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L'ADQ survivra, croit Dumont

Robert Dutrisac   11 décembre 2008  Québec
Mario Dumont a rencontré la presse hier, à l’issue du caucus des candidats élus et défaits de l’ADQ.
Photo : Clément Allard
Mario Dumont a rencontré la presse hier, à l’issue du caucus des candidats élus et défaits de l’ADQ.
Québec — Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, est convaincu que le parti qu'il a cofondé et qu'il dirige depuis 14 ans va survivre à son départ. Cet héritage qu'il laisse derrière lui, ce parti autonomiste de centre droit dont il se dit fier, ne disparaîtra pas.

«L'ADQ a un rôle très important à jouer dans le Québec», a affirmé Mario Dumont lors d'une longue conférence de presse tenue au Parlement après une réunion du caucus de ses députés réélus ou défaits. «Ma grande fierté, c'est que je laisse au Québec un parti avec des milliers et des milliers de membres [...], un courant d'idées autonomiste, de centre droit, a-t-il dit. J'aurais aimé laisser un héritage plus riche en nombre de sièges.»

Sa plus grande frustration, «c'est qu'il manquait cinq sièges en 2007», a signalé Mario Dumont. Cinq sièges de plus à l'ADQ et Mario Dumont serait devenu premier ministre, l'ultime ambition de cet homme de 38 ans.

L'ADQ sans Mario Dumont devra changer de nom puisque son nom officiel depuis 2003, c'est Action démocratique du Québec/Équipe Mario Dumont. C'est une simple formalité — une lettre au Directeur général des élections (DGE) —, mais elle n'est pas insignifiante. Il n'est pas facile d'imaginer cette formation politique, issue d'une scission au sein du Parti libéral, sans celui qui la dirige depuis 1994.

Le soir de l'élection, alors que le pire se confirmait pour son parti, Mario Dumont annonçait qu'il abandonnera la tête de l'ADQ et son siège de député de Rivière-du-Loup. Après une période de transition qui durera quelques semaines, voire quelques mois, il quittera la vie politique active. C'est tout juste avant le débat des chefs de la mi-campagne qu'il a envisagé cette conclusion, a-t-il souligné hier. La décision, même si elle a pris tout le monde par surprise lundi, était mûrie.

Idéalement, Mario Dumont aimerait rester jusqu'à ce que son successeur soit choisi, mais cela dépendra du caucus et des militants. «Je suis disponible pour rendre service, non pas pour être une belle-mère qui encombre», a-t-il assuré. Il entend rester neutre; il a donc refusé de commenter la candidature spontanée du maire d'Huntingdon, Stéphane Gendron. Mais il est parfaitement possible que le prochain chef de l'ADQ ne soit pas un élu, estime Mario Dumont.

Hier, le député de La Peltrie, qui fut porte-parole en matière de santé, Éric Caire, a confirmé qu'il songeait à se porter candidat. Or sa femme attend un quatrième enfant. «Si on s'engage comme chef de l'Action démocratique dans les prochaines années, cet engagement doit être total et entier pour reconstruire le parti», a-t-il dit à l'entrée du caucus. Après que son nom eut circulé, Gérard Deltell, nouvellement élu dans Chauveau, a indiqué hier qu'il ne sera pas candidat. Il entend se consacrer entièrement à «la tâche colossale» — ce sont les mots qu'il a employés — de simple député.

Mario Dumont croit que son départ permettra à des personnalités qui partagent des idées de centre droit de se manifester. Il a dit «rester un militant dans l'âme». Au prochain congrès de l'ADQ, «c'est moi qui vais avoir les "thunder sticks" dans les mains. Je vais être la première cheerleader des idées» de l'ADQ, a dit M. Dumont. Cette perspective semble l'enthousiasmer.

S'il faut se fier à ses dispositions actuelles, Mario Dumont ne recommencera pas une carrière politique de sitôt. «Je suis serein avec l'idée que, pour les 20 prochaines années, je vais faire autre chose et je vais être un homme heureux», a-t-il affirmé. Il n'est pas question qu'il se lance sur la scène politique fédérale. «Ça ne m'a jamais vraiment intéressé», a-t-il dit.

Mario Dumont a soutenu qu'il n'avait pas de plan, pas de projet précis. Ceux qui affirment le contraire sont «des bouffons qui parlent à travers leur chapeau».

Pour Mario Dumont, «la journée de lundi a été une journée sombre pour toute personne qui a un minimum de respect ou de considération pour la démocratie québécoise». Le chef adéquiste constate, non pas une simple baisse du taux de participation des électeurs, mais «un changement d'ordre de grandeur». À ses yeux, Jean Charest en portera le poids devant l'histoire.

Le 8 décembre, le Parti libéral n'a guère fait mieux que son score médiocre de 2007, soit 50 000 votes de plus. Le Parti québécois n'a que 15 000 voix de plus que le désastreux résultat de 2007. Le vote adéquiste, lui, a chuté de 700 000, soit de 60 %. On peut en déduire que bon nombre de ceux qui ont voté pour l'ADQ en 2007 ne se sont pas rendus voter en 2008. «C'est comme si nous avions été capables de les convaincre que les autres options n'étaient pas valables sans pouvoir les convaincre que cela valait la peine de voter pour nous», juge Mario Dumont. Le potentiel adéquiste, il est là.

Pour l'heure, les adéquistes doivent préparer la succession de Mario Dumont. L'exécutif du parti se réunit ce soir pour en discuter. L'ADQ tentera aussi de se faire conférer le statut de parti reconnu à l'Assemblée nationale, un privilège accordé aux partis qui obtiennent au moins 20 % des votes ou encore 12 sièges. Sont liés à ce statut un budget de fonctionnement et des droits d'intervention à la période de questions de l'Assemblée nationale. Le projet de réforme parlementaire prévoit un seuil de 15 % ou six députés. Le premier ministre Jean Charest s'est montré ouvert à accéder à la requête de l'ADQ, mais l'opposition officielle doit y donner son aval.






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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 05h03
    Un titre digne de l'ADQ, c'est-à-dire; stupide !
    « «L'ADQ survivra croit Dumont!»

    Eh que ça me fait rire ces titres!
    Imaginez un moment si Dumont disait: "Ben voyons, si je m'en vais, c'est sûr que le parti disparaît!"

    C'est comme lorsqu'on lit: "Bush affirme que la guerre d'Irak est gagnée "
    Ou Harper qui dit: "On progresse en Afghanistan!"

    Ou encore qu'un tel déclare: "Je suis le meilleur!", lorsqu'un brillant journaliste lui demande: "Pensez-vous faire mieux?"
    Et l'on titre: «Le politicien déclare: "Je suis le meilleur!"»

    Donc, tout ça pour dire que parfois et même souvent quand je vois ces gros titres en première page, des titres imbéciles parce qu'évidemment ce sont des déclarations politiques "infaillibles", je ris tristement de voir la puérilité du journalisme.

    L'ADQ survivra croit Dumont!
    Qu'il y croie ou qu'il n'y croie pas, voyons Dumont ne peut pas dire autrement, il ne faut pas faire le cave et découvrir avec la surprise plein le visage que Dumont croit à la survie de l'Action débile du Québec (Je fais preuve d'aucun respect pour cette formation politique, oui! Et je n'ai même pas honte! Quand un parti surfe sur le préjugé, sur les vagues s'échappant des radios poubelles et qu'il racole les votes avec des bassesses populistes ayant les pires courant de pensée, il n'y a pas de honte à ne pas les respecter).

    Stéphane Gendron (le bouffon parfait pour reprendre la niaiserie) est prêt à récupérer l'Action Débile. C'est une simple formalité -- une lettre au Directeur général des élections (DGE) -- pour faire modifier Action débile du Québec/Équipe Mario Dumont en: Action débile du Québec/Équipe Stéphane Gendron. D'ailleurs Dumont - Gendron, ça rime et lorsque ça rime, les Adéquistes sont heureux, on entend les rires de phoques venir des quatre coins du centre autonomiste du Québec.

    «Mario Dumont ne recommencera pas une carrière politique de sitôt.»
    À l'instar de son idole, Robert Bourassa, Mario calembour Dumont prévoit probablement disparaître un temps de la scène politique pour mieux rebondir. Mais lui, ira-t-il étudier, bonifier ses connaissances, comme son parangon l'avait fait?

    C'est bien probable que l'ADQ ne disparaisse pas, tout le monde sait que le ridicule ne tue malheureusement pas et que les ridicules sont les plus vigoureux.
    Bien plus facile d'entraîner les gens vers la niaiserie que vers la réflexion.
    C'est tellement plus facile de rire comme un phoque que de penser comme le personnage sculptural de Rodin.

    Désolez, pour ces braves partisans de l'ADQ, d'avoir déversé ce fiel antiAdéquiste, mais que voulez-vous, comme disait notre illustre ex Premier ministre, j'ai toujours eu de la difficulté à supporter la niaiserie et encore plus les préjugés honteux.

    Pour moi, la défaite de l'ADQ et sa possible disparition, fut ma victoire morale des dernières élections.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 06h24
    Comment les libéraux ont gagné l'élection
    « Comment les Libéraux peuvent-ils régner pendant 10 ans sur le Québec en étant aussi impopulaires et aussi incompétents, du CHUM à la Caisse en passant par la crise du fromage et celle des accommodements raisonnables ? Facile, en étant plus fûtés que les autres partis. Parce que fûtés ils sont pour prendre le pouvoir et le conserver précieusement pendant que les péquistes se déchirent sur le trait-d'union et les bijoux de la Castafiore, et que lézadékiss ne vont pas voter, faute de temps ou d'enthousiasme pour leur Mario.

    La force du PLQ c'est la fidélité de sa clientèle qui vote rouge, à la vie à la mort, toute leur vie durant. Et même après... comme on a vu au référendum ! Au PLQ on a un seul logo, le drapeau du plus-meilleur. La clientèle repose sur deux piliers inébranlables qui tiennent à leur Canada comme à la prunelle de leurs yeux : les personnes âgées et les non-francophones. Les premiers parce qu'ils ne le connaissent pas et l'idéalisent depuis leur tendre enfance ; les seconds parce que la seule idée de vivre dans un pays runné par les Bleus les terrifie. Ça pis Auschwitz, c'est pareil.

    Le PLQ a eu 1,755,863 votes en 2003 ; 1,313,664 en 2007 et 1,362,801 en 2008 (à peine 23,74% des électeurs inscrits !! Mais une belle majorité en chambre ! Voilà pour la démocratie dans le plus-meilleur ! Mais rendons à César Parizella ce qui lui appartient : il est le Karl Rove du PLQ. Un véritable génie de la politique). C'est tout ce que ça prend pour runner les Tremblay par le bout du nez : 1,3 million votes, assez bien concentrés mais juste assez étendus aussi pour scorer en régions. Sinon c'est foutu. Une job au scalpel, un travail d'artiste.

    OU PRENNENT-ILS LEURS 1,3 MILLION DE VOTES ?

    Au départ le vote anglo-ethnique garantit plus d'une trentaine de comtés aux Libéraux à Montréal (20), Laval (5), dans l'Outaouais (5), l'Estrie(5) et la Gaspésie (1). Il y a près de 2 millions de non-francophones. Lorsqu'on enlève les enfants et les non-citoyens ainsi que les Indiens qui ne votent pas, on arrive avec à 1,1 million d'électeurs (20% des 5,7 millions d'électeurs). Comme 80% d'entre eux votent rouge les Libéraux partent assurés de l'élection dans quelque 36 comtés (le dernier CROP donnait 79% du vote non-francophone aux Libéraux).

    C'est merveilleux mais ce n'est pas assez. Pour obtenir la majorité faut aller chercher une trentaine de comtés dans le Québec franco, très hostile aux Rouges (90% des Francos de 18 à 65 ans ne votent pas rouge) sauf chez les personnes âgées, le maillon faible du clan des Bleus.

    Le Québec compte 1,1 million de personnes âgées, soit 19,2% de l'électorat. Comme c'est le groupe d'âge qui vote le plus, il pèse très très lourd dans l'urne. Jusqu'à 25% dans la boite. En région, les vieux constituent l'essentiel du vote rouge. Lorsque les jeunes ne votent pas, ils font élire le rouge par défaut (lorsque les jeunes votent, c'est le PQ ou l'ADQ qui passe, jamais le PLQ).

    Les Libéraux ont vu à s'assurer qu'ils auraient tout le temps qu'il faut pour aller voter, fait qu'on a étiré à l'extrême les périodes de vote par anticipation. Jadis le vote par anticipation était une façon d'accommoder les travailleurs d'élection ainsi que ceux qui allaient être absents pendant l'élection. Une seule journée, 2 à 3% de l'électorat au gros max votaient. Mais avec le temps c'est devenu le truc pour vider les centres d'accueil et faire le plein de précieux votes rouges.

    Charest a été élu à quatre reprises dans son comtés par le vote par anticipation. Il avait même réussi à mystifier le grand Bernard la dernière fois : "rigueur, rigueur, rigueur" à hurlé l'autre à l'autre poste. Pauvre Bernard, même lui ne connaissait pas le truc des Libéraux.

    Alors qu'on vient de connaitre le plus bas taux de participation de l'histoire, les Libéraux ont réussi à faire sortir 20% des électeurs dans le comté de Jean-Talon ! Vingt pour cent !! Comme par hasard, c'est le comté le plus vieux du Canada ! Juste un hasard... Dans les comtés serrés, que les Libéraux devaient prendre à tout prix pour être majoritaires, le vote par anticipation a pété le 15%, voire les 20%.

    A l'inverse dans les comtés rouges ou péquistes assurés, le taux de vote par anticipation a été relativement faible. Tout ça ne peut être le fruit du hasard mais bien le produit de la stratégie libérale qui a allongé la période du vote par anticipation pour avoir tout le temps de vider les Centres d'accueil.

    % DE VOTES PAR ANTICIPATION DANS LES COMTÉS FRANCOPHONES À PRENDRE À TOUT PRIX

    Dans Jean-Talon : 20,43%
    Louis-Hébert : 20,81%
    Sherbrooke : 19,12%
    Charlesbourg : 17,83%
    Lévis : 16,26%
    St-François : 16,88%
    Richelieu : 16,88%
    Champlain : 16.03%
    Trois-Rivières : 15,73
    Orford : 14,90%
    La Peltrie : 15,93

    COMTÉS LIBÉRAUX ASSURÉS


    NDG : 6,58
    Wesmount 9,22%
    Papineau : 8,69%
    Pontiac : 7,35%
    Viau : 6,67%
    Mont-Royal : 6,89%
    Jeanne-Mance : 7,31%
    Gatineau : 9,18%
    Marguerite-Bourgeois : 9,90%
    Nelligan : 8,11%
    Outremont : 9,84%
    Robert-Baldwin : 7,77%
    St-Laurent : 8,06%

    COMTÉS PÉQUISTES ASSURÉS

    Hochelaga-Maisonneuve : 7,57%
    René-Lévesque 7,35%
    Ungava : 4,46%
    Masson : 9,26%
    Duplessis : 6,65%
    Abitibi ouest : 9,78%
    Johnson : 8,93%
    Terrebonne : 8,37%

    COMTÉ ADÉQUISTE ASSURÉ
    Lotbinière 7,52

    Certes, la ressource est épuisable ; après tout il en meurt 50,000 par année. Mais les précieux votes perdus sont vite remplacés par ceux des nouveaux immigrants qui acquièrent la nationalité, trois ans après leur arrivée au paradis. Il rentre maintenant 50,000 immigrants par année (le PQ et l'ADQ, pas naïfs pour deux sous, ont souscrit au supplice), fait que la relève est assurée. Le million de vieux qui vont mourir au cours des 20 prochaines années va être remplacé au fur et à mesure par un million d'immigrants. Le PQ et l'ADQ ont d'ailleurs accepté de se faire f...(on leur a fait gober la crise démographique !)

    COMMENT FONCTIONNE LA PATENTE ?

    Dans Rouyn-Noranda-Témiscamingue, par exemple, le Libéral a passé avec seulement 24% du comté ( 10,358 rouges/43,020 électeurs inscrits). http://www.monvote.qc.ca/fr/resultatsPreliminaires.asp ?circ=564

    Où a-t-il pris ses votes ?

    1) Il y a 20% de vieux, donc 8604 électeurs. Si on suppose que, poussés par la machine libérale, 80% ont été votés (6,883) et que 80% ont voté pour le Parti des Rocheuses, des sables bitumineux, des vastes Prairies, grenier du monde, de la Tour du CN (feu la plus haute au monde), du clown de Kingston, des tulipes de la colline parlementaire, des patates de l'Ile-du-Prince-Édouard et des bancs (vides) de Terre-Neuve, on a 5,506 beaux votes rouges dans la boite à lunch à Johnny.

    Au recensement de 2001, il y avait 3% d'Anglos et 1% d'Allos. On va dire qu'ils sont maintenant rendus à 5% au total.

    http://www12.statcan.ca/francais/census01/products/standard/fedprofile/RetrieveTable.cfm ?R=FED03&G=24001

    Le 5% d'Anglos-Allos fait 2,150 électeurs. On l'a bien vu à la Commission Gomery, c'est une proie de choix pour les Libéraux qu'ils courtisent agressivement. Si on suppose que 70% ont voté (1505) et que 80% ont voté pour le parti des Rocheuses, des sables bitumineux, des vastes Prairies, grenier du monde, de la Tour du CN (feu la plus haute au monde), du clown de Kingston, des tulipes de la colline parlementaire, des patates de l'Ile-du-Prince-Édouard et des bancs (vides) de Terre-Neuve, on a 1204 votes.

    Restent les Francos de 18 à 65 ans, 75% des électeurs soit 32,265. On sait que seulement un sur dix vote pour le parti des Rocheuses, des sables bitumineux, des vastes Pairies, grenier du monde, de la Tour du CN (feu la plus haute au monde), du clown de Kingston, des tulipes de la colline parlementaire, des patates de l'Ile-du-Prince-Édouard et des bancs (vides) de Terre-Neuve, soit 3,265 votes.

    3265 plus 1204 plus 5506 donnent 9975. Le Libéral a eu 10,358 (on me pardonnera un marge d'erreur de 4%....)

    Dans Lévis, le Libéral a passé avec 24% du vote (c'est un peu le chiffre magique pour les Libéraux). Le candidat a eu 38,7% contre 34,3% pour l'ADQ

    Dans St-François, la Libérale a eu 28,8% du vote. Elle a gagné sur le doc péquiste (46,7% vs 41,9%). La minorité anglaise est venue mettre le crémage sur le gâteau.

    Dans Vanier, le Libéral a eu 23,5%. Mais il a réussi à passer (38,3% vs 36,9) parce qu'il a pu compter sur le vote ethnique dans le comté (près de 5%)

    Dans Shefford, le Libéral a eu 20% du vote. Pas assez : ladekiss l'a coiffé de justesse (34,75% vs 34,56%)

    Dans St-Maurice, le Libéral a eu 22,2%. Pas assez non plus, le péquiste l'a coiffé (41,4% vs 38,4%)

    Dans St-Hyacinthe, le Libéral a eu 23,3%. Pas assez, le péquiste l'a coiffé de justesse (38,07% vs 37,38%)

    Dans La Peltrie le Libéral a eu le 24,7% (grâce à quelques points anglophones) mais il a perdu parce que le vote adéquiste était trop fort (38,84% vs 38,09%)

    Dans Beauce-Nord, le Libéral a eu le 24%. Mais il a frappé le mur de l'ADQ qui a eu 50% vs 38%

    Bref, le chiffre magique est 24%. Lorsque les Libéraux arrivent à faire voter tous leurs vieux, ils réussissent à aller chercher le 24% fatidique et remporter le comté franco, surtout s'ils peuvent y ajouter quelques anglos et allos qu'on trouve maintenant dans tous les comtés.

    Voilà pour la recette libérale. Tant et aussi longtemps que les 4 millions et demi de Francophones de 18 à 65 ans diviseront leur vote entre la gogauche, le PQ, la droite à Mario et le parti des abstentionnistes de Pierre Légaré, la cause nationale ira nulle part. Même si 90% d'entre eux ne votent jamais pour le Parti des Rocheuses... »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 06h25
    L'avenir de l'ADQ
    « Je n'aime pas frapper sur une personne à terre, mais le problème de M.Dumont futde créér un petit club privé avec ses amis. Il a donné l'Impression qu'il se fichait des gens. Il ne se donnait pas la peine d'accuser réception des courriels qui lui étaient adressées ou dessuggestions qui lui étaient faites. Il ne regardait pas les gens dans les yeux.Il me fait penser à la chanson d'Aznavour: "Je me voyais déjà" que nous connaissons tous. »

  • Sylvio LeBlanc
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 07h20
    57 % et non 60 %
    « Pour être plus précis, le vote adéquiste a chuté de 57 % et non de 60 %. »

  • Lemieux Line
    Inscrite
    jeudi 11 décembre 2008 07h53
    Noblesse oblige!
    « L'ADQ ayant été opposition oficielle est, de ce fait, confirmé parti. Ce n'est pas à la portée du premier venu de pouvoir en faire autant. Donc, même s'il n'obtient pas les 20% requis, il est logique qu'il soit reconnu comme parti officiel.

    Line Lemieux »

  • Dany Pelchat
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 08h55
    L'ADQ: Chronique d'une mort annoncée.
    « Depuis l'éclosion de son oeuf au début des années 1990, la dinde adéquiste vivait et engraissait en picorant, sans but précis, d'une controverse à l'autre au gré du temps et des événements (accommodements raisonnables, réouverture de la constitution, démantèlement des Commissions scolaires, garderies, Caisse de dépôt et de placements et autres).

    Malheureusement pour elle, le bourreau libéral déclencha, pour le 8 décembre 2008, des élections dont personne ne voulait en utilisant de faux arguments (la crise économique mondiale, trois paires de mains sur le volant, etc.). La dinde adéquiste, picorant de façon très malhabile dans les mauvais dossiers en utilisant des arguments démagogiques (perte de pensions, etc.), se retrouva malgré elle, la tête sur la bûche, directement sous la hache des électeurs frustrés par tant d'élections consécutives et par tant de faussetés véhiculées de toute part par le bourreau libéral.

    ET VLAN !!!

    La hache des électeurs fit son oeuvre et la dinde adéquiste se retrouva bien vite sans tête ! Volant dans tous les sens pendant quelques temps, elle finit par rendre l'âme d'une façon très autonome.

    Voici donc ce qui arrivera à l'ADQ dans les prochaines semaines ou prochains mois.

    J'espère que cette mort annoncée servira de leçon au bourreau libéral si un jour ses mensonges et ses idées mégalomanes revenaient à la surface.

    Dany Pelchat
    Lévis »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 09h42
    Parfaitement d'accord Madame Lemieux
    « Je suis 100% avec vous à ce sujet. Si le PQ a eu des avantages spéciaux, normalement liés à l'opposition officielle, il est parfaitement normal d'accorder un certain statut à l'ADQ.

    Mais il ne faudrait pas exagèrer, le vers solitaire, lui ne représente que 4% de la population et tous concentrés dans 2 endroits. Si l'on fait cela pour lui, il faudrait le faire pour tous les indépendants et autres.

    La reconnaissance s'obtient avec une présence soutenu, un appuis régulier et représentatif. Et notre vers solitaire ne l'a pas encore ce statut. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 10h21
    L'ADQ
    « J'espère seulement que le bouffon Gendron n'accèdera pas à la chefferie du Parti. MM Caire et Deltell feraient de bons chefs de Parti. Ils sont articulés, modérés dans leurs propos et sont les meilleurs pour faire valoir les mérites d'une droite modérée. Malheureusement, pour qu'un Parti de centre droit agisse selon ses principes, il faudrait qu'il revoit tous les programmes sociaux, et réussisse à tout le moins,à en contrôler les coûts. Une telle mission est très difficile à faire avaler à un peuple qui est habitué à dépendre d'un État Providence. »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 13h05
    « La mauvaise herbe repousse vite » ( Version 3 )
    « « Un autre fou furieux »

    « La politique a horreur du vide » se disait-on dès nos toutes premières réunions il y a 10 ans qui ont mené à la fondation de Québec solidaire...

    À ce que je constate aujourd'hui, c'est plus vrai que jamais !

    «La mauvaise herbe repousse vite » est l'expression qui me semble la plus appropriée dans les circonstances...

    Ce fou furieux Stéphane Gendron est fin prêt pour reprendre le flambeau de la persécution des plus déshérités et des plus mal pris de notre société.

    Chez Québec solidaire, nous ne pourrons faire l'économie du travail d'éducation politique si nous voulons abattre au raz du tronc de tels énergumènes qui empestent nos ondes publiques et les empêcher de repousser...





    _____________________

    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Musicien et membre de l'Union des Artistes (1977 / 1991)
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    MSN:http://christianmontmarquette.spaces.msn.com
    Ancien site électoral : www.ufp-laporte.ca.tc



    Textes de références :


    Voir : Un Mario Dumont de 83 Millions !:
    http://www.vigile.net/_Montmarquette-Christian_


    . »

  • Guy Lemieux
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 13h12
    Il est vrai que les ridicules ,,,,sont plus vigoureux...
    « Quelques interventions ic1 n échappent pas à cette affirmation... »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 11 décembre 2008 15h00
    D'abord un parti souverainiste créé par Me Jean Allaire...ensuite avec Mario Dumont, un parti autonomiste-opportuniste
    « L'ADQ a été fondé par Jean Allaire. L'ayant rencontré en juin 1996 lors d'un déjeuner-causerie, je peux affirmer que Me Allaire a fondé un parti souverainiste, par la suite avec son départ, l'ADQ est devenu autonomiste-opportuniste. Monsieur Allaire ayant été du parti libéral pendant plus de trente ans affirmait lors de cette conférence que la souveraineté du Québec était la seule voie qu'il envisageait dorénavant. Pour ceux qui mettraient en doute cette affirmation, j'ai encore en ma possession les billets de cette rencontre et le résumé de son allocution de près de deux heures. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 19h15
    M. Allaire
    « M. Allaire, père de l'ADQ, devrait enseigner à ses disciples que la vraie autonomie c'est la souveraineté »

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