Marois tire ses derniers boulets contre Charest
Photo : Jacques Grenier
La chef péquiste, Pauline Marois, et son mari, Claude Blanchet, étaient de passage à Terrebone, hier, avant de mettre fin à leur blitz de circonscriptions dans Charlevoix.
La Malbaie — La chef péquiste, Pauline Marois, s'est montrée ébahie hier devant les propos de M. Charest qui, selon son interprétation, disait samedi qu'il n'y avait pas lieu d'adopter un plan d'urgence pour gérer la crise économique, mais hier disait plutôt que la tempête serait importante.
À ses yeux, il dit une chose et son contraire, et cela est inquiétant. Pour sa part, elle soutient qu'il faudra adopter un plan d'urgence, si elle prend le pouvoir, pour aider le Québec à traverser cette crise.
Parce que le nom de Jean Charest est associé à l'arrogance et au mensonge, Pauline Marois a demandé une fois de plus, hier, aux électeurs de sortir en masse pour voter contre lui.
À Terrebonne, vers midi, près de 500 personnes sont venues l'écouter prononcer son dernier discours de campagne. À cette occasion, elle a fouetté ses troupes et a demandé un dernier effort, dans l'espoir que tous les appuis souverainistes tombent dans l'urne aujourd'hui.
La chef péquiste a mis fin à son blitz de circonscriptions dans Charlevoix, après avoir arpenté la région de Laurentides-Lanaudière.
Charest à Ottawa
En entrevue à La Presse canadienne, Pauline Marois a affirmé que s'il est réélu aujourd'hui, Jean Charest pourrait bien ne jamais terminer son mandat, troquant en cours de route Québec pour Ottawa.
La chef péquiste, qui ne mâche pas ses mots, accrédite donc la thèse voulant que M. Charest demeure à Québec en attendant que se libère le fauteuil de chef du Parti conservateur, pour enfin espérer réaliser son rêve de devenir premier ministre du Canada.
C'est d'ailleurs pour cette raison, selon elle, que le chef libéral a refusé de se prononcer sur l'énoncé économique du gouvernement Harper, évitant ainsi de froisser ses amis fédéraux.
«Il ménage beaucoup ses arrières avec Ottawa», a indiqué Mme Marois, au cours d'un long entretien dans son autobus de campagne. Selon ce scénario, si le premier ministre Stephen Harper était défait au cours des prochaines années et devait quitter ses fonctions, M. Charest ferait le chemin inverse qu'il a fait en 1998, quand il a laissé la scène politique fédérale pour devenir chef du Parti libéral du Québec.
Colère
Il faut constater que Pauline Marois est une femme en colère contre Jean Charest, qu'elle accuse de mentir de façon éhontée à la population, voire d'afficher peu de respect pour la démocratie. Au surplus, sur un plan plus personnel, elle ne peut tolérer la condescendance manifestée à son endroit.
«Il veut me faire passer pour une deux de pique», selon Mme Marois, qui n'a pas digéré notamment que le chef libéral conteste ses calculs, quand elle a estimé à un milliard le manque à gagner en 2009, pour le Québec, des compressions en péréquation inscrites dans le dernier énoncé économique fédéral, fin novembre.
Selon elle, M. Charest la voit comme «une niaiseuse», qui dit «n'importe quoi». «Vraiment, je le frapperais», a-t-elle ajouté, visiblement contrariée.
Satisfaction
En dépit d'un départ laborieux, Mme Marois se dit très satisfaite de la campagne qu'elle a menée et qui lui a permis de démontrer qu'elle pouvait être «aussi combative qu'un homme».
C'était sa première campagne comme chef et c'était la première fois qu'un des grands partis était dirigé par une femme. Avec cette pression supplémentaire, elle est surtout contente d'être restée elle-même et d'avoir démontré, quoi qu'en disent certains, qu'elle était une femme accessible, proche des gens.
Quel que soit le résultat du vote et la performance du Parti québécois aujourd'hui, Mme Marois entend bien rester chef et croit que ce sera aussi le souhait des membres de son équipe.
À ses yeux, il dit une chose et son contraire, et cela est inquiétant. Pour sa part, elle soutient qu'il faudra adopter un plan d'urgence, si elle prend le pouvoir, pour aider le Québec à traverser cette crise.
Parce que le nom de Jean Charest est associé à l'arrogance et au mensonge, Pauline Marois a demandé une fois de plus, hier, aux électeurs de sortir en masse pour voter contre lui.
À Terrebonne, vers midi, près de 500 personnes sont venues l'écouter prononcer son dernier discours de campagne. À cette occasion, elle a fouetté ses troupes et a demandé un dernier effort, dans l'espoir que tous les appuis souverainistes tombent dans l'urne aujourd'hui.
La chef péquiste a mis fin à son blitz de circonscriptions dans Charlevoix, après avoir arpenté la région de Laurentides-Lanaudière.
Charest à Ottawa
En entrevue à La Presse canadienne, Pauline Marois a affirmé que s'il est réélu aujourd'hui, Jean Charest pourrait bien ne jamais terminer son mandat, troquant en cours de route Québec pour Ottawa.
La chef péquiste, qui ne mâche pas ses mots, accrédite donc la thèse voulant que M. Charest demeure à Québec en attendant que se libère le fauteuil de chef du Parti conservateur, pour enfin espérer réaliser son rêve de devenir premier ministre du Canada.
C'est d'ailleurs pour cette raison, selon elle, que le chef libéral a refusé de se prononcer sur l'énoncé économique du gouvernement Harper, évitant ainsi de froisser ses amis fédéraux.
«Il ménage beaucoup ses arrières avec Ottawa», a indiqué Mme Marois, au cours d'un long entretien dans son autobus de campagne. Selon ce scénario, si le premier ministre Stephen Harper était défait au cours des prochaines années et devait quitter ses fonctions, M. Charest ferait le chemin inverse qu'il a fait en 1998, quand il a laissé la scène politique fédérale pour devenir chef du Parti libéral du Québec.
Colère
Il faut constater que Pauline Marois est une femme en colère contre Jean Charest, qu'elle accuse de mentir de façon éhontée à la population, voire d'afficher peu de respect pour la démocratie. Au surplus, sur un plan plus personnel, elle ne peut tolérer la condescendance manifestée à son endroit.
«Il veut me faire passer pour une deux de pique», selon Mme Marois, qui n'a pas digéré notamment que le chef libéral conteste ses calculs, quand elle a estimé à un milliard le manque à gagner en 2009, pour le Québec, des compressions en péréquation inscrites dans le dernier énoncé économique fédéral, fin novembre.
Selon elle, M. Charest la voit comme «une niaiseuse», qui dit «n'importe quoi». «Vraiment, je le frapperais», a-t-elle ajouté, visiblement contrariée.
Satisfaction
En dépit d'un départ laborieux, Mme Marois se dit très satisfaite de la campagne qu'elle a menée et qui lui a permis de démontrer qu'elle pouvait être «aussi combative qu'un homme».
C'était sa première campagne comme chef et c'était la première fois qu'un des grands partis était dirigé par une femme. Avec cette pression supplémentaire, elle est surtout contente d'être restée elle-même et d'avoir démontré, quoi qu'en disent certains, qu'elle était une femme accessible, proche des gens.
Quel que soit le résultat du vote et la performance du Parti québécois aujourd'hui, Mme Marois entend bien rester chef et croit que ce sera aussi le souhait des membres de son équipe.
Haut de la page

