jeudi 9 février 2012 Dernière mise à jour 11h23
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Rien de convaincant

Michel David   9 décembre 2008  Québec
De quoi pouvait bien parler Jean Charest, dimanche, quand il disait que le 8 décembre était «tellement important pour nous et pour notre avenir»?

Si le chef libéral parlait de son propre avenir, sa déclaration pouvait avoir un sens. Même si sa victoire n'a rien de convaincant, sa mince majorité lui permet d'envisager la suite de sa carrière politique avec optimisme. Si les circonstances continuent de lui être favorables, ses chances de devenir un jour premier ministre du Canada demeurent excellentes.

En revanche, si son «nous» désignait la collectivité québécoise, il est très difficile de voir un quelconque tournant dans les résultats d'hier, qui semblent plutôt traduire une incertitude sur la voie à emprunter. Si la campagne avait duré une semaine de plus ou si la participation avait été plus forte, M. Charest n'aurait sans doute eu droit qu'à un nouveau gouvernement minoritaire.

Ses projets de réingénierie — conjugués, il est vrai, avec de grossières erreurs de jugement — avaient presque été fatals à M. Charest au printemps 2007. Au cours de la dernière année, il a semblé comprendre que la population demeurait attachée au modèle québécois, mais celle-ci n'est pas manifestement pas convaincue que lui-même le soit.

Le peuple ne se trompe jamais, paraît-il. Encore faut-il qu'il se prononce. La seule chose qui a été historique hier est la faiblesse dramatique du taux de participation. Le premier ministre a le devoir de préserver la santé de la démocratie québécoise. En déclenchant des élections dont personne ne voulait, M. Charest a parié sur la lassitude. Certes, il a gagné, mais a-t-il vraiment rendu service au Québec?

***

Il est vrai que la sous-performance de Mario Dumont et de l'ensemble de la députation adéquiste élue au cours des 18 derniers mois avait de quoi décourager n'importe qui de voter pour l'ADQ, mais on peut penser que les électeurs ont également rejeté le projet de société qu'elle proposait.

L'ADQ a réussi à conserver de peine et de misère quelques circonscriptions dans les vieilles terres créditistes, comme Lotbinière et Chutes-de-la-Chaudière, mais c'est l'effondrement en Mauricie et dans le Centre-du-Québec, sans parler du «450», où elle n'existe pour ainsi dire plus.

Dans la région de Québec, les victoires d'Éric Caire (La Peltrie) ou de l'ancien journaliste de TQS Gérard Deltell (Chauveau), de même que celle de François Bonnardel dans Shefford sont dues à leur popularité personnelle. Le leader parlementaire de l'ADQ, Sébastien Proulx (Trois-Rivières), aurait mérité un meilleur sort, mais le ressac de la vague adéquiste a été aussi brutal que son déferlement de 2007, qui avait amené à l'Assemblée nationale des gens qui n'y avaient pas leur place.

Pour M. Dumont, la chute est brutale. Il y a un an et demi, il pouvait raisonnablement espérer devenir le prochain premier ministre. Avec une représentation réduite à une poignée de députés, personne n'aurait dû être surpris hier soir en l'entendant annoncer qu'il quittait la direction de son parti. Il est difficile d'imaginer que ce dernier puisse lui survivre. Les survivants risquent plutôt de rejoindre l'un ou l'autre des «vieux partis».

Durant la campagne, il avait confié que son éventuel départ mettrait un terme définitif à sa carrière politique. Quand il avait claqué la porte du PLQ en 1992, il avait déclaré qu'il demeurait un libéral dans l'âme, mais on voit mal comment il pourrait retourner au bercail. À ceux qui voyaient en lui le futur lieutenant de Stephen Harper, il a toujours dit qu'à l'instar de Robert Bourassa, il n'était pas désireux d'oeuvrer au niveau fédéral.

***

Malgré la perte symbolique de Mercier, Pauline Marois a tout lieu d'être satisfaite. Les résultats sont même inespérés. Il est très rare que le PQ fasse mentir les sondages, mais avec une cinquantaine de circonscriptions et 35 % des voix exprimées, elle a fait mieux que Bernard Landry en 2003. Hier soir, elle avait l'air d'une gagnante. Même si rien ne peut être tenu pour acquis au PQ, cela devrait mettre son leadership à l'abri de toute contestation.

Avec une équipe nettement renforcée, elle aura tout le loisir de préparer les prochaines élections et, une fois l'ambiguïté autonomiste dissipée, de reconstituer la coalition souverainiste. Nul ne peut prévoir ce qui arrivera dans quatre ans, mais elle peut maintenant envisager très sérieusement la possibilité de devenir la première femme à diriger le Québec.

L'avalanche de bonnes nouvelles a permis de dédramatiser la perte de la circonscription mythique de Mercier aux mains de Québec solidaire (QS). Dans l'entourage de Mme Marois, on avait prévu cette défaite. La gauche caviar du Plateau cherche simplement à se donner bonne conscience, disait-on avec une pointe d'amertume certaine.

Il n'en demeure pas moins que l'élection d'Amir Khadir donnera une voix beaucoup plus forte à QS. Le nouveau député trouvera maintenant tous les micros qu'il souhaite. On peut se demander combien de temps durera la direction bicéphale.

De son côté, le PQ doit-il se repositionner à gauche, au risque d'abandonner le centre aux libéraux, ou poursuivre dans la voie de la «modernisation» de la social-démocratie et laisser plus d'espace à Québec solidaire? Malgré son succès dans Mercier, QS n'a tout de même recueilli que 4 % des voix dans l'ensemble du Québec, alors que les adéquistes se retrouvent aujourd'hui orphelins.

***

mdavid@ledevoir.com
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Mathieu Lachaîne
    Inscrit
    mardi 9 décembre 2008 01h33
    Le vote OBLIGATOIRE pour contrer le faible taux de participation?
    Avec un taux de participation à 56%, j'en entends plusieurs scander: "rendons le vote obligatoire!" parce que ce taux est... plus que "frileux" (par -20 degrés), avouons-le.

    Je ne suis pas d'accords; ...c'est la méthode répressive simpliste de la droite conservatrice. Et ça cache les vrais problèmes. Il faut plutôt identifier les problèmes, identifer des solutions possibles, en choisir et les mettre en oeuvre. Celles-ci tourneront probablement autour de 3 thèmes: prévention, formation et incitation.

    Les problèmes ? Entre autres:
    1) élections inutiles
    2) aucun projet de société proposé par les partis
    3) plus de sondages que d'idées
    4) faible représentativité des élus
    5) pouvoir insuffisant des élus VS l'appareil d'état
    6) etc!

    Solutions à étudier:
    Prévention
    1) recherche et publication des différents types de gouvernements,
    régimes démocratiques et mode de scrutin dans le monde
    2) études universitaires/professionnelles sur leur applicabilité au Québec
    3) consultations publiques
    4) décision par consensus national et implantation

    Formation
    1) Promotion du nouveau régime/nouveau mode de scrutin
    2) Promotion de comment participer à la vie démocratique/travail des
    élus/comment les rejoindre

    Incitation
    1) Crédit d'impôt remboursable...
    2) Pouvoir ou accès à des services particuliers

    Commençons par cela, et si effectivement le taux de participation ne lève pas, ce sera parce que nous serions une société tellement axée sur l'individualisme qu'elle est sans aucun projets ni buts collectifs. À ce moment-là, je crois qu'on aurait des constats à se faire et des valeurs à changer profondément, qui seraient bien plus importants que de rendre le vote obligatoire.

  • Pierre Allard
    Inscrit
    mardi 9 décembre 2008 01h40
    Enfin, la gauche !
    L'élection de Amir Khadir est la seule bonne nouvelle de cette soirée. Enfin il y aura une voix pour articuler correctement à l'Assemblé des proposition alternatives à celles des partis traditionnels

    Pierre JC Allard


    http://nouvellesociete.wordpress.com

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mardi 9 décembre 2008 02h09
    Le temps du réveil politique au Québec et c'est urgent!
    Avec un taux de participation de 57%, le parti des abstentionnistes a remporté l'élection avec 43% de suffrages contre presque 42% pour le P.L.Q. Charest a eu ce qu'il voulait par un mélange de cynisme et d'opportunisme en pariant sur une élection qui fracasserait un record d'abstention.

    Le PQ lui tout comme les autres partis réduits dans leur légitimité par l'abstention n'a n'en pas moins mieux fait que prévu. En terme de suffrages obtenus de la part de ceux qui se sont déplacés pour aller voter, le PQ a atteint la barre des 35% faisant élire entre 49 et 51 députés tout dépendant du traditionnel recomptage judiciaire et de son caractère aléatoire. Ceci dit, le PQ ne peut confondre une victoire morale avec un faux triomphe.

    Le PQ devra se repositionner sur la souveraineté soit par un processus à la pièce passant par des référendums sectoriels sur différent domaines à repatrier d'Ottawa soit par un référendum sur la souveraineté où soit par le retour à l'élection référendaire. Ce dernier scénario plausible qui ne pourrait se passer de l'obtention du 50 plus 1 exige une réforme du système électoral recommandant l'adoption de la proportionnelle mixte. C'est par une dynamique progressiste d'unité dans le sens large entre deux ou trois partis qui peut amener à un déblocage sur la souveraineté. Une alliance entre le PQ, Q.S et l'ADQ (qui ne disparaîtra pas nécessairement) pourrait porter cette dynamique contre le PLQ à la fois anti national et allergique à la gauche.

    Bref, le PQ doit éviter de s'écraser sur un petit 2% de suffrages supplémentaires acquis par rapport au PQ de Landry.
    La question souverainiste est là pour rester si même dans le frigo pour l'instant tout comme la vigilance du PQ et de ses 50 députés face à la langue française ne doit souffrir d'aucun laxisme dans les questions harcelantes qui devront être posées au parlement contre la culture du secret linguistique du PLQ.

    Relativement, il y a cette consolation d'un PQ qui n'est pas réduit à une opposition de 40 députés contre 80 députés libéraux. Mais voilà ces 50 ou 51 députés devront servir.

    Quant à l'ADQ, son avenir repose sur cette idée d'un parti fédéraliste francophone et non biculturel comme le PLQ qui tente la troisième voie du fédéralisme renouvelé. Le PLQ lui n'a plus rien de nationaliste et c'est son problème principal, nous le voyons ce soir encore. Pourquoi le PLQ a gagné? Parce que presque un tiers des francophones parmi les électeurs votants l'ont appuyé, le bloc des forteresses libérales majoritairement anglophone a fait la différence pour procurer la petite victoire de Charest pourvue tout de même d'une majorité pour tous les baillons possibles.

    Q.S de son côté devra négocier avec le PQ soit pour un partage au tiers des comtés qui lui seraient réservés pour le prochain scrutin où soit qu'autrement un processus de fusion s'élabore entre les deux partis après négociation contractuelle d'éléments de programmes. C'est que la division politique ne peut durer, elle ne réussit qu'à faire gagner par défaut le parti le plus uni. Chrétien gagne trois élections en profitant de la division de la droite canadienne, Charest lui en gagne plutôt trois par défaut en profitant à la fois de la division du vote francophone et différemment de la division de la gauche.

    Faut que ça cesse!!

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 9 décembre 2008 04h17
    Est-ce vrai que le peuple ne se trompe jamais?
    Heureusement que notre chroniqueur a ajouté les mots, parait-il, car son affirmation contiendrait de graves menaces pour nos droits fondamentaux.

    Nos droits fondamentaux, qui touchent à l'égalité, au respect et à la non-discrimination, sont inscrits dans des chartes qui leur donnent une valeur transcendante.
    C'est à dire qu'ils ne peuvent pas être modifiés par une simple loi. D'ailleurs les tribunaux peuvent exiger qu'une loi soit modifiée si elle n'est pas totalement respectueuse des droits inscrits dans les chartes.

    Donc une majorité de députés et à plus forte raison une majorité de citoyens ne peut pas ne pas respecter les droits inscrits dans les chartes. Il s'en suit qu'il ne faut pas soumettre à un vote des citoyens des questions qui sont déjà du domaine des droits fondamentaux, car dans un tel cas, le vote populaire ne pourraît pas avoir raison. Ainsi, si malheureusement, on soumettait au vote populaire une question qui entrainerait de la discrimination contre un groupe de citoyens dont les droits sont inscrits dans les chartes, le vote n'aurait aucune valeur pratique ou juridique.

    On ne peut donc pas soutenir que le peuple ne se trompe jamais.

  • Gaëtan Pelletier
    Inscrit
    mardi 9 décembre 2008 08h15
    La tactique de l'illusionniste
    M. Charest a utilisé une vieille tactique de ces magiciens qui consiste à détourner le regard des spectateurs.
    La «crise financière», cet enjeu (sic)de la campagne a fait disparaître à nos yeux les véritables enjeux de la société québécoise. Santé! Éducation, et bien d'autres. Nous avons été bernés...
    «Le magicien s'est entraîné pour créer les illusions qui leurrent nos sens : il fait apparaître et disparaître diverses choses, il défie la gravité, transforme la matière, lit dans les pensées, voit dans l'avenir. Avec ses astuces et son habileté, son adresse et son boniment, une mise en scène théâtrale, un éclairage subtil ou un fond musical, le magicien crée un contexte grâce auquel son trucage - au demeurant parfois fort simple - devient stupéfiant au point de créer l'illusion qu'un mystère vient de se produire sous nos yeux.» (Wikipedia).
    On n'a donc rien réglé au Québec.
    Ah! J'oubliais... La peur. Au fédéral comme au provincial, on la cultive.Et la terre est bonne...
    Gaëtan Pelletier

  • Paul Verreault
    Inscrit
    mardi 9 décembre 2008 08h16
    Inutiles élections
    Capitaine Canada, Chef du Non, sera reconnu dans l'histoire moderne, pour avoir rendu les Québécois tellement cyniques face à la politique, qu'il a fait baissé le vote à environ 55%. Si la politique était une matière majeure à l'école, le 60% ne serait pas atteint, donc échec Jean Charest. (Et inscris-toi à Ottawa, ta seule véritable Capitale Nationale).

  • Vincent Collard
    Abonné
    mardi 9 décembre 2008 08h20
    La gauche caviar, vraiment ?
    Je ne sais pas d'où vient cette croyance des péquistes à l'effet que QS devrait sa victoire historique dans Mercier à la «gauche caviar du Plateau». Je connais personnellement de très nombreux militants de ce parti, et aucun d'entre eux ne gagne plus de 20 000 $ par an. Plusieurs vivent même de l'aide sociale. Cette victoire est celle du «petit monde», n'en déplaise à ceux qui l'ont dans la gorge ce matin.

  • François Champoux
    Inscrit
    mardi 9 décembre 2008 08h44
    Note de passage: 60%
    Avec un taux de participation de la population québécoise en bas de 60 %, le résultat d'une élection (de toute élection) ne devrait pas être considéré légitime. La démocratie souffre de plus en plus de cette caractéristique de "légitimité" de ses résultats, et, curieusement, peu de gens se lèvent vraiment contre cette situation qui présente déjà des signes désastreux pour les sociétés dites démocratiques. Quand un gouvernement aura-t-il finalement la conscience démocratique de corriger cette faille majeure à notre droit politique?

  • Marc Gendron
    Abonné
    mardi 9 décembre 2008 09h06
    Charest le caméléon
    Jean Charest premier ministre du Canada?

    Si M. Charest n'a pris que 12 mois pour se transformer en "défenseur des intérêts du Québec" pour rester premier ministre du Québec, il peut tout aussi facilement se métamorphoser en "preacher" de la droite tous azimuts pour devenir premier ministre du Canada. Une quinzaine d'années après le référendum de 1995, quelle belle occasion de remettre ça!

    Il ne manquera pas sa chance de réaliser son rêve. Il ne sait faire que ça de la politique. Comme Jean Chrétien qui en avait lui-même oublié complètement qu'il est avocat...

  • Roger Kemp
    Inscrit
    mardi 9 décembre 2008 09h25
    Que disaient les sondages?
    Quand on scrute les derniers sondages, la maison CROP devrait revoir son modèle de redistribution des indécis. Ce qui est déplorable, c'est qu'il y aura toujours un bon nombre d'électeurs qui se laisseront tenter par lesdits sondages et c'est malheureux. Ni Léger Marketing, ni CROP n'ont réussi à donner une prévision qui se tienne, probablement que les échantillonnages sont mal choisis. Seul la maison Angus Reid a réussi sa prévision avec exactitude. Il est à remarquer qu'elle ne tenait pas compte des indécis mais donnait sa prévision qu'avec les intentions bien campés. Qu'aurait été le résulta si plutôt que de voir le Parti Québécois à 29% dans les intentions de vote on aurait vu 36%? Il est clair selon moi que le résultat aurait été tout autre. Comme vous le dite dans votre article monsieur David, une semaine de plus et on aurait eu droit à un autre portrait politique. Laissons monsieur Charest gérer la crise éconimique, il aura 4 ans pour nous prouver sa logique d'un gouvernement fort et créateur d'emplois.

  • Alex Gautier
    Inscrit
    mardi 9 décembre 2008 09h50
    légitimité de l'élection
    Si je ne m'abuse, en Suède, il faut un taux minimum de participation pour que l'élection soit valide. Si ce taux n'est pas atteint, on recommence.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 9 décembre 2008 10h17
    La souveraineté sera au rendez-vous
    La vraie autonomie c'est la souveraineté. Monsieur Dumont va y venir un jour.

    Qu'on soit de droite, de centre ou de gauche, tout nationaliste québécois est bienvenu dans la famille souverainiste.

    Quand les francophones se tiendront ensemble au lieu de se diviser, ce qui arrivera un jour, la souveraineté sera au rendez-vous. Il ne faut pas lâcher, au contraire.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 9 décembre 2008 10h25
    @ M. Vincent Collard
    Vous avez raison, M. Khadir n'a pas été seulement élu par la gauche caviar mais pas la gauche fèves au lard aussi.

  • Annie Cloutier
    Abonné
    mardi 9 décembre 2008 10h33
    Gauche caviar?
    Monsieur David et messieurs dames du PQ,
    pourquoi ce mépris à peine voilé pour ceux qui hier ont cru à une option solide, chiffrée et socialement juste? Que ceux qui votent pour Québec Solidaire soient nantis ou pauvres ne change rien à l'espoir et à l'engagement que représente leur vote. Le parti fourmille d'ailleurs de personnes de tous horizons, étudiants, travailleurs atypiques, intellectuels, artistes et, oui, bourgeois. Pourquoi les convictions de ces derniers devraient-elles être méprisées? Quand on est favorisée, est-on condamnée à voter pour toujours plus d'écart entre les riches et les pauvres, sous peine d'être taxée d'hypocrisie? Vaut-il mieux être riche et se ficher de justice sociale?
    J'ai voté pour Québec Solidaire à mon bureau de vote de Sillery parce que je veux partager ma chance et mon bien-être avec le plus de monde possible ET parce que j'ai pris le temps de m'informer du meilleur programme politique.
    PAS par culpabilité. PAS par insouciance "caviar".
    Annie Cloutier
    Sillery

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mardi 9 décembre 2008 10h43
    Ma rencontre avec M Khadir un allié de Charest.
    Je l'ai croise au Marche Jean Talon et lui ais dis que Quebec Solidaire est surtout solidaire de Charest. Il m a dis que le PQ et le PLQ c'était du pareil au même. Je lui est dit qu'il s'agissait d'une erreur d'appréciation grave qui ressemble a une fraude intellectuelle: le Charest squatte notre État avec sa clique d'affairiste, ce qui est tragique, alors que le PQ a des stratégie d''État plus structurante. Je lui ais dit que dans la vrais vie le QS était un allie objectif de cette clique de libéraux. Voyant que je parlais assez fort pour attirer l'attention il a levé le camp.

    Autre commentaire que j'ai fais sur QS:

    http://www.vigile.net/YVON-DANSLECHAMPS-et-avec-lu

  • real@realo.ca
    Abonné
    mardi 9 décembre 2008 12h36
    La gauche youppi!
    Je suis très heureux de l'élection de monsieur Kadir
    j'ai milité pour l'UFP et QS
    j'étais sur le bs, je mangeais des pâtes.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 9 décembre 2008 13h10
    @M Pomerleau quel orgueil...
    C'est gamin ce que vous nous racontez. Il faudra donc nous expliquer ce qui fait la différence entre le Parti Libéral et Québec Solidaire. Vous allez à contre-courant puisqu'un consensus général disait que la politique du PQ était la même que celle du PLQ. C'était facile à voir pourtant. Il suffit d'avoir une petite éducation politique pour lire non les différences mais les points communs nombreux et là, vous chargez avec mauvaise foi Québec solidaire. Il est impossible en toute intelligence de dire que ce que vous dites. Aussi, considérer que le PQ québécois est un parti qui « (...) a des stratégie d''État plus structurante », (je ne corrige pas vos fautes, il y en a trop) me laisse pantois car c'est un parti qui ne veut plus d'État alors qu'il saurait le faire d'après vous (et qu'il n'a pas fait alors qu'il fut au pouvoir un de ces anciens jours, il y a longtemps). En anglais, on dit « Non-sens », n'est-ce pas ? Plus d'État puisque ce ne fut pas sa stratégie actuelle car la Souveraineté est mise aux calanques grecques. Vous êtes aveuglé par vos erreurs d'appréciations et celles du PQ. Dans la vraie vie, Québec Solidaire ne peut être « un allié objectif de cette clique de libéraux ». C'est le PQ avec sa volonté à ne pas se battre pour une Nation qui aide Charest non Québec Solidaire. Il est reconnu en ethnopsychiatrie, puisque nous sommes une ethnie blanche (celle des « Nous ») pure laine ou pur sang c'est selon, que celui qui dit ce que vous écrivez : « Voyant que je parlais assez fort pour attirer l'attention il a levé le camp. », cela est facilement compréhensible au vu de vos propos car il vous a donc fallu hausser la voix parce que vos arguments ne portant pas pour un cents, vous avez voulu attirer la population puisque vous aviez peur. C'est ce qu'on conseille aux jeunes filles ennuyées de crier plus fort pour se faire entendre et donc d'être protégées. Il serait étonnant connaissant M Khadir qui est loin d'être un poltron puisque son intelligence est à cent lieux de correspondre à ce que vous nous racontez que vos propos soient vrais. On lui fera suivre votre commentaire. La « ...fraude intellectuelle » c'est vous. N'avez pas lu M Charbonneau, notre journaliste-commentateur adoré, qui dit que grâce à M Khadir, enfin on va avoir de l'intelligence pour une fois à Québec.

  • Robert Dufresne
    Abonné
    mardi 9 décembre 2008 13h15
    Les bons et les méchants
    Le titre de ce message résume bien la vision qui veux que Québec solidaire soit un "allié" du parti Libéral. Le portrait politique du Québec doit-il se contenter de deux partis, les bons et les méchants (l'appréciation de chacun est, vous le comprendrez, variable selon les convictions de chacun) et que les tiers partis n'auraient pour rôle que d'être à la solde d'un parti pour affaiblir l'autre ? C'est une vision simpliste, très simpliste.

    Le PQ n'est pas un parti de gauche, à la limite centre avec une légère tendance à gauche. Québec solidaire a le mérite d'insufler un vent de gauche qui, je le souhaite, ramènera le parti Québécois vers les objectifs qu'il avait à sa fondation en propageant à l'assemblée générale un discours qui y avait été oculté depuis longtemps.

    Nous avons enduré un parti et un chef de droite pendant 14 ans. Est-ce qu'un vrai parti de gauche ne pourrait pas être le bienvenue, ne serais-ce que pour respecter l'inexorable balancier de l'histoire ?

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 9 décembre 2008 15h33
    Pourquoi M Pomerleau déraisonne.
    http://www.rue89.com/rue-des-erables/2008/12/09/le

    Lire l'article et reste à savoir si le journlaiste s'est trompé du tout au tout. Ce serait vraiment étonnant puisqu'il ne dit pas de bêtise. mois en tout cas que ce qu'en dit M Pomerleau. Québec Solidaire est de gauche bien de gauche. C'est un nouveau schéma mais rien à voir avec le PLQ. Erreur de jugement qui prouve son manque de connaissance et d'expérience politiques. Ça porte préjudice pour faire un pays.

  • Andrée Proulx
    Abonné
    mardi 9 décembre 2008 16h38
    Amir Khadir, une victoire «symbolique» ?
    Amir Khadir élu, c'est un gain pour le débat démocratique. Félicitations aux électeur de ma circonscription qui ont su reconnaître la qualité de cet homme et la pertinence du programme de Québec solidaire. Un véritable parti de gauche pourra enfin, comme l'affirme Yves Boisvert, élargir le spectre idéologique de l'assemblée nationale. «Voici maintenant un représentant d'un parti fermement ancré à gauche et sept représentants de l'ADQ, clairement à droite, autour d'un noyau de députés des deux principaux partis assez interchangeables au plan idéologique en santé, en éducation, en économie, le PQ et le PLQ n'étant vraiment séparés au bout du compte que par la question constitutionnelle et les lois linguistiques.» Une analyse sensée et surprenante d'un chroniqueur de Cyberpresse qui ont tous revisé leur perception de la scène politique québécoise ce matin. Plus de sondages à commenter; que la réalité.

    Sans oublier qu'un petit noyau de candidats de QS ont fait un assez bon score dans leur circonscription : Bill Clennett qui obtient 9,17% dans Hull, Serge Roy 9,24 dans Taschereau, Ruba Ghazal 13,45% dans Laurier-Dorion, François Saillant 9% dans Rosemont contre Louise Beaudoin, May Chiu 12,61% dans Outremont, Serge Mongeau près de 13% dans Hochelaga-Maisonneuve, Manon Massé près de 16% dans St-Marie-St-Jacques.

    La défaite crève-coeur de Françoise David ne l'a pas empêchée de récolter près de 33% des voix. À la prochaine Françoise ! Félicitations pour votre belle campagne. Après avoir inspiré et fondé ce parti de gauche qui manquait au Québec, votre plus grand mérite est sans doute celui d'avoir résisté aux railleries mesquines de ceux qui croient que le bien commun appartient à l'entreprise privée.


    Jean Charest a remporté l'élection mais n'a pas obtenu la majorité qu'il espérait. Il devra composer avec une opposition qui souhaite collabarer mais qui, selon Pauline Marois, ne se laissera pas bâilloner. Terminé la prétention de gouverner sans l'opposition. Avec juste une paire de mains sur le volant pour mieux conduire les Québécois dans les pattes de la haute finance. Ça promet !

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 9 décembre 2008 17h39
    Monsieur Pomerleau a raison
    C'est un peu court, en effet de dire que PQ-PLQ même combat et ce n'est pas pour élever monsieur Khadir non plus.

    Trop facile de ceux qui ne font que brailler dans les blogues, de traiter ainsi d'imbéciles tous ceux qui ont voté pour le PQ et le PLQ. Pauvres crétins, n'est-ce pas monsieur Brun ? À jeun, vous êtes parfois intéressant.

    L'appui à QS se balade entre 2 et 4 %. Ils représentent qui au juste ?

    Si je comprend bien ceux qui vous ridiculisent monsieur Pomerleau, cela représenterait un taux suffisant pour instaurer une géniocratie d'où serait absente toute entreprise privée.

    Nous verrons bien combien «Saint Amir» est pur. Il me semble que ce couple Khadir-David ne compte pas parmi les nécessiteux. Ils ont tout à fait le droit d'avoir le cul sur la commode.

    ....

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mercredi 10 décembre 2008 08h26
    @M Gagnon.
    Quel vocabulaire politique et analytique vous possédez vous aussi. Il est remarquable que vous ne sachiez pas en utiliser d'autres, de mots, très significatif...Io est tout à fait comique de vous voir aussi effarouché qu'une pucelle avec votre "ridiculisent" en considérant que M Pomerleau était ridiculisé pour ces non-analyses pertinentes. ce qui serait à souligner, c'est que vos n'aimez pas les "progressistes" comme certains commentateurs et par extension le Parti Québec solidaire.
    n cadeau pour votre vocabulaire à propos du mot progressiste:
    "Le progressisme est la volonté d'instaurer un progrès social, des réformes, par opposition au conservatisme.

    Une pensée est qualifiée de progressiste, par exemple, lorsqu'elle conçoit le présent comme un progrès par rapport à une époque passée jugée plus primaire, plus difficile, ou encore plus ignorante." Là vous avez du mal. Il faut rigoler avant que le ciel ne vous tombe sur la tête disaient nos ancêtres les gaulois (hélas, on n'apprend pas que nous avons des ancêtres gaulois comme les cousins français mais de pures races, bien entendu. Ce n'est pas pour les nord-africains comme Saint-Augustin.

  • Polo Martin
    Inscrit
    vendredi 12 décembre 2008 08h45
    Notre démocratie est officiellement en récession
    Sujet : Résultats nets : Notre démocratie est malade

    Il n'y a pas de quoi se réjouir.

    J'écoutais Madame Marois se féliciter d'avoir monté la plus forte opposition depuis la révolution tranquille.

    Et ensuite notre Premier Ministre, Monsieur Charest, qui se dit satisfait des résultats obtenus.

    Vous me direz qu'ils étaient conséquents avec les objectifs qu'ils s'étaient fixés. Et qu'ils avaient, chacuns, leurs raisons d'être fiers.

    Et bien, moi pas. Car Il n'y a vraiment pas de quoi se réjouir.

    Notre démocratie est malade. Moins de 54% des citoyens ont voté. Une des plus basse participation de l'histoire. Depuis 1927, plus exactement.

    La vitalité d'une société démocratique n'est possible que par l'engagement et la participation de l'ensemble des citoyens qui la composent.

    Or savez-vous pourquoi le taux de participation ne cesse de baisser?

    L'inspiration. Ou plutôt le manque d'inspiration.

    Nos vedettes actuelles de la scène politique ne sont pas inspirantes. Parce qu'ils sont eux-mêmes mal inspirés.

    Nos hommes (et femmes) politiques se battent entre eux pour la conquête d'un appareil gouvernemental en voie de disparition.

    Nos têtes d'affiche veulent le pouvoir. Le pouvoir sur nous, et sur la gestion du portefeuille public. Ils sont prêts à beaucoup pour obtenir ce pouvoir.C'est ce qu'on appelle « faire de la politique »

    Or le vrai pouvoir s'obtient lorsque vous mobilisez les esprits et suscitez l'engagement social du plus grand nombre de gens. C'est le seul moyen de faire vraiment progresser une société.

    Sans inspiration, une société s'éteint par indifférence.

    Si vous ne comprenez pas encore ce qu'est l'inspiration, revoyez le parcours politique et la campagne du nouveau président-élu Monsieur Barack Obama. C'est un homme Inspiré et, par conséquent, inspirant. M. Obama n'a pas conquis la Maison-Blanche. Il a été porté par la base et défait la volonté des appareils politiques en place. Mr. Obama a obtenu beaucoup plus que le pouvoir de gouverner. Il a l'engagement de son peuple pour faire progresser la société.

    Les Êtres vraiment inspirés sont rares. On pourrait compter les Élus qui nous ont inspirés sur les doigts d'une seule main.

    Pareil aux USA. Aucun Président n'a vraiment inspiré son peuple depuis John F., et ce jusqu'à maintenant avec M. Obama.

    Et pourtant l'inspiration se cultive et se travaille comme certaines autres qualités.

    Les gens engagés en politique devraient y songer. Sérieusement.

    Qui sera le prochain politicien inspiré et inspirant? Cela devient urgent, car bientôt personne n'ira voter.

    Polo Martin
    Inspiration Officer
    Orange Marketing Inc.
    polomartin@mac.com

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
23 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012