À chaud - Enfin un débat d'idées!
Cette nouvelle course électorale est encourageante. Pour une fois, j'ai l'impression que nous allons avoir droit à une véritable campagne sur les idées et non plus uniquement, comme par le passé, sur la personnalité des chefs. C'est très bien car, de nos jours, cette préoccupation pour le contenu d'une campagne est de plus en plus rare dans nos sociétés démocratiques.
L'électorat, nous le voyons tous les jours dans les rues, est très bien informé. Et ce, quel que soit le groupe social, linguistique ou ethnique dont il fait partie ou encore les allégeances politiques qu'il partage. Qui plus est, les nombreuses suggestions faites il y a quelques mois par l'ADQ — même si, depuis, le parti a reculé sur plusieurs de ces propositions — ont eu le mérite de forcer les deux principaux partis à expliquer comment ils vont s'y prendre pour protéger les grands acquis de la société québécoise en santé, en éducation et en matière de protection sociale, d'accès à la justice ou encore de culture, une chose essentielle pour le seul État français d'Amérique.
L'enjeu de cette course électorale est donc crucial: comment allons-nous collectivement conserver le rôle de l'État, son efficacité et son bon rendement, mais aussi les aspects sociaux de notre système de gouvernement?
Une chose est sûre: nous sommes sur la bonne voie pour voir ces thèmes prendre le devant sur la place publique, et pas uniquement à travers des expressions creuses et des voeux pieux formulés dans le seul but de remporter des votes.
La question constitutionnelle devrait aussi resurgir. Mais j'ai toujours cru que pour cette année, ce débat serait secondaire, contrairement à 1993. Normal: l'électeur d'aujourd'hui veut entendre parler d'autre chose, par exemple d'un État fort et actif, une nécessité pour une société qui veut aider ceux qui sont dans le besoin.
Julius Grey est avocat.
L'électorat, nous le voyons tous les jours dans les rues, est très bien informé. Et ce, quel que soit le groupe social, linguistique ou ethnique dont il fait partie ou encore les allégeances politiques qu'il partage. Qui plus est, les nombreuses suggestions faites il y a quelques mois par l'ADQ — même si, depuis, le parti a reculé sur plusieurs de ces propositions — ont eu le mérite de forcer les deux principaux partis à expliquer comment ils vont s'y prendre pour protéger les grands acquis de la société québécoise en santé, en éducation et en matière de protection sociale, d'accès à la justice ou encore de culture, une chose essentielle pour le seul État français d'Amérique.
L'enjeu de cette course électorale est donc crucial: comment allons-nous collectivement conserver le rôle de l'État, son efficacité et son bon rendement, mais aussi les aspects sociaux de notre système de gouvernement?
Une chose est sûre: nous sommes sur la bonne voie pour voir ces thèmes prendre le devant sur la place publique, et pas uniquement à travers des expressions creuses et des voeux pieux formulés dans le seul but de remporter des votes.
La question constitutionnelle devrait aussi resurgir. Mais j'ai toujours cru que pour cette année, ce débat serait secondaire, contrairement à 1993. Normal: l'électeur d'aujourd'hui veut entendre parler d'autre chose, par exemple d'un État fort et actif, une nécessité pour une société qui veut aider ceux qui sont dans le besoin.
Julius Grey est avocat.
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