Des baisses d'impôt ne suffiront pas à juguler la crise économique
Photo : Jacques Nadeau
Québec — Les baisses d'impôt ne constituent pas une panacée contre le ralentissement de l'économie, a déclaré hier le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard.
M. Béchard croit qu'une éventuelle diminution du fardeau fiscal, telle que projetée par le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, doit être accompagnée d'un ensemble de mesures de soutien.
Il a donné l'exemple des initiatives passées du Québec qui, en plus d'avoir baissé ses impôts, a aussi mis en place un plan d'aide pour le secteur manufacturier et pour l'industrie forestière.
«Alors je pense que c'est une des recettes, a-t-il dit lors d'un point de presse. C'est de ne pas y aller sur un seul ingrédient, mais sur plusieurs ingrédients en même temps.»
En marge des consultations prébudgétaires, M. Flaherty a affirmé, mardi, que le prochain budget, qui sera déposé à la fin du mois, pourrait prévoir des baisses d'impôt.
Selon M. Béchard, le gouvernement fédéral devrait suivre l'exemple du Québec et aménager des mesures d'ensemble pour les secteurs manufacturier et forestier.
Ottawa devrait notamment soutenir financièrement la formation des travailleurs et les départs à la retraite pour ceux qui sont concernés.
«C'est bien que le fédéral pense à baisser les impôts, mais on l'a dit et on le redit, ça prend des mesures d'ensemble pour le secteur manufacturier et le secteur forestier, a-t-il dit. Si nous on le fait, et on pense qu'on est dans la bonne direction, les travailleurs nous disent qu'on est dans la bonne direction, le gouvernement fédéral doit faire la même chose.»
À Ottawa, la ministre fédérale des Ressources naturelles, Lisa Raitt, a affirmé qu'elle a entrepris de rencontrer des représentants du secteur de la foresterie afin de discuter des besoins qui se font sentir dans leurs activités.
Après ceux de l'Atlantique, cette semaine, ce sera au tour de ceux de la côte ouest la semaine prochaine.
Mme Raitt estime toutefois que les enjeux se situent principalement dans le domaine de la disponibilité des capitaux et du crédit.
«Il est très clair que plusieurs enjeux reposent sur le crédit, la disponibilité du crédit et sur les moyens qui permettront au secteur de la foresterie de traverser cette période de ralentissement économique prévue à court terme», a-t-elle dit à sa sortie de la réunion du caucus conservateur.
Selon Mme Raitt, le gouvernement fédéral a déjà reconnu que le secteur forestier se trouve dans une période de ralentissement cyclique, notamment à cause de l'effondrement de l'immobilier aux États-Unis.
Elle a rappelé que les conservateurs avaient déjà prévu 1 milliard $ dans un fonds destiné à soutenir, au cours des trois prochaines années, les localités mono-industrielles canadiennes éprouvées par les difficultés dans la foresterie et le secteur manufacturier.
Le plan prévoit cependant que les fonds seront distribués aux provinces au prorata de leur population, ce qui a suscité des critiques au Québec, qui compte le tiers des emplois du secteur forestier au pays.
En ce qui concerne la possibilité que le gouvernement québécois opte lui aussi pour des baisses d'impôt pour lutter contre le ralentissement attendu de l'économie, M. Béchard n'a pas écarté cette possibilité, affirmant cependant qu'il faut d'abord déterminer la marge de manoeuvre qu'a le gouvernement.
Il a cependant insisté sur les mesures favorisant la création ou le maintien d'emplois.
«Je ne vous dis pas que ça n'arrivera pas, je vous dis juste qu'on est présentement au début des consultations budgétaires, de ce qui va s'en venir dans les prochains mois dans le prochain budget, a-t-il dit. On fera les annonces à ce moment-là. Mais ce que ça prend, c'est aussi des mesures pour s'assurer que les gens, avant de payer des impôts, aient encore un emploi.»
M. Béchard croit qu'une éventuelle diminution du fardeau fiscal, telle que projetée par le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, doit être accompagnée d'un ensemble de mesures de soutien.
Il a donné l'exemple des initiatives passées du Québec qui, en plus d'avoir baissé ses impôts, a aussi mis en place un plan d'aide pour le secteur manufacturier et pour l'industrie forestière.
«Alors je pense que c'est une des recettes, a-t-il dit lors d'un point de presse. C'est de ne pas y aller sur un seul ingrédient, mais sur plusieurs ingrédients en même temps.»
En marge des consultations prébudgétaires, M. Flaherty a affirmé, mardi, que le prochain budget, qui sera déposé à la fin du mois, pourrait prévoir des baisses d'impôt.
Selon M. Béchard, le gouvernement fédéral devrait suivre l'exemple du Québec et aménager des mesures d'ensemble pour les secteurs manufacturier et forestier.
Ottawa devrait notamment soutenir financièrement la formation des travailleurs et les départs à la retraite pour ceux qui sont concernés.
«C'est bien que le fédéral pense à baisser les impôts, mais on l'a dit et on le redit, ça prend des mesures d'ensemble pour le secteur manufacturier et le secteur forestier, a-t-il dit. Si nous on le fait, et on pense qu'on est dans la bonne direction, les travailleurs nous disent qu'on est dans la bonne direction, le gouvernement fédéral doit faire la même chose.»
À Ottawa, la ministre fédérale des Ressources naturelles, Lisa Raitt, a affirmé qu'elle a entrepris de rencontrer des représentants du secteur de la foresterie afin de discuter des besoins qui se font sentir dans leurs activités.
Après ceux de l'Atlantique, cette semaine, ce sera au tour de ceux de la côte ouest la semaine prochaine.
Mme Raitt estime toutefois que les enjeux se situent principalement dans le domaine de la disponibilité des capitaux et du crédit.
«Il est très clair que plusieurs enjeux reposent sur le crédit, la disponibilité du crédit et sur les moyens qui permettront au secteur de la foresterie de traverser cette période de ralentissement économique prévue à court terme», a-t-elle dit à sa sortie de la réunion du caucus conservateur.
Selon Mme Raitt, le gouvernement fédéral a déjà reconnu que le secteur forestier se trouve dans une période de ralentissement cyclique, notamment à cause de l'effondrement de l'immobilier aux États-Unis.
Elle a rappelé que les conservateurs avaient déjà prévu 1 milliard $ dans un fonds destiné à soutenir, au cours des trois prochaines années, les localités mono-industrielles canadiennes éprouvées par les difficultés dans la foresterie et le secteur manufacturier.
Le plan prévoit cependant que les fonds seront distribués aux provinces au prorata de leur population, ce qui a suscité des critiques au Québec, qui compte le tiers des emplois du secteur forestier au pays.
En ce qui concerne la possibilité que le gouvernement québécois opte lui aussi pour des baisses d'impôt pour lutter contre le ralentissement attendu de l'économie, M. Béchard n'a pas écarté cette possibilité, affirmant cependant qu'il faut d'abord déterminer la marge de manoeuvre qu'a le gouvernement.
Il a cependant insisté sur les mesures favorisant la création ou le maintien d'emplois.
«Je ne vous dis pas que ça n'arrivera pas, je vous dis juste qu'on est présentement au début des consultations budgétaires, de ce qui va s'en venir dans les prochains mois dans le prochain budget, a-t-il dit. On fera les annonces à ce moment-là. Mais ce que ça prend, c'est aussi des mesures pour s'assurer que les gens, avant de payer des impôts, aient encore un emploi.»
Haut de la page

