Charest veut offrir de nouveaux incitatifs aux jeunes médecins
Les études et le logement seraient payés en échange d'un engagement à pratiquer sept ans en région
Photo : Agence Reuters
Jean Charest
Shawinigan — S'il est élu, le Parti libéral du Québec veut attirer les futurs médecins en région en leur offrant une bourse alléchante, en échange de quoi les étudiants s'engageraient à pratiquer dans les établissements régionaux pendant au moins sept ans.
C'est devant l'hôpital de Shawinigan que le chef libéral Jean Charest a rendu public hier ce programme de parrainage intitulé Service santé région. En juin 2002, un homme de 51 ans, Claude Dufresne, est décédé dans l'ambulance le menant à Trois-Rivières après qu'il eut été refusé à l'hôpital de Shawinigan, qui avait alors décidé de fermer son urgence la nuit. Un mois plus tard, le gouvernement Landry avait fait adopter par l'Assemblée nationale la loi spéciale 114 pour assurer l'ouverture des urgences en tout temps, une législation dénoncée par les libéraux.
Le programme de parrainage du PLQ coûterait
13 millions de dollars par année, une enveloppe qui serait gérée par les établissements régionaux, et il serait offert à 100 étudiants en médecine et 200 en soins infirmiers. Les futurs médecins et infirmiers recevraient de la part des établissements régionaux une bourse couvrant l'ensemble des frais de scolarité (13 500 $ par année pour un étudiant en médecine) et d'hébergement (8500 $ par année) pour la durée de leurs études en échange d'un engagement de leur part d'aller pratiquer en région pendant un minimum de sept ans. Si l'étudiant ne respectait pas l'entente, l'allocation de formation devrait être remboursée en totalité à la région. Des 13 millions de dollars prévus, une partie serait destinée à l'intégration des médecins en région et à la recherche d'un travail compatible pour les conjoints.
Le PLQ ne propose pas de mesures coercitives, seulement des mesures volontaires et incitatives, même s'il est difficile en ce moment d'attirer les médecins en région et si d'autres mesures du genre ont démontré peu d'effet par le passé. «Ce sont des mesures volontaires qui auront le plus d'effets», a pourtant dit M. Charest. «Il faut se demander quel genre de médecins on veut en région: est-ce qu'on veut quelqu'un qui va là par punition, qui va barrer les jours sur son calendrier jusqu'à la date à laquelle il va pouvoir s'en aller, ou on veut quelque un qui va s'enraciner, fonder une famille et s'engager dans le milieu? Nous, on opte pour l'incitatif», a affirmé Philippe Couillard, candidat libéral dans Mont-Royal et directeur du département de chirurgie du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.
Ce programme de parrainage n'aurait pas d'effets à court terme, compte tenu de la durée nécessaire à la formation des futurs médecins. C'est pourquoi le PLQ souhaite accentuer le recrutement de médecins à l'étranger, ce qu'a déjà entrepris le gouvernement du Parti québécois.
Le Parti libéral souhaite répondre à la pénurie de médecins qui, selon lui, a été créée par la mise à la retraite de 4000 infirmiers et infirmières et de 1500 médecins par le gouvernement Landry, qui a aussi diminué le nombre de places dans les facultés de médecine, a déploré Jean Charest. Le PLQ souhaite augmenter de 750 le nombre d'admissions dans les facultés de médecine et de 1200 celui en sciences infirmières au collégial sur une période de cinq ans. Jean Charest a fait son annonce dans la région de la Mauricie, où il y a le moins de médecins par habitant au Québec.
C'est devant l'hôpital de Shawinigan que le chef libéral Jean Charest a rendu public hier ce programme de parrainage intitulé Service santé région. En juin 2002, un homme de 51 ans, Claude Dufresne, est décédé dans l'ambulance le menant à Trois-Rivières après qu'il eut été refusé à l'hôpital de Shawinigan, qui avait alors décidé de fermer son urgence la nuit. Un mois plus tard, le gouvernement Landry avait fait adopter par l'Assemblée nationale la loi spéciale 114 pour assurer l'ouverture des urgences en tout temps, une législation dénoncée par les libéraux.
Le programme de parrainage du PLQ coûterait
13 millions de dollars par année, une enveloppe qui serait gérée par les établissements régionaux, et il serait offert à 100 étudiants en médecine et 200 en soins infirmiers. Les futurs médecins et infirmiers recevraient de la part des établissements régionaux une bourse couvrant l'ensemble des frais de scolarité (13 500 $ par année pour un étudiant en médecine) et d'hébergement (8500 $ par année) pour la durée de leurs études en échange d'un engagement de leur part d'aller pratiquer en région pendant un minimum de sept ans. Si l'étudiant ne respectait pas l'entente, l'allocation de formation devrait être remboursée en totalité à la région. Des 13 millions de dollars prévus, une partie serait destinée à l'intégration des médecins en région et à la recherche d'un travail compatible pour les conjoints.
Le PLQ ne propose pas de mesures coercitives, seulement des mesures volontaires et incitatives, même s'il est difficile en ce moment d'attirer les médecins en région et si d'autres mesures du genre ont démontré peu d'effet par le passé. «Ce sont des mesures volontaires qui auront le plus d'effets», a pourtant dit M. Charest. «Il faut se demander quel genre de médecins on veut en région: est-ce qu'on veut quelqu'un qui va là par punition, qui va barrer les jours sur son calendrier jusqu'à la date à laquelle il va pouvoir s'en aller, ou on veut quelque un qui va s'enraciner, fonder une famille et s'engager dans le milieu? Nous, on opte pour l'incitatif», a affirmé Philippe Couillard, candidat libéral dans Mont-Royal et directeur du département de chirurgie du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.
Ce programme de parrainage n'aurait pas d'effets à court terme, compte tenu de la durée nécessaire à la formation des futurs médecins. C'est pourquoi le PLQ souhaite accentuer le recrutement de médecins à l'étranger, ce qu'a déjà entrepris le gouvernement du Parti québécois.
Le Parti libéral souhaite répondre à la pénurie de médecins qui, selon lui, a été créée par la mise à la retraite de 4000 infirmiers et infirmières et de 1500 médecins par le gouvernement Landry, qui a aussi diminué le nombre de places dans les facultés de médecine, a déploré Jean Charest. Le PLQ souhaite augmenter de 750 le nombre d'admissions dans les facultés de médecine et de 1200 celui en sciences infirmières au collégial sur une période de cinq ans. Jean Charest a fait son annonce dans la région de la Mauricie, où il y a le moins de médecins par habitant au Québec.
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