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Le médecin malgré lui

Michel David   24 janvier 2009  Québec
Une des plus agaçantes obligations qui incombent aux politiciens est de devoir meubler l'espace médiatique, alors qu'il serait préférable de ne rien dire.
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  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 24 janvier 2009 09h14
    Un pays ingouvernable
    Formé de deux nations européennes et de plusieurs nations autochtones, le Canada est ingouvernable. Les Anglos feraient ce constat qu'ils s'empresseraient de foutre le Québec à la porte dans l'espoir de se donner un pays. Mais sans doute préfèrent-ils leur statut de presque Américains, surtout par les temps qui courent.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Pierre Poulin
    Abonné
    dimanche 25 janvier 2009 07h02
    la souveraineté
    M. David,
    Mettons que ce serait une bonne idée de faire la promotion de la souveraineté en période de récession. Je suis d'accord, surtout si le PQ et le Bloc québécois avaient le courage de répondre à toutes les questions que la souveraineté soulève. Tant que c'est un idéal, ça se vend bien, comme une télé.
    Avec la souveraineneté le Québec rappatrie tout son coffre à outil ? pas sûr.
    Il manquera +/- 8 milliards de revenus de péréquation.
    Il faudra assumer +/- 25 % de la dette du Canada, dont une partie sert à financier des actifs depuis longtemps dépréciés, quand elle n'a pas servi à financer le court terme.
    Il faudra rappatrier et payer un contingent important de fonctionnaires pour des emplois déjà occupés par d'autres fonctionnaires.
    Il faudra entamer des négociations difficles avec la nouvelle fédération candienne pour essentiellement recréer une fédération et l'utilisation de la devise. Coûteux et pénible ?
    Il faudra peut-être aussi négocier avec les autochtones.
    Et si les coûts de la souveraineté au XXIe siècle étaient tellement énormes et improductifs que le Québec, déjà pauvre de sa dette et de ses infratructures périmées ne pouvait tout simplement plus se la payer, à moins de cesser d'investir dans l'éduction, dans la santé et dans son économie.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    dimanche 25 janvier 2009 08h30
    Baromètre???
    Monsieur David vous écrivez: Si le nombre de députés doit servir de baromètre, il faudra accepter de voir un recul de la souveraineté dans une éventuelle diminution de la députation bloquiste aux prochaines élections fédérales, qu'elles soient déclenchées dans une semaine ou dans quelques mois.

    Raisonnement absolument gratuit. Nous le savons en connaissance de cause, cet argument de barômètre ne tient plus la route au fédéral. L'abstention de certains à se rendre aux urnes ne vient pas seulement du cynisme de l'électorat face à la classe politique, mais aussi du fait que plusieurs québécois souverainistes ne votent plus au fédéral. Comment pouvez-vous affirmer que les élections fédérales puissent être un baromètre pour la souveraineté?

    Voter Bloc au fédéral n'est pas nécessairement un vote en faveur de la souveraineté, ce ne sont pas que des souverainistes qui leur ont accordé leurs votes. La raison de la création du Bloc se veut la défense de nos intérêts, on n'a qu'à se remémorer les 74 députés libéraux qui nous ont passé un sapin début 80. Plus récemment, signalons la nécessité de contrer l'arrogance du gouvernement Harper et son mépris de la démocratie.

    Votre argument ne tient pas la route parce que c'est à Québec seulement par l'entremise de son Assemblée Nationale que se décidera l'avenir de notre Nation. Prétendre le contraire, c'est un peu insulter l'intelligence des lecteurs. Les médias vont-ils encore sous-estimer la pertinence de l'existence du Bloc à Ottawa? Votre argument me porte à le croire.
    Ad Nauséum de ce genre d'information.

  • Jacques Lalonde
    Abonné
    dimanche 25 janvier 2009 11h51
    Une chronique pertinente
    Les réalités politiques sont en mouvement perpétuel. D'où la nécessité d'une lecture réaliste de la situation. Michel David n'est pas un simplificateur, mais un journaliste qui cherche à percevoir le tableau kaléidoscopique de nos réalités politiques. Sa chronique d'aujourd'hui est encore une fois une invitation à s'engager dans dans les sentiers multiples et variés d'une réflexion qui permet d'accéder à une compréhension de la mouvance de nos points de repère en politique.

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    dimanche 25 janvier 2009 14h18
    Le meilleur de deux maux ?
    Si un gouvernement arrogant et méprisant à Ottawa ne provoque pas assez de réactions chez les Québécois pour leur insuffler un peu de fierté et leur donner le goût de l'indépendance, je me demande ce qui le fera. Je me demande d'ailleurs lequel des deux, les libéraux ou les conservateurs sont les plus arrogants ? De là à souhaiter que les plus arrogants gouvernent...
    Henri-B. Boivin

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