Conseil des ministres - La parité, une injustice faite aux hommes
24 femmes pour 12 ministères; 44 hommes pour 12 ministères
Québec — Tout indique que le prochain gouvernement Charest, qui sera plus imposant que l'actuel, sera composé à parts égales de femmes et d'hommes, sauf que les députés masculins et féminins ne partent pas à égalité sur la ligne de départ.
Lundi, les Québécois ont élu 66 députés libéraux, dont 22 femmes et 44 hommes.
S'il respecte son engagement, renouvelé jeudi, de former un conseil des ministres paritaire, donc composé d'un nombre égal d'hommes et de femmes, le premier ministre pénalisera d'emblée ses députés masculins, du seul fait qu'ils sont des hommes.
Le premier ministre formera son gouvernement dans les prochains jours et on s'attend à ce qu'il s'entoure de 24 ministres, donc de 12 hommes et 12 femmes, s'il tient sa promesse faite durant la campagne de s'en tenir au principe de parité, quel que soit le nombre d'élues.
Ainsi, les élues libérales ont plus d'une chance sur deux de se voir attribuer une limousine, ce qui est loin d'être le cas pour leurs collègues qui portent la cravate.
Le fait que le chef libéral fasse de la parité un dogme peut d'ailleurs surprendre, quand on constate que son parti présentait cette fois-ci moins de candidates (41) que lors des élections précédentes (44).
Au total, la place des femmes à l'Assemblée nationale semble plus ou moins stagner, avec 37 députées sur 125. En proportion, les femmes occupaient 30 % des sièges en 2003, 25 % en 2007 et en occuperont 29 % lors de la prochaine rentrée parlementaire. Les trois grands partis politiques du Québec ont toujours de la difficulté à prendre les moyens requis pour recruter davantage de femmes.
En fait, lors du scrutin du 8 décembre, il y en avait même moins (105 au total) que lors des deux scrutins précédents (110). Dans l'ensemble de leurs candidats, le PLQ comptait 32 % de femmes, le PQ 31 %, et l'ADQ, 20 %. Avant le scrutin de lundi, les femmes comptaient pour le tiers du caucus libéral, et cette proportion demeurera la même dans la nouvelle Assemblée nationale. Du côté péquiste, la proportion de femmes augmente, mais très légèrement, passant de 25 à 27 %, avec 14 élues sur 51. À l'ADQ, on en compte seulement une sur sept.
C'est dans ce contexte que M. Charest a entrepris de former sa nouvelle équipe, qui sera probablement connue d'ici mercredi prochain.
Mais avant de faire ses appels aux heureux élus, il devra tenir compte de plusieurs facteurs — hormis la parité hommes-femmes — , dont la place à accorder aux ministres actuels (tous ont été réélus, sauf deux: Benoît Pelletier et Jean-Marc Fournier), l'ajout de nouveaux visages, la répartition géographique, de même que la représentation de la communauté anglophone et des communautés culturelles.
Parmi les nouvelles recrues féminines, il faut donc s'attendre à voir la députée de Notre-Dame-de-Grâce, Kathleen Weil, accéder au conseil des ministres. Celle qui dirige la Fondation du Grand Montréal pourrait ainsi réconcilier le gouvernement avec la communauté anglophone, qui se sent délaissée depuis que Jean Charest a rétrogradé Geoff Kelly et Lawrence Bergman.
Une libérale de longue date rompue aux cabinets de ministres et à l'organisation électorale, la députée de Jeanne-Mance-Viger, Filomena Rotiroti, pourrait fort bien, elle aussi, recevoir le coup de fil tant attendu.
Il pourrait en être de même pour l'ex-directrice générale du Festival de St-Tite, la députée de Trois-Rivières, Danielle St-Amand, qui a le mérite d'avoir délogé une vedette de l'ADQ, Sébastien Proulx. Cependant, la Mauricie est déjà représentée par la députée de Laviolette et ministre des Transports, Julie Boulet.
Du côté des hommes, le retour de l'ex-ministre des Ressources naturelles Pierre Corbeil (Abitibi-est) devrait lui assurer une place au gouvernement, et faire en sorte que l'Abitibi soit représenté à Québec.
Le premier ministre a mené une campagne de tous les instants pour reprendre la région de Québec. En renfort d'Yves Bolduc et de Sam Hamad, il ne faudrait donc pas se surprendre de voir l'ex-recteur de l'Université Laval, Michel Pigeon, député de Charlesbourg, faire partie des nouveaux ministres.
Lundi, les Québécois ont élu 66 députés libéraux, dont 22 femmes et 44 hommes.
S'il respecte son engagement, renouvelé jeudi, de former un conseil des ministres paritaire, donc composé d'un nombre égal d'hommes et de femmes, le premier ministre pénalisera d'emblée ses députés masculins, du seul fait qu'ils sont des hommes.
Le premier ministre formera son gouvernement dans les prochains jours et on s'attend à ce qu'il s'entoure de 24 ministres, donc de 12 hommes et 12 femmes, s'il tient sa promesse faite durant la campagne de s'en tenir au principe de parité, quel que soit le nombre d'élues.
Ainsi, les élues libérales ont plus d'une chance sur deux de se voir attribuer une limousine, ce qui est loin d'être le cas pour leurs collègues qui portent la cravate.
Le fait que le chef libéral fasse de la parité un dogme peut d'ailleurs surprendre, quand on constate que son parti présentait cette fois-ci moins de candidates (41) que lors des élections précédentes (44).
Au total, la place des femmes à l'Assemblée nationale semble plus ou moins stagner, avec 37 députées sur 125. En proportion, les femmes occupaient 30 % des sièges en 2003, 25 % en 2007 et en occuperont 29 % lors de la prochaine rentrée parlementaire. Les trois grands partis politiques du Québec ont toujours de la difficulté à prendre les moyens requis pour recruter davantage de femmes.
En fait, lors du scrutin du 8 décembre, il y en avait même moins (105 au total) que lors des deux scrutins précédents (110). Dans l'ensemble de leurs candidats, le PLQ comptait 32 % de femmes, le PQ 31 %, et l'ADQ, 20 %. Avant le scrutin de lundi, les femmes comptaient pour le tiers du caucus libéral, et cette proportion demeurera la même dans la nouvelle Assemblée nationale. Du côté péquiste, la proportion de femmes augmente, mais très légèrement, passant de 25 à 27 %, avec 14 élues sur 51. À l'ADQ, on en compte seulement une sur sept.
C'est dans ce contexte que M. Charest a entrepris de former sa nouvelle équipe, qui sera probablement connue d'ici mercredi prochain.
Mais avant de faire ses appels aux heureux élus, il devra tenir compte de plusieurs facteurs — hormis la parité hommes-femmes — , dont la place à accorder aux ministres actuels (tous ont été réélus, sauf deux: Benoît Pelletier et Jean-Marc Fournier), l'ajout de nouveaux visages, la répartition géographique, de même que la représentation de la communauté anglophone et des communautés culturelles.
Parmi les nouvelles recrues féminines, il faut donc s'attendre à voir la députée de Notre-Dame-de-Grâce, Kathleen Weil, accéder au conseil des ministres. Celle qui dirige la Fondation du Grand Montréal pourrait ainsi réconcilier le gouvernement avec la communauté anglophone, qui se sent délaissée depuis que Jean Charest a rétrogradé Geoff Kelly et Lawrence Bergman.
Une libérale de longue date rompue aux cabinets de ministres et à l'organisation électorale, la députée de Jeanne-Mance-Viger, Filomena Rotiroti, pourrait fort bien, elle aussi, recevoir le coup de fil tant attendu.
Il pourrait en être de même pour l'ex-directrice générale du Festival de St-Tite, la députée de Trois-Rivières, Danielle St-Amand, qui a le mérite d'avoir délogé une vedette de l'ADQ, Sébastien Proulx. Cependant, la Mauricie est déjà représentée par la députée de Laviolette et ministre des Transports, Julie Boulet.
Du côté des hommes, le retour de l'ex-ministre des Ressources naturelles Pierre Corbeil (Abitibi-est) devrait lui assurer une place au gouvernement, et faire en sorte que l'Abitibi soit représenté à Québec.
Le premier ministre a mené une campagne de tous les instants pour reprendre la région de Québec. En renfort d'Yves Bolduc et de Sam Hamad, il ne faudrait donc pas se surprendre de voir l'ex-recteur de l'Université Laval, Michel Pigeon, député de Charlesbourg, faire partie des nouveaux ministres.
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