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Les Québécois aux urnes - Charest veut aussi le vote souverainiste

Robert Dutrisac , Antoine Robitaille   8 décembre 2008  Québec
Jean Charest s’adressait à 1500 militants au Centre de foires de Québec, hier, dernière journée de la campagne électorale. Les chefs du PQ et de l’ADQ étaient dans leur blitz de fin de campagne: Pauline Marois à Terrebonne et Mario Dumont dans
Photo : Agence Reuters
Jean Charest s’adressait à 1500 militants au Centre de foires de Québec, hier, dernière journée de la campagne électorale. Les chefs du PQ et de l’ADQ étaient dans leur blitz de fin de campagne: Pauline Marois à Terrebonne et Mario Dumont dans
Lors de sa dernière journée de campagne, Jean Charest a multiplié de surprenants appels aux souverainistes afin qu'ils votent pour le PLQ. Face à la «tempête économique» qui se profile à l'horizon, les Québécois de «toutes les allégeances politiques» doivent s'unir autour d'un gouvernement libéral stable, a-t-il répété dans toutes ses assemblées. Un appel que les chefs des partis d'opposition, Pauline Marois et Mario Dumont, ont interprété comme un signe de «découragement».

Mais aux yeux du chef libéral, les difficultés économiques feront bientôt s'évaporer toute partisanerie: «Le lendemain du 8 décembre, il n'y en a plus de couleurs politiques», a-t-il clamé hier après-midi à Shawinigan en expliquant que la «tempête économique qui est devant nous aura un impact sur la vie de tout le monde sans distinction politique». Selon lui, la crise «ne fera pas une différence entre les souverainistes et les fédéralistes, ou tous les autres Québécois, elle va frapper tout le monde de la même façon».

Devant un auditoire de Saint-Maurice où certains libéraux paraissaient surpris, il a même lancé: «Il faut pas se gêner pour dire aux souverainistes: on veut travailler avec tout le monde.» Le chef libéral a alors donné un nouveau sens à un élément de son slogan «l'économie d'abord, oui»: «Le oui que nous voulons, c'est un oui qui est capable d'inclure tout le monde, c'est un oui qui est inclusif, c'est un oui affirmatif — évidemment — et un oui d'inclusion. C'est le oui qui nous permet d'être unis les uns aux autres pour faire face à la tempête.»

L'appel lancé par Jean Charest aux souverainistes est «absolument incompréhensible», aux yeux de Pauline Marois.

«J'ai un peu de difficulté à imaginer que les souverainistes vont voter pour Capitaine Canada», a affirmé la chef du Parti québécois dans un point de presse en fin de journée à La Malbaie.

Appel à l'unité

Plus tôt en matinée, au Centre de foire de Québec, devant quelque 1500 militants en liesse, il avait entonné pour une première fois le refrain de l'unité. Ayant fait le plein de ses votes, a-t-on interprété dans les rangs libéraux, M. Charest veut y ajouter des voix des souverainistes et des nationalistes mous. «J'invite tous les Québécois à se rallier à nous, à se joindre au Parti libéral du Québec, peu importent leurs allégeances politiques.» (On se souviendra qu'après s'être proclamé «aussi nationaliste que Gilles Duceppe», le chef du Parti libéral fédéral, Stéphane Dion, avait tenté un appel aux souverainistes lors de la campagne électorale, plus tôt cet automne.)

Pourquoi Jean Charest a-t-il fait cet appel hier? À ses yeux, c'est là l'aboutissement de sa campagne, un appel à l'«unité» qui constitue «une grande synthèse» de ce qu'il a voulu dire depuis 33 jours. Il semblait ainsi revenir au thème de sa campagne de 2007 (pendant laquelle le slogan était «Unis pour réussir»).

Pourquoi les souverainistes accepteraient-ils de répondre à cet appel? «Il y a des fois dans la vie où il y a des enjeux qui transcendent les autres, et l'enjeu économique est tellement important à court terme [qu'il] transcende les autres», a répondu le chef libéral. Il n'a même pas demandé aux souverainistes de renier leurs convictions: «Je ne demande pas aux gens de mettre de côté un rêve. Moi, je leur demande de travailler avec nous pour faire face à un enjeu économique qui aura un impact important sur la vie des Québécois.»

Se dresser devant le gouvernement fédéral

M. Charest a insisté à plusieurs reprises sur l'importance pour le Québec de se donner un rapport de force devant le gouvernement fédéral, actuellement en position de faiblesse en raison de la crise politique. Il a dit vouloir donner aux Québécois «un gouvernement qui, face au [...] fédéral, face à cette tempête économique, pourra se dresser et défendre nos intérêts».

Des membres de l'équipe libérale ont semblé tétanisés par les propos de leur chef. Lorsque on l'a questionné sur le sens à donner à cet appel au vote souverainiste, peu après la fin du discours, Sam Hamad (Louis-Hébert) a répondu: «On va attendre le chef. Ce n'est pas moi qui fais [la] conférence de presse aujourd'hui. Regardez, je ne suis pas souverainiste...» Son voisin de comté, Yves Bolduc (Jean-Talon), s'est senti obligé de préciser que les candidats libéraux avaient «une grande liberté d'expression», mais a refusé de répondre aux questions :«On a va attendre M. Charest, c'est la seule chose qu'on doit faire.»

Tournant nationaliste

Le tournant nationaliste du PLQ et de son chef se constatait dans le pavoisement. Deux immenses drapeaux du Québec jouxtaient des écrans géants où ont été projetées en direct les images de M. Charest et de son épouse, Michèle Dionne, arrivant en autobus au Centre de foire. Dans la foule de militants, les petits drapeaux du Québec, distribués par l'organisation libérale, étaient légion.

«Ce drapeau, ils nous appartient [à] tous. C'est Duplessis qui l'a donné à la province. Il n'appartient pas à un seul parti», a opiné Jean Trudelle, militant libéral de Montmorency qui portait le fleurdelisé à la boutonnière. M. Trudelle se disait fier que M. Charest ait souligné l'entente de main-d'oeuvre entre le Québec et la France. «Le PQ se vantait tout le temps d'être proche de la France. On est capables nous aussi et en plus, on a du concret», a dit M. Trudelle. Dans son discours, Jean Charest a soutenu qu'en cette année du 400e anniversaire de Québec, il avait «reconstruit les ponts» avec la France, notre «allié historique» qui a fondé le Québec. Fleurdelisé en main, un ancien péquiste de la circonscription de Jean-Lesage, André Paquette, a soutenu que la souveraineté «avait été un beau projet de jeunesse». «Mais maintenant, je n'y crois plus», a-t-il dit, soutenant que le PLQ était le parti de l'heure.

Au reste, depuis que Nicolas Sarkozy, en France, et Barack Obama, aux États-Unis, ont recruté certains des membres éminents de leurs camps adverses, le principe de mettre des adversaires dans le coup est plus attrayant que jamais, a-t-on expliqué. L'entourage du chef libéral a insisté sur le fait que l'«inclusion» des membres de familles politiques différentes du PLQ a été un principe fréquemment appliqué depuis 2007. L'ancien ministre péquiste Michel Létourneau (et ancien député d'Ungava) a été mandaté par le gouvernement libéral pour faire des consultations dans le Nord. On a aussi signalé que l'ancien ministre péquiste Pierre Marc Johnson a été envoyé en Chine pour représenter le premier ministre Jean Charest. Est-ce que ce principe d'inclusion conduirait ce dernier à nommer des péquistes éminents? «On va commencer à se faire élire», nous a-t-on répondu.

L'effet contraire

Selon Mme Marois, le chef libéral doit sentir le tapis lui glisser sous les pieds. «J'ai le sentiment qu'il est craintif pour demain [aujourd'hui]», a ajouté la chef péquiste qui a vanté «l'adhésion» manifestée sur le terrain à l'endroit de sa formation politique. Elle croit que cet appel aux souverainistes aura un effet contraire à celui recherché par M. Charest. «Ça va les [les souverainistes] stimuler à venir voter pour leur parti», a prédit la chef péquiste.

Quand on lui a rappelé que le chef du PQ l'époque, Bernard Landry, avait lancé un appel aux fédéralistes à quelques jours du vote en 2003, Pauline Marois a éludé la question. Elle a elle-même invité les électeurs de toute allégeance à voter pour le PQ. «À tous les citoyens du Québec, qu'ils soient fédéralistes, qu'ils soient du Parti vert, qu'ils soient de Québec solidaire, j'ai à offrir une expérience solide, un plan d'action concret et le fait que le Québec va se tenir debout vis-à-vis Ottawa», a-t-elle fait valoir. «Tous les fédéralistes québécois souhaitent que leur premier ministre se tienne debout. Or ça n'a pas été le cas avec M. Charest.»

Pauline Marois s'est dite «totalement estomaquée de voir M. Charest changer d'idée d'une heure à l'autre.» Elle a relevé l'affirmation de M. Charest comme quoi il n'aurait pas de plan d'urgence à proposer, ou peut-être que si finalement. «Il est un peu mêlé; il dit une chose et son contraire», croit-elle.

Pour sa part, la chef péquiste estime qu'il y a «un très grand risque de tempête économique» et que cette crise est d'ailleurs déjà commencée dans le secteur manufacturier et dans l'industrie forestière. «Un chef d'État devrait avoir un plan d'urgence», a soutenu Pauline Marois.

À Montmagny, Mario Dumont a laissé entendre que cette nouvelle sortie de M. Charest pourrait servir son parti. «Après quelques jours les pieds sur le pouf, j'ai l'impression qu'il a eu un soudain réveil et qu'il s'est mis à faire des appels», a indiqué le chef de l'ADQ au cours d'un bref point de presse.

«Mais les gens qui ont vu dans les derniers jours Stéphane Dion dans la même chambre à coucher que le Bloc et que Pauline Marois, et qui maintenant entendent M. Charest qui fait ce genre d'appel-là, je pense que demain ils seront plusieurs à avoir un appétit pour un parti comme l'ADQ, qui a des convictions, qui marche droit, qui est autonomiste, qui s'assume et qui sait il où il s'en va. Plus il y a d'appels à gauche et à droite qui ont l'air mêlés, plus la ligne droite de l'ADQ prend de la valeur pour demain.»

Un appel préparé

L'appel de Jean Charest au ralliement des souverainistes s'est fait au terme d'une semaine où il s'est porté à la défense des bloquistes soumis aux attaques des troupes conservatrices à Ottawa. Plus tôt dans la campagne, à la question «est-ce que le mouvement souverainiste attache le Québec, menotte le Québec?», le chef libéral avait répondu «c'est un choix qui est légitime» et avait dit respecter «ceux qui défendent la souveraineté». Lorsqu'on lui a demandé si, comme «fédéraliste», il s'inquiétait pour l'unité du Canada, il a répondu qu'il n'était pas fédéraliste d'abord, mais «Québécois» d'abord.

***

Avec la collaboration de Guillaume Bourgault-Côté






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Vos réactions

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  • Michel Laporte
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 00h37
    Quelle économie d'abord?
    « DU CHAREST HARPERISÉ ? Sans plan de sauvetage qui créerait du DÉSÉQUILIBRE STRUCTUREL PERMANENT (SELON SON ÉVALUATION DE SAMEDI)!ÉCARTER TOUT PLAN D'URGENCE? Des gestes ponctuels? Au motif d'avoir commencé avant les autres quand il s'agit d'ACCÉLÉRER,au sens de Jarislowsky? A ne pas se prononcer entre la coalition et le gouvernement minoritaire canadien,tout en affirmant ce qui vient d'être dit? Quel nationaliste mou ou souverainiste va croire que c'est raffermir le rapport de force du Québec? En tempête-dite zéphir!Sur fond de Sarkozy satisfait de ne pas avoir remplacé un fonctionnaire sur deux!La croissance est-elle à 3 % ou à presque zéro,bis? Pour quel taux de chômage "naturel et normal"?Des affaires "pas mesurables à l'avance"? »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 04h39
    Responsabiliser l'Opposition
    « L'Opposition sait fort bien que sans son appui, de nombreux projets de développement économique seront retardés ou même abandonnées, et ce, à l'encontre des intérêts du Québec.Nous verrons, dans les mois à venir, si les Partis d'opposition feront passer leurs intérêts avant ceux du Québec. Il en va de même pour les groupes de pression, les Verts, Écologistes, Environnmentalistes, éteignoirs, etc, dont les manifestations exagérées par les média propagent des faussetés et des peurs non justifiées. J'espère que les media feront preuve de responsabilité et ne monteront pas en épingle les petits groupes de contestataires professionnels.J'espère aussi que le PLQ saura passer au travers les embûches qui seront mises sur son chemin. En tous cas,l'Opposition ne pourra pas dire "nous ne l'avons pas élu pour ça" »

  • Richard Lachance
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 07h03
    Sacré Pauline!
    « Elle a passée les 33 derniers jours à critiquer Jean Charest comme une enfant de 2e année. Remarqur que Jean Charest a fait exactement la même chose, de façon pire même en ne prenant aucune responsabilité pour les 6 dernières années.

    - C'est pas moi c'est elle.
    - Menteur, il ne dit pas la vérité, Madame!

    Mais lorsqu'on parle de respecter les électeurs, alors là bravo!

    Jean Charest vient d'inviter les souverainistes à voter pour lui. Ça n'arrivera pas c'est certain. Mais de l'avis de Pauline, se ranger du coté de Capitaine Canada c'est tout aussi ridicule? Et bien ma chère ($) Pauline, bien des électeurs se soir se rangeront du coté du Capitaine. Merci de les respecter, il ont déjà choisis un pays et, ne vous en déplaise ce n'est pas vous qui le dirigerez.

    Richard Lachance
    Quinte West, Ontario »

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 07h11
    Faudra faire le procès du PQ
    « C'est pas le procès de Pauline qu'il faudra faire, c'est le procès du PQ. Pauline est une brave matante, au talent limité, au charisme inexistant, qui a donné son 110%. Ce n'est pas sa défaite, c'est la défaite d'un parti qui s'est fait harakiri. Le PQ doit être refait au complet.

    Partis avec le tiers-monde dans les années 60, on se retrouve tout nus 40 ans plus tard. L'Algérie libre oui. Le Bengladesh libre oui. L'Érythrée libre oui. Mais pas les Tremblay d'Amérique.

    Le communisme s'est effondré et les peuples de l'Est ont retrouvé leur liberté. L'Estonie libre lui, la Slovaquie libre lui. Même le Kosovo libre. Mais pas le Québec.
    Nous, on est condamné à vie au Canada, accroché aux Rocheuses et aux Chutes du Niagara.

    On fond dans le Canada à moins de 22%, on fond dans le Québec à moins de 80%, on fond sur la grande Ile à moins de 50%, mais l'indépendance nationale c'est pas pour nous. Les baleines, oui. Les ours polaires, oui. Nous, non.

    La cause végète à 30 quelques pourcents dans les sondages. Duceppe n'a pas prononcé le mot souveraineté une seule fois dans les débats télévisés. Pauline a caché la souveraineté pour nous parler garderies et médecine familiale. La p'tite vie de la vie provinciale. Le PQ, c'est 40 ans d'échec.

    Qu'est-ce qui n'a pas marché?

    D'abord le projet d'association scandinave du Père fondateur, une patente à gosses reprise par Bouchard en 1995. Une béquille que la cause traine depuis 40 ans. On se sépare, mais on se sépare pas. Pire, on se remarie avec le Canada!! Est-ce que l'Algérie s'est réassociée à la France? Est-ce que les pays baltes se sont réassociés à la Russie? Plus fou que ça tu meurs. Des années et des années à s'astiner sur le trait-d'union. Des décennies à taponer sur les référendums et LA question à poser. Une incroyable masturbation intellectuelle.

    Mais surtout, la pire erreur de toutes: on a refusé de parler de la cause. On en a parlé à deux reprises en 40 ans! 6 mois en 79-80 et neuf mois en 95. Le reste du temps, on a parlé politique provinciale! 40 années de niaisage. Le PQ aura été LA grande déception de la politique au Québec. Un flop monumental, une catastrophe pour notre peuple qui aura été trahi par le véhicule qui devait enfin le libérer. C'est le procès de ce parti qu'il faut faire. Pas celui de la pauvre Pauline. »

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 07h16
    Qui est Jean Charest?
    « Je l'ai dit dès le début de la campagne, Jean Charest est préfabriqué, il est la création de Monsieur Parisella. Ce qui l'intéresse LE POUVOIR point à la ligne. Le citoyen ne l'intéresse pas. C'est un homme qui n'a pas l'essence du leader, Québec perdra ses prochaines années avec un adolescent frustré. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 07h17
    Il faut aller voter
    « Il faut aller voter.

    Si l'on veut que les choses changent, il faut aller voter.
    Et ne me dites pas qu'il n'y a aucune option qui peut faire changer les choses.
    Il y a des options qui n'ont jamais été essayées.
    Il est temps de leur donner une chance, ça ne peut pas être pire, alors cessez d'avoir peur et de vous lamenter, sortez voter pour que ça change.

    Aujourd'hui, ce n'est plus le temps de critiquer, de chialer et de gueuler, c'est le temps d'agir, c'est le temps de lever son cul et d'avoir un peu de courage pour faire avancer la société.

    Aujourd'hui c'est le temps de se grouiller le cul.

    Le seul jour où nous avons réellement le pouvoir.

    Agissons!


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 07h26
    P'tit baveux!
    « C'est comme cela qu'on appellait ces petits arrogants lorsqu'on étudiait à l'école secondaire. Charest, installé devant de grands drapeaux du Québec avec un "OUI" qui avait toujours appartenu aux souverainistes, symbolisant deux référendums tristement perdus pour tout ceux qui s'y sont donnés corps et âme, demandant aux souverainistes de se rallier à lui! Quelle arrogance! J'avais toujours vu ce bonhomme comme un premier ministre minable, mais là, vraiment, je n'avais pas remarqué que c'était aussi un p'tit baveux! »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 07h34
    Charest va vendre Hydro-Québec pour renflouer la Caisse de dépôt et de placement
    « "Face à la «tempête économique» qui se profile à l'horizon, les Québécois de «toutes les allégeances politiques» doivent s'unir autour d'un gouvernement libéral stable" (et moi j'ajoute) afin que, sans égards aux plus jeunes, mais en considérant strictement les vieux babyboomers, moi, Jean Charest, je puisse vendre Hydro-Québec pour renflouer la Caisse de dépôt et de de placement, et je vais aussi pouvoir enfin augmenter les frais de scolarité. Bien sûr, je vais donner l'aval pour la construction du pont de la 25 et je vais faire pleins de cadeaux aux amis du Parti libéral, lesquels me supporteront lorsque je voudrai devenir PM du Canada. Après tout, le Québec, I could not care less. Ce que je veux, c'est d'être premier ministre du Canada. Lorsque vous n'aurez plus Hydro-Québec, que la Caisse de dépôts et de placements sera presque vide, qui voudra se séparer du Canada?"

    Et quel jeune au Québec qui a appris l'anglais voudra demeurer au Québec aujourd'hui, même s'il est souverainiste, avec un Québec qui peut se targuer malheureusement d'avoir le plus grand problème démographique du monde et que tout est en train de s'écrouler. Quelqu'un qui a trente ans aujourd'hui serait bien fou de rester au Québec alors qu'il va passer sa vie à payer des impôts pour faire vivre les babyboomers, les mêmes qui n'auront pas fait du Québec un pays, les mêmes qui s'apprêtent à élire les libéraux pour un troisième mandat. Et gageons que les souverainistes mous vont entendre l'appel de Charest. Qui veut aller faire de la politique aujourd'hui? Moi? Oh que non. Pas avec trois partis souverainistes. Partiriez-vous en voyage avec un taco qui a trois pneus crevés?

    Que l'avenir est sombre au Québec. Non mais, quelle merdier on laisse à ma génération. Depuis 2003, en 5 ans, rien ne s'est fait au Québec. RIEN KALICE! Tout ce qui a été fait, c'est une crisse de commission sur les accommodements raisonnables causés par la PEUR, par la fermeture sur soi, ce qui a permis aux fédéralistes de dire "regardez comme ils sont retardés les Québecois, comme ils sont racistes".

    En avril 2003, au moment d'élire Charest, les vieux avaient peur pour le système de santé et les autres votaient pour la première Star académination.

    S'il y en a qui on peur d'être cru, et bien moi non. Ça va vraiment mal. On a eu deux manifestes, des Lucides et des Solidaires, mais qu'est-ce qu'on en a fait de ces manifestes? Rien cibole! »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 07h54
    Ils commencent à...
    « ...nous fatiguer ces trois là. Heureusement c'est terminé aujourd'hui. On va pouvoir passer aux choses essentielles enfin. De toutes façons il fait moins 20 alors aller dehors sauf pour la job, ça suffira. Demain, ils recommenceront "démocratiquement" à nous rouler dans la farine. Nous on aura voter pour qu'ils le fassent. On parie? »

  • Marc-André Dupont
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 08h20
    Non! M. Charest
    « Je suis souverainiste et je ne voterai pas pour votre parti. Il faudrait avoir la memoire courte pour oublier ce que vous avez tente de nous faire avaler pendant ces cinq annees que vous avez ete au pouvoir ( Suroit, mont Orford, subventions aux ecoles juives, hausse des tarifs de toute sorte ) et ce vous auriez du faire et n'avez pas fait ( la liste serait trop longue ). Non! M. Charest mon vote n'est pas a vendre. »

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 08h29
    Oui les québecois doivent se solidariser dans le prochain gouvernement...
    « Malheureusement, le parti libéral du Québec a démontré plus d'une fois cette dernière année qu'il n'avait pas les intérêts du Québec à coeur, et ce malgré ses relations avec de puissants millionnaires. Charest ne pourra payer aux québecois la liberté qui leur serait si nécessaire. Le pourcentage de vote qu'obtient année après année Jean Charest, principalement dû aux immigrants et wasp de westmount, n'est pas représentatif de la population québecoise. Il est temps que les autres partis s'en rendent compte! Souvenez-vous qu'une journaliste nous a cachée des études sur le déclin du français à Montréal! Jean Charest et son équipe sont les bourreaux qui n'attendent que le signal donné pour actionner la guillotine. »

  • Nicole Vandal
    Inscrite
    lundi 8 décembre 2008 08h36
    Le look Obama
    « Les stratèges à travers le monde on analysé la campagne du grand gagnant des présidentielles américaines.
    Nos stratèges québécois et canadiens n'y ont pas échappé et tentent d'appliquer maladroitement ce modèle: Unité des partis pour faire face à la crise. Mais il faut se souvenir que M.Harper aussi a fait appel aux souverainistes avant son élection. Contrairement a Obama, M. Harper après sa victoire minoritaire a mis le feu au pays en traitant de 'séparatiste' les membres du partie qu'il courtisait avant l'élection. Il est même allé jusqu'a se maintenir temporairement et artificiellement au pouvoir avec la complicité de la gouverneur Générale. A sa sortie de Rideau Hall il en ajoutait en sous entendant que les députés du Bloc n'avaient pas droit au chapitre.
    Comme M. Harper , M Charest tente de courtiser l'électorat souverainiste afin de se procurer une majorité. Que se passera t il après?
    J'ai peine a croire les propos de M.Charest qui se dit 'Québécois d'abord' .Pourquoi alors ne bat se battre pour les droits du Québec? Pourquoi être à genoux devant Ottawa?

    M.Dumont de son coté applique a fond la stratégie du changement qui a tellement profitée à Obama. Malheureusement il ne suffit pas de lancer des idées, il faut être équipé pour les réaliser. Le bilan de M.Dumont a l'opposition nous laisse croire qu'il ne peut être à la hauteur de la crise que nous vivons.
    Pour le partie solidaire c'est un triste constat. Ils ne font qu'enlever des votes au PQ au profit des liberaux!
    Mme Marois est peut être la seule qui ne soit pas tomber dans la potion Obama. Elle a plutôt demandé à M.Charest son plan financier face à la crise (qui n'est jamais sortie). Elle a demandé le bilan des promesses et des réalisations du PLQ et comme il fallait s'y attendre les réponses de M.Charest de sont pas venues.

    Ce que les stratèges québécois ont omis de prendre en considération c'est que les Américains, contrairement à nous Québécois, ont une fierté Nationale, ils savent qu'ils ont un pays. Lorsqu'ils ont réalisés que leur image à travers le monde était ternie il se sont relevés. Et lors de la dernière élection ils ont fait appel à la fibre patriotique des Américains.
    Nous de notre coté, petits québécois, on se laisse insulter par le Premier Ministre du Canada, bafouer par la Gouverneur Générale. Oui, on entend les propos de mépris de certains Canadiens de l'ouest mais...
    On ne se souvient jamais quand arrive les élections:
    - Que M. Trudeau nous a traité de mangeur de hot dog !
    - Que le restant du Canada se fout complètement de notre langue , de notre culture et
    qu'en plus le fédéral ne nous retourne pas complètement les milliards de nos impôts.
    - Que les Canadiens du reste du pays viennent faire un love in au Québec seulement lorsqu'ils croient que nous allons les quitter. Et qu'en dehors de cette période amoureuse les ondes de radio de l'ouest sont remplies de propos haineux envers le Québec.
    - Que M.Harper a bien établi l'existence d'une nation québécoise mais sans rien y attacher;
    - Que M.Charest était au coeur de la bataille du Suroît;
    - Que M. Charest n'a pas voulu se prononcer lorsque M.Harper enlevait le droit de grève aux fonctionnaires et le droit de recours en matière d'équité salariale pour les femmes;
    - Que M.Charest n'a pas réglé le problème du système de santé tel que promis

    Aujourd'hui les autochtones ont plus de droits que nous québécois. Pourquoi ? Parce qu'il ont, eux, la fierté d'un Peuple, de leurs origines et de leur culture et qu'ils l'on fait savoir au reste du Canada.
    Mais, selon les sondages, nous élirons sûrement le PLQ même s il gouverne sous le bâillon et qu'il est 'gêné' de réclamer à Ottawa les pouvoirs légitimes du Québec.
    En tant de crise ne serions nous pas mieux d'être 'Maître chez nous'?
    Mais en 'bon québécois', nous continuerons a douter de la faisabilité de notre propre pays , le Québec .
    Mais au fait...le méritons nous ce pays ? »

  • Claude Smith
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 08h50
    Ah! Ah! Ah!
    « Il aurait fallu ajouter un autre mois à la présente campagne électorale, et M. Charest serait devenu non seulement « Québécois » d'abord, mais souverainiste du moins jusqu'apès les élections.

    Claude Smith
    Claude-francoise@videotron.ca »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 08h55
    L'arrogance de Charest est incommensurable
    « Quel culot il a cet homme. Non mais pour qui il se prend ce
    Charest. Voilà qu'hier il dépassait toute les bornes en
    demandant aux souverainistes de voter liberal.
    LA RÉPONSE EST: NON!
    C'est un pays qu'il nous faut, pas un gouvernement dirigé
    par un menteur et un bluffeur de la pire espèce.
    Réjean Grenier. »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 09h02
    Charest québécois d'abord ??!!??
    « John Charest a accepté d'être premier ministre du Québec pour faire du Québec une province comme les autres, et une province bilingue. Comme tout le monde le sait, une province bilingue n'est rien d'autre qu'un Montréal anglophone.

    Le sentiment nationaliste québécois de John Charest me fait penser à Stéphane Dion un y a à peine quelques semaines quand il s'est déclaré aussi nationaliste que Duceppe!!

    Tout ça me fait penser à Trudeau avant référendum de 1980 qui disait qu'un vote pour le non est un vote pour un fédéralisme renouvelé !! On a vue ce que cela a donné ...

    4 ans de Charest majoritaire à Québec va être une dégradation de la langue française à Montréal à un point, peut-être, de non retour ...

    Il y a des limites à rire du monde. »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 09h02
    Enflé
    « Décidement, cet individu a un appétit insatiable. Nous prend-t-il pour des imbéciles ? Plus il se montre gourmand, plus nous devons nous méfier. L'économie lui sert de leurre. L'économie de ses amis s'entend, comme disait Dumont samedi. Il doit avoir beaucoup de dettes à rembourser à ses bailleurs de fonds. Désolé monsieur Charest, je ne serai pas votre cochon de payeur pour vos saccages et inconsciences des réalités québécoises.

    Jean-Marie Francoeur »

  • Alain Frigon
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 09h32
    Un rassembleur avec un plan...mais il est où le plan ?
    « Je suis abasourdi. Une chance que le ridicule ne tue pas, car M. Charest serait mort et enterré depuis longtemps.
    Notre nouveau Jean Charest, formule améliorée (maintenant avec du nationaliste dedans), se fait le champion de l'économie, mais je n'ai pas vu depuis 33 jours l'ombre du bout du nez d'un plan libéral ambitieux pour faire face aux remous économiques qui vont nous agiter au cours des prochains mois. Suffit-il d'être libéral et de dire ``j'ai un plan``, pour convaincre les électeurs qu'on est compétent en matière économique. C'est vrai que sur le plan médiatique, les libéraux ont été plus habiles à occuper le champ économique. Ils ont été habiles à faire rimer libéral et économie. Mais l'action, elle, où est-elle ? Le plan, le fameux plan, où est-il ?
    Au cours des 30 dernières années, c'est surtout le Parti Québécois qui a du faire face aux périodes de turbulences économiques. Et il l'a fait avec des plans innovateurs qui nous ont sorti de crise plus rapidement que les autres provinces du Canada. On fait erreur quand on dit que le Parti libéral est le parti de l'économie et que le Parti Québécois n'est que le parti du social et de la défense de l'identité. Le Parti Québécois a fait la preuve a maintes reprises qu'il savait gérer l'économie. Et je suis convaincu qu'il le ferait avec beaucoup plus d'ingéniosité que les libéraux au cours des années qui viennent.
    Capitaine Canada, vous êtes québécois d'abord, parce que c'est payant dans l'opinion publique. Désolé, mais je ne suis pas dupe. »

  • marthe pouliot -duval
    Inscrite
    lundi 8 décembre 2008 09h40
    Aveuglant d'hypocrisie et d'opportunisme!!!!!!!!!!!!!!
    « Je ne peux croire que les québécois continuent de se laisser berner par cette langue de bois ...pour ne pas dire langue de vipère opportuniste qu'est le chef libéral.
    Espérons que les électeurs auront «les yeux vis-à- vis des trous» et sauront faire le seul choix qui s'impose:une première au Québec, une femme, première ministre...une femme intelligente,d'expérience qui a fait ses preuves, qui a attendu son tour, puisqu'il fallait que ces messieurs passent avant...
    Une femme entourée d'une équipe tout aussi valable que celle de «nos amis d'en face»... et avec en plus un projet unique à long terme pour le Québec.
    Relisez les éditoriaux de la fin de semaine...où l'on ensence Mme Marois. Trop peu trop tard???????????
    Marthe Pouliot
    marmiduve@yahoo.ca »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 09h50
    Pour en finir avec la confusion !
    « La confusion est grande ces jours-ci...

    En pleine crise financière, nos deux boîtes à décisions ont été fermées pour aller se faire voir dans les pays.

    Gagner à tout prix serait la devise de ce JC, qui nous prêche son amour pour le QUÉBEC. Les libéraux nous aiment maintenant...nous, les séparatistes !

    De nouvelles thérapies nous sont ptoposées par le MD du Québec. Les prescriptions sont lancées dans l'air, dans les aires, et chez les hères.

    Me voici, la PM , qu'elle nous dit !

    Pauline Première vous mènera dans la direction que nous souhatons tous aller.

    Elle nous rappelle que la séparation du Québec a une raison occulte. Pas celle de la division de deux peuples.

    Celle de notre souveraineté intérieure qui rétablt le contact
    CONSCIENT avec la source universelle de la CRÉATION.

    Ce n'est pas l'äme du peuple qui désire se séparer.

    C'est l'Esprit du QUÉBEC qui veut se manifester dans toute sa puissance, SANS RETENUE DANS LE MONDE .

    C'est pour cette raison que le projet souverainiste était devenu si confus et si difficile à défendre du point de vue rationnel de la politique.

    Valdor Lagacé »

  • L. thériault
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 09h55
    Merci aux blokes du ROC !
    « Merci aux blokes du ROC ! Grâce à leurs réactions des derniers jours, ça me confirme que le peuple Québécois doit voter Parti Québécois, that's it, that's all. Mille mercis, vraiment !! »

  • claire dufour
    Abonnée
    lundi 8 décembre 2008 09h57
    C'est terminé!!!
    « Heureusement, c'est terminé car je ne pouvais plus regarder patapouf, barbie Michou et cocu content Bolduc sur les photos. J'en développais de l'urticaire et avec le système de santé que l'on a, il est mieux de ne pas être malade... »

  • Benoit Moreau
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 10h57
    La sagesse est requise
    « Sans aucune partisannerie, il faut reconnaître l'habileté de Jean Charest qui a su mystifier ses adversaires. Peu importe le résultat de ce soir, les partis d'opposition se doivent de bien analyser les intentions des Québécois pour reprendre du galon à la prochaine élection.

    Il est trop facile de blamer les autres. À mon avis, il faut agir avec humilité et essayer de comprendre ce qui n'a pas fonctionné et ainsi ajuster le message. En ce sens, il faut faire confiance aux Québécois.

    Soyons clairs: le prochain gouvernement aura fort à faire avec de multiples défis à relever puisque peu de choses ont été réglées ces dernières années. Les problèmes de santé continueront de hanter le prochain gouvernement et la création de la richesse pour la financer sera difficilement au rendez-vous.

    Les revenus du gouvernement seront très affectés par la crise avec même des montants de péréquation stagnants ou à la baisse. La seule porte de sortie est d'accélérer et d'engager d'importantes dépenses d'infrastructures, mais celles-ci ont leurs limites. La croissance de cette dette dépasse maintenant l'augmentation du PIB et le Québec fera face, tôt ou tard, à l'éclatement de sa propre bulle. C'est à ce moment que la notion abstraite de la dette pour les électeurs se révelera au grand jour.

    Ceci est sans compter que les baisses d'impôts récemment octroyées seront progressivement grugées et absorbées par l'augmentation généralisée des tarifs et des cotisations qui sont à prévoir pour compenser la baisse des revenus de l'État.

    Je souhaite bonne chance au prochain gouvernement.

    Benoit Moreau »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 11h09
    Le réveil
    « Le parti de Jean Charest avait 5 millions $ (d'où viennent-ils ?) en banque pour déclencher les élections et placarder tous les poteaux.

    Le Parti Libéral du Québec a toujours été le parti des Anglais, anglophones de longue date et nouveaux arrivants ayant choisi de s'intégrer aux anglophones. Le Parti Libéral du Québec tire la moitié de ses votes de ce groupe qui l'appuie à 99 %. C'est démocratique, mais c'est inquiétant. C'est cet appui quasi unanime qui lui permet trop souvent de prendre le pouvoir.

    Dans ces conditions, il est suicidaire pour les francophones et pour les souverainistes de diviser leurs votes.

    La présence de plusieurs groupements indépendantistes, souverainistes, et autonomistes exprimant plusieurs tendances est une très bonne chose pour le brassage d'idées et l'affirmation des aspirations du Québec. Cependant, quand il s'agit d'élections, il est essentiel que toutes ces tendances agissent dans le même sens dans un seul parti.

    Sinon la division des francophones mènera inéluctablement à leur minorisation, comme on l'a vu aux dernières élections générales, où même Jean Charest aurait été défait dans son comté n'eussent été les votes que Québec solidaire a détournés du Parti québécois.

    (Aux élections du 26 mars 2007, Jean Charest a obtenu 13 136 votes, soit seulement 1 332 de plus que le candidat du Parti québécois qui en a obtenu 11 804. Le candidat de Québec solidaire a obtenu 2 263 votes.)

    L'angélisme du parti Québec Solidaire et des Verts nous a valu un gouvernement de droite avec les libéraux aux commandes. Québec solidaire et le Parti Vert sont animés de bonnes intentions largement partagées dans le public, mais il sont devenu les alliés objectifs de ce gouvernement de droite. C'est triste et navrant. Il y a sûrement un groupe puissant qui a intérêt à alimenter cette division du vote des francophones.

    M. Charest est fort de l'appui quasi unanime des anglophones et des allophones anglicisés, mais il profite surtout de la division des francophones pour se glisser au pouvoir. Il gagne pour ainsi dire par défaut. Il ne représente pas la majorité des Québécois.

    À l'élection d'aujourd'hui, il suffira d'un peu de cohésion chez les francophones pour envoyer M. Charest aux oubliettes.

    M. John Charest et votre OUI trompeur: NON, Monsieur Charest.

    Ce n'est pas oui, Monsieur Charest, c'est NON! »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 11h36
    Après mon porte feullle voilà mon âme...NON mais!
    « Heureusement que les fédéraux ont créés cette crisette à Ottawa pour vous sauvez des méchands francophones. La peur et la naiveté fonctionne toujours avec la complicité des couvertures médiatiques en votre faveur si non vous auriez mordus la poussière Monsieur Charest. »

  • Johanne Bédard
    Inscrite
    lundi 8 décembre 2008 11h37
    On aura tout vu cette semaine!
    « Et là notre Charest provincial qui suggère aux nationalistes de voter pour lui... Ben oui toi.

    Lui qui s'était fait élire en promettant de remettre notre système de santé sur les rails, de racourcir les listes d'attente, que chaque Québécois(e) aurait un médecin de famille, etc. Il était prêt, nous clamait-il!

    N'empêche que l'urgence de Ste-Justine déborde, des enfants malades attendent jusqu'à 20 heures. J'ai personnellement expérimenté de me cogner le nez sur la porte d'une clinique sans rendez-vous à 8 h 10 AM alors que c'était déjà complet pour la journée. Je me demande si pour voir un médecin au Québec, il faudra bientôt faire comme pour l'achat de billets pour un concert rock et planter sa tente la veille devant la billetterie/clinique médicale.

    Et là il faudrait le croire pour l'économie... Va-t-il nous promettre l'indépendance du Québec aussi tant qu'à promettre n'importe quoi?

    Ceci dit, je vais de ce pas redire à monsieur Charest après lui avoir déjà dit, il y a à peine dix-huit mois, que je ne crois pas à ses balivernes. »

  • Yvon Roy
    Abonnée
    lundi 8 décembre 2008 12h43
    vote
    « Oh! La La La...Tout seul pour voter ce midi
    dans un gros bureau de scrutin du Plateau.
    Il y aura des surprises ce soir.... »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 12h57
    PLQ, le parti des purs et durs
    « Pendant que le PQ se débarassait de son dernier nationaliste québécois pur et dur, le PLQ tonifiait ses purs et durs fédéralistes, ses purs et durs nationalistes Anglais, ses purs et durs nationalistes immigrants et tous les autres purs et durs multiculturalistes canadians. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 13h25
    Malbrough s'en va-t-en guerre.
    « MIRONTON, MIRONTON, MIRONTAINE, LE KARAOKE DU DISC JOCKEY DIT LE «FAKE AND FONEY DIDJAY» JOHN CHAREST, TOURNE À PLEIN RÉGIME. C'EST JOUR DE GRAND SWING, CE MARDI 8 DÉCEMBRE DE L'ANNÉE DES GRANDS LEGS 2008. Si on se fit aux prédictions des médias et aux prédilections des libéraux, le Québec connaîtra un LONG CARÊME d'une durée possible de 5 ans et qui prendra effet au terme de l'AVENT 2008... On ne parlera plus des pauvres enfants de Duplessis, mais plutôt des enfants pauvres de Charest.

    EN PRINCIPE, pour Charest, le fait d'aller jusqu'au point de demander l'appui du vote souverainiste, c'est le comble d'une baveuse insolence qu'ont alimentée les médias sondeurs, frondeurs, facétieux, malicieusement tripoteurs et complaisamment escroqueurs. Il ne faut surtout pas que Pauline Marois le prenne personnel ou que Mario Dumont en soit terrassé. Pauline Marois devra même envisager la possibilité que Landry, ses accros impurs et toxicos durs, aient négocié leur trahison du PQ ainsi que leurs fatuités opportunistes avec les libéraux de John Parisella, en échanges de «gros plats» de ces rougeâtres lentilles qui les feront péter de pouvoirs pluriels dont seuls les floués auront à gérer les odeurs du nauséabondisme politicrate. De toute façon, il fallait s'y attendre. C'est de notoriété que dans toutes les Cours des Petits Rois Usurpateurs, les bouffons viennent au premier rang, puisqu'il faut RIRE SANS CESSE ... ... ... DU BON PEUPLE À GENOUX, cette version rouge du «Minuit Chrétien» des Québécois, en 2008!

    EN PRATIQUE, par contre, ce que Charest QUÉMANDE, c'est LE RECONNAISSANT APPUI DES BLOQUISTES SÉPARATISTES DE DUCEPPE ET AL dont la campagne fédérale anti-Harper de septembre dernier a reçu l'appui du PLQ, cette tanière des affamés libéraux qui salivent au regard des gigots du pouvoir majoritaire.

    Par ailleurs, je serais le moins surpris du monde d'apprendre, un jour, que Charest, en plus, ait supporté, encouragé et même commandité ladite «coalition» des emmerdes fédéralistes dont le putschiste Duceppe se fait l'empressé corroyeur. Le transfuge Charest, le vire capot qui a co-présidé et commandité la campagne du NON aux SÉPARATISTES, qui a appuyé et commandité la campagne du NON aux Conservateurs de Harper et du OUI aux sécessionnistes de Duceppe demande maintenant aux souverainistes et victimes de son NON de 1995, de dire OUI à sa gibelotte libérale 2008, simple fricassée de mensonges et de capiteux secrets, de tricheries et de cachotteries et de tromperies, de tripotages, de grenouillages et de promesses dont aucune ne sera tenue, en raison de la conjoncture économique qu'ont pris en otage les mondialisateurs capitalistes auxquels LE TRANSFUGE s'identifie et qu'il souhaite personnellement rejoindre, au Temple Solaire des Obsédés.

    Si, en dépit du réalisme de la situation québécoise, le surréalisme et l'imaginaire l'emportent et si l'électorat, obnubilé par les jongleries, les trucages et les traquenards des médias et des truffés commanditaires de JOHN CHAREST, fait AUDIT TRANSFUGE, à la MARIONNETTE DES CAPITAUX DU PRIVÉ, à l' ÉPOUVANTAIL/GIROUETTE DES LABOS DE JOHN PARISELLA, l'ultime cadeau d'une majorité, le QUÉBEC doit malheureusement et désespérément LACHER PRISE, sombrer dans la DÉPRESSION SOCIÉTALE, descendre dans la cale de la galère du FOUETTARD et accepter de ramer la «province tiers-monde» jusqu'aux berges douanières du Canadétat des USA, ce Canada tel que dessiné sur la carte du guerroyeur Duceppe qui ne carbure qu'au rouge suprême.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Michel Simard
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 14h15
    Responsabiliser le gouvernement
    « Quand le gouvernement Charest entend-t-il prendre ses responsabilités pour assurer l'avenir du français comme seule langue officielle du Québec ? Quand Jean Charest va-t-il prendre des actions fermes pour faire accroître de manière significative l'usage du français comme langue normalement parlée en public sur l'île de Montréal ?

    Quels sont les engagements fermes de Jean Charest pour relancer l'économie du Québec, à part donner des cadeaux aux petits amis ?

    Quand le gouvernement Charest va-t-il agir pour accroître les moyens de développement de la seule collectivité francophone d'Amérique du Nord, c'est-à-dire relancer les discussions constitutionnelles pour accroître les pouvoirs du Québec ?

    Quand le gouvernement libéral-conservateur de Jean Charest sera-t-il responsable ?

    Élire un gouvernement Charest à nouveau, c'est suicidaire pour le Québec. »

  • michel rheault
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 14h36
    Le "gros matou" est sorti du sac.
    « Jean Charest n'a pas pu attendre le résultat d'un "vote gagné à l'avance", pour dire au Québec qu'il en a marre de se promener et d'arranguer, à la Hitler, les québéquois qui n'en peuvent plus d'attendre le retour d'un ROI SOLEIL.

    Jean Charest n'en peut plus d' " Etre Big" à la Elvis Graton". »

  • Michel Thibault
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 14h37
    Avant de voter...
    « S'ouvrir d'abord les yeux. Trop ne vote que pour l'image. Elle peut être tout-à-fait vide. C'est si facile de se laisser leurrer... »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 15h02
    Aux urnes.. funéraires
    « Pour conserver les cendres de la bonne foi, de l'honnêteté et de la franchise, toutes vertus envolées sur le bucher de la petitesse politicienne, au cas où elles renaîtraient comme le Phoenix.

    ..... »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 15h18
    Aux petits partis indépendantistes. Raliez-vous, ça presse!
    « Si vous voulez vraiment faire quelque chose pour sauver
    le Québéc et les Québécois. Oubliez la gauche et votez
    pour Pauline. Après on discutera.
    Allez, un cou du coeur pour battre Charest et ses
    démolisseurs de la langue, des un et coutumes, de la vie
    en famille.
    Réjean Grenier. »

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 15h26
    Conséquences de la victoire du PLQ-Charest sur les options de la scène parlementaire provinciale.
    « C'est assez simple malgré les apparences.

    Le Parti Québécois (PQ), évidemment, n'aura pas l'exercice du pouvoir, ni des demandes nationalistes de pouvoirs au fédéral, donc pas de néo-fédéralisme, et oubliez ce beau projet de Constitution québécoise avec un PLQ-Charest majoritaire ! Oublions pour un bon moment le Québec souverain ! Landry, Boisclair et Marois ne seront pas parvenu à juguler le traumatisme post-Parizeau/Bouchard ! Que faire ? Attendons tout de même ce soir !

    L'Action Démocratique du Québec (ADQ), qui s'enlise opportunément dans un non-lieu national-constitutionnel, l'autonomi-sm-e impossible avec les PCC-PLC(-NPD) du Canada fédéral allergiques au constitutionnalisme et passionnément anti-fédératifs (plutôt qu'hyper-fédéralistes, voir Eugénie Brouillet, 2006). C'est la fin. Il n'y aura pas de politiques adéquistes, ni d'autonomie nationale du Québec ! Mario Dumont ne sera jamais l'égal, ni la conséquence de l'échec de sa vie à son maître (Meech), Robert Bourassa !

    QUÉBEC SOLIDAIRE (QS) : le parti qui voulait, avec les communistes du Québec, faire à la fois la souveraineté et refaire le social-étatisme, voire le socialisme !!! C'est beau l'espérance, j'aimerais maintenant que l'on me réfute quand je dis que NI le socialisme, NI la souveraineté ne surviendront jamais avec le QS, « ensemble et concuremment » comme disait le 7e Congrès péquiste à propos de la souveraineté - association !!! Et Jean Charest aura tout le loisir de la division du vote souverainiste dans son comté pour refaire le coup de 2007 ! BRAVO QS, vous irez très loin !!!

    Le PARTI INDÉPENDANTISTE (PI) : après la gauche radicale et intransigeante du souverainisme avec le QS, c'est-à-dire la souveraineté-trait d'union-socialisme, il y a l'orthodoxie anti-associationniste, anti-référendiste, anti-Lévesque-Morin-Bouchard, mais aussi anti-Parizeau ces temps-ci, indépendantiste-de-l'élection-référendaire-dans-une-simple-majorité-parlementaire, qui, au nom d'hypothèses historiques douteuses et se suffisant de renier le sens démocratique intransigeant de Lévesque, fait dans le militantisme anti-PQ et se fait un devoir de théâtre grossier contre le mouvement souverainiste ! Le Québec indépendant et souverain s'éloigne peut-être, mais ce sera au moins autant le fait des contributions du rinisme pur et dur, que la contribution de l'éthique interdépendantiste-indépendantiste et la haute éthique démocratique de l'étapisme référendaire non incontestables, il est vrai, du PQ dans la principale partie de son existence !

    Les VERTS : ils verdiront.... dans la plaine.... et lorsque le réchauffement climatique prendra un tour radical, ils devront se questionner sur l'art de servir leur Cause en divisant partout le vote ! (Évidemment, la réplique de David Suzuki : c'est la faute à Bouchard et aux Québécois s'ils ont préféré le constitutionnalisme québécois à l'environnementalisme... Non que la réplique n'ait aucun sens, mais il faut bien militer à partir de la multitude des réalités, dont la question nationale du Québec au Canada qui n'est pas près de disparaître !). Daniel Breton au NPD fédéral plutôt qu'au Bloc Québécois, c'était manquer le bateau tout autant !

    Un verdict majoritaire au PLQ-Charest lui donnera toute la latitude pour son hyper-fédéralisme-d'abord autant que l'économisme-libéral d'abord, dans l'occultation la plus permanente ! Ne comptez pas sur l'Empire Gesca, voire Québécor pour relever la chose !

    Pour les questions de personne, je note que Pauline Marois a été bien mal conseillée, que sa campagne a presque démarré la semaine des quatre jeudis, qu'elle hésite trop, les mots justes manquent, quand le « sens politique » doit prévaloir sur la compétence, quoi qu'on en pense. Comme disait à raison, en partie, Yves Boisvert de La Presse de Robert Bourassa qui qualifiait Jacques Parizeau : « il est supérieurement intelligent mais n'a pas de sens politique ».

    On peut maudire et maugréer contre Lucien Bouchard pour bien des choses au PQ mais il est l'un des rares qui ne se laissait pas mystifier par les sophismes de l'adversaire, tout aussi efficace à mystifier ses adversaires fédéralistes ou néo-fédéralistes !

    Bonne soirée électorale ! »

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 15h56
    Avis complémentaire aux QS, PI, VERTS et à leurs partisans....
    « En lien avec mon texte sur les options parlementaires québécoises dans la perspective d'un parti gouvernemental libéral-Charest majoritaire, je fais écho aux demandes multipliées et légitimes que l'on voit paraître sur le mode électoral proportionnel dans ses multiples variantes.

    Je doute immensément, raisonnablement n'est-ce pas, que les Libéraux de Jean Charest vous rendent ce service ! Le PQ de Marois aurait pu, j'imagine, faire un acte de bon sens, dans le cadre d'une réforme des institutions politiques québécoises, et ainsi permettre l'expression proportionnelle sans que cela ne nuise à ses options et à l'Option Québec. »

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 16h09
    Après le rejet des Oppositions et la « neutralitalité » de cette campagne, l'ultime provocation charestienne....
    « Je soupçonne John Parisella et Jean Charest, sous le plus sérieux au monde motif de solidarité apparente, pouffer de rire et se gausser astucieusement du PQ !

    J'ai manqué un épisode : qu'est-ce que Jean Charest offre au souverainisme ? Ok, juste à l'autonomisme ? Ok, juste des politiques nationalistes ? Hein, des « ententes administratives » avec Ottawa ? Des ententes dans la mésentente, par quel astuce ? Ouf, j'ai eu chaud.... »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 17h45
    Tous unis derrière l'économie... libérale !
    « Quel toupet ! C'est vraiment n'importe-quoi. Mais si les Libéraux sont vraiment nationalistes ils se dépêcheront à nous faire avaliser 82 par référendum...

    Claude L'Heureux, Québec »

  • JM
    Abonné
    lundi 8 décembre 2008 19h38
    Les démons de M Charest.
    « Donner à Charest la majorité, c'est lui donner une corde pour se pendre. Ce n'est qu'une simple question de temps. Donner a Charest la majorité, lui qui aime tellement le pouvoir, c'est comme d'inviter un joueur compulsif à venir jouer au Casino. En somme, avec la majorité, Charest devra affronter ses propres démons.

    JM »

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