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Joyeux anniversaire!

Michel David   8 janvier 2009  Québec
À Québec, on n'en finit plus de se féliciter de la réussite des fêtes du 400e anniversaire de la fondation de la cité de Champlain. Lors de l'édition spéciale de fin d'année de Tout le monde en parle, il fallait voir le maire Régis Labeaume faire le paon aux côtés de Gérald Tremblay.
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  • Guy Archambault
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 02h51
    Cynisme
    Je ne trouve pas votre cynisme assez évident.

    Moi j'aurais terminé l'article en demandant aux partisans du club de hockey les Canadiens de Montréal de suivre l'exemple des habitants de Québec et de fêter leur club et leur attachement à leur club à chaque fois qu'ils ne réussissent pas à faire les séries.

    Il semble en effet être un fait de la nature profonde des Québécois francophones de fêter leurs défaites et de la nature profonde des Canadiens anglophones de fêter leurs victoires
    pour bien perpétuer dans l'imaginaire collectif que les Québécois francophones sont de nature des " losers ".

    Guy Archambault

  • Robert Carrier
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 03h09
    Loin du Québec
    Je suis loin du Québec maintenant, retiré en France; mais il ne me viendrait pas à l'idée de fêter un anniversaire qui a brisé notre francitude qu'on semble incapable de rattraper aujourd'hui. Évidemment je n'ai pas fui le Québec, des événements m'ont amené ici, mais je m'ennuie quand même d'un Québec à naître.

  • Yves Côté
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 04h21
    Le fait est que...
    Le fait est que les dites erreurs de parcours le furent par le refus des Canadiens français du Québec, devenus Québécois, majoritaires chez eux, de ce qui était perçu par leurs voisins comme pertinent...
    Monsieur Charest et ses amis qui tripatouillent dans l'Histoire de ce pays partent du principe que les Québécois sont devenus les descendants de valeureux résistants qui ont gagné toutes les batailles qui étaient bonnes pour eux, les autres, celles qu'ils ont perdu ou qu'ils ne doivent pas mener, surtout, l'ont été en leur rendant service.
    Sauf qu'ils oublient volontairement de se rappeler et de rappeler aux foules, qu'adversaires, on ne peut se déterminer à l'être que si une menace est initiée à notre encontre. Et que les minorités linguistiques et culturelles formées des francophones du Canada n'ont jamais et d'aucune manière menacé la majorité linguistique et culturelle du pays. Et encore bien mois du continent.
    La raison pour laquelle le mouvement indépendantiste au Québec n'a de cesse de se renforcer, en dépit de ce qu'on essaie de nous donner comme image de celui-ci, c'est la persistance de l'idée archaïque que le fait français d'Amérique du Nord représente une menace pour la réussite économique d'une installation anglaise (tel ce le fut longtemps pour le fait hispanique au sud et à l'Ouest des Treize Colonies)... cette certitude remontant au début du XVII siècle.
    Ce qui me fait dire que lorsque les Canadiens s'impatientent des prises constantes de parole et de pouvoir des Québécois chez eux, en fait, et ce contre quoi ils tempêtent, c'est leur incapacité à percevoir que l'existence d'un Québec français pérenne sur un continent anglais est une richesse réelle pour eux.
    Ce dont ils ne se rendront compte sans doute que lorsque le Québec se tiendra debout sans l'aide d'une béquille tutélaire canadienne aux apparences de moins en moins nécessaires. D'égal à égal, pays à pays.

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 08h28
    Ces fêtes n'auront pas lieu
    S'il reste encore des Québécois et Québécoises fiers de leurs origines et de leur identité, je dis qu'ils sauront empêcher la commission de cette insulte à la mémoire d'un peuple.

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 08h56
    Un peuple qui festoierait son statut de minorité agonisante!
    Ce serait quand même incroyable, si des Québécois francophones et des Québécois d'autres origines connaissant l'histoire de ce pays, participaient à ce rassemblement organisé par la Commission fédérale des champs de bataille, pour le plaisir des canadiens-anglais! J'espère que le peuple québécois ne participera d'aucune façon à cette célébration de la défaite, dont on subît encore aujourd'hui les conséquences.

  • Robert Mayrand
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 09h43
    Qui vole qui?
    Et quelle place fait-on aux autochtones dans toutes ces fêtes? La fondation de Québec n'a-t-elle pas marqué le début de l'effondrement de leur civilisation? Les Français ont volé le territoire aux autochtones, les Anglais l'ont volé aux Français. Les Québécois sont les descendants de qui? Le courant nationaliste veut nous faire croire que nous sommes des Français et qu'il faut purifier les Québécois des scories autochtones et anglophones pour qu'ils deviennent des copies conformes de Français. Or, nous sommes d'une autre géographie et c'est la géographie qui façonne la culture. Peut-être y a-t-il plus de sang autochtone chez les Québécois que de sang français?

  • Steve Fortin
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 09h44
    Dans les chaumes de ceux qui combattent les méchants séparatisses... on jubile!
    Si le révisionniste qu'est Harpeur a réussi à faire avaler aux québécois, dans le cadre de leur fêtes du 400e, que c'était en fait l'acte fondateur de SON CANADA, il est fort capable de tripatouiller l'histoire pour leur faire croire, tous nigauds et colonisés qu'ils sont, que la Conquête c'est une défaite qui en fait est une victoire, la victoire de leur acception comme peuple-fondateur de SON CANADA...

    Pendant ce temps, dans les chaumes de ceux qui combattent le plus ardemment le méchant et diabolique mouvement séparatissssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssse... on jubile...

  • René Reid
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 11h20
    Du pain et des jeux
    La célèbre formule "Du pain et des jeux" date de l'Antiquité romaine. Les Romains avaient renoncé à leur liberté au profit d'un gouvernement absolu qui leur promettait « du pain et des jeux ».
    L'été 2008, à Québec, nous a rappelé à quel point l'histoire pouvait se répéter. Sacrifiant tous ses symboles identitaires (drapeau du Québec - même le bleu et le blanc semblaient trop subversifs pour être affichés), le bon peuple s'est amusé. Et gare à qui mal y pensait! Il risquait de se voir fiché dans le registre des «minables» de l'empereur Régis. L'année 2009 sera à l'avenant, parole d'un Québécois désabusé.
    Les reconstitutions de batailles rangées sur les Plaines ne sont pas nouvelles de cette année. Elles ont déjà eu lieu au moins à 2 reprises sous le thème «À l'assaut de la capitale». J'y ai personnellement contribué quand je travaillais pour Parcs Canada. Cela constitue un très beau spectacle où des «renactors», ces mordus de l'histoire militaire venant pricipalement de la Nouvelle-Angleterre, s'arrange pour faire des combats nuls: une bataille gagnée par les Américains et une par les Anglais. Ce sera sans doute l'astuce qui servira à justifier le spectacle de 2009. À moins que l'astuce aille jusqu'à donner la victoire aux Français... Cela plairait tellement à l'empereur Régis!
    Quoiqu'il en soit, tout ce qui grouille autour de l'événement, particulièrement à Ottawa, doit déjà s'affairer à trouver l'angle de communication qui permettra de faire à nouveau avaler la couleuvre historique aux Québécois.
    De toutes façons, le plus important n'est-il pas d'avoir du fun? Le reste ce n'est que des vieilles histoires.

  • Gaston Deschênes
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 11h36
    Merci de soulever la question
    C'est naturellement dans un journal de Montréal que la question est posée. Ici, dans les médias de Québec, la fonction "Sens à donner aux commémorations" est désactivée.
    Souhaitons qu'une réflexion s'engage le plus tôt possible, particulièrement dans les instances qui font métier de promouvoir l'identité québécoise, celles qui ont été prises "les culottes à terre" dans le cas du 400e.
    Ça presse, avant que ne s'accréditent des thèses comme celles de la Commission des champs de bataille pour qui les plaines d'Abraham sont le "berceau de l'histoire du Canada", un pays qui n'en finit plus de naître, selon les besoins du ministère du Patrimone.

  • Nicole Poirier
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 11h58
    Faire partie de la fête, jamais!
    Je demeure non loin des plaines d'Abraham et loin de moi l'intention de commomérer la Conquête. Moi qui ai l'habitude d'y mettre les pieds régulièrement afin d'assurer ma bonne forme physique (marche rapide, patins, ski de fond, gravir l'escalier du Cap Blanc ou tout simplement marche contemplative) je ne n'y mettrai pas le moindre bout du plus petit orteil pour célébrer la victoire des Anglais, le mois de septembre prochain. Les Québécois de la région adopteront-ils ce comportement de refus à la participation? J'en doute, le besoin de fêter ou de continuer la fête dominera. La Conquête! Est-ce qu'on a le souvenir de ce que cela a signifié et signifie encore aujourd'hui?

  • Yves Côté
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 12h04
    Questions à soupeser
    Questions.
    Et si les choses étaient faites pour que quelques Québécois un peu plus écoeurés et un peu moins intelligents que les autres sortent de leur gonds ? Comme si, dans toute cette stratégie cynique, il y avait un peu plus de machiavélisme qu'on le pense ?
    A qui et surtout à quoi pourrait servir que quelques-uns s'énervent trop ?
    A quoi d'autre que de faire la preuve, à la face du monde, que les Québécois eux-mêmes n'inscrivent pas leur projet d'indépendance dans un processus démocratique ? Cela justifiant d'Ottawa, par conséquent, fasse campagne partout pour qu'un vote majoritaire à l'indépendance soit perçu tel qu'une menace directe pour la démocratie en Amérique du Nord ?
    Pourquoi le craindre ?
    Parce que tout cela ressemble fort, selon moi, à de la provocation à grande échelle venant de géniaux communicateurs fédéraux.
    Ne nous laissons pas avoir... ce serait trop dommage de tomber dans le panneau de ces tordus du ciboulot.

  • Luc Archambault
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 12h55
    La naisssance dans la douleur et dans le sang versé d'un peuple distinct sans Souverain
    Le 13 septembre 1759, Louis XV, le Souverain du peuple de France dont nous étions partie, la charnelle et personnelle incarnation de la souveraineté du peuple, abdique de son trône, manquant à son devoir premier de protéger son peuple de l'envahisseur. Cette partie du peuple de France se trouve dès lors, 30 ans avant la Révolution française, sans Souverain, à se réapproprier sa souveraineté de peuple souverain désormais séparé du peuple de France. C'est la naissance dans la douleur et dans le sang versé du peuple souverain du Québec, distinct du peuple de France. Un peuple sans Souverain, donc souverain, qui n'a jamais reconnu d'autre Souverain comme étant l'incarnation de sa souveraineté, certainement pas le Souverain britannique qui n'a jamais appelé ce peuple souverain du Québec à le reconnaître comme tel.

    Les États que ce Souverain britannique a imposés au peuple souverain du Québec et qui se sont succédé depuis n'ont jamais appelé le peuple du Québec à approuver leur Constitution. Ce défaut de légitimité perdure aujourd'hui dans l'État du Canada qui n'émane pas du peuple démocratique et souverain. C'est cet État démocratique du Canada qui s'impose d'autorité en vertu des lois d'un Empire autocratique de droit divin que vante M. Ignatieff ? C'est cet État qui n'émane pas du peuple démocratique et souverain du Québec et qui n'a jamais été nommément soumis à la démocratique approbation du peuple du Québec que vante cet historien de pacotille ?

    Ce peuple démocratique et souverain du Québec, né le 13 septembre 1759 n'adhère pas à cet État du Canada unilatéral et imposé de force et d'autorité sans nommément soumettre aux voix du peuple souverain l'Acte qui le fonde, le constitue et le gouverne. Cet État du Canada actuel fondé sur la Conquête et jamais soumis aux voix du peuple est répudié par le peuple souverain du Québec.

    John Saul affirme qu'il n'y a pas eu Conquête, mais bien Cession. Comme si un peuple pouvait être objet de Cession. Comme si un Souverain était propriétaire du son peuple, comme s'il pouvait en disposer à volonté. S'il a cédé ses territoires, il ne pouvait en aucun cas céder le peuple. Ce peuple orphelin de Souverain est un peuple qui vit depuis hors l'État. Aucun État ne le reconnaît comme existant et souverain, et lui, ne reconnaît comme valide aucun État. Pire, il refuse l'État actuel du Canada qui n'émane pas de lui, aucun des États qui se sont succédé depuis la Conquête n'a reçu l'adhésion du peuple souverain du Québec. Surtout pas le Canada actuel rapatrié unilatéralement et répudié par la députation du Québec. Ne reste qu'à appeler le peuple à se prononcer à cet égard. Ça, le Canada s'en garde bien.

    Le 13 septembre 2009, alors que sur les plaines d'Abraham d'autres fêteront la pantomime de la défaite des armées de Louis XV, Roi du peuple de France dont nous étions partie, nous le peuple souverain du Québec, peuple sans Souverain et sans État valide, nous fêterons la naissance de ce que nous sommes en tant que peuple distinct du peuple de France, dont l'abdication du Roi de France nous sépare. Nous fêterons notre douloureuse naissance de sans versé, en tant que peuple sans Souverain, en tant que peuple orphelin sous tutelle d'un Souverain qui n'est pas le nôtre. Le nôtre ayant abdiqué ses primordiaux devoirs à notre égard en refusant de nous protéger contre les assauts d'un Souverain d'un Empire concurrent. Nous fêterons en tant que peuple sans État, en tant que peuple résilient, bien vivant notre naissance déjouant les calculs qui vouaient ce rejeton supposé de faible constitution à l'assimilation voulue par l'envahisseur, Durham en tête. D'autres fêteront leur victoire, nous nous fêterons la faillite de leurs souhaits, nous fêterons notre naissance en tant que peuple fort, capable de faire mentir l'Histoire des civilisations dont ils se croyaient les dignes héritiers en espérant notre dissolution dans leur tout civilisateur. Il n'on pas compris qu'un peuple peut vivre sans-papiers, hors l'État, nous les « sans culture et sans histoire », les sans-papiers de l'Histoire. Nous fêterons 250 ans de lutte contre l'assimilation, 250 ans de refus, 250 ans de souveraine existence, hors l'État qui s'impose à nous sans se nommément soumettre à notre démocratique volonté de peuple démocratique, pacifiste et souverain.

    Les États passent, les peuples restent.

    En vingt minutes, se jouera le 13 septembre 2009 un jeu de rôle d'une grande Histoire mettant en scène les Armées du Souverain d'un Empire pénétrant fièrement les fortifications de l'amère patrie de France. C'est cette copulation inattendue et non protégée dans l'éjaculation de sang de la mère patrie, qui la fera mettra bas dans l'instant un rejeton inattendu. C'est l'inespérée et maculé conception, dans la douleur et dans le sang versé, jambes écartées et vaincues par les cris et les larmes de l'enfantement, donnant dans l'espace-temps comprimé de notre conception, naissance à un peuple nouveau, distinct de tout autre et dont nous sommes les vaillants survivants et héritier, un peuple sans Souverain, un peuple donc, souverain, distinct du peuple de France.

    Pendant que d'autres fêteront la défaite de la France, nous nous fêterons notre douloureuse et difficile naissance à même les forceps imprévus de l'Histoire. Peu importe la douleur de la naissance, maintenant que nous pouvons, bien vivants que nous sommes, en fêter le 250e anniversaire en agitant bien haut le drap de notre maculé conception encore taché de sang.

    L'orphelin que nous étions, toujours aujourd'hui sous tutelle abusive et sans-papiers, pourra bientôt à majorité venue, se donner les moyens de librement et sans menace de représailles choisir son destin, libre de fonder un État qui émane de lui, le peuple démocratique et souverain du Québec. Un État qui en cela, sera le seul en mesure d'être légitime et valide, parce que nommément et clairement soumis à sa souveraine, démocratique, libre et légitime approbation. Ce qui n'est pas le cas de l'État actuel du Canada.

    Il faudra en grand nombre, parés de nos couleurs de peuple démocratique et souverain du Québec, assister sur les Plaines d'Abraham le 13 septembre 2009, à l'obscène copulation des Empires qui nous ont donné naissance, ce jour même du 13 septembre 1759. D'autres pourront fêter la défaite des armées de l'amère patrie, nous nous fêterons fièrement son accouchement qui nous a fait naître en tant que peuple souverain et distinct de tout autre et toujours bien portant malgré les conditions adverses qui nous confrontent depuis ce jour de notre primale naissance, qui nous arrache encore aujourd'hui 250 ans plus tard, des larmes et des cris mêlés de douleur et de joie.

  • Luc Archambault
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 13h15
    PRISE 2 - La naissance dans la douleur et dans le sang versé d'un peuple distinct sans Souverain
    La naissance dans la douleur et dans le sang versé d'un peuple distinct sans Souverain

    Le 13 septembre 1759, Louis XV, le Souverain du peuple de France dont nous étions partie, la charnelle et personnelle incarnation de la souveraineté du peuple, abdique de son trône, manquant à son devoir premier de protéger son peuple de l'envahisseur. Cette partie du peuple de France se trouve dès lors, 30 ans avant la Révolution française, sans Souverain, à se réapproprier sa souveraineté de peuple souverain désormais séparé du peuple de France. C'est la naissance dans la douleur et dans le sang versé du peuple souverain du Québec, distinct du peuple de France. Un peuple sans Souverain, donc souverain, qui n'a jamais reconnu d'autres Souverains comme étant l'incarnation de sa souveraineté, certainement pas le Souverain britannique qui n'a jamais appelé ce peuple souverain du Québec à le reconnaître comme tel.

    Les États que ce Souverain britannique a imposés au peuple souverain du Québec et qui se sont succédé depuis la Conquête, n'ont jamais appelé le peuple du Québec à approuver leur Constitution. Ce défaut de légitimité perdure aujourd'hui dans l'État du Canada qui n'émane pas du peuple démocratique et souverain. C'est cet État démocratique du Canada qui s'impose d'autorité en vertu des lois d'un Empire autocratique de droit divin que vante M. Ignatieff ? C'est cet État qui n'émane pas du peuple démocratique et souverain du Québec et qui n'a jamais été nommément soumis à la démocratique approbation du peuple du Québec que vante cet historien de pacotille ?

    Ce peuple démocratique et souverain du Québec, né le 13 septembre 1759 n'adhère pas à cet État du Canada unilatéral et imposé de force et d'autorité sans nommément soumettre aux voix du peuple souverain l'Acte qui le fonde, le constitue et le gouverne. Cet État du Canada actuel fondé sur la Conquête et jamais soumis aux voix du peuple est répudié par le peuple souverain du Québec.

    John Saul affirme qu'il n'y a pas eu Conquête, mais bien Cession. Comme si un peuple pouvait être objet de Cession. Comme si un Souverain était propriétaire du son peuple, comme s'il pouvait en disposer à volonté. S'il a cédé ses territoires, il ne pouvait en aucun cas céder le peuple. Ce peuple orphelin de Souverain est un peuple qui vit depuis hors l'État. Aucun État ne le reconnaît comme existant et souverain, et lui, ne reconnaît comme valide aucun État. Pire, il refuse l'État actuel du Canada qui n'émane pas de lui, aucun des États qui se sont succédé depuis la Conquête n'a reçu l'adhésion du peuple souverain du Québec. Surtout pas le Canada actuel rapatrié unilatéralement et répudié par la députation du Québec. Ne reste qu'à appeler le peuple à se prononcer à cet égard. Ça, le Canada s'en garde bien.

    Le 13 septembre 2009, alors que sur les plaines d'Abraham d'autres fêteront la pantomime de la défaite des armées de Louis XV, Roi du peuple de France dont nous étions partie, nous le peuple souverain du Québec, peuple sans Souverain et sans État valide, nous fêterons la naissance de ce que nous sommes en tant que peuple distinct du peuple de France, dont l'abdication du Roi de France nous sépare. Nous fêterons notre douloureuse naissance de sans versé, en tant que peuple sans Souverain, en tant que peuple orphelin sous tutelle d'un Souverain qui n'est pas le nôtre. Le nôtre ayant abdiqué ses primordiaux devoirs à notre égard en refusant de nous protéger contre les assauts d'un Souverain d'un Empire concurrent. Nous fêterons en tant que peuple sans État, en tant que peuple résilient, bien vivant notre naissance déjouant les calculs qui vouaient ce rejeton supposé de faible constitution à l'assimilation voulue par l'envahisseur, Durham en tête. D'autres fêteront leur victoire, nous nous fêterons la faillite de leurs souhaits, nous fêterons notre naissance en tant que peuple fort, capable de faire mentir l'Histoire des civilisations dont ils se croyaient les dignes héritiers en espérant notre dissolution dans leur tout civilisateur. Il n'on pas compris qu'un peuple peut vivre sans-papiers, hors l'État, nous les « sans culture et sans histoire », les sans-papiers de l'Histoire. Nous fêterons 250 ans de lutte contre l'assimilation, 250 ans de refus, 250 ans de souveraine existence, hors l'État qui s'impose à nous sans se nommément soumettre à notre démocratique volonté de peuple démocratique, pacifiste et souverain.

    Les États passent, les peuples restent.

    En vingt minutes, se jouera le 13 septembre 2009 un jeu de rôle d'une grande Histoire mettant en scène les Armées du Souverain d'un Empire pénétrant fièrement les fortifications de l'amère patrie de France. C'est cette copulation inattendue et non protégée dans l'éjaculation de sang de la mère patrie, qui la fera mettra bas dans l'instant un rejeton inattendu. C'est l'inespérée et maculé conception, dans la douleur et dans le sang versé, jambes écartées et vaincues par les cris et les larmes de l'enfantement, donnant dans l'espace-temps comprimé de notre conception, naissance à un peuple nouveau, distinct de tout autre et dont nous sommes les vaillants survivants et héritier, un peuple sans Souverain, un peuple donc, souverain, distinct du peuple de France.

    Pendant que d'autres fêteront la défaite de la France, nous nous fêterons notre douloureuse et difficile naissance à même les forceps imprévus de l'Histoire. Peu importe la douleur de la naissance, maintenant que nous pouvons, bien vivants que nous sommes, en fêter le 250e anniversaire en agitant bien haut le drap de notre maculé conception encore taché de sang.

    L'orphelin que nous étions, toujours aujourd'hui sous tutelle abusive et sans-papiers, pourra bientôt à majorité venue, se donner les moyens de librement et sans menace de représailles choisir son destin, libre de fonder un État qui émane de lui, le peuple démocratique et souverain du Québec. Un État qui en cela, sera le seul en mesure d'être légitime et valide, parce que nommément et clairement soumis à sa souveraine, démocratique, libre et légitime approbation. Ce qui n'est pas le cas de l'État actuel du Canada.

    Il faudra en grand nombre, parés de nos couleurs de peuple démocratique et souverain du Québec, assister sur les Plaines d'Abraham le 13 septembre 2009, à l'obscène copulation des Empires qui nous ont donné naissance, ce jour même du 13 septembre 1759. D'autres pourront fêter la défaite des armées de l'amère patrie, nous nous fêterons fièrement son accouchement qui nous a fait naître en tant que peuple souverain et distinct de tout autre et toujours bien portant malgré les conditions adverses qui nous confrontent depuis ce jour de notre primale naissance, qui nous arrache encore aujourd'hui 250 ans plus tard, des larmes et des cris mêlés de douleur et de joie.

    Il est né le divin enfant

    Si les chrétiens ont pu faire de païenne célébration du solstice d'hiver une fête sacrée de la naissance, de la renaissance, nous pouvons, nous le peuple démocratique et souverain du Québec faire de ces honteuses et obscènes célébrations de la défaite des armées du Roi de France, la fête de son abdication, 30 ans avant la Révolution française, la fête de notre naissance en tant que peuple sans Souverain, en tant que peuple démocratique, pacifiste, anti-impérialiste et souverain du Québec. Une occasion de dénoncer un État du Canada avatar abuseur d'un Empire monarchique de droit divin qui s'impose d'autorité et qui se croit toujours propriétaire et tuteur d'un peuple souverain supposé cédé, alors qu'il s'abstient de nommément soumettre son illégitime invalide autorité légale à la claire, directe et démocratique approbation du peuple souverain du Québec.

  • Luc Archambault
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 14h06
    PRISE 3 - La naissance dans la douleur et dans le sang versé d'un peuple distinct sans Souverain
    Cher Michel,

    Voici ici-bas ce que m'inspire ton texte publié aujourd'hui dans Le Devoir - 2009 01 08 - Michel David - Joyeux anniversaire! - ( Vigile )

    En somme... Toi tu souhaites un joyeux anniversaire ironique à celles et ceux qui fêteront la défaite des armées du Roi de France, moi je souhaite un vrai joyeux anniversaire au peuple souverain du Québec né de la pénétration des fortifications de l'amère patrie par les Armées britanniques. Une maculé conception qui, et c'est le mystère de la foi, le jour même de cette effroyable copulation, donne dans la douleur et le sang versé lieu à un obscène enfantement, c'est la naissance d'un peuple distinct du peuple de France. Un peuple né de l'abdication de fait de son Souverain Louis XV de son devoir premier à l'égard de son peuple qui consiste à le protéger contre l'envahisseur.

    Il est question de faire ici ce que notre très chrétienne culture a toujours fait, recycler les fêtes païennes pour en faire des fêtes sacrées... Il est né le divin enfant sur les bases de la célébration païenne du solstice d'hiver. D'autant qu'il est question de naissance dans les deux cas. Pour les uns c'était la naissance d'un sauveur, pour nous ce sera notre propre naissance de peuple distinct du peuple de France, ce sera notre naissance de peuple sans Souverain, trente ans avant la Révolution française, donc, il sera question de notre naissance de peuple souverain du Québec, un peuple mineur et orphelin, sous tutelle, mais bien vivant 250 ans plus tard alors que notre tuteur nous a voulu assimilés à sa propre souche. Ce qui bien sûr et d'évidence n'a pas été et n'est toujours plus le cas. À majorité, nous pourrons, nous les sans-papiers que nous sommes, fonder librement un État qui émane de nous. Ce qui n'est bien sûr pas le cas de l'actuel État unilatéral du Canada, jamais nommément soumis à l'approbation du peuple souverain du Québec.

    2000 souhaits de bel an tout neuf à toi et à tes proches

    Luc A.

    _______________________________________


    La naissance dans la douleur et dans le sang versé d'un peuple distinct sans Souverain

    Le 13 septembre 1759, Louis XV, le Souverain du peuple de France dont nous étions partie, la charnelle et personnelle incarnation de la souveraineté du peuple, abdique de son trône, manquant à son devoir premier de protéger son peuple de l'envahisseur. Cette partie du peuple de France se trouve dès lors, 30 ans avant la Révolution française, sans Souverain, à se réapproprier sa souveraineté de peuple souverain désormais séparé du peuple de France. C'est la naissance dans la douleur et dans le sang versé du peuple souverain du Québec, distinct du peuple de France. Un peuple sans Souverain, donc souverain, qui n'a jamais reconnu d'autres Souverains comme étant l'incarnation de sa souveraineté, et certainement pas les Souverains et Souveraines britanniques qui n'ont jamais appelé ce peuple souverain du Québec à les reconnaître comme tel.

    Les États que ce Souverain britannique a imposés au peuple souverain du Québec et qui se sont succédé depuis la Conquête, n'ont jamais appelé le peuple du Québec à approuver leur Constitution. Ce défaut de légitimité perdure aujourd'hui dans l'État du Canada qui n'émane pas du peuple démocratique et souverain. C'est cet État démocratique du Canada qui s'impose d'autorité en vertu des lois d'un Empire autocratique de droit divin que vante M. Ignatieff ? C'est cet État qui n'émane pas du peuple démocratique et souverain du Québec et qui n'a jamais été nommément soumis à la démocratique approbation du peuple du Québec que vante cet historien de pacotille ?

    Ce peuple démocratique et souverain du Québec, né le 13 septembre 1759 n'adhère pas à cet État du Canada unilatéral et imposé de force et d'autorité sans nommément soumettre aux voix du peuple souverain l'Acte qui le fonde, le constitue et le gouverne. Cet État du Canada actuel fondé sur la Conquête et jamais soumis aux voix du peuple est répudié par le peuple souverain du Québec.

    John Saul affirme qu'il n'y a pas eu Conquête, mais bien Cession. Comme si un peuple pouvait être objet de Cession. Comme si un Souverain était propriétaire du son peuple, comme s'il pouvait en disposer à volonté. S'il a cédé ses territoires, il ne pouvait en aucun cas céder le peuple. Ce peuple orphelin de Souverain est un peuple qui vit depuis hors l'État. Aucun État ne le reconnaît comme existant et souverain, et lui, ne reconnaît comme valide aucun État. Pire, il refuse l'État actuel du Canada qui n'émane pas de lui, aucun des États qui se sont succédé depuis la Conquête n'a reçu l'adhésion du peuple souverain du Québec. Surtout pas le Canada actuel rapatrié unilatéralement et répudié par la députation du Québec. Ne reste qu'à appeler le peuple à se prononcer à cet égard. Ça, le Canada s'en garde bien.

    Le 13 septembre 2009, alors que sur les plaines d'Abraham d'autres fêteront la pantomime de la défaite des armées de Louis XV, Roi du peuple de France dont nous étions partie, nous le peuple souverain du Québec, peuple sans Souverain et sans État valide, nous fêterons la naissance de ce que nous sommes en tant que peuple distinct du peuple de France, dont l'abdication du Roi de France nous sépare. Nous fêterons notre douloureuse naissance de sans versé, en tant que peuple sans Souverain, en tant que peuple orphelin sous tutelle d'un Souverain qui n'est pas le nôtre. Le nôtre ayant abdiqué ses primordiaux devoirs à notre égard en refusant de nous protéger contre les assauts d'un Souverain d'un Empire concurrent. Nous fêterons en tant que peuple sans État, en tant que peuple résilient, bien vivant notre naissance déjouant les calculs qui vouaient ce rejeton supposé de faible constitution à l'assimilation voulue par l'envahisseur, Durham en tête. D'autres fêteront leur victoire, nous nous fêterons la faillite de leurs souhaits, nous fêterons notre naissance en tant que peuple fort, capable de faire mentir l'Histoire des civilisations dont ils se croyaient les dignes héritiers en espérant notre dissolution dans leur tout civilisateur. Il n'on pas compris qu'un peuple peut vivre sans-papiers, hors l'État, nous les « sans culture et sans histoire », les sans-papiers de l'Histoire. Nous fêterons 250 ans de lutte contre l'assimilation, 250 ans de refus, 250 ans de souveraine existence, hors l'État qui s'impose à nous sans se nommément soumettre à notre démocratique volonté de peuple démocratique, pacifiste et souverain.

    Les États passent, les peuples restent.

    En vingt minutes, se jouera le 13 septembre 2009 un jeu de rôle d'une grande Histoire mettant en scène les Armées du Souverain d'un Empire pénétrant fièrement les fortifications de l'amère patrie de France. C'est cette copulation inattendue et non protégée dans l'éjaculation de sang de la mère patrie, qui la fera mettra bas dans l'instant un rejeton inattendu. C'est l'inespérée et maculé conception, dans la douleur et dans le sang versé, jambes écartées et vaincues par les cris et les larmes de l'enfantement, donnant dans l'espace-temps comprimé de notre conception, naissance à un peuple nouveau, distinct de tout autre et dont nous sommes les vaillants survivants et héritier, un peuple sans Souverain, un peuple donc, souverain, distinct du peuple de France.

    Pendant que d'autres fêteront la défaite de la France, nous nous fêterons notre douloureuse et difficile naissance à même les forceps imprévus de l'Histoire. Peu importe la douleur de la naissance, maintenant que nous pouvons, bien vivants que nous sommes, en fêter le 250e anniversaire en agitant bien haut le drap de notre maculé conception encore taché de sang.

    L'orphelin que nous étions, toujours aujourd'hui sous tutelle abusive et sans-papiers, pourra bientôt à majorité venue, se donner les moyens de librement et sans menace de représailles choisir son destin, libre de fonder un État qui émane de lui, le peuple démocratique et souverain du Québec. Un État qui en cela, sera le seul en mesure d'être légitime et valide, parce que nommément et clairement soumis à sa souveraine, démocratique, libre et légitime approbation. Ce qui n'est pas le cas de l'État actuel du Canada.

    Il faudra en grand nombre, parés de nos couleurs de peuple démocratique et souverain du Québec, assister sur les Plaines d'Abraham le 13 septembre 2009, à l'obscène copulation des Empires qui nous ont donné naissance, ce jour même du 13 septembre 1759. D'autres pourront fêter la défaite des armées de l'amère patrie, nous nous fêterons fièrement son accouchement qui nous a fait naître en tant que peuple souverain et distinct de tout autre et toujours bien portant malgré les conditions adverses qui nous confrontent depuis ce jour de notre primale naissance, qui nous arrache encore aujourd'hui 250 ans plus tard, des larmes et des cris mêlés de douleur et de joie.

    Il est né le divin enfant

    Si les chrétiens ont pu faire de la païenne célébration du solstice d'hiver une fête sacrée de la naissance, de la renaissance, nous pouvons, nous le peuple démocratique et souverain du Québec faire de ces honteuses et obscènes célébrations de la défaite des armées du Roi de France, la fête de son abdication, 30 ans avant la Révolution française, la fête de notre naissance en tant que peuple sans Souverain, en tant que peuple démocratique, pacifiste, anti-impérialiste et souverain du Québec. Une occasion de dénoncer un État du Canada avatar abuseur d'un Empire monarchique de droit divin qui s'impose d'autorité et qui se croit toujours propriétaire et tuteur d'un peuple souverain supposé cédé, alors qu'il s'abstient de nommément soumettre son illégitime invalide autorité légale à la claire, directe et démocratique approbation du peuple souverain du Québec.

  • Réal Ouellet
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 14h31
    une suite svp
    très instructif cette article, il faut que vous en fassiez une série! bonne mise en perspectives

  • Francine Girard-Ducasse
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 14h57
    Organiser la mobilisation contre l'humiliation
    «Connaissez-vous bien des endroits dans le monde où un peuple célèbre dans l'allégresse la pire défaite de son histoire?» Michel David

    Sommes-nous condamnés au cynisme et à l'impuissance? Les Québécois ont assisté impuissants au détournement des Fêtes du 400 ième de Québec. Et devant l'éventualité que le Canada anglais, avec la complicité de nos élites municipales et provinciales de Québec, fête la victoire de Wolfe sur Montcalm à Québec, qui va se lever pour dénoncer cet aplaventrisme de nos élites ? Les québécois nationalistes conscients et qui se tiennent debout devraient organiser une réplique à cette humiliation que s'apprêtent à nous infliger des canadiens dominants et des québécois béatement satisfaits d'avoir été conquis.
    Le Conseil de la Souveraineté, le Parti Québécois, Québec Solidaire, le Parti Vert, l'ADQ, la Société Saint-Jean- Baptiste, tous les syndicats, et j'en oublie, devraient prendre l'initiative d'empêcher cet affront qu'on s'appête à faire subir aux Québécois.
    Il y a des limites à se faire mépriser de la sorte! Jusqu'où les forces fédéralistes iront-elles pour nous humilier ?

    Gaston Ducasse

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 18h57
    L'important c'est le festif, foi de Québécois !
    Si l'on se fie au 400e du Canada ! J'espère que mes concitoyens vont se rappeler que notre petit peuple a toujours fait face à une puissante Amérique. Ça sera toujours ça de prit. Mais qui leur rappellera ?

    Claude L'Heureux, Québec

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