Session extraordinaire de l'Assemblée nationale - Charest arrive les mains vides
«Inacceptable», dit Marois
Québec — Un affrontement se prépare entre l'opposition et le gouvernement libéral qui arrive les mains vides à la session extraordinaire de l'Assemblée nationale. Le premier ministre Jean Charest a indiqué hier qu'il ne présenterait rien de nouveau aux parlementaires qui siègent à compter d'aujourd'hui pour trois jours afin de réagir à l'urgence de la situation économique.
«Il ne faut pas s'attendre à de grandes annonces dans les prochains jours», a prévenu Jean Charest lors d'un point de presse à l'Université Laval où il fut notamment question de son nouveau titre: président d'honneur du Tournoi international de hockey Peewee.
Les mesures que dévoilera le gouvernement seront «le reflet» des engagements électoraux des libéraux, a précisé M. Charest. Le chef libéral a fait campagne en demandant à l'électorat d'accorder à ses troupes une majorité afin d'avoir les coudées franches pour faire adopter des mesures destinées à contrer les effets d'une tempête économique appréhendée. Or Jean Charest a avoué hier que la mise en oeuvre de ces mesures «n'exigerait pas qu'on réunisse l'Assemblée nationale pour cette simple raison», sauf pour un projet de loi sur les régimes de retraite déjà annoncés qui fait consensus entre les partis.
Au cours d'une conférence de presse, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a souligné hier qu'elle trouverait «inacceptable» que le premier ministre n'ait rien à proposer de nouveau devant l'Assemblée nationale. «J'espère qu'il ne nous a pas convoqués pour simplement nous donner le change», a dit la chef de l'opposition officielle. Si c'était le cas, les citoyens deviendraient «non seulement sceptiques, mais un peu cyniques par rapport à la politique», estime-t-elle.
Pauline Marois s'est défendue de cautionner une opération de relations publiques orchestrée par le gouvernement Charest. «Nous allons la dénoncer, si ça devait être le cas, parce que ça demeure inacceptable. Il y a des citoyens qui sont inquiets à l'heure actuelle et ils attendent de leur gouvernement une action sérieuse», a-t-elle signalé. Des sondages montrent que la confiance des consommateurs est à son plus bas niveau depuis 25 ans.
En ces temps d'incertitude économique, le député de La Peltrie et nouveau porte-parole adéquiste en matière d'affaires intergouvernementales canadiennes, Éric Caire, n'a pas manqué de souligner l'absence des deux plus importants ministres à vocation économique, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, et son collègue du Développement économique, Raymond Bachand, lors du premier Conseil des ministres de l'année la semaine dernière. Les deux ministres poursuivaient leurs vacances des Fêtes.
Reprenant certains des engagements électoraux de son parti, Pauline Marois a plaidé pour une injection immédiate de 600 millions dans l'économie québécoise, soit 400 millions pour une hausse du crédit d'impôt pour la taxe de vente du Québec (TVQ) accordé aux Québécois les moins fortunés et 200 millions pour la formation des travailleurs administrée par Emploi-Québec.
Cette session extraordinaire de trois jours sera suivie par la conférence fédérale-provinciale des premiers ministres qui se pencheront, vendredi à Ottawa, sur la situation économique. Éric Caire estime que Jean Charest a «une occasion en or» d'obtenir des consensus à l'Assemblée nationale afin de renforcer sa position face à Ottawa.
C'est le lieutenant-gouverneur, Pierre Duchesne, qui ouvrira la séance de l'Assemblée nationale à 14h. Seul candidat à se présenter à la présidence de l'Assemblée, le député libéral de Richmond, Yvon Vallières, sera donc élu par acclamation. Le député péquiste d'Abitibi-Ouest, François Gendron, qui a assumé la présidence de l'Assemblée l'automne dernier, se présente à la troisième vice-présidence. L'ADQ ne s'oppose plus farouchement à ce que Yvon Vallières occupe la fonction de président. Éric Caire a même souligné que M. Vallières avait fait de la réforme parlementaire «un de ses chevaux de bataille». Les adéquistes, qui réclament la reconnaissance de leur parti comme groupe parlementaire, se méfient de Pauline Marois qui ne veut pas que l'on accorde ce statut à l'ADQ sans adopter l'ensemble de la réforme parlementaire, une façon de dire oui, mais de penser non, selon M. Caire. L'ADQ cherche à se faire reconnaître dès le début de la prochaine session au printemps.
La première journée de cette courte session sera occupée par l'élection du président et par les discours des trois chefs. Mercredi, le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, déposera son projet de loi sur les régimes complémentaires de retraite. Ce projet de loi permettra aux entreprises et aux municipalités d'assouplir les règles de capitalisation des régimes afin d'amortir sur dix ans plutôt que cinq les pertes subies sur les marchés financiers. La ministre des Finances présentera son énoncé économique qui fera état des mesures déjà annoncées pour stimuler l'économie, notamment un programme de crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire.
«Il ne faut pas s'attendre à de grandes annonces dans les prochains jours», a prévenu Jean Charest lors d'un point de presse à l'Université Laval où il fut notamment question de son nouveau titre: président d'honneur du Tournoi international de hockey Peewee.
Les mesures que dévoilera le gouvernement seront «le reflet» des engagements électoraux des libéraux, a précisé M. Charest. Le chef libéral a fait campagne en demandant à l'électorat d'accorder à ses troupes une majorité afin d'avoir les coudées franches pour faire adopter des mesures destinées à contrer les effets d'une tempête économique appréhendée. Or Jean Charest a avoué hier que la mise en oeuvre de ces mesures «n'exigerait pas qu'on réunisse l'Assemblée nationale pour cette simple raison», sauf pour un projet de loi sur les régimes de retraite déjà annoncés qui fait consensus entre les partis.
Au cours d'une conférence de presse, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a souligné hier qu'elle trouverait «inacceptable» que le premier ministre n'ait rien à proposer de nouveau devant l'Assemblée nationale. «J'espère qu'il ne nous a pas convoqués pour simplement nous donner le change», a dit la chef de l'opposition officielle. Si c'était le cas, les citoyens deviendraient «non seulement sceptiques, mais un peu cyniques par rapport à la politique», estime-t-elle.
Pauline Marois s'est défendue de cautionner une opération de relations publiques orchestrée par le gouvernement Charest. «Nous allons la dénoncer, si ça devait être le cas, parce que ça demeure inacceptable. Il y a des citoyens qui sont inquiets à l'heure actuelle et ils attendent de leur gouvernement une action sérieuse», a-t-elle signalé. Des sondages montrent que la confiance des consommateurs est à son plus bas niveau depuis 25 ans.
En ces temps d'incertitude économique, le député de La Peltrie et nouveau porte-parole adéquiste en matière d'affaires intergouvernementales canadiennes, Éric Caire, n'a pas manqué de souligner l'absence des deux plus importants ministres à vocation économique, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, et son collègue du Développement économique, Raymond Bachand, lors du premier Conseil des ministres de l'année la semaine dernière. Les deux ministres poursuivaient leurs vacances des Fêtes.
Reprenant certains des engagements électoraux de son parti, Pauline Marois a plaidé pour une injection immédiate de 600 millions dans l'économie québécoise, soit 400 millions pour une hausse du crédit d'impôt pour la taxe de vente du Québec (TVQ) accordé aux Québécois les moins fortunés et 200 millions pour la formation des travailleurs administrée par Emploi-Québec.
Cette session extraordinaire de trois jours sera suivie par la conférence fédérale-provinciale des premiers ministres qui se pencheront, vendredi à Ottawa, sur la situation économique. Éric Caire estime que Jean Charest a «une occasion en or» d'obtenir des consensus à l'Assemblée nationale afin de renforcer sa position face à Ottawa.
C'est le lieutenant-gouverneur, Pierre Duchesne, qui ouvrira la séance de l'Assemblée nationale à 14h. Seul candidat à se présenter à la présidence de l'Assemblée, le député libéral de Richmond, Yvon Vallières, sera donc élu par acclamation. Le député péquiste d'Abitibi-Ouest, François Gendron, qui a assumé la présidence de l'Assemblée l'automne dernier, se présente à la troisième vice-présidence. L'ADQ ne s'oppose plus farouchement à ce que Yvon Vallières occupe la fonction de président. Éric Caire a même souligné que M. Vallières avait fait de la réforme parlementaire «un de ses chevaux de bataille». Les adéquistes, qui réclament la reconnaissance de leur parti comme groupe parlementaire, se méfient de Pauline Marois qui ne veut pas que l'on accorde ce statut à l'ADQ sans adopter l'ensemble de la réforme parlementaire, une façon de dire oui, mais de penser non, selon M. Caire. L'ADQ cherche à se faire reconnaître dès le début de la prochaine session au printemps.
La première journée de cette courte session sera occupée par l'élection du président et par les discours des trois chefs. Mercredi, le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, déposera son projet de loi sur les régimes complémentaires de retraite. Ce projet de loi permettra aux entreprises et aux municipalités d'assouplir les règles de capitalisation des régimes afin d'amortir sur dix ans plutôt que cinq les pertes subies sur les marchés financiers. La ministre des Finances présentera son énoncé économique qui fera état des mesures déjà annoncées pour stimuler l'économie, notamment un programme de crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire.
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