Les libéraux misent sur l'insatisfaction, accuse le chef adéquiste - L'ADQ change de cible
Après avoir surtout attaqué le PQ, Mario Dumont s'en prend maintenant au PLQ
Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a dénoncé hier l'absence de vision des libéraux de Jean Charest, dont la stratégie reposerait selon lui sur l'exploitation de l'insatisfaction des électeurs sans rien proposer pour l'avenir.
Alors qu'il dévoilait à Montréal les engagements de son parti en matière de transports, Mario Dumont est revenu sur la position des libéraux au sujet des défusions municipales. «Ces gens-là sont des champions pour ramasser les insatisfactions», a-t-il dit. Mais lors d'élections générales, ce n'est plus suffisant. «Ça prend une vision, [il faut savoir] quel genre d'avenir on veut préparer. Et la vision, ils ne l'ont pas.»
Répondant à une question d'un journaliste qui lui faisait remarquer que ses attaques étaient surtout dirigées vers le gouvernement péquiste depuis le début de la campagne, Mario Dumont a soutenu que dans l'optique de l'ADQ, péquistes et libéraux, c'est du pareil au même. «Quand on parle du bilan du PQ, on attaque un système en sachant que la logique mentale des libéraux est enfermée dans le même système que les péquistes.»
Hier, la campagne a pris l'allure d'une charge à fond de train contre les libéraux. À Rivière-des-Prairies, M. Dumont a prononcé une courte allocution devant près de 200 travailleurs de l'usine JP Métal. Mais c'est le propriétaire d'origine italienne de l'entreprise, Joseph Paventi, qui a servi devant les journalistes les attaques les plus senties contre Jean Charest. Libéral depuis 40 ans, M. Paventi est devenu adéquiste après que le Parti libéral a décidé de forcer son député de Lafontaine depuis 18 ans, Jean-Claude Gobé, à tirer sa révérence pour faire place à du sang neuf.
«Où est la vedette» que promettait M. Charest?, a-t-il lancé. «Nous, on voulait M. Gobé, on voulait un ministre.» Après avoir sollicité John Parisella, qui a décliné l'invitation, le PLQ s'est replié sur un candidat qui n'a pas de notoriété nationale, Tony Tomassi.
Jean Charest «n'a rien fait pendant quatre ans, il n'est pas l'homme de la situation», a tranché M. Paventi. Mario Dumont lui rappelle Robert Bourassa première mouture. «Il est jeune, il a des idées. Laissez-lui une chance.» Devant ses travailleurs, après que M. Dumont leur a eu adressé la parole, il a dit: «Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en.»
C'est en rapport avec la question des défusions municipales que M. Paventi a lancé ses frondes les plus virulentes à l'endroit de M. Charest, même si, comme citoyen de Montréal-Nord, il s'est opposé aux fusions sur l'île de Montréal. «Il est fou», a-t-il résumé. C'est au moment des débats sur les fusions à l'Assemblée nationale que les libéraux auraient dû intervenir pour bloquer les projets de loi, juge l'entrepreneur.
Plus tôt en matinée, M. Dumont, en compagnie d'Hubert Meilleur, candidat dans Mirabel et porte-parole en matière de transports, a dévoilé les priorités de l'ADQ à ce sujet. Dès l'arrivée au pouvoir de l'ADQ, le gouvernement Dumont lancerait un appel d'offres pour la construction du tronçon manquant de l'autoroute 25 qui doit enjamber la rivière des Prairies, un projet évalué à environ 200 millions. Il s'agirait d'une autoroute à péage, fruit d'un partenariat public-privé. M. Dumont a rappelé que SNC-Lavalin et la Caisse de dépôt et placement du Québec ont construit l'autoroute 407 à péage qui contourne Toronto sous l'impulsion du gouvernement de Mike Harris. L'ADQ promet également d'investir dans les transports en commun en faisant appel au secteur privé.
Alors qu'il dévoilait à Montréal les engagements de son parti en matière de transports, Mario Dumont est revenu sur la position des libéraux au sujet des défusions municipales. «Ces gens-là sont des champions pour ramasser les insatisfactions», a-t-il dit. Mais lors d'élections générales, ce n'est plus suffisant. «Ça prend une vision, [il faut savoir] quel genre d'avenir on veut préparer. Et la vision, ils ne l'ont pas.»
Répondant à une question d'un journaliste qui lui faisait remarquer que ses attaques étaient surtout dirigées vers le gouvernement péquiste depuis le début de la campagne, Mario Dumont a soutenu que dans l'optique de l'ADQ, péquistes et libéraux, c'est du pareil au même. «Quand on parle du bilan du PQ, on attaque un système en sachant que la logique mentale des libéraux est enfermée dans le même système que les péquistes.»
Hier, la campagne a pris l'allure d'une charge à fond de train contre les libéraux. À Rivière-des-Prairies, M. Dumont a prononcé une courte allocution devant près de 200 travailleurs de l'usine JP Métal. Mais c'est le propriétaire d'origine italienne de l'entreprise, Joseph Paventi, qui a servi devant les journalistes les attaques les plus senties contre Jean Charest. Libéral depuis 40 ans, M. Paventi est devenu adéquiste après que le Parti libéral a décidé de forcer son député de Lafontaine depuis 18 ans, Jean-Claude Gobé, à tirer sa révérence pour faire place à du sang neuf.
«Où est la vedette» que promettait M. Charest?, a-t-il lancé. «Nous, on voulait M. Gobé, on voulait un ministre.» Après avoir sollicité John Parisella, qui a décliné l'invitation, le PLQ s'est replié sur un candidat qui n'a pas de notoriété nationale, Tony Tomassi.
Jean Charest «n'a rien fait pendant quatre ans, il n'est pas l'homme de la situation», a tranché M. Paventi. Mario Dumont lui rappelle Robert Bourassa première mouture. «Il est jeune, il a des idées. Laissez-lui une chance.» Devant ses travailleurs, après que M. Dumont leur a eu adressé la parole, il a dit: «Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en.»
C'est en rapport avec la question des défusions municipales que M. Paventi a lancé ses frondes les plus virulentes à l'endroit de M. Charest, même si, comme citoyen de Montréal-Nord, il s'est opposé aux fusions sur l'île de Montréal. «Il est fou», a-t-il résumé. C'est au moment des débats sur les fusions à l'Assemblée nationale que les libéraux auraient dû intervenir pour bloquer les projets de loi, juge l'entrepreneur.
Plus tôt en matinée, M. Dumont, en compagnie d'Hubert Meilleur, candidat dans Mirabel et porte-parole en matière de transports, a dévoilé les priorités de l'ADQ à ce sujet. Dès l'arrivée au pouvoir de l'ADQ, le gouvernement Dumont lancerait un appel d'offres pour la construction du tronçon manquant de l'autoroute 25 qui doit enjamber la rivière des Prairies, un projet évalué à environ 200 millions. Il s'agirait d'une autoroute à péage, fruit d'un partenariat public-privé. M. Dumont a rappelé que SNC-Lavalin et la Caisse de dépôt et placement du Québec ont construit l'autoroute 407 à péage qui contourne Toronto sous l'impulsion du gouvernement de Mike Harris. L'ADQ promet également d'investir dans les transports en commun en faisant appel au secteur privé.
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