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Dumont avait bien mûri sa décision de partir

Rivière-du-Loup sous le choc

Guillaume Bourgault-Côté   10 décembre 2008  Québec
Rivière-du-Loup — Il tombait hier une douce neige à Rivière-du-Loup. Un temps d'hiver frisquet près du fleuve. Et dans les rues engourdies ou les magasins annonçant Noël, un grand regret: «Mario», le héros local, quitte la scène et tire le rideau sur une relation de 14 ans.

«C'est ben plate pour lui parce que c'est quelqu'un de bien, de droit», racontait Steve Malenfant, un de ses anciens camarades d'école qui évoquait hier matin la cinglante défaite encaissée lundi par M. Dumont et l'ADQ.

Propriétaire d'une compagnie de taxis à Rivière-du-Loup, M. Malenfant conduit d'une main et désigne de l'autre le bâtiment beige de l'école Notre-Dame où «Mario s'entraînait pour les Génies en herbe», du temps de ses études secondaires.

«Maintenant, je ne sais pas ce qu'il va faire, ajoute M. Malenfant en mettant le cap sur le centre-ville. Ça m'intrigue. Il n'a jamais fait que ça, de la politique. C'est sa formation. Bourassa était économiste, Bouchard était avocat, Dumont était un politicien.» Après une seconde d'hésitation, il poursuit: «Il est toujours un politicien, d'ailleurs: je ne peux pas croire qu'il ne fera plus de politique, il aime trop ça et il est trop talentueux.»

C'est à quelques centaines de mètres de son ancienne école secondaire, dans la salle de l'hôtel Universel, que Mario Dumont a annoncé lundi soir qu'il ne serait pas le chef de l'ADQ aux prochaines élections générales. Il était 22h15. Une véritable onde de choc a alors traversé la salle de congrès de l'hôtel. Surprise générale pour tous: les militants, les partisans, les employés du parti, les journalistes. Personne n'avait vu venir aussi rapidement une annonce que M. Dumont, 38 ans, avait pourtant longuement réfléchie.

Le Devoir a en effet appris hier que cette décision avait été prise «il y a plusieurs jours, au fil de la campagne». Dans une radio locale, un journaliste affirmait au réveil que le chef adéquiste lui avait indiqué en fin de soirée, lundi, avoir pris sa décision il y a trois semaines, soit avant même le débat des chefs.

Sans confirmer la date précise, un proche de M. Dumont confie que cette décision «n'avait rien d'un coup de tête». «On ne sait jamais, si on avait gardé le statut officiel à l'Assemblée, si les résultats avaient été meilleurs», M. Dumont aurait pu rester, dit cette même source. Mais les résultats obtenus (16,3 % du vote pour sept députés) «correspondent à peu près à ce qu'on attendait», indique-t-on à l'ADQ.

En début de soirée lundi, les proches de Mario Dumont ont été mis au courant de sa décision. «C'est ce soir que je l'annonce», leur a dit M. Dumont. «Annoncer quoi? — Mon départ.» Ce fut l'étonnement. Le discours que le chef avait rédigé ne faisait pas plus de dix minutes. Monsieur Dumont l'a livré sans quitter le texte des yeux. Jamais dans toute la campagne il n'avait «lu» un discours. Mais lundi, Mario Dumont ne voulait pas craquer. Il voulait être sûr de trouver les bons mots, le bon ton.

On sentait néanmoins l'émotion l'affecter: il a lu très rapidement certains passages du texte, comme pour s'assurer que la foule ne l'interrompe pas. Mais c'est après, en descendant enlacer sa femme et ses trois jeunes enfants, que l'on a vu Mario Dumont réellement ému. Il avait les yeux humides. Son jeune garçon s'est tourné vers ses grands-parents — qui n'auraient appris la nouvelle que lundi — pour demander ce qui se passait: «Ton papa ne fera plus de politique», lui a-t-on dit.

Quand sa fille cadette lui a remis un dessin de son cru, Mario Dumont a eu un regard qui en disait long sur l'importance des événements pour lui. Un regard trouble, porté à la fois vers les sacrifices qu'ont impliqués 14 années de vie politique au premier-plan, et aussi vers des lendemains inconnus. Une page fondamentale de sa vie s'est tournée. Et pour autant que l'on puisse en juger, il paraissait vivre sereinement cette décision.

Le traditionnel souper de fin de campagne qui a eu lieu dimanche s'était d'ailleurs déroulé dans une ambiance festive, malgré la défaite attendue. M. Dumont a longuement parlé — à micros fermés — avec les journalistes présents. Il était de bonne humeur, riait aux blagues, ne semblait nullement abattu. Simplement soucieux à la veille d'une élection cruciale.

Dans son entourage, bien peu semblaient au courant de la décision du chef. Ses collaborateurs ont été soufflés, les jambes sciées par sa décision de partir. «Je n'avais rien vu venir, je l'ai appris en écoutant le discours», disait un attaché de presse. La veille encore, M. Dumont avait indiqué en conférence de presse qu'il ne jouait pas sa «survie politique».

«Je ne m'attendais tellement pas à ça... c'est dur en maudit», exprime son attaché. Il avait les yeux rouges: pour lui comme pour des dizaines d'autres employés adéquistes, le résultat du scrutin signifie une perte d'emploi.

Médias visés

Durant la campagne, Mario Dumont avait été clair: le jour où il quitterait la politique, ce serait «pour de bon». M. Dumont ne se disait pas du «genre à rester accroché». «Un moment donné, il faut que tu tournes la page. Ça va-tu arriver à 44 ans, ou à 46 ans, je ne sais pas. Mais oui, il y aura une vie après la politique, et quand je vais partir, je vais partir.»

À Rivière-du-Loup, plusieurs doutaient hier matin de cette affirmation. «Je le vois prendre une pause et revenir. La politique, c'est sa vie», indiquait Lise, une dame dans la cinquantaine qui prenait un café au centre commercial. À sa droite, Nicole Dumas hochait la tête. «On l'a toujours vu faire de la politique. Il allait à l'école avec nos enfants, on le regarde grandir depuis. C'est dur de penser qu'il ne sera plus là.»

La serveuse de ce café était quant à elle en colère. Bouc émissaire: les médias, qui «ont voulu tuer son parti», selon Ginette, début quarantaine. Cette critique est récurrente depuis que la caravane adéquiste est arrivée à Rivière-du-Loup.

Dimanche, au local électoral de la campagne de M. Dumont, plusieurs ont apostrophé les journalistes pour se plaindre d'un traitement inéquitable de l'information. À l'hôtel Universel, lundi, ils ont été quelques-uns à crier leur mécontentement quand un journaliste de la télévision affirma que l'ambiance était lourde sur place. «Encore un qui veut décourager Mario», rageait une des tantes du politicien.

«C'est qu'on a vraiment l'impression que tout ce qu'il faisait de bien ne paraissait nulle part, ajoutait hier la serveuse. Pour nous, c'était le seul qui parlait de la vie en dehors de Montréal avec respect. On vient de perdre un maudit gros morceau, et c'est dommage. C'est triste. On est déçus, choqués.»

Mario Dumont rencontrera son caucus aujourd'hui ou demain. Les modalités de son départ ne sont pas connues. Il a indiqué lundi qu'il demeurerait en poste jusqu'à ce qu'un nouveau chef soit nommé, mais il n'a pas parlé de son mandat de député. Pour l'instant, aucune conférence de presse n'est prévue à l'agenda de M. Dumont cette semaine.
 
 
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  • Steve Fortin - Abonné
    10 décembre 2008 06 h 15
    Un bon type, mais l'artisan de sa chute...
    Les affirmations des gens que l'on a interrogés dans le cadre de cet article reflètent bien pourquoi, en essence, le message de l'ADQ n'a jamais pu dépasser le stade de la phrase assassine. Beaucoup de populisme, des phrases creuses sur le vrai monde, les familles et la classe moyenne; mais pas de projet structurant élaboré, un programme social cohérent et possible dans la réalité des aspirations du peuple québécois, pour mettre en oeuvre ne serait-ce qu'un iota de ce que souvent dénonçaient ces phrases creuses.

    Une fois dans l'opposition officielle, l'absence de contenu est devenue abérrante. Tout d'un coup, placé dans le contexte institutionnel où le nouveau "chef de l'opposition officielle" devait aspirer à plus que la rhétorique de l'outsider, rien pour mettre en oeuvre le "projet social adéquiste" ???

    Exemple : -proposer l'abolition des commissions scolaires --- comment ? en pelletant ces responsabilités aux municipalités! Par che nous, comme on dit, le maire, content qu'un des chefs s'arrête au village, en a profité pour revendiquer quelques centaines de mille pour l'aqueduc; le tout tombe en ruine et c'est che nous qu'il y a l'école secondaire pour tout le comté. Simplement, l'eau est à peine potable et on est à 1h30 de Montréal! La municipalité ne peut pas se voir imposer de telles responsabilités; ce genre de promesses passe bien au sein d'une frange de la populace, mais la majorité sait bien que c'est irréaliste.

    En terminant, passons sur l'appui sans équivoque de Mario envers Harpeur, aujourd'hui, indéfendable au Québec... Questionné à cet effet pendant la campagne, Mario n'avait jamais autant patiné... pendant que les boeufs de l'ouest cassait du sucre sur notre dos, l'autre sport national canadien...
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    10 décembre 2008 07 h 47
    L'autonomie du Québec en principe mais pas en pratique
    Les 2 principales erreurs de L'ADQ de M. Dumont : Avoir appuyé les Conservateurs de M. Harper et le manque de plan pour son option constitutionnelle, l'autonomie du Québec "option rassembleuse", sur le comment réagir si le fédéral ne voulait pas céder vu que M. Dumont était contre les référendums pour se donner un mandat de négocier la chose.

    On pourrait ajouter que l'ADQ, pour des raisons partisanes, n'a pas voulu se joindre aux projets de lois de Mme Marois pour une citoyenneté québécois et une constitution du Québec qui étaient aussi dans le programme de l'ADQ. Ces 2 partis étaient majoritaires à notre Assemblée nationale et pouvaient donc réussir.
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  • Valdor Lagacé-Gallant - Inscrit
    10 décembre 2008 08 h 13
    On a frôlé la catastrophe.
    Imaginez s'il avait été élu majoritairement ...

    Valdor Lagacé-Gallant
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  • Raymond Vaillancourt - Abonné
    10 décembre 2008 08 h 30
    Un rêve gaspillé !
    Quand on porte un message d'espoir comme pouvait représenter, à sa naissance, le programme de l'ADQ, la responsabilité d'un chef est de ne pas le gaspiller. C'est exactement ce qu'a fait Mario Dumont en détournant ce message et ce parti (équipe Marion Dumont !) à son avantage. Il ne faut pas alors s'étonner de ce qui s'est passé par après. Même au moment de sa démission, le "chef" n'en parle à personne et son "équipe" l'apprend en même temps que tout le monde.

    Cela s'appelle travailler seul !

    Raymond Vaillancourt
    www.prospectgestion.com
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  • Daniel Beaudry - Abonné
    10 décembre 2008 08 h 31
    Il pourrait aller étudier
    À mon avis M Dumont communique très bien, respire le gros bon sens des gens ordinaires mais aussi l'ignorance. Il est aux antipodes de M. Dion. S'il se donnait la peine d'étudier, il serait fort redoutable et plus utile sur la scène publique dans 10 ans.
    Daniel Beaudry
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  • Georges Allaire - Inscrit
    10 décembre 2008 08 h 41
    Il a pris les média au sérieux
    Tant que Mario Dumont était un poids léger à l'Assemblée Nationale, les média en ont fait une sorte de chou-chou. Mais dès qu'il est devenu politiquement dangereux, les média, qui sont presque unanimement de gauche ou de centre-gauche, ont torpillé ses démarches. La problème est que Mario a pris les média au sérieux et s'est rangé plutôt que de continuer à avancer l'agenda politique pour lequel il avait été élu. Il n'a manifestement rien gagné auprès de ses adversaires et a perdu l'appui de la masse de ses électeurs. M'est avis que tel a été son drame.

    Si son remplaçant sait organiser une équipe et foncer de l'avant sans souci de l'approbation médiatique, l'ADQ pourra renaître. Sinon, tant pis. Ce n'est pas l'agenda PLQ-PQ qui va redonner vie au Québec moribond.
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  • Yvon Roy - Abonnée
    10 décembre 2008 08 h 59
    sapins
    Il nous restera quand même des sapins. Et mieux vaudrait couper se suite celui a Stéphane Gendron à mon très humble avis.
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  • Alain Pérusse - Inscrit
    10 décembre 2008 09 h 17
    Une étape supplémentaire est à faire.
    La démission de Mario Dumont de son poste de chef de sa formation politique n'est que la première étape. Les partisans de l'Action démocratique du Québec doivent s'attendre au sabordement de leur parti. Ce n'est certe pas la chose la plus souhaitable, tant ce parti est devenu au fil des années la formation de la réaction et de la nostalgie d'une époque révolue. Sa disparition laisserait bon nombre de militants politiques aux idées franchement détestables orphelins d'un parti. Ils pourraient se retrouver dans l'une ou l'autre des formations importantes, pour amener des idées vouées aux poubelles de l'Histoire.
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  • Cécilien Pelchat - Abonné
    10 décembre 2008 09 h 27
    Formation politique déficiente.....C.Pelchat.....tahcl@axion.ca
    Au plan du contenu,M.Bousquet a raison;trop de propositions incongrues dans le programme de l'ADQ.Comment voulez-vous convaincre l'électorat de revenir à quelque forme d'autonomie que ce soit(nulle part précisée),alors que deux référendum ont eu lieu sur la souveraineté du Québec,dont le dernier fut volé. Cette position devant Ottawa serait comme celle d'un syndicat qui,ayant failli par peu d'obtenir 100%
    de ce qu'il négociait avec son patron,retourne à la table de négociation pour le menacer d'une grève alors qu'il ne veut plus obtenir que 50% de ce qu'il réclamait avant...
    Sur La questiion de divers autres dossiers politiques,l'ADQ se montrait incapable de mener jusqu'à leur conclusions logiques ses positions qui semblaient attrayantes à première vue.
    En quelques mots,je ne connais pas ses conseillers,ni comment M.Dumont étudiait ses thèmes politiques,mais celà sentait souvent l'improvisation.Je ne veut pas m'apesantir sur un groupe qui manifestement a montré un certain mécontentement envers une classe politique souvent très arrogante,mais ce n'est pas assez pour fonder un vrai parti politique solide. Il faut plus que des formules qui frappent l'imagination,plus que du talent pour
    rejoindre la masse,il faut une cause et du contenu.
    La formation politique et la formation tout court ont manqué à ce jeune homme doté de talents indéniables de tribun,de ``debater``.Mais comme je l'ai écrit dans un blog
    du 15 nov.``Pourtant...pourtant``Le Devoir.il y a des moments historiques qu'un chef politique doit savoir flairer et saisir ,sans quoi,il manque son rendez-vous avec
    l'histoire. À sa fondation,l'ADQ avait une position politique
    soutenable sur la question du statut politique du Québec,dans ou hors de la fédération.Mais,un virage mal foutu
    à 180 degré l'a détournée de ce que le Québec recherche fondamentalement.Aussi,à mon humble avis,si un repositionnement n'est pas effectué bientôt,je ne donne pas cher de son avenir.Qui vivra verra.
    C.Pelchat
    Lac-Mégantic
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  • Rironie - Inscrit
    10 décembre 2008 10 h 10
    Pour qu'il coûte moins cher à la société
    Qu'il joigne les rangs des BS!
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  • Roland Berger - Abonné
    10 décembre 2008 10 h 20
    Une vengeance inassouvie
    Lorsqu'un politicien meurt ou se retire de l'arène, le commentaire psychologique est de bon ton. Le mien est que Mario Dumont se retire sans avoir pu assouvir la vengeance qu'il a vouée au Parti libéral qui, sous Bourassa, l'envoya paître pour avoir trop bien travaillé à l'élaboration du rapport Allaire et pour avoir trop voulu le faire adopter par le parti. En 2007, avec 41 députés, il est venu à deux cheveux de son but. La défaite humiliante du 8 décembre dernier lui a fait comprendre qu'il n'y arriverait jamais, et qu'il valait mieux passer à d'autre chose que de s'obstiner jusqu'à se détruire. C'est là la marque d'une sagesse laborieusement acquise.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • André Brière - Inscrit
    10 décembre 2008 10 h 29
    Je suis désoler pour lui
    Mais il a crée son propre malheur en ne sachant pas comment s'entourer, écouter et centraliser tout sur lui. Certes il a un talent naturel et un est un homme très intelligent mais dans une position de direction il n'a pas compris que tu es aussi bon que ton pire homme. J'ai 65 retraiter et directeur d'usine 1200 employés et si je m'étais mal entourer et ne pas déléguer je n'aurais pas resté pour la même entreprise durant plus de 25 ans. Mais anyway il va finir par apprendre et je crois que ce coup de massue va le faire réfléchir.

    André Brière
    Montréal
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  • Gilbert Morin - Abonné
    10 décembre 2008 10 h 31
    M. St-Amand, un peu de classe....
    En politique, il est évident que vous avez des amis et des ennemis. Mais souhaiter le B.S. à quelqu'un qui a consacré une partie de sa vie pour les siens vous êtes possiblement le seul à penser de cette façon et heureusement. Bonne journée quand même.
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  • Zach Gebello - Inscrit
    10 décembre 2008 10 h 49
    Enfin il a agit
    Grand défenseur de la nation québécoise pendant les élections en 2007, mais n'a strictement rien défendu sur son banc d'opposition officielle.

    S'il a déjà été un génie en herbe, bein la politique l'aura retenu de se développer.
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  • jean claude pomerleau - Inscrit
    10 décembre 2008 10 h 55
    L'erreur fatal de Mario Dumont.
    L'erreur: Le refus doter le Québec de sa Constitution, qui était pourtant dans son programme et qui lui aurait donner une crédibilité d'homme d'État:

    http://www.vigile.net/ADQ-Novembre-le-mois-des-mor

    .......

    Le Maitre chez nous de Dumont n'était pas crédible:
    http://www.vigile.net/Le-Maitre-chez-nous-de-M-Mar
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  • Guy Picard - Inscrit
    10 décembre 2008 11 h 06
    Dumont a goûté à la dure médecine des péquistes
    Alors qu'il était en bonne position, chef de l'opposition,monsieur Dumont s'est fait poigner les doigts dans la plus grande ruse de péquistes qui ont planifiés un stratagème pour faire nommer François Gendron, président de la chambre sur le dos de monsieur Dumont; on ne renverse pas le gouvernement de cette manière subtile, montée de toutes pièces en vertu d'agacer monsieur Charest qui montait dans les sondages; une erreur stupide de monsieur Dumont; on sait contre qui ce dernier était faché le soir du scrutin. La seule erreur de monsieur Charest, suite a cett odieuse pièce de théatre est qu'il aurait été bon de déclencher des élections sur le champs; là il y en a qui aurait eu plusieurs qui auraient eu les culottes a terre pas à peu près. Il aurait obtenu pas moins de 95 députés. Félicitation à ceux qui ont montés cette embuscade, ils doivent bien rire présentement, ils ont eu ce qu'ils voulaient; l'opposition avec les subventions. Si j'étais monsieur Charest, je songerais sérieusement à éliminer ces subventions qui ne servent dans le cas des souverainistes que dans le but ultime de tout détruire et de nous plonger dans une grave crise politique, économique et sociale, le lendemain sans retour de la réalisation de leur beau rêve bleu.
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  • Gabriel Meunier - Abonné
    10 décembre 2008 11 h 54
    @ mr Guy Picard
    Monsieur Picard, votre analyse pour le moins originale de la "crise" du choix de président d'assemblée, laquelle fut surtout une crise de monsieur Charest, et au sens le plus puéril du terme, a tout de même des aspects valables et intéressants. La conclusion à laquelle vous en venez par contre pour les péquistes est par contre d'un infantilisme tel qu'elle ne mérite même pas une quelconque réfutation. De grâce, exprimez un point de vue argumenté: les quatres cavaliers de l'apocalypse ne sont pas dissimlués parmi les troupes du P.Q., pas plus que dans celles d'aucun parti, d'ailleurs.
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  • Rironie - Inscrit
    10 décembre 2008 12 h 38
    @ Mr Gilbert Morin
    J'en conviens, ma remarque manque un peu d'élégance. Mais que voulez-vous, j'ai été tenté d'utiliser le style que Mr Dumont entretenait envers les bénéficiaires de l'assistance sociale. Je n'ai donc pu me retenir face à une si belle occasion.
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  • Nancy Beaulieu - Abonné
    10 décembre 2008 12 h 49
    Chapeau Mario !
    En lisant les différents commentaires d'apres élection,vraiment malheureux de lire la satisfaction de certains gauchistes qui applaudissent la quasi mort de l'ADQ,et surtout la défaite de la droite.Eux qui prône la différence culturelle, la liberté d'expression, les droits et libertés....Alors qu'ils méprisent au plus haut point les semblables qui ne sont pas des malades mentaux en pensant, mais bien des gens qui veulent arriver sensiblement au meme point, de façon différentes tout simplement. Je pense essentiel la diversité politique pour établir l'équilibre et faire avancer le Québec avec TOUS SES CITOYENS, de gauche,de droite,d'en haut,d'en bas....peu importe, tous ont le droit de voter et du meme fait, d'avoir une opinion différente et s'en servir intelligemment pour construire avec cette diversité. Tous ceux qui veulent un pays, devraient savoir ça.Pour conclure. Bravo Mario et Merci d'avoir brassé les idéologies au Québec depuis les 14 dernières années avec l'ADQ en souhaitant un successeur qui sera remplir les chaussures. Bonne rentrée dans vos terres Mr.Dumont.

    JEFF (Charny)
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  • Roland Côté - Abonné
    10 décembre 2008 13 h 00
    Manque de flair politique.
    L'autonomie un slogan politique de Maurice Duplessis. Si Ottawa refuse de te l'accorder. Que fais-tu?????
    Mario avait le choix d'être fédéraliste ou indépendantiste pas entre les deux comme le Québec.
    En choisissant un bord ou l'autre avec le temps il serait devenu chef du parti Libéral ou du parti Québécois.
    Assis entre deux chaises il est allé nulle part.Il peut recommencer.
    Surtout pas avec les conservateurs, aucun Québécois ou canadien-français n'a survécu dans ce parti, regardez l'histoire.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    10 décembre 2008 14 h 11
    Gabriel Meunier 1 Guy Picard 0
    D'accord M. Meunier. M. Charest voulait se débarrasser de son adversaire fédéraliste qui lui faisait de l'ombre et lui prenait des votes...M. Dumont et son ADQ. Ce n'est pas le choix de la présidence de notre Assemblée nationale qui a fait sauter les plombs de m. Charest, ce sont les sondages qui indiquaient que l'ADQ serait lavée si des élections étaient tenues et il en a profité pour le faire.

    Un PQ solide, au contraire, sert les visées de M. Charest quand il s'adresse au fédéral, genre : Si vous êtes trop dur avec moi, voyez ce PQ fort et menaçant pour vous qui pourrait gagner la prochaine élection et séparer le Québec du Canada. Wooooooooo danger séparatisssss comme en a peur M. Harper.
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  • Nancy Beaulieu - Abonné
    10 décembre 2008 15 h 08
    Ma conclusion des élections
    Ma conclusion des élections :

    Tout d'abord, les gens qui ont voté ADQ aux dernières élections, ce sont fait dissuader par les médias, et l'opinion publique.

    Les Québécois sont caves ! Ils arrêtent pas de chialer contre les politiciens, ils chialent parce que Charest déclenche des élections. La première chose qu'ils font, (les Québécois, toujours), ils éluent Charest !! Il y a des jours ou j'ai honte d'être Québécoise, vraiment.

    Je pense que les Québécois arrivent deuxième, après les « Niewfies ». Non, mais ils ont peur de mettre leur culottes, ils ont peur du changement, ce sont des poules mouillées.

    Je crois que Mario Dumont à fait une très bonne campagne, tout comme Mme Pauline Marois. Excepté, tous les politiciens sont des clowns, ils mentent tous, pour se faire élire. Croyez-vous vraiment que Charest va investir pour faire les jeux d'hivers à Québec ? - Non. Croyez-vous vraiment que Charest va investir pour allonger la grande-allée pour les touristes à Québec ? - Non. Et j'en passe. Ce sont tous des clowns, mais il faut en choisir un. Et bien, Dumont n'est pas un clown, et Dumont fait ce métier parce qu'il aime ce qu'il fait, parce qu'il croit au changement. C'est bien pareil partout, ce sont toujours les bons qui s'en vont, ce sont toujours les trous de cul qui restent.

    Les statistiques : Je crois que les chiffres de sondages, sont faussés. Il doit y avoir des enveloppes d'argent (comme c'est arrivé souvent d'ailleurs) pour bien faire paraître le Libéral. Pourquoi les Québécois voteraient ADQ, ça donnera rien, ils sont trop bas ! (doivent-ils se dire). Voter PQ.... Certains ont trop peur de la séparation, alors allons-y avec le Libéral. Et que dire des douze-mille parti politique, c'est quoi ça ! Pourquoi n'y aurait-il pas une loi qui limite le nombre de parti ? Ça ne fait que diviser les votes. Bientôt ça n'existera plus un parti majoritaire. Déjà le libéral à une mince majorité.

    En conclusion : Je suis très déçu des Québécois. Arrêtez de vous mettre la tête dans le sable. Faites votre devoir de citoyen. Pi faites donc place au changement, il faut voir autrement, comme pour Barack Obama.

    Et juste pour toi Mario, merci d'avoir tenu le coup aussi longtemps, malgré tous les gens et les médias qui t'ont entré dedans, sans aucun doute, parce que tu étais un danger pour eux. Merci de nous avoir partagé tes idées, et ton amour pour la politique. J'espère qu'on va te revoir. Alors à bientôt. - Nancy - Mtl
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  • Kris Richard - Inscrit
    10 décembre 2008 15 h 18
    Autonomie...
    Autonomie...
    Avoir voulu l'Autonomie du Québec est très sensé du moment que cela est fait pour le Peuple.
    Je ne sais pas si vous êtes comme moi.
    Mais je demande vraiment à Monsieur Dumont de se permettre une petite vacance méritée avant de quitter.
    Je suis Fier de lui même si je suis Indépendantiste.
    A part Dieu, il n'y a personne qui me gouverne, si ce n'est l'Esprit du Christ qui oriente mes discours métacognitifs.
    Le Québec s'est bâti comme une Pierre Angulaire sur les bases de la Chrétienneté Catholique par la représentation des Saints Martyrs qui sont venus évangiliser le CANADA.
    Depuis peu, les Bâtiments Religieux appartiennent au Parc Immobilier Desjardins. Pourquoi l'Administration des Vieilles Fabriques sont-elles passées aux mains du Maire?
    Je comprend aussi les électeurs de Charest qui ont peur à leurs placements.
    Donc, tous les pensionnés du Québec dont on se rend à leur chevet dans les foyers pour les faire voter 3 semaines avant les élections.
    Tous les Journaux Locaux reproiduisent les magouilles rurales en ne montrant que les Administrations qui gouvernent selon leur Esprit de Clocher, un peu comme le Clown Maire Gendron, la coqueluche TVA!
    Puis c'est spécial les belle publicités que Monsieur Charest nous a offert.
    Il y a tellement de maquillage et de faux dans la représentation de l'être, de la moumoutte à la manicure dans la limousine Lexus, que reste-t-il vraiment pour le Peuple depuis l'Avènement du Roi Jean?

    Kris Richard
    10/12/2008
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  • Carmyn Girard - Abonné
    10 décembre 2008 16 h 46
    Le Québec en deuil
    Le quebec viens de perdre un de ces rare politiciens qui disait les vrai choses . Pourquoi Mario a perdu ? On peut mettre la faute au medias (un peut ) oui mais surtout Mario a été victime de sa naiveté . Je m'explique avant que tous m'accusiez de dire des imbécilités . Mario dans les 6 premier mois comme chef de l'oppositon officiel a diriger le Quebec sans le voir comment ? regarder ce qu'as fait l'experimente a CHAREST il a pris presque toutes les idées de l'ADQ et les a mis en pratique et ces appercu que les québécois adoraient ca alors il a continuer Mario a cause des detour que Charest a pris a fait voler pratiquement tout ce qu'il avait dans son progamme et vous verrez bien que dans les prochain 4 ans les liberaux vont continuer a appliquer de nombreuses mesures préconiser par l'ADQ .

    Maintenant nous devons faire en sorte que le nouveau chef que nous choisirons soit un homme ou une femme qui auras des idées aussi constructive que Mario Dumont je verrais bien des gens comme Luc Lavoie Larry Smith Joseph Facal prendre la releve et faire mopper le plancher au pécouiste et au liberaux lors de la prochaine campagne car avec un nouveau chef qui ne siegeras pas a l'assemble nationnal il pourras consacre son temps et ses energie a la reconstruction tandis que nos 7 braves deputés élus eux pourront faire un travail qui premetteras aux québécois de ne pas oublier que l'ADQ est toujours vivante et travaille a construire la société de demain comme MARIIO DUMONT la voyais c'est-a dire riche ,propere et ouverte sur le monde
    Carmyn Girard
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  • Guy Picard - Inscrit
    10 décembre 2008 17 h 55
    Ce n'est pas l'instabilité
    SI VOUS ÊTES l'ADULTE MATURE DONT VOUS VOUS ALLÉGUEZ, EXPLIQUEZ NOUS DONC CE QUE ZORO LE JUSTICIER ET LA CASTAFIORE PROPOSENT DE POSITIF A PART UN RÉFÉRNDUM ET L'INSTABILITÉ DONT JUSTEMENT L'UNION DEVRAIT FAIRE LA FORCE COMME LE CHANTENT TOUS LES CHANSONNIERS DU MONDE ENTIER... CE QUE LENNON CHANTAIT (PAS DE FRONTIÈRES) IL FAUDRAIT TOUT DE MEME LE METTRE EN PRATIQUE UN PEU NON, PLUTOT QUE DE VOULOIR EN METTRE A COUP DE CANONS.
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