Dumont, du vrai !
À l'image de la dernière campagne électorale qu'il a menée comme chef de l'Action démocratique du Québec et plus largement à l'image de sa vie politique, Mario Dumont quitte la direction de son parti avec beaucoup de dignité et un sens des responsabilités qu'on lui a toujours reconnu. Il assume pleinement ce dont il est responsable et juge que le moment est propice pour que sa formation politique passe à une autre étape et soit dirigée par quelqu'un d'autre.
L'histoire déterminera la mesure de sa contribution à la vie politique québécoise. Mais il y a selon moi un élément fondamental du projet adéquiste qui mérite aujourd'hui d'être rappelé. L'arrivée de Mario Dumont et de l'ADQ à l'Assemblée nationale du Québec a permis d'ajouter un nouvel axe de discussion et de débat au Québec. Nous avons réussi à parler davantage, notamment, de démographie, de famille, d'économie. Bref, tout ce qui se discute dans le reste du monde. Nous étions auparavant pris dans l'axe fédéralistes contre souverainistes. Avec l'ADQ à l'Assemblée nationale, nous avons assisté à une réorganisation dans un axe plus classique, soit l'axe gauche-droite. Nous sommes sortis du paradigme dans lequel nous évoluions. Nous avons perdu nos ornières et avons vu le Québec autrement. Ce n'est pas négligeable.
C'est d'ailleurs cette contribution qui permettra à l'ADQ de survivre. Les fondateurs sont aujourd'hui en mesure de passer sans crainte le flambeau à la relève. Mario Dumont a réussi à mobiliser des hommes et des femmes qui ont eu envie de porter les couleurs de l'ADQ. En 2007, 41 d'entre eux ont été élus. Des 39 personnes présentes à la dissolution du Parlement, nombreux sont ceux qui retourneront dans leur milieu et agiront comme des ambassadeurs de l'ADQ. D'une façon ou d'une autre, ils continueront de contribuer au projet adéquiste et lui donneront, j'en suis convaincue, un deuxième souffle.
Pour la suite des choses, l'ADQ devra se recentrer sur ses valeurs. Le parti a le temps de le faire. Mario Dumont a promis qu'il fera une transition harmonieuse. Il pourrait très bien y avoir un chef intérimaire. Aujourd'hui, nous pouvons souhaiter que la campagne au leadership et les idées que défendront les aspirants correspondent aux valeurs fondamentales du parti. Tout le concept des rôles de l'État, du citoyen et de la communauté est fondamental. L'approche Québec d'abord.
Il va par ailleurs falloir que les sept candidats adéquistes élus lundi dernier par plus de 16 % de la population aient un droit de parole et des outils pour travailler convenablement à l'Assemblée nationale. Pour M. Charest, il est moins contraignant de reconnaître l'ADQ. Peu lui importe qui pose les questions. Il faudra aussi que le Parti québécois comprenne que l'ADQ a une contribution à apporter à la vie démocratique du Québec. On lui demande seulement d'être cohérent avec ce qu'il a déjà reconnu avant la dissolution de la Chambre, c'est-à-dire la réforme parlementaire, qui proposait qu'avec 15 % du vote populaire et cinq députés élus sous une même bannière, un parti pouvait être reconnu. En tant que citoyen, il faut demander au Parti québécois d'être cohérent avec sa position passée. Quand Mme Marois dit qu'elle veut attendre que la totalité du projet de réforme parlementaire soit acceptée avant d'aller de l'avant, je crois que c'est un peu court comme argument. Il faudrait donner des outils maintenant à ce groupe parlementaire de l'ADQ, surtout que le principe était déjà accepté et reconnu par tous. Le PQ doit être cohérent et faire après les élections ce qu'il disait avant celles-ci.
***
Marie Grégoire est vice-présidente aux communications et au marketing du cabinet de relations publiques HKPD et membre du Club des ex diffusé à RDI.
L'histoire déterminera la mesure de sa contribution à la vie politique québécoise. Mais il y a selon moi un élément fondamental du projet adéquiste qui mérite aujourd'hui d'être rappelé. L'arrivée de Mario Dumont et de l'ADQ à l'Assemblée nationale du Québec a permis d'ajouter un nouvel axe de discussion et de débat au Québec. Nous avons réussi à parler davantage, notamment, de démographie, de famille, d'économie. Bref, tout ce qui se discute dans le reste du monde. Nous étions auparavant pris dans l'axe fédéralistes contre souverainistes. Avec l'ADQ à l'Assemblée nationale, nous avons assisté à une réorganisation dans un axe plus classique, soit l'axe gauche-droite. Nous sommes sortis du paradigme dans lequel nous évoluions. Nous avons perdu nos ornières et avons vu le Québec autrement. Ce n'est pas négligeable.
C'est d'ailleurs cette contribution qui permettra à l'ADQ de survivre. Les fondateurs sont aujourd'hui en mesure de passer sans crainte le flambeau à la relève. Mario Dumont a réussi à mobiliser des hommes et des femmes qui ont eu envie de porter les couleurs de l'ADQ. En 2007, 41 d'entre eux ont été élus. Des 39 personnes présentes à la dissolution du Parlement, nombreux sont ceux qui retourneront dans leur milieu et agiront comme des ambassadeurs de l'ADQ. D'une façon ou d'une autre, ils continueront de contribuer au projet adéquiste et lui donneront, j'en suis convaincue, un deuxième souffle.
Pour la suite des choses, l'ADQ devra se recentrer sur ses valeurs. Le parti a le temps de le faire. Mario Dumont a promis qu'il fera une transition harmonieuse. Il pourrait très bien y avoir un chef intérimaire. Aujourd'hui, nous pouvons souhaiter que la campagne au leadership et les idées que défendront les aspirants correspondent aux valeurs fondamentales du parti. Tout le concept des rôles de l'État, du citoyen et de la communauté est fondamental. L'approche Québec d'abord.
Il va par ailleurs falloir que les sept candidats adéquistes élus lundi dernier par plus de 16 % de la population aient un droit de parole et des outils pour travailler convenablement à l'Assemblée nationale. Pour M. Charest, il est moins contraignant de reconnaître l'ADQ. Peu lui importe qui pose les questions. Il faudra aussi que le Parti québécois comprenne que l'ADQ a une contribution à apporter à la vie démocratique du Québec. On lui demande seulement d'être cohérent avec ce qu'il a déjà reconnu avant la dissolution de la Chambre, c'est-à-dire la réforme parlementaire, qui proposait qu'avec 15 % du vote populaire et cinq députés élus sous une même bannière, un parti pouvait être reconnu. En tant que citoyen, il faut demander au Parti québécois d'être cohérent avec sa position passée. Quand Mme Marois dit qu'elle veut attendre que la totalité du projet de réforme parlementaire soit acceptée avant d'aller de l'avant, je crois que c'est un peu court comme argument. Il faudrait donner des outils maintenant à ce groupe parlementaire de l'ADQ, surtout que le principe était déjà accepté et reconnu par tous. Le PQ doit être cohérent et faire après les élections ce qu'il disait avant celles-ci.
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Marie Grégoire est vice-présidente aux communications et au marketing du cabinet de relations publiques HKPD et membre du Club des ex diffusé à RDI.
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