alors pourquoi ne pas être opportunisme et profiter de ce temps pour afficher le nationnalisme. L'occasion est belle pour remémorer ce qui était pour envisager autre chose.^

    Luc C.

  • Jean-Pierre Corbeil
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 13h54
    Commémoration et petitesse
    La petite société d'histoire qui commémore les batailles est bien placée pour le faire. Toutes ces batailles sont des victoires. Les américains n'ont jamais perdu une guerre avant le Vietnam. Est-ce qu'il commémorent la dernière bataille pour le contrôle de Saïgon ? NON et ils ne le feront jamais.

    En Irlande du Nord, les orangistes défilent dans le comté d'Armagh. Il ne s'agit que d'une petite commémoration historique. Combien de morts depuis ?

    Les petits 'faiseux de party'à financement fédéral font pitié.

    Jean-Pierre Corbeil
    Montréal

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 14h33
    Certains sont peut-on être colonisés à demi, au tiers... ou au dixième?
    Avez-vous remarqué que plusieurs de ceux qui accusent leurs semblables d'être abrutis, colonisés ou inconscients de la question nationale et de la fragilités du fait français en Amérique se sont eux-mêmes associés à des services de courriels américains ou canadiens anglais. Comptez les biens: Rogers, Google, Yahoo. Et ils se permettent de faire la leçon à tout le monde...!!!

  • Jean-Yves Bégin
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 14h37
    Oublions les plaines, fêtons Sainte-Foy!
    Mais il n'y a pas de problème!
    Trêve de négativisme, soyons positifs!
    Laissons-les fêter la défaite des Plaines d'Abraham,
    et nous, fêtons la victoire de Sainte-Foy!

    Et on verra bien si notre Commission des tatatas nationaux s'y ralliera pour prouver sa bonne foy!

    Car n'en déplaise à tous les ignorants de la chose, la dernière bataille à Québec ne fut pas la défaite française des plaines d'Abraham, mais la victoire canadienne de Sainte-Foy!

    Pourquoi n'en parle-t-on jamais? Philippe-Aubert de Gaspé y consacre quelques pages glorieuses dans ses ``Anciens Canadiens''. Mais personne ne lit! Madame Louise Beaudoin l'a discrètement mentionné l'autre jour à Radio-Canada. Et j'aurais voulu la tirer par la manche pour lui dire: Voilà votre solution au PQ, Mme Beaudoin, laissons nos défaitistes fêter la défaite des Plaines d'Abraham, et fêtons en vainqueurs la victoire canadienne de Sainte-Foy!

    Peut-être provoquera-t-on ainsi des conditions gagnantes!

    Et ce serait une belle occasion de réhabilitation... et de correction d'une remarquable occultation de notre histoire!

    Et on verra alors si la Commission des tatatas nationaux se ralliera à nous pour prouver sa bonne foy!

    Mais n'allons pas tout de même reprocher à Alliance-Québec de ne pas nous rappeler l'événement à notre place...

    Je n'en aurais pas parlé, pour ne pas troubler les eaux calmes et bonententistes du bon mouton saintjeanbaptisé, mais puisque ce sont les autres qui ont attaché le grelot...

    Précisons la chose. Au printemps suivant la défaite desdites Plaines d'Abraham, Lévis ramassa ses miliciens canadiens de Montréal et marcha sur Québec, défit les Anglais, puis mit le siège au pied des murs derrière lesquels s'étaient réfugiés les... vaincus... eh oui!

    N'était-ce pas là un bel effort de revanche de notre part pour venger l'honneur fronçais, cher monsieur Sarkosy? Pourquoi ne pas nous en remercier au nom de la Fronce? Mais on ne vous reprochera certes pas de l'ignorer vous aussi...

    Ce fut donc là la dernière bataille canadienne etfrançaise en terre d'Amérique du Nord. Car arriva alors une flotte anglaise, qui décida de l'Histoire. Ne pouvant assiéger des bateaux, Lévis se replia sur Montréal, et là, il ne rendit pas ses drapeaux. Il brûla ses drapeaux. Geste historique, non sans signification. Car il y eut ensuite, dirais-je, non pas conquête, mais plutôt cession sous condition au terme de négociations sur notre dos entre les deux Grands européens.

    On dira que je joue sur les mots? Les mots sont importants en diplomatie, et il faut bien en soupeser la valeur et le sens. Ainsi, ceci explique peut-être que les ''conquis'' virent maintenu leur droit civil et leur langue française, et que nous soyions toujours là aujourd'hui, ce qui n'est pas banal pour des vaincus, malgré les rumeurs périodiques et insistantes, sinon invitantes, à propos de notre éventuelle disparition, qui est dans l'air depuis ''une bonne couple'' de siècles et demi!

    Et que nous contribuâmes à sauver l'Empire britannique au moment de la révolution américaine.

    Et que nous contribuâmes à la démocratisation de la monarchie britannique, en inventant pour nos amis anglais le principe de la responsabilité ministérielle qui résolvait leur problème consttitutionnel, principe inventé par Pierre Bédard, dont nous demandâmes le bénéfice pour nous-mèmes, d'où.. la rébellion de 1837.

    D'où... etc. Ce n'est pas peu, me semble-t-il!

    Et vive la Victoire de Sainte-Foy, messieurs les Anglais!

  • John Mokawi
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 14h49
    On n'est pas perdants au point de devoir cacher notre passé, il me semble
    Je comprend assez mal cette montée de lait générale. Les figurants qui participent à cet évènement sont probablement les mêmes qui participeront à la reconstitution de la cuisante défaite que les anglais ont subi aux dépens de Montcalm au fort Ticonderoga. (En passant, j'aimerais bien que quelqu'un m'explique pourquoi un tel coup de génie a échappé aux manuels d'histoire)

    Oui, on a perdu. Mais on s'est repris. On a chassé les américains par deux fois. Ensuite, on s'est fait une culture et une société, et des plus enviables sur la planète. Alors je ne vois pas pourquoi on se formaliserait d'une bande d'amateur d'histoire qui s'en vont pratiquer leur passe-temps, passe-temps très honorable soit dit en passant, et qui ne viendront sans doute pas les poches vides.

  • Diane Cadieux
    Inscrite
    mardi 27 janvier 2009 15h01
    Bêtise humaine!
    déjà, la politique canadienne et aussi la politique québecoise vont mal, et j'ai l'impression d'être dirigée par des usurpateurs.
    on connaît la question québecoise et là, on se fait imposer, pour le simple plaisir de provoquer, une commémoration controversée.
    Pourquoi?
    Qui aime tant la chicane et la controverse?
    on a donc rien de plus important à régler?
    c'est ça la bêtise humaine!!!
    Diane Cadieux

  • Loraine King
    Inscrite
    mardi 27 janvier 2009 15h08
    Journée Louis Riel, congé statutaire au Manitoba
    Ce troisième lundi de février les Manitobains se souviendrons de leur histoire.

  • jean- bertin gingras
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 15h30
    fatigué d'entendre vos cris de victimes
    si nous avions le niveau de vie des Palestiniens je comprendrais.
    heureux d'être libre canadien québécois de la ville de Québec

  • Yves Côté
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 15h55
    Il faut fêter...
    Il faut fêter, j'en suis d'une absolue conviction.
    Il faut fêter comme on sait fêter. Une vraie de vraie fête. Dans la joie, les rires, la musique, les danses, les contes, les histoires, les chants, les BBQ. Oui, fêter dans les Champs et à notre manière. Avec nos amis et ceux qui,à nous voir faire, voudront le devenir. Fêtons sans grands flaflas, cela ne nous ressemble pas. Sans haine, sans hargne non-plus. Fêtons avec l'envie d'être heureux, tous ensemble. Après tout, Commission des Champs Bataille ou pas, l'endroit est à nous.
    Fêtons sur cette terre ancestrale et avec tous ceux qui ont compris l'importance pour tous d'avoir un pays qui ressemble à ses habitants. Un pays qui ne commence tellement pas par une guerre, qu'il en commence par une fête. Comme un bout de bonheur d'être toujours là. Comme un temps de joie qui dépasse une grande peine. Après tout, si la bataille fut perdue, ce n'est certainement pas à cause de nos anciens et de leurs alliés amérindiens.
    A preuve, quelques mois plus tard, Lévis fit autrement que Montcalm dans ce qui fut la deuxième bataille des Plaines d'Abraham et remporta celle-ci avec sa bande de paysans miliciens et de "Sauvages", égaux à égaux. Ce dernier mot dans ma bouche n'étant péjoratif en rien. Mais cette bataille n'empêcha pas les navires français d'arriver après les navires anglais. Pour le meilleur ou pour le pire, je ne porte jamais de jugement sur des clauses hypothétiques. Je laisse la chose aux romanciers qui, lorsqu'ils s,en donnent la peine, parfois en sortent d'intéressants textes.
    Je suis colon, mais j'en suis fier. Fier d'être un colon, un habitant, appelez cela comme vous voulez, mais je n'ai jamais eu honte de cela. Peut-être parce que très tôt on me fit comprendre d'où venait qu'on attribuait nous-mêmes ce nom à quelques-uns.
    Moi ce que je souhaite pour le mois d'août, pour tous les Québécois, en commençant par ceux de Québec, ses commerçants inclus, c'est qu'il y ait tellement de monde dans les rues de cette ville et sur ces Plaines qu'on ne puisse plus y circuler sans être obligé de se dire bonjour les uns, les autres.
    C'est que la reconstitution de violence se transforme en un véritable party. Un party à plus finir. Une réjouissance en forme de pied de nez, comme pour montrer qu'après 250 ans d'une domination qui a pris toutes les formes possibles, nous sommes encore malgré tout debout chez nous, tel au premier jour du premier pas du premier de nos anciens qui y a marché.
    Et alors, si nous en faisons ainsi, nous sans petite partisanerie politique, nous, sans idée de venger quoi que cela soit, nous, avec le goût d'aller plus loin pour nos lendemains, nous, ainsi que tous les étrangers du monde que nous avons accueillis depuis des décennies nous connaissent, nous aurons ensemble posé le premier geste irréfutable de notre émancipation aux yeux du monde. Et de ce geste-là, comprenez-moi bien, viendra le seul véritable spectacle historique dont on se rappellera. Parce qu'il ne s'agira pas d'une comédie de pacotille constituée de comédiens de paille, mais qu'il sera un vrai message de paix, fait par de vraies familles et de vrais individus, en un moment officiel que nous aurons voulu rendre solennel.

  • Claude Smith
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 17h00
    Les irlandais et les écossais ?
    Est-ce que les irlandais et les écossais vont aussi fêter leur défaite aux mains de l'Angleterre? Ce serait pourtant une belle occasion pour eux de faire la fête et pour certains de faire la piastre. Et, bien entendu, ils pourraient justifier le tout en disant que ce n'est qu'au fond une commémoration de l'histoire avec un grand H.

    Claude Sm ith
    claude-francoise@videotron.ca

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 17h25
    Si...
    Si le Québec était déjà souverain, il pourrait fêter tout ce lui semblerait agréable ou utile de fêter, y compris la défaite de 1759, cette fête prenant alors un sens bien clair : nous avons été conquis militairement en 1750 et 1837-1838, mais nous sommes maintenant maîtres de notre destinée. Dans le contexte actuel, le sens est aussi clair : « Tournez la page, gang de mauvais perdants. »
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Michel Samson
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 17h29
    Voici la clé...
    ...pour enterrer Wolfe, Montcalm et cette mascarade qui déplait tant : proposons la non-bataille du Gouverneur Frontenac et son célèbre "Je vous répondrai par la bouche de mes canons" adressé fièrement au pauvre Phipps qui dut retourner en Angleterre la q... pendante. Voilà quelque chose qui plairait sûrement à toutes zé tous.

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 17h34
    La putasserie
    Oui, oui c'est bien à vous que je m'adresse, les gens de Québec. Mais qu'est-ce donc qui vous prend à tant putasser
    avec les anglais du fédéral (et quelques Québécois vendus)
    N'avez-vous plus le sens du bon nationalisme. Êtes-vous donc
    en train de vendre vos âmes au diable. Votre histoire de
    show de petits soldats est du pur masochisme mes amis.
    Enfin, réveillez-vous les québécois et faites de vrais
    Québécois de vous même et laissez tomber.
    Réjean Grenier.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 17h50
    Question aux indisposés de la reconstitution de la bataille des Plaines
    Suite à la conquête, pour bien souligner la présence des Anglais à Québec, il y a la Citadelle et les Plaines d'Abraham qui leur appartiennent, en plein coeur de Québec Voici ce qui s'y passe :

    «Conscient des coutumes militaires, le Royal 22e Régiment perpétue la tradition de la Relève de la Garde à La Citadelle de Québec. Tous les ans, pendant les beaux mois, les visiteurs peuvent ainsi renouer avec les traditions militaires canadiennes, en assistant aux cérémonies de la Relève de la garde et de la retraite, en plus de visiter le site de cette importante forteresse.

    La Musique de la garde rehausse le tout en jouant des marches militaires également riches en tradition.

    La grande tenue des sous-officiers et des soldats est la tenue écarlate garnie de sept boutons, du modèle standard de l'infanterie et identique à la première tunique reçue par la milice canadienne au début des années 1880.»

    Est-ce que les indisposé(e)s de la reconstitution de la bataille des Plaines d'Abraham ont protesté contre cette relève qui, à part d'être touristique comme une reconstitution, confirme notre conquête par les Anglais ?

  • Jules-Hubert Beaulieu
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 18h20
    Conquête ou Sauvetage?
    Au lieu de toujours aborder les faits de la Bataille des Plaines, comme l'aboutissement d'une guerre de Conquête... en fait, la conquête a été possible suite aux défaites françaises en Europe et la Bataille des Plaines n'a rien scellé, conduisant seulement au régime militaire pré-cession, par la France, de ses colonies d'Amérique du Nord...
    Qui plus est, en égard à ce qui s'est produit un peu plus tard, soit après que la France eut récupéré la Louisiane de l'Espagne, qu'en a-t-elle fait? Elle l'a vendue aux États-Unis embryonnaires... et que dire si les territoires au nord du 49e parallèle étaient revenus sous le giron français... il y a de fortes chances que la France eut tout vendu aux ÉU, étant donné qu'elle s'intéressait bien plus à son prestige en Europe qu'ailleurs, elle n'avait que faire de quelques colonies "enneigées", comme l'avait d'ailleurs souligné Voltaire par la bouche de Candide. L'Europe était civilisée alors que le Canada d'alors n'était qu'un vaste territoire inculte.
    Cessez donc de vous plaindre au sujet de ladite Conquête et regardez-la, non pas comme une conquête, mais comme un sursis... car, il est certain que si la colonie était passée sous la domination américaine, le français n'aurait jamais connu le traitement que lui a réservé la Couronne Britannique... certes, pas parfait, mais c'est déjà un départ de sauvegarde qui est maintenant enchassé dans la Constitution que vous vous égosillez à conspuer...
    Appréciez ce que l'Autre, l'Anglais dans ce cas, a fait pour vous. Comprenez-vous d'ailleurs que cela représente un pas dans le bon sens de la part d'un Empire qui avait l'habitude de pratiques babyloniennes: déplacer des populations dans le but de mieux les assimiler... Certes, certains auraient bien aimé que l'assimilation se réalise, mais c'est la populace qui a permis la survie du français, pas les élites...
    RENDEZ À CÉSAR CE QUI REVIENT À CÉSAR!!! RENDEZ À L'HISTOIRE ET À SES ACTEURS L'HOMMAGE AUQUEL ELLE/ILS A/ONT DROIT!!!

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 18h24
    Les Juifs fêtent l'holocauste, alors?
    Chaque année, fin avril, tout Israel s'arrete. Train, bus, auto, passants dans la rue, tout le monde s'arrête pendant 2 minutes (y'a que les avions qui ne s,arrêtent pas...). On ne célébre pas l'Holocauste, la mort de millions de Juifs, on se le rappelle (à des fins politiques évidemment, pour célébrer le sionisme)

    Depuis des décennies, Hollywood produit des tonnes de films sur l'Holocauste. On ne célèbre pas la mort de millions de Juifs, on fournit au monde entier une vision sioniste de l'histoire .

    Anyway, si les Juifs parlent autant de l'Holocauste je ne vois pas du tout le problème à ce qu'on passe l'été à parler de la Conquête. Car qu'est-ce que le Québécois moyen sait de cette foutue bataille? Que Montcalm était à Beauport, que Wolfe est monté sur les Plaines pendant la nuit, que Wolfe est arrivé à la course tout essouflé, que la bataille a duré 15 minutes, que les deux généraux sont morts, et que les Anglais ont gagné. That's it mais surtout that's all. Or, là, pendant tout l'été, on va rappeler qu'il y a eu trahison, que les Anglais ont bombardé la ville sans relàche, qu'ils ont brûlé 1700 fermes, etc. On se rappeler de la victoire de Lévy et que ce n'est pas la défaite de Montcalm qui nous a fait perdre le continent mais bien l'abandon de la France pour le sucre des Caraibes. Bref, qu'on doit rien aux maudits Français.

    Voilà pourquoi j'ai hâte à l'été, moi l'ardent séparatisssss

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 18h42
    M. Berger : Bravo, vous faites contre-poids aux canadiens-français!
    Bonjour,

    Excellente chronique!

    Vous parlez "clair" sur un sujet chaud et en plus avec l'appui de Lysianne Gagnon! Alors...

    Évidemment c'est plus facile, que sur le projet de loi 105 présenté par le PQ l'an dernier où tous les deux (en plus des 15 autres) l'ont descendu en flammes!

    Pourtant, c'était beaucoup plus important de se mouiller à ce moment là. Et grâce à vous tous(!), l'ADQ -- qui avait poutant un programme dans le même sens -- a eu la frousse de sa vie. Merci de les avoir incités à s'écraser même si le peuple, lui, était d'accord!
    Je crois vraiment que c'est à ce moment là qu'a débuté leur lente agonie et...la stagnation du PQ. Vous leur aviez coupé les jambes ; d'autant plus qu'ils étaient faibles...

    SEULS, Vastel Foglia et un peu Facal -- tous les trois de souche récente (3 générations) -- ont tenu le fort à ce moment là.
    C'est bien pour dire : ils sont devenus plus québécois que les canadiens-français(lire fédéralistes)!

    Pour ne pas vous enlever le mérite qui vous revient sur "cette Chronique" : je vais dire comme Bouchard : continuez...

    Pauline ayant commençé depuis la dernière élection à parler vrai, peut-être -- que cette fois là -- les journalistes la soutiendront enfin!

    Un abonné,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

    N.B. À M. Berger : Bravo, vous faites contre-poids aux canadiens-français, qui se voudraient autre...! Mais je les comprends, si habitué(e)s à plier et se satisfaire de peu...

  • Marc Lydford
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 20h35
    Reconstitution
    Jeremy Deller a reconstité la confrontation violente qui a eu lieu en 1984 entre des mineurs grévistes et les forces de l'ordre au Royqume-Uni. Mike Figgis l'a filmé dans le cadre d'un documentaire sur cette grève historique. Loin de célébrer le conflit, cette reconstitution cherchait à montrer comment l'histoire appartient à tous.
    http://www.historicalfilmservices.com/orgreave.htm
    À quand une telle reconstitution activiste au Québec?

  • Jean-Claude Lafontaine
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 20h46
    Bande d.ignorants ou cocus contents
    Tous ces québécois qui ignorent les conséquences de cette défaite sont heureux de vivre dans le plus beau pays du monde.Toute autorité venait de dieu,c'est ce qu'ont compris
    les ancêtres de tous les Juneau,Dicaire,Labeaume et Pratte du Québec.Il faisait bon vivre sous le drapeau britannique et
    maintenant sous l'unifolié.Jean-Claude Lafontaine

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 20h50
    À Monsieur Yves Côté
    Merci Monsieur Côté. La fraicheur et la maturité de votre texte me font un grand bien. Vous démontrez une grande sagesse en faisant omission des problèmes qui nous préocupent sonvent beaucoup trop. Au fond, c'est vous qui avez surement raison. Merci encore. J'ai beaucoup appris en vous lisant ...

  • Jocelyne Brunet
    Inscrite
    mardi 27 janvier 2009 20h57
    @ Richard Gauthier : Même un Albertain trouve absurde cette « reconstitution »
    Oui, il y a des anglophones qui dénoncent cette insulte.

    Il faut lire le commentaire de Rod Love, ancien chef de cabinet de Ralph Klein, dans le Globe and Mail d'aujourd'hui : « History should sometimes just be history ». Il ridiculise avec brio cette idée stupide de la Commission des champs de bataille nationaux, proposant à la Commission de reconstituer aussi l'époque où les Canadiens d'origine japonaise ont été jetés en prison lors de la Deuxième Guerre mondiale ou la bataille de Batoche, quand des Métis mal armés défendant leur existence et mode de vie ont été battus à plate couture par une armée de policiers du North-West Mounted Police.

    Il n'y a que le maire de Québec et la Commission qui trouvent ça génial. Et toutes ces « bonnes gens » qui n'y voient que la chance de se déguiser et de jouer aux soldats. C'est tellement valorisant!

    Jocelyne Brunet
    Gatineau

  • Aude Dufresne
    Inscrite
    mardi 27 janvier 2009 21h12
    Sonner le glas
    Merci Monsieur David
    Si on commémore le 13 septembre, il faut faire sonner le glas dans toutes les églises catholiques...puisqu'elles ont perdu leur suprématie et c'est la mort de la Nouvelle France.. Porter le noir et le ketchup, brûler l'union Jack et humilier tous les anglais qui auront le culot de venir en les arrosant au fusil à l'eau avec des pancartes et des épinglettes.."Dehors les esclavagistes" "English go home"... Car c'est ça que la conquête nous a fait. La littérature à cette époque et après en témoigne.. Menaud maître Draveur, les filles de Caleb,..
    Nous avons perdu la guerre parce que les commerçants l'intendant Bigot a vendu nos armes aux anglais. La perdront nous à nouveau parce que le maire La baume veut vendre QUébec aux touristes. Pourquoi ne pas vendre les prostituées de Québec ça attirerait les touristes aussi.

  • Serge Girard
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 21h21
    tant qu,a feter girardse@sympatico.ca
    On devrait inviter Don sherrey comme annimateur du grand spectacle en anglais seulement, Apres la bagarre on fait dire une grande messe par Mgr Ouellet, comme servant de messe on fait venir le maire de saguenay jean tremblay et l,idole de quebec regis lebaume,pour nous aider a oublier la défaite dans la priere,en mettant le focus sur le pardon des horreurs qu'ont subits le petit peuple d'ignorants francais,malgré les viols,les assasinats,la destruction des maisons des récoltes,les faux proces,

    Probablement qu'ils vont rajoutés a la fin<<On vous aimes

    Honte a toi ville de Quebec berceau du peuple d'accepter parein affront

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    mardi 27 janvier 2009 23h11
    Richard Gauthier : Quel beau texte! Merci.
    Bonjour M. David,

    Je m'aperçois que vos chroniques, « mes préférées », n'ont pas de cadenas : donc accessible à tous!

    Je pense à annuler mon abonnement au Devoir puisque de toutes façons j'y ai accès librement à partir de " LeDevoir.com

    Et je peux même faire un commentaire : formidable!

    À la prochaine,

    Un abonné.

    Jean-Renaud Dubois

  • L'ex-Canard
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 23h43
    Le rematch 2.0
    Je crois qu'un "rematch" 2.0 dans laquelle la population serait invitée à "participer" quitte à changer les résultats un tantinet serait tout à fait approprié. Tant qu'à y avoir une mauvaise farce, profitons en donc allègrement! Mes anciens concitoyens de la ville de Québec sont définitivement capables des meilleures bouffonneries: tartes à la crème, justiciers masqués, catapulte de peluches (i.e. les toutous), manif hockey&rondelles, les gas lacrymo, etc. Rf. le sommet de Québec avril 2001. Et reprojetez par après les résultats sur les silos à grains du vieux port avec Lepage&Co., question de faire quelques piastres additionnelles. Le paquet, quoi.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 28 janvier 2009 00h50
    Commémoration de défaite
    À ce que je sache, c'est la première fois qu'on souligne une défaite. C'est la digne répercussion du 400e de Québec avec son COLONISÉ DE MAIRE, son minable acolyte fédéral Steven Harper, et la bénédiction de Charest prénommé Jean. Lors de la première fête des Patriotes, Jean Charest n'a même pas parlé de l'évènement, et ne l'a même pas souligné...parce que pour lui c'est toujours la fête de la Reine Victoria. Celle-là même qui à l'age de 14 ans a décidé du sort de nos patriotes, soit de les condamner à mort parce qu'ils revendiquaient l'égalité des peuples, la justice.

    Lors de la première fête des Patriotes, il est vrai que le P.Q. venait tout juste de perdre le pouvoir. Bernard Landry était l'instigateur de cet honneur envers les patriotes. Jean Charest n'a d'aucune manière souligner la première fête des Patriotes et serait prêt à ferner les yeux sur la commémoration de notre défaite. Qu'il sache bien que son silence est un consentement, une approbation.

    Que les anglais hors Québec célèbe leur victoire, mais, que nous soulignons par le fait même une défaite...avec les répercussions que nous savons...avouez que c'est un précédent pour tout peuple. Commémoration est une célébration, alors dites-moi...qu'y a-t-il à célébrer??? ...sinon une soumission. Je vous réitère donc ce que j'ai déjà mentionné en commentaire à un autre article quant à cet évènement ridicule: Je ne peux qu'ajouter que seuls des colonisés dans l'âme peuvent déployer le tapis rouge et souligner (ou célébrer) leur soumission. Nul obligation de participer à cette farce qui par le fait même est une insulte à notre dignité.

    Nos patriotes sont des traitres selon eux, ce qui démontre les 2 solitudes irréconciliables. Il n'y a rien à ajouter...sinon que cette commémoration sera un FIASCO. Vous devrez faire volte-face car il y a des limites à nous insulter de la sorte.

  • Laurence Bernard
    Inscrite
    mercredi 28 janvier 2009 09h15
    Commémoration, fête, qu'en est-il?
    En ce qui me concerne, je ne comparerais pas du tout la commémoration de la bataille des plaines à celles de la deuxième guerre mondiale ou à d'autres commémorations similaires suite à de grandes batailles (Waterloo en Belgique)
    Il y a des accents festifs qui me dérangent dans cet événement. Ce qui me dérange également est que cet événement soit initié et/ou entériné par le gouvernement fédéral. Si le gouvernement du Québec avait décidé de procédé, c'est tout autre chose. En ce qui me concerne, c'est un acte très malhabile et malavisé que de vouloir rouvrir des plaies dans la mémoire collective qui ne sont pas encore cicatrisées au Québec. La bataille des plaines est hautement symbolique... et son impact s'en fait ressentir encore aujourd'hui.

    Je vous demande, seriez-vous confortable si le gouvernement allemand d'après guerre avait initié une reconstitution dans un camp de concentration. Je crois que cela aurait été bien inopportun et malhabille.
    Je ne pense pas que le gouvernement fédéral doive poursuivre une telle démarche qui nuit à sa crédibilité. Un gouvernement où une majorité d'anglophone sont présents qui perpétuent la victoire des anglais sur les français de l'époque... et nous, les québécois, qui applaudissons cette idée en pensant aux retombées économiques plutôt qu'à notre dignité. Quel gâchis.

    Finalement, cette joke de commémoration de la bataille initiée par le fédéral... ressemble un peu à la blague de Véronique Cloutier sur Nathalie Simard. L'idée est bonne, mais la fille de l'agresseur de Madame Simard n'avait pas le droit de commenter cette affaire là de façon aussi vulgaire.

    Ici, ce n'est pas tant de souligner l'événement qui dérange que les personnes qui initient et cautionnent cette fête! Se moquent-ils de nous?

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    mercredi 28 janvier 2009 09h33
    @ Jean-René Dubois
    Il ne faut pas oublier que le Devoir est le seul journal quotidien qui n'appartient à aucun conglomérat. La convergence et la concentration donnent aux autres journaux une tendance politique.

    Vous vous en doutez bien, le site internet LeDevoir.com décadenassé n'est pas suffisant à payer une salle de presse. L'abonnement est nécessaire pour assurer l'information politique libre et indépendante. Comme Québécois il faut soutenir nos entreprises journalistiques libres des méga empires médiatiques, comme il faut soutenir l'achat local des grandes entreprises multinationales. Question de survie.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mercredi 28 janvier 2009 10h13
    À Jules Hubert Beaulieu, Yves Côté, Lorraine Dubé, et les autres
    J'ai normalement les idées assez claires et arrêtées. En lisant vos textes, je dois vous avouer que je suis ébranlé dans mes convictions. Vos textes sont assez convainquant, merci.

    Monsieur Beaulieu qui nous dit que les français nous auraient vendu aux américains de toute façon, et que la conquête britanique a été une bénidiction pour nous. Ca fait vraiment beaucoup de sens !!

    Monsieur Côté, qui nous dit FÊTONS, soyons positif, soyons heureux, oublions les problèmes, c'est le mieux qu'on peux faire. La vie est belle ... comment ne pas être d'accord avec ça ? ...

    Madame Dubé, qui nous dit que l'insulte à l'injure c'est de trop, que cette mascarade, cet autre affront d'Ottawa dans NOTRE capitale nationale, est définitivement de trop ... Comment ne pas être d'accord avec ça ?

    Je ne sais plus.

    Ce que je sais par contre, c'est que la survie de la langue française sur notre territoire n'a pas été une mince affaire pendant toutes ces années, et que cette survie est encore (et peut-être plus que jamais) menacée.

    Si l'on parle français encore aujourd'hui, à mon avis, c'est principalement à cause de deux phénomènes. Un date depuis le début, l'autre date de 1977.

    Dans notre monde de vitesse, ou tout fonctionne presque exporentiellement il faut être très vigilant. Il y a eu plus d'évolution technologique depuis les 100 ans dernières années qu'en 100 000 ans; il y a eu plus de naissances en 100, qu'en 100 000 ans, etc.

    À mon avis, la menace de la langue française sur notre territoire suit le même courant. Notre langue est beaucoup plus menacé aujourd'hui qu'avant. En plus, comme on le sait tous, il y a depuis plusieurs années une fantastique propagande canadienne; propagande très bien organisée et financée par Ottawa. Ce n'est rien pour aider, evidemment ...

    Comme je disais, notre langue a survécu depuis 400 ans à cause de 2 phénomènes.

    1- La religion catholique et 2- La loi 101

    1- La religion catholique, (veut, veut pas. Aime ou aime pas) à organisée notre nation. Elle l'a organisée en français; hôpitaux, écoles, églises majestueuses, etc., en plus, de nous dicter des familles très nombreuses, etc. Veut ou veut pas, on doit notre existance jusqu'en 1977 à l'église catholique.

    2- La loi 101 en 1977 nous a sauvé de justesse. Pas de loi 101 en 1977, la ville de Montréal aujourd'hui serait une ville unilingue anglophone, c'est absolument certain. Et, le Québec serait vraiment beaucoup plus anglicisé de ce qu'il est actuellement.

    Ça nous prend maintenant un autre ''sacré'' coup de barre. Tout est exporentiel, et la menace du français aussi. La loi 101 ne suffit plus.

    Au Plaisir,

    JL

  • Christopher Lackey
    Abonné
    mercredi 28 janvier 2009 11h11
    Soupir...
    C'est bien dommage que partout sur la terre, les gens gardent les rancunes et s'acharnent sur l'histoire. Aucun effort pour s'écouter, pour se comprendre, pour voir les choses comment elles sont et garder un peu de perspective.

    D'abord, les britanniques traversaient le monde entier et prenaient, tuaient, détriusaient tout ce qui avait le malheur de se trouver dans leur chemin. Au moins vous avez réussi de créer une société qui n'est pas parfaite mais qui réponde à la plupart de vos attentes aujourd'hui (vous êtes pas dans le tiers monde quand même). Les autochtones et les africains n'ont pour la plupart pas été si chanceux. La France vous avait essentiellement abandonné à l'époque, vous considérant une bande de arrière-paysans analphabêtes qui ne valaient pas les ressources et les efforts de la patrie. Alors à mes yeux, il sont autant résponsable que l'angleterre pour la colonisation.

    A mes concitoyens qui se prennent pour des vainqueurs et tentent toujours de marginaliser et se moquer du Québec, j'ai honte de vous, dommage qu'on vive dans un pays ou les voix des gens qui se méfient et se détestent comme les Bélges se font entendre toujours plus fort, tandis que ça pourrait se résoudre avec un peu moins d'ignorance et un peu plus de respect de chaque coté.

    Aux gens sur ce forum qui ont la mentalité des assiegés: Grandissez! La langue est parlé par les gens qui le parlent. Le répandement d'anglais au détriment des autres langues est un phénomene globale et il faut faire tout pour garder sa propre langue et sa propre culture. Mais les sloveniens et les hongrois ne s'inquiètent pas pour les avenirs de leurs langues même ils ne sont vraiment pas nombreux. Je vous dis que si vous restez vigilant en ce qui concerne les droits de langue et la transmettre aux générations futures ça ne prendrait pas les injures grossières et des généralisations insultantes envers anglophones! Dommage que le rêve d'indépendance ne soit pas réalisé si vous êtes pour, mais soyez pragmatique et regardez vers l'avenir au lieu d'en arrière car honnêtement c'est pas pour demain et ce n'est la faute de personne.

  • Michel Savard
    Inscrit
    mercredi 28 janvier 2009 12h15
    Parallèlement à la commémoration...
    Eh oui! Parallélement à la commémoration de la bataille des plaines d'Abraham, pourquoi ne pas organiser deux concours où aucun Anglais ne peut battre les Québécois francophones !

    Organisons un concours de "grattage de plaies" et un concours de "déchirage" de chemises ; vous pouvez être certains que les Québécois francophones éclipseraient les Anglais par au moins cent coudées ! Les Anglais capituleraient dans le temps de le dire !

    Rien qu'à lire ce blogue-ci, on constate qu'il y aurait déjà une brochette de candidats hors pair pour ces deux concours!

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    mercredi 28 janvier 2009 13h43
    M.Lafond : vous dites que vous ne savez plus ? Bizarre, que vous donniez pourtant la direction à prendre...
    Bonjour,

    Tous ceux qui comme moi veulent une fête à tout casser - tout en la dénonçant - sont sarcastiques bien sûr.

    L'objectif : réussir à réveiller les nationalistes québécois! Nous le sommes tous à divers degrés à moins d'être un très pur et très dur fédéraliste : donc presque assimilé!

    Pas un peuple, de la terre ne fête ses défaites même pas les juifs! Pourtant ces PAYS - dont on nous ne faisons pas encore partie - pourraient se le permettre puisqu'ils sont libres et ne dépendent pas du bon vouloir des autres pour exister. Ils s'assument!

    ***
    @Jacques Noël : " Les Juifs fêtent l'holocauste, alors? "

    Le «2 minutes de silence» rappelle le deuil, la souffrance...point!

    Bizarre votre titre!

    ***

    @Rodrigue Guimont

    Bonjour,

    Vous voyez, j'ai réussi à "copier et coller" votre nom sans erreur. Alors...

    Pour vos remarques(!) : je pensais que tout le monde avait compris que je relevais seulement une incohérence!

    Et la façon de le faire devrais, je l'espère, ouvrir les yeux de la direction du journal, non?

    Apprenez à lire entre les lignes. En espérant que M.Descôteaux va réagir : c'était mon seul objectif.

    Merci de me permettre de le souligner pour une deuxième fois!

    ***
    je suis un vieil abonné qui ne pense pas le Devoir si indépendant, du moins pas toujours...
    Rappelez-vous John Parisella chroniqueur vedette de notre Devoir - pendant 4 semaines lors des élections québécoises.

    Il est aussi :
    - Membre influent au Conseil d'administration du Devoir!
    - Et, et, et Conseiller personnel de Sun Tsu (Jean-Charest)

    Pour l'indépendance vous repasserez.... À moins que vous trouviez cela bien?


    Bonne journée,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 28 janvier 2009 16h26
    L'épiderme des souverainistes
    Les souverainistes ont l'épiderme bien sensible. C'est enfantin de voir une reconstitution de la bataille des plaines comme une provocation envers les Québecois. D'abord, doit-on voir ça comme une bataille? Il paraît que les Anglais n'ont tiré que deux salves de mousquets et que les Français n'en ont tiré qu'une seule.Il semble aussi qu'il n'y a eu aucun combat corps à corps et que les Français étaient presque d'accord avec le fait que les Anglais arrivent, ayant été privés du support de la France depuis leur arrivée en terre d'Amérique et plus particulièrement au Québec. Ils espéraient qu'avec l'Angleterre, il serait plus facile d'obtenir des capitaux pour le développement du pays, et l'Histoire a prouvé qu'ils avaient raison.
    Paul Lafrance
    Québec

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 28 janvier 2009 16h35
    Y apas de quoi se plaindre
    Je ne vois pas pourquoi les Québecois devraient se plaindre de la victoire des Anglais. En effet, depuis les années soixante, ils ont réussi à foutre 90% des Anglos Québecois hors du Québec sans tirer un seul coup de feu. Évidemment, ce sont les Ontariens et le ROC qui en ont profité. Faut pas se plaindre, nous les avons remplacés par des Haitiens, des Jamaicains et des ressortissants des pays arabes.
    Paul Lafrance
    Québec

  • Yves Côté
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 05h08
    Eclaircissements pour Monsieur Lafond
    Monsieur, vos deux textes me touchent.
    Pour le second, toutefois, je me permets d'apporter une petite précision bien que je sois entièrement en accord avec vos propos. Au point où ceux-ci pourraient être les miens.
    La seule chose est que je ne cherche pas à "positiver", tel qu'on a l'habitude de trop souvent percevoir en ce mot. Pardon, mais je considère que le positivisme est une doctrine qui sert à apaiser les malheureux . Dans cette petite idée de fêter, il n'est nullement question de faire comme si l'événement traumatisant pour notre société n'ait jamais été, ou que de celui-ci nous devons nous réjouir. Non, et bien au contraire.
    Ce que je prétend, c'est qu'il faut, pardon, que nous devrions peut-être, sur une base libre et sans contrainte théatrale ni artificieuse, sans contingence de rentabilité économique, nous donner rendez-vous en quelque part, en un endroit précis et à qui veut y être, pour ignorer ensemble cette fête officielle et cette reconstitution. Et nous faire une vraie fête, pour avoir du vrai plaisir à être réunis, toutes couleurs, toutes nationalités d'origine et toutes langues maternelles confondues.
    Peut-être cela peut-il paraître un peu utopique, mais j'en suis convaincu, quelques-unes de nos organisations collectives québécoises auraient toutes les qualités et le talent nécessaires pour, ne disons pas organiser, mais pour initier et préparer une telle invitation.
    Mon idée est de nous servir de cette même énergie vitale que les personnes handicapées nous montre avoir à coeur de jour, et qui se trouve enfouie au fond de nous tous, pour transformer ce qui a été une épreuve en force.
    Ne sommes-nous pas d'une société brisée ? D'une société métissée culturellement ? Et d'une langue qui nous est propre dans la manière de la pratiquer, bien qu'assez répandue sur la planète ?
    Pour avancer, et ce n'est pas ma conviction que pour l'indépendance, je crois qu'il faut appuyer nos effort sur nos forces, pas nos faiblesses. Nos faiblesses, nos défaites, nos déceptions, ce ne sont pas des bases d'appui. Ce sont les leçons qui nous sont données comme motivations à construire.
    Mais bon, là je m'écarte du sujet.
    Fêtons à notre manière, présentons collectivement à ces supposés nombreux touristes et visiteurs attendus le choix entre prendre part aux réjouissances artificielles pour une bataille et un continent français perdus, donc de s'identifier à une autre société que la nôtre, ou de participer à la nôtre, la véritable, pas celle-là folklorique et anecdotique que beaucoup de Canadiens souhaiteraient qu'elle soit (pas tous, et heureusement). De celle-là qui a connu, non pas une reconstitution approximative et cadencée d'un élément majeur de sa transformation, puisqu'il y en eut bien d'autres, mais qui, de celui-ci, depuis construit un monde en phase avec le présent, san pour autant perdre tout de son originalité.
    Voilà, monsieur Lafond, ce qui, je l'espère, pourrait participer de manière constructive, sans être "positivste", à donner notre juste réplique québécoise à une stupide initiative politique de communication canadian.
    Recevez donc aussi par ce texte l'expression de mes plus entier sentiment.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 29 janvier 2009 22h09
    Inutile monsieur Lafond de nous transmettre vos commentaires par l'entremise de nos courriels personnels
    Bonjour monsieur Lafond,
    Ne vous donnez pas la peine de me rejoindre par courriel personnel pour me retransmettre votre commentaire disponible dans le Devoir. J'y suis abonnée. Si je suis intéressée de le lire ou d'y répondre j'y ai accès. Je ne vous ai pas répondu car je ne me donne pas cette peine, un autre lecteur monsieur Yves Côté l'a fait à notre place. Ce n'est surtout pas une question de manque d'arguments de ma part. Je ne présume pas que c'est votre intention, mais vous ne pouvez m'inculquer de force votre opinion que je ne partage absolument pas. Ceci dit respectueusement. De plus, je ne crois pas vous avoir invité à me répondre personnellement.
    Lorraine Dubé

  • André 68
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 19h56
    Un exercice pédagogique digne des collèges classiques
    Je me suis tapé tous les commentaires du « Syndröme McCartney » de Michel David dans le DEVOIR... Ca me rappelle étrangement les débats que nous faisions dans nos cours d'histoire au Collège de Lévis vers 1959-60... La classe se divisait en 2 groupes : les uns représentaient les avantages et les inconvénients d'avoir été conquis par les Anglais en 1759 et l'autre groupe devaient démontrer les avantages et les inconvénients si les Québécois étaient restés sous le Régime français... Une belle façon de REVISITER l'HISTOIRE dans chaque groupe et d'en apprendre un peu plus sur nos tenants et aboutissants. Si on refaisait l'exercice en utilisant les outils de recherche actuels - que nous n'avions pas à l'époque, peut-être y trouverions-nous la FIERTÉ de ce que nous sommes devenus et de MIEUX DÉFINIR LE PAYS OÚ NOUS VOULONS VIVRE... le temps qu'il nous reste !

    André Lacombe-Gosselin
    Mazatlán, Sinaloa, Mexico
    <andre_lacombe@yahoo.com>
    lundi, 2 février 2009

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
65 réactions
0 vote
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
© Le Devoir 2002-2010