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Carnet de campagne - 19 mars 2003

Le Devoir   19 mars 2003  Québec
Le lapsus du chef libéral Jean Charest, qui a dit souhaiter pour ses électeurs de devenir «premier ministre du Canada», a bien fait rigoler Bernard Landry hier.

S'il a d'abord refusé d'avancer quelque explication que ce soit, prétextant ne pas avoir les compétences psychiatriques nécessaires pour analyser les paroles de M. Charest, M. Landry a par la suite fait référence au philosophe suisse Karl-Gustav Jung, un contemporain de Sigmund Freud. «Les lapsus relèvent de la psychologie des profondeurs», a-t-il lancé. Quant au chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, il s'est amusé de la confusion de MM. Landry et Charest, l'un invitant les fédéralistes à voter pour le PQ, l'autre à ambitionner d'être premier ministre du Canada.

- Après les libéraux mais avant les péquistes, l'Action démocratique du Québec a nommé hier le dernier de ses 125 candidats aux élections, soit Sébastien Proulx, dans Laviolette. La liste des candidats adéquistes comprend 32 femmes, soit 26 % du total, dix personnes issues des communautés culturelles et quatre anglophones. La moyenne d'âge est de 41 ans. Six candidats ont moins de 26 ans. «C'est le PQ qui n'est pas prêt à gouverner», a blagué Jean-Luc Benoît, l'attaché de presse de Mario Dumont.

- Le saviez-vous? Jean Charest veut en finir avec l'attente, surtout dans les hôpitaux. Il le répète si souvent que les journalistes finissent par le taquiner à ce sujet. Hier, ils lui ont reproché de les avoir fait attendre 15 minutes en commençant son point de presse en retard. Jean Charest a répondu tout de go: «Moi, ça fait cinq ans que j'attends!»

- Le remboursement de la dette du Québec, qui atteint 108,7 milliards, n'est pas au centre des préoccupations immédiates du Parti québécois. Bernard Landry l'a confirmé lundi. «Il faudra un jour songer à payer. Ce sera plus facile quand la dette sera rendue à un pourcentage plus bas du PNB [produit national brut] parce que, chaque année, on aura beaucoup plus de ressources. Ce sera plus facile d'attaquer de façon frontale la dette», a affirmé M. Landry, qui ne veut pas davantage établir de plafond pour la dette.
 
 
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