Une participation très faible
Était-ce le froid, ou alors la grogne des Québécois à l'égard d'une campagne électorale qu'ils ne souhaitaient pas? Toujours est-il que les chefs des trois principaux partis ont eu beau insister sur la nécessité pour tout un chacun d'aller voter hier, le taux de participation s'acheminait vers son plus bas niveau jamais enregistré.
Au moment de mettre sous presse, peu après 23h, le taux de participation dépassait à peine les 56 %, un chiffre appelé à augmenter très légèrement. En fait, un peu plus de 3,2 millions de personnes ont voté, sur un total de 5 738 811 électeurs inscrits.
Pour retrouver un taux aussi faible, il faut remonter à 1927. Or, si on avait alors connu un taux de participation de 56,38 %, c'est que, pour ce scrutin et les précédents, «le calcul des taux de participation [incluait] toutes les circonscriptions électorales, même celles où il y [avait] eu élection par acclamation, a-t-on précisé hier soir au bureau du Directeur général des élections. Cela a pour effet de diminuer de façon considérable les taux de participation».
Tout au long de la journée, les chiffres ont démontré le désintérêt marqué des électeurs pour cette course au pouvoir qu'ils n'avaient pas souhaitée. Déjà, en fin d'avant-midi, les chiffres dévoilés par le Directeur général des élections (DGE) du Québec indiquaient une participation plus faible qu'au scrutin du 26 mars 2007. Ainsi, à 11h30, 5,82 % des 5 730 468 électeurs inscrits avaient exercé leur droit de vote. Par comparaison, en 2007, 9,26 % des personnes inscrites avaient déjà voté à pareille heure. Un écart qui s'est creusé au fil de la journée.
Cette tendance à la baisse n'est d'ailleurs pas nouvelle. Le nombre d'électeurs qui ont déposé leur bulletin de vote dans l'urne n'a pas cessé de diminuer depuis quelques années. Après avoir atteint 81,58 % en 1994, les taux de participation aux élections générales ont été de 78,32 % en 1998, de 70,42 % en 2003 — le deuxième plus bas taux depuis 1927 — et de 71,23 % en 2007.
En fait, seul le vote par anticipation a connu une hausse cette année. Durant les journées fixées pour le vote par anticipation la semaine dernière, 674 569 personnes ont voté, soit 11,78 % du nombre total d'électeurs inscrits sur les listes électorales. En mars 2007, 573 647 électeurs avaient voté par anticipation, soit 10,23 %.
Selon la porte-parole du Directeur général des élections, Cynthia Gagnon, la chute du mercure qui a frappé le Québec hier pourrait avoir joué un rôle. Il faut dire que, même si le thermomètre affichait des températures variant de -16 à -24 degrés Celsius dans plusieurs villes du Québec, les températures ressenties, elles, se situaient plutôt autour des -30 degrés Celsius. «C'est difficile d'isoler un facteur, mais on ne sait jamais», a affirmé Mme Gagnon.
Irrégularités
Par ailleurs, certains électeurs ont été refoulés lorsqu'ils se sont présentés à leur bureau de vote, n'étant pas inscrits sur la liste électorale. Or il fallait être inscrit avant le jour du scrutin pour pouvoir exercer son droit de vote. Aux élections fédérales, on peut effectuer cette formalité sur place. En se présentant, l'électeur devait ensuite établir son identité après avoir décliné ses nom et adresse au scrutateur. Pour ce faire, il pouvait présenter l'un ou l'autre des documents suivants: sa carte d'assurance maladie, son permis de conduire, son passeport canadien, son certificat de statut d'Indien ou sa carte d'identité des Forces canadiennes. Le Devoir a toutefois constaté que des scrutateurs demandaient aussi aux électeurs de présenter une preuve écrite de leur adresse, dans un bureau de vote situé dans la circonscription de Hochelaga-Maisonneuve. Mme Gagnon a simplement indiqué qu'ils avaient peut-être mal compris les procédures, tout en soulignant qu'il s'agissait d'un cas isolé.
Le directeur adjoint de campagne du Parti québécois de Sherbrooke, Yves Beauvais, a par ailleurs condamné les «malversations libérales» qui auraient permis à des électeurs de voter à domicile sans respecter les conditions prévues à la Loi électorale. Le service juridique national du Parti québécois a porté officiellement plainte contre le Parti libéral auprès du Directeur général des élections. Commentant ces allégations, le DGE, Marcel Blanchet, a admis qu'il pouvait y avoir eu «quelques cas d'abus», mais il ne croit pas qu'il faille mettre en cause cette façon de faire pour autant.
Enfin, à Montréal, quelques pannes d'électricité ont forcé la fermeture de certains bureaux pendant une partie de la journée dans Saint-Henri-Sainte-Anne. Ces bureaux sont donc demeurés ouverts jusqu'à 21h pour compenser le temps perdu.
Au moment de mettre sous presse, peu après 23h, le taux de participation dépassait à peine les 56 %, un chiffre appelé à augmenter très légèrement. En fait, un peu plus de 3,2 millions de personnes ont voté, sur un total de 5 738 811 électeurs inscrits.
Pour retrouver un taux aussi faible, il faut remonter à 1927. Or, si on avait alors connu un taux de participation de 56,38 %, c'est que, pour ce scrutin et les précédents, «le calcul des taux de participation [incluait] toutes les circonscriptions électorales, même celles où il y [avait] eu élection par acclamation, a-t-on précisé hier soir au bureau du Directeur général des élections. Cela a pour effet de diminuer de façon considérable les taux de participation».
Tout au long de la journée, les chiffres ont démontré le désintérêt marqué des électeurs pour cette course au pouvoir qu'ils n'avaient pas souhaitée. Déjà, en fin d'avant-midi, les chiffres dévoilés par le Directeur général des élections (DGE) du Québec indiquaient une participation plus faible qu'au scrutin du 26 mars 2007. Ainsi, à 11h30, 5,82 % des 5 730 468 électeurs inscrits avaient exercé leur droit de vote. Par comparaison, en 2007, 9,26 % des personnes inscrites avaient déjà voté à pareille heure. Un écart qui s'est creusé au fil de la journée.
Cette tendance à la baisse n'est d'ailleurs pas nouvelle. Le nombre d'électeurs qui ont déposé leur bulletin de vote dans l'urne n'a pas cessé de diminuer depuis quelques années. Après avoir atteint 81,58 % en 1994, les taux de participation aux élections générales ont été de 78,32 % en 1998, de 70,42 % en 2003 — le deuxième plus bas taux depuis 1927 — et de 71,23 % en 2007.
En fait, seul le vote par anticipation a connu une hausse cette année. Durant les journées fixées pour le vote par anticipation la semaine dernière, 674 569 personnes ont voté, soit 11,78 % du nombre total d'électeurs inscrits sur les listes électorales. En mars 2007, 573 647 électeurs avaient voté par anticipation, soit 10,23 %.
Selon la porte-parole du Directeur général des élections, Cynthia Gagnon, la chute du mercure qui a frappé le Québec hier pourrait avoir joué un rôle. Il faut dire que, même si le thermomètre affichait des températures variant de -16 à -24 degrés Celsius dans plusieurs villes du Québec, les températures ressenties, elles, se situaient plutôt autour des -30 degrés Celsius. «C'est difficile d'isoler un facteur, mais on ne sait jamais», a affirmé Mme Gagnon.
Irrégularités
Par ailleurs, certains électeurs ont été refoulés lorsqu'ils se sont présentés à leur bureau de vote, n'étant pas inscrits sur la liste électorale. Or il fallait être inscrit avant le jour du scrutin pour pouvoir exercer son droit de vote. Aux élections fédérales, on peut effectuer cette formalité sur place. En se présentant, l'électeur devait ensuite établir son identité après avoir décliné ses nom et adresse au scrutateur. Pour ce faire, il pouvait présenter l'un ou l'autre des documents suivants: sa carte d'assurance maladie, son permis de conduire, son passeport canadien, son certificat de statut d'Indien ou sa carte d'identité des Forces canadiennes. Le Devoir a toutefois constaté que des scrutateurs demandaient aussi aux électeurs de présenter une preuve écrite de leur adresse, dans un bureau de vote situé dans la circonscription de Hochelaga-Maisonneuve. Mme Gagnon a simplement indiqué qu'ils avaient peut-être mal compris les procédures, tout en soulignant qu'il s'agissait d'un cas isolé.
Le directeur adjoint de campagne du Parti québécois de Sherbrooke, Yves Beauvais, a par ailleurs condamné les «malversations libérales» qui auraient permis à des électeurs de voter à domicile sans respecter les conditions prévues à la Loi électorale. Le service juridique national du Parti québécois a porté officiellement plainte contre le Parti libéral auprès du Directeur général des élections. Commentant ces allégations, le DGE, Marcel Blanchet, a admis qu'il pouvait y avoir eu «quelques cas d'abus», mais il ne croit pas qu'il faille mettre en cause cette façon de faire pour autant.
Enfin, à Montréal, quelques pannes d'électricité ont forcé la fermeture de certains bureaux pendant une partie de la journée dans Saint-Henri-Sainte-Anne. Ces bureaux sont donc demeurés ouverts jusqu'à 21h pour compenser le temps perdu.
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