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Le mandat péquiste

Michel David   11 décembre 2008  Québec
Le premier ministre Charest a fait une lecture pour le moins sélective des résultats de l'élection de lundi. La paille qu'il a cru apercevoir dans l'oeil de Pauline Marois l'a clairement empêché de voir la poutre dans le sien.
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  • Denis Pageau
    Abonné
    mercredi 10 décembre 2008 23h34
    SVP. Regardons les chiffres
    Le PQ n'a gagné que 19 000 votes entre 2007 et 2008. Les Libéraux, 56 000. L'ADQ en a perdu 697 000 et QS 20 900.

    Les libéraux ont donc gagné plus de votes que le PQ.

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 07h03
    Le jour où il sera à nouveau question de référendum...
    Il faut être d'un optimisme insondable pour conserver dans son "agenda" la date probable d'un prochain référendum.

    Il me semble que dans le plus optimiste des scénarios, il faudra attendre que le présent gouvernement déclanche des élections, ce qui ne devrait pas être avant 2013, et que le PQ prenne le pouvoir (ce qui n'est pas du tout certain), mais restons optimiste. Si le PQ prend le pouvoir, il faudra qu'il complète un premier mandat de 4 ou 5 ans avant de mettre le projet de référendum au programme. Ce qui nous amème à 2017. Si le PQ obtient une deuxième victoire électorale (ce qui est de plus en plus incertain) il s'écoulera deux ou trois ans avant qu'un référendum soit enclanché. Cela nous projette au moins jusqu'en 2020. Qui seront alors nos leaders politiques?

    Peut-être que d'ici là le niveau des mers aura tellement monté, parce que l'on ne se sera pas assez préoccupé de l'environnement, que les grandes priorités des citoyens seront devenues tout autres.

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 08h19
    Irresponsable
    M. Charest n'est responsable de rien.Il n'est jamais responsable de rien. Très jeune, il a appris à dire que ce n'était pas de sa faute.Pour expliquer les déboires de son gouvernement dans le secteur de la santé,il a fait le procès du gouvernement Bouchard (1996-2001) et a réussi à placer Mme Marois sur la défensive.Dans quelques mois, il n'arrivera pas à colmater les brèches causées par la récession économique. Il dira alors que la crise est mondiale et qu'un gouvernement provincial a bien peu de pouvoirs pour résoudre le problème.Il ajoutera ensuite que c'est la faute de Bernard Landry.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 08h41
    Déjà arrogant, malgré sa très mince victoire !
    Au début novembre, même si personne - sauf lui - ne voulait en entendre parler, Jean Charest a déclenché des élections, assuré par les sondages de faire élire facilement quelque 80 de ses candidats.

    Certes, il a obtenu une majorité de sièges, mais celle-ci est tellement mince que sa victoire a des allures de défaite. Cependant, cela ne l'a pas pour autant empêché de retrouver le ton arrogant de son premier mandat (avril 2003 à mars 2007). Ainsi, hors de question pour lui d'admettre qu'il n'a pas vraiment atteint son objectif, sans compter - comme vous l'écrivez avec justesse - l'unique raison qu'il a invoquée (le froid !) pour expliquer le faible taux de participation des électeurs à ces élections.

    De plus, en rappelant, hier, sur un ton péremptoire à Pauline Marois qu'elle n'avait pas obtenu de mandat pour parler de souveraineté, Charest s'est comporté comme un censeur, comme ces personnes qui adorent faire la morale aux autres mais qui se croient tout permis, quant il s'agit d'eux-même.

    Autrement dit, lui (Charest) a le droit de cette question - d'ailleurs il ne s'en pas privé durant la campagne afin, bien sûr, de la provoquer -, mais pas elle, même si elle dirige un parti souverainiste ! Toutefois, si ce petit prétentieux pense que les péquistes, forts de leurs 51 députés, vont se laisser intimider par son avertissement, il se met un doigt dans l'oeil et c'est tant mieux !

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 08h53
    Charest est un homme usé...(Monique Legault)
    Charest possède des arguments faibles et son arrogance le suivra jusque dans sa tombe...

    Il a réussi à détruire un homme Mario Dumont par ses attaques injustifiées. Quand un adversaire est au fond du baril, on ne doit pas continuer à frapper dessus. Il ne pardonne pas à quelqu'un de lui tenir tête(Pierre Paradis en sait quelque chose). Il passera à l'histoire comme le pire premier ministre.

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 08h55
    Charest est un homme usé...(Monique Legault)
    Charest possède des arguments faibles et son arrogance le suivra jusque dans sa tombe...

    Il a réussi à détruire un homme Mario Dumont par ses attaques injustifiées. Quand un adversaire est au fond du baril, on ne doit pas continuer à frapper dessus. Il ne pardonne pas à quelqu'un de lui tenir tête(Pierre Paradis en sait quelque chose). Il passera à l'histoire comme le pire premier ministre.

  • Gabriel Chevrefils
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 09h45
    Au lendemain de l'indépendance
    Il me semble étrange cette attitude de plusieurs souverainistes de penser qu'il faudrait mettre un stop à toute réforme et piler sur ses idéaux pour les remettre en application seulement une fois la souveraineté du Québec atteinte. C'est pour "faciliter" l'atteinte de la souveraineté que Lucien Bouchard a coupé dans les services sociaux, le système de santé, stoppé l'augmentation du salaire minimum etc. S'il faut attendre la souveraineté pour mettre en application une réelle social-démocratie, à quoi sert le PQ présentement?

  • Steve Fortin
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 10h56
    @M. Pageau et M. Paquet
    M. Pageau, vous n'êtes pas sans savoir que M. Charest a délibérément choisi une date hivernale, près de Noël, profitant de l'essouflement des électeurs suite aux scrutins fédéral et américain, pour s'assurer que le taux de participation soit plus faible. Il n'est pas sans savoir (et ses stratèges non plus)que lors des 8 scrutins avant celui-ci (et la tendance s'est encore confirmée le 8 décembre)chaque fois que le taux de participation a été plus élevé que 75 %, les péquistes ont gagné les élections et l'inverse pour les libéraux qui profitent toujours de l'abstension et du refus des péquistes de se rendre voter (et Dieu sait que compte tenu des dissensions dans ce parti, une élection sur deux, certains voient une raison de bouder l'élection)...

    On peut faire dire ce que l'on veut aux chiffres, mais en tentant de profiter de sondages favorables et en abusant de la rigueur démocratique et du résultat des élections de 2007 (seulement 18 mois avant celles-ci), Charest a obtenu une majorité au prix de plus de cynisme comme l'a montré de façon éloquente la victoire des 44 % d'abstentionnistes...

    M. Paquet, la poursuite du projet de pays n'a pas de date de péremption. Tant que je vivrai et tant que mes enfants vivront, il y aura encore des québécois convaincus que la vie en français est possible en amérique du nord et que la pérénité de ce fait repose fondamentalement sur l'accession à la pleine souveraineté par le Québec.

  • Georges-Étienne Cartier
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 13h56
    Choisir l`Irresponsabilité
    On ignore régulièrement, le plus souvent au motif que "Les gens n`aiment pas entendre parler de ça", que l`Indépendance, c`est non seulement la "LIBERTÉ"( "Pouvoir d`initiative sur soi-même ")et les "DROITS"("LIBERTÉ légitimement opposable à Autrui, et même imposable en cas de Droit considéré "fondamental" "), mais aussi et surtout "RESPONSABILITÉ", (" Obligation de répondre de
    l`usage qu`on fait de sa Liberté, d`assumer le poids de la chose": de "respondere" et/ou de "res ponderare").

    Et, contrairement à ce qu`on à trop tendance à en penser en bons aliénés colonisés, la Responsabilité s`avère, à l`exercice, la partie la plus EXHALTANTE , la plus SATISFAISANTE de la démarche.

    Mais en plus, il y a que si celui qui choisit l`Indépendance comme projet de Vie choisit du coup la Responsabilité , il s`en suit que celui qui s`y refuse choisit, comme "Principe Existentiel"...l`Irresponsabilité !

    En somme, donc, choisir d`être Fédéraliste c`est aussi minable que ça !

    Quand on a compris ça, on comprend Jean Charest...

    En plus d`être désormais muni d`une sacré bonne réplique à un interlocuteur fédéraliste : "Ok!... Donc tu choisis délibérément de vivre en irresponsable ! Bravo!!!!!!Es tu certain que ça soit vraiment respectable ? ".

    À lui, ensuite, de patiner pour s`en dépêtrer: beau à voir !...


    Georges-Étienne Cartier, Md, CSPQ, LL.L.

    Aussi: Joyeux "Caribou" de 68 ans...toutes ses dents, et farouchement mal pensant et incorrect !
    Voir sur "vigile.net"... )
    Et tout à fait content de Pauline Marois!
    En laquelle il a toujours cru ! Mais oui !

    476, Chemin du Bord du Lac , Beaurepaire,
    Beaconsfield.
    Québec , H9W 4J5

    514-695-4232

    "beaurepaire@videotron.ca"

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 14h00
    Le mandat de Ti-Jean
    Où il est son mandat ? L'économie ? Ha, bon. Vu comme ça, un bon père de famille ne devrait s'occuper que d'être pourvoyeur ! Trop facile ! Complicons un peu: et comme fédéraliste devrait-il faire fi des pur et dur de son parti pour nous faire signer 82 par référendum... dans les deux premières années de son mandat ? Hein, Paul ? Hein, Laurent ? (Desmarais et Beaudoin)

    Claude L'Heureux, Québec

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 14h44
    À Georges Paquet
    Monsieur Paquet ressemble à ce neveu qui espère que son oncle décède avant de modifier un testament qu'il espère favorable à sa petite personne.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 15h14
    M. Steve Fortin
    M. Fortin, je ne crois pas que la pérennité (pas pérénité) de la langue française en Amérique soit assurée uniquement par la pleine souveraineté du Québec.

    D'abord vous devez être parmi les rares citoyens qui prônent la pleine souveraineté du Québec. Tous les projets que j'ai vus contenaient toujours deux grosses attaches à Ottawa. La monnaie et le passeport. Et on doit reconnaître que dans ces circonstances la souveraineté est plutôt limitée.

    Ensuite, je crois sincèrement qu'en présence de la diminution régulière du poids démographique et économique du Québec dans l'ensemble canadien, donc forcément en Amérique, la langue française pourrait être mieux défendue sur la continent et sur la scène internationale par un Canada bilingue avec 33 millions de citoyens, dans lequel le Québec et tous les francophones joueraient un rôle actif, que par un Québec souverain (7 millions de citoyens), mais dont le poids diminue, face à un Canada qui deviendrait forcément totalement anglais.

    Si on se mettait à faire revivre la théorie des deux peuples fondateurs, comme l'évoque l'éditorial du Devoir d'aujourd'hui, on pourrait faire un bon bout de chemin pour redonner aux Québécois et aux canadiens-français une voix beaucoup plus forte dans l'ensemble canadien.

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 19h04
    M. Roland Berger a peut-être une idée...
    M. Roland Berger, qui écrit un petit mot à mon attention, a peut-être une idée à exprimer, mais, j'ai beau retourner son texte dans tous les sens, je ne vois pas ce qu'il veut dire.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 12 décembre 2008 15h21
    La mauvaise foi de Jean charest
    Monsieur David,
    Comment s'attendre à de l'humilité de la part de Jean Charest? Faire preuve de démagogie, ne pas faire de vagues, éviter de répondre clairement et se délecter du détour d'attention au profit du conflit de la Chambre des communes signifie pour lui qu'il a fait une bonne campagne. Son excuse de la mauvaise température ne tient pas la route car il faisait mauvais temps pour tout le monde, et, le vote par anticipation au délai prolongé a atteint un pourcentage record. Or, on sait combien le PLQ est passé maître à faire sortir le vote libéral par anticipation et à envahir les pensions de personnes agées pour s'assurer de leurs appuis.

    Son analyse farfelue du vote péquiste démontre son manque flagrant d'objectivité. De plus, il a lui-même les mains liées par le «fédéralisme à tout prix». Ne pas avoir de pouvoir de force, c'est s'agenouiller devant le gouvernement fédéral.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 12 décembre 2008 16h03
    @ monsieur Georges Paquet
    Le P.Q pourra très bien faire un référendum lors d'un premier mandat si le moment est opportun. L'agenda est ouvert. Il ne veut plus avoir l'obligation d'un échéancier. Pourquoi ne peut-il pas être libre de son agenda, comme tout gouvernement au pouvoir qui décide du momentum avant de déclencher une élection?

    Cependant, comme vous dites, l'élection du P.Q. n'est pas pour demain. À moins que pour une troisième fois consécutive on déclenche des élections au nom de l'opportunisme politique et de l'ambition personnelle des premiers ministres aux deux paliers de gouvernements!

    Il n'est pas exclu qu'un référendum puisse avoir lieu dans un «premier mandat» du P.Q. Les citoyens selon le contexte décideront démocratiquement de la pertinence d'un oui.

    Être prisonnier d'un agenda précis diminue tout rapport de force. Il semble également que les adversaires veulent choisir la date?...Et quoi encore?

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 12 décembre 2008 16h16
    @Gabriel Chevrefils
    Manque de prudence et d'objectivité que de sortir ainsi les évènements de leurs contextes d'alors! Vous banalisez les coupures simultanées dès le début des années 90 par le fédéral à l'assurance-emploi et son empiètement dans les champs de compétences des provinces. À Ottawa, des dizaines de milliards $$$ sur le dos des chômeurs etc...

    Votre dernière question pourrait s'adresser à Québec Solidaire que vous avez représenté lors d'une élection je crois dans Hochelaga-Maisonneuve?

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 12 décembre 2008 16h20
    @ Steve Fortin
    « M. Paquet, la poursuite du projet de pays n'a pas de date de péremption. »

    Bravo, je n'en pense pas moins monsieur Fortin.

  • Chryst
    Abonné
    lundi 15 décembre 2008 12h29
    Si le Québec ne pouvait résister...
    J'ai dis récemment à quelqu'un que le plat pouvait être si alléchant que le Québec ne pourrait lui résister. Si le gouvernement savait ce qu'il a laissé passer il s'en mordrait les doigts. Lorsque la population saura, le désir de changement pourrait devenir irrésistible.

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