L'opposition en attendait davantage
Québec — Si ce n'est la parité hommes-femmes, le nouveau conseil des ministres du gouvernement Charest a laissé sur leur appétit les partis d'opposition à l'Assemblée nationale.
Tant le Parti québécois que l'Action démocratique ont critiqué l'absence de nouveaux visages dans les ministères à vocation économique, alors qu'une crise grave se profile à l'horizon.
«Ce sont les mêmes joueurs qui sont en place, pratiquement, alors que l'on sait que le Québec est mal préparé pour faire face à la crise», a dit la chef péquiste, Pauline Marois, en conférence de presse, peu avant l'assermentation de sa cinquantaine de députés.
Sur le plan des relations avec le gouvernement fédéral, le premier ministre Jean Charest «a renoncé à faire des gains significatifs», a avancé Mme Marois, manifestement peu impressionnée par la nomination de Jacques Dupuis aux Affaires intergouvernementales canadiennes.
Le gouvernement «n'a plus aucun rapport de force et a décidé de laisser tomber», a-t-elle ajouté, avant de s'emporter contre le gouvernement fédéral, accouru au secours de l'industrie automobile.
«Qu'est-ce qu'il a fait pour l'industrie de la forêt depuis deux ans? C'est plus qu'une crise, les usines ferment partout à travers le Québec, les scieries ferment! Mais c'était pas grave, c'était au Québec [et] M. Charest était à genoux et ne demandait rien», a-t-elle clamé.
Au chapitre de la langue, Mme Marois s'est dite outrée par l'attitude du gouvernement libéral, qui n'a pas jugé bon d'inscrire en toutes lettres la défense du français dans la liste des responsabilités ministérielles.
«Cela démontre toute l'importance qu'accorde ce gouvernement à la question linguistique et à la défense de la langue», a lâché Mme Marois.
Pour l'essentiel, le député adéquiste Marc Picard partage l'analyse de la chef du PQ. Il considère que le manque de «renfort dans l'équipe économique» libérale n'augure rien de bon pour les mois à venir. «Nous sommes très déçus», a-t-il dit en point de presse.
M. Picard croit aussi que le premier ministre Jean Charest envoie un bien mauvais message en ajoutant huit ministres — et autant de limousines — à son cabinet, au moment même où il annonce des jours sombres aux travailleurs.
Les deux parlementaires ont cependant salué la nomination d'un nombre égal d'hommes et de femmes au sein du nouveau gouvernement. Mme Marois s'est d'ailleurs engagée à poursuivre sur cette même voie si elle accède au pouvoir.
«Quand on veut corriger une discrimination systémique, il faut parfois donner un coup de barre. [...] Pourquoi 52 % de la population ne serait pas représentée pour moitié au conseil des ministres? Je crois qu'il y a une certaine logique à cela», a analysé la chef du Parti québécois.
Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, s'est également réjoui de la composition paritaire du nouveau cabinet Charest.
Dans un communiqué, le seul élu de la formation de gauche a par ailleurs profité de l'occasion pour appeler le ministre de la Santé Yves Bolduc «à reconnaître les diplômes des médecins et du personnel médical formés à l'étranger, de façon à pallier rapidement la pénurie des effectifs médicaux qui sévit» partout au Québec.
Tant le Parti québécois que l'Action démocratique ont critiqué l'absence de nouveaux visages dans les ministères à vocation économique, alors qu'une crise grave se profile à l'horizon.
«Ce sont les mêmes joueurs qui sont en place, pratiquement, alors que l'on sait que le Québec est mal préparé pour faire face à la crise», a dit la chef péquiste, Pauline Marois, en conférence de presse, peu avant l'assermentation de sa cinquantaine de députés.
Sur le plan des relations avec le gouvernement fédéral, le premier ministre Jean Charest «a renoncé à faire des gains significatifs», a avancé Mme Marois, manifestement peu impressionnée par la nomination de Jacques Dupuis aux Affaires intergouvernementales canadiennes.
Le gouvernement «n'a plus aucun rapport de force et a décidé de laisser tomber», a-t-elle ajouté, avant de s'emporter contre le gouvernement fédéral, accouru au secours de l'industrie automobile.
«Qu'est-ce qu'il a fait pour l'industrie de la forêt depuis deux ans? C'est plus qu'une crise, les usines ferment partout à travers le Québec, les scieries ferment! Mais c'était pas grave, c'était au Québec [et] M. Charest était à genoux et ne demandait rien», a-t-elle clamé.
Au chapitre de la langue, Mme Marois s'est dite outrée par l'attitude du gouvernement libéral, qui n'a pas jugé bon d'inscrire en toutes lettres la défense du français dans la liste des responsabilités ministérielles.
«Cela démontre toute l'importance qu'accorde ce gouvernement à la question linguistique et à la défense de la langue», a lâché Mme Marois.
Pour l'essentiel, le député adéquiste Marc Picard partage l'analyse de la chef du PQ. Il considère que le manque de «renfort dans l'équipe économique» libérale n'augure rien de bon pour les mois à venir. «Nous sommes très déçus», a-t-il dit en point de presse.
M. Picard croit aussi que le premier ministre Jean Charest envoie un bien mauvais message en ajoutant huit ministres — et autant de limousines — à son cabinet, au moment même où il annonce des jours sombres aux travailleurs.
Les deux parlementaires ont cependant salué la nomination d'un nombre égal d'hommes et de femmes au sein du nouveau gouvernement. Mme Marois s'est d'ailleurs engagée à poursuivre sur cette même voie si elle accède au pouvoir.
«Quand on veut corriger une discrimination systémique, il faut parfois donner un coup de barre. [...] Pourquoi 52 % de la population ne serait pas représentée pour moitié au conseil des ministres? Je crois qu'il y a une certaine logique à cela», a analysé la chef du Parti québécois.
Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, s'est également réjoui de la composition paritaire du nouveau cabinet Charest.
Dans un communiqué, le seul élu de la formation de gauche a par ailleurs profité de l'occasion pour appeler le ministre de la Santé Yves Bolduc «à reconnaître les diplômes des médecins et du personnel médical formés à l'étranger, de façon à pallier rapidement la pénurie des effectifs médicaux qui sévit» partout au Québec.
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