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Charest refuse de geler quelque tarif que ce soit

Il revient à la Régie de l’énergie, et à elle seule donc, de trancher sur la hausse de 2,2 % réclamée par Hydro-Québec. «Il faut que ça se fasse comme ça, sinon on finit par avoir de l’arbitraire politique, dit Jean Charest.
Photo : Jacques Nadeau
Il revient à la Régie de l’énergie, et à elle seule donc, de trancher sur la hausse de 2,2 % réclamée par Hydro-Québec. «Il faut que ça se fasse comme ça, sinon on finit par avoir de l’arbitraire politique, dit Jean Charest.
Québec — Jean Charest a refusé hier de s'engager à geler certains tarifs ou hausses de cotisation afin d'aider la classe moyenne qui sera bientôt aux prises avec une tempête économique. «Il y a en place des mécanismes prévus pour, justement, gérer, peu importent les circonstances, la façon dont on finance nos programmes», a répondu le chef libéral hier en point de presse au Centre de formation professionnelle Fierbourg, à Québec.

Ainsi, selon lui, il n'est pas question pour un éventuel gouvernement libéral de limiter la voracité des régimes publics qui cherchent à hausser les tarifs ou les cotisations.

Contrairement à Pauline Marois, M. Charest a, par exemple, exclu de bloquer toute hausse des tarifs d'électricité, même si les temps sont durs, puisque cela équivaudrait, pour le politique, à s'immiscer dans un processus où il ne pourrait que causer des dysfonctions. Il revient à la Régie de l'énergie, et à elle seule donc, de trancher sur la hausse de 2,2 % réclamée par Hydro-Québec. «Il faut que ça se fasse comme ça, sinon on finit par avoir de l'arbitraire politique, a-t-il insisté. On va laisser à ceux qui ont à gérer les programmes le soin d'assumer leurs responsabilités et de s'assurer qu'ils les financent correctement.»

De plus, Le Devoir révélait hier que le gouvernement Charest entendait imposer «deux augmentations de 7,5 % en 2009 et 2010, puis une autre de 5,1 % en 2011», soit une augmentation de plus de 20 % en trois ans dans le programme de congé parental. M. Charest ne compte pas là non plus intervenir. Selon lui, c'est un régime qui est simplement victime de son succès. «Le programme est populaire, les Québécois l'utilisent beaucoup et ç'a un effet positif sur la natalité au Québec. C'est simple comme ça. C'est pas compliqué. Et c'est une bonne nouvelle dans la mesure où les Québécois, les jeunes familles choisissent d'avoir des enfants et de mettre à contribution un programme qui est très populaire. Maintenant, il faut que le programme se finance et il se finance graduellement comme on le fait.»

Le chef libéral reprend donc un argument similaire à celui qu'il a servi aux médias jour après jour au sujet de la Caisse de dépôt (CDP): sa gestion a été «dépolitisée» et il n'est pas question que le gouvernement remette «ses mains dedans». D'ailleurs, même si un sondage CROP-La Presse indique que 55 % des personnes sondées sont d'accord pour que les résultats de la CDP soient dévoilés durant la campagne (32 % sont prêts à attendre après le scrutin), M. Charest ne bronche pas. «Faites attention: on ne gouverne pas en fonction des sondages. On fonctionne à partir de règles qui sont déjà établies, qui sont des règles de gouvernance qui sont solides et qui sont dans l'intérêt des Québécois.»

Le chef libéral ressort le même argument pour la Société d'assurance automobile. En vertu de la loi 55 adoptée par son gouvernement, la SAAQ est fiduciaire publique du Fonds d'assurance automobile du Québec. Cette loi visait à «dépolitiser» le processus de fixation des coûts des permis de conduire et à exclure la SAAQ du périmètre comptable du gouvernement du Québec qui, dans les 20 dernières années, s'était parfois permis de détourner des surplus pour augmenter ses revenus. La SAAQ dépend beaucoup des rendements de la Caisse de dépôt. Les bons rendements des dernières années ont permis d'éviter un scénario de hausses draconiennes, a rappelé M. Charest hier. «On avait prévu qu'il y aurait un trou au niveau du financement, qui a été comblé, et le portrait a changé.» Et si la CDP connaît de mauvaises années, faut-il s'attendre à des hausses?

«Il ne faut pas sauter aux conclusions», a soutenu M. Charest hier.

Le seul «gel» de tarifs pour lequel il a accepté de se commettre est celui des garderies et des centres de la petite enfance: le coût pour un enfant restera à 7 $ par jour durant tout le mandat. En 2003, le chef libéral s'était ainsi engagé à ne pas augmenter le coût des services de garde, alors fixé à 5 $ par jour. Mais, peu après son élection, il avait renié sa promesse et l'avait haussé à 7 $.

Revenu disponible

M. Charest croit que son devoir est plutôt d'aider l'emploi à se maintenir, car il n'y a rien comme un «bon chèque de paie» pour assumer toutes ces hausses. Il a dit qu'il comptait agir sur tous les tableaux pour que le «revenu disponible» des Québécois continue de croître. Ces dernières années, le revenu disponible au Québec a crû plus rapidement qu'en Ontario, a-t-il fait valoir.

Le chef libéral croit qu'avec les «réductions d'impôt d'un milliard à la classe moyenne», une famille type (deux parents, deux enfants) pourra économiser «jusqu'à 2000 $ cette année». À cela, il faut ajouter le retour des allocations familiales, insiste-t-il. En somme, selon lui, «l'augmentation de revenu disponible excède l'augmentation du coût de la vie, incluant les tarifs dans plusieurs cas».

M. Charest a contourné les questions des journalistes au sujet du rapport du Groupe de travail sur la tarification des services publics dirigé par Claude Montmarquette, déposé le 10 avril dernier. Ce groupe recommandait une nouvelle politique de tarification qui comporterait des péages routiers et urbains et une révision de l'encadrement législatif des coûts de l'électricité, «afin que la tarification de cette ressource prenne en compte sa valeur sur les marchés d'exportation».

Gâchis

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a refusé hier de s'engager à geler les cotisations au régime d'assurance parentale, comme elle l'avait fait jeudi pour les tarifs d'électricité. «Je ne prendrai pas des engagements que je ne pourrai pas tenir», a fait valoir Pauline Marois au cours d'un point de presse dans Ahuntsic. Elle ne s'est engagée qu'à «voir» si un tel gel des cotisations de l'assurance parentale serait possible dans un gouvernement qu'elle dirigerait.

«Je l'ai dit pour les tarifs d'Hydro: dans une conjonction économique difficile, on ne met pas un poids supplémentaire ni sur le citoyen, ni sur les entreprises», a-t-elle affirmé.

La chef péquiste a accusé le gouvernement Charest d'être responsable de la situation financière précaire du régime d'assurance parentale. «Ils n'ont pas su négocier avec Ottawa. Comme d'habitude, ils ont négocié à genoux», a dit Mme Marois. «C'est un gâchis des libéraux», a-t-elle ajouté. Si rien n'est fait, le déficit du Fonds d'assurance parentale passera de 183,5 millions cette année à 841 millions en 2012, selon l'évaluation du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

Si le gouvernement péquiste n'est jamais parvenu à une entente avec le gouvernement fédéral, c'est parce qu'il n'a jamais accepté les termes financiers de l'entente, a mentionné Pauline Marois. Elle faisait allusion aux discussions qui ont entouré la création du régime. Ottawa a dû réduire les cotisations de l'assurance-emploi pour permettre à Québec d'introduire des cotisations d'assurance parentale. Mais un différend de 60 millions par an subsistait à l'époque.

Cachotteries libérales

Mario Dumont a sauté sur la nouvelle du Devoir hier pour dénoncer de nouveau les «cachotteries» de Jean Charest. Dans chacun des discours qu'il a livrés hier — il y en avait huit au programme —, M. Dumont a insisté sur cette nouvelle preuve que M. Charest «voulait absolument des élections avant que les mauvaises nouvelles pour la classe moyenne arrivent».

«Les cachettes fusent de partout», a commenté le chef adéquiste, en rappelant entre autres les problèmes de la Caisse de dépôt et placement. «Cet autre document caché est porteur de très mauvaises nouvelles pour la classe moyenne, qui a de sérieuses raisons de se questionner sur la transparence du gouvernement libéral, a-t-il dit. Il y en a combien d'autres, des mauvaises nouvelles? Combien d'autres cachettes qu'on va découvrir seulement après les élections?» Cela fait dire à M. Dumont que, si «Jean Charest est majoritaire, ça va être un mandat dur et triste pour la classe moyenne».






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  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 23h35
    La dette accummulée en 2013
    « Une majorité Charest et préparez vous à des charges catastrophiques. La dette de $95 milliards en 2003, son arrivée au gouvernement s`est accrue à $125 milliards en 2008 et sera $200 milliards en 2013. Payeurs de taxes soyez prêts à payer frais d`usager, taxes municipales et scolaires et impôts catastrophiques en 2013. Charest aura quitté le gouvernement et vos factures multipliées par deux. Un cauchemar que Charest évitera en vivant à Ottawa, mais vous! »

  • Eric Demers
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 07h21
    Les frais de scolarité?
    « Je voudrais noter que le candidat Henri-François Gautrin du Parti Libéral a signifié, dans un débat sur l'éducation à l'UQAM, l'intention de son parti de hausser
    les frais de scolarité universitaires afin de les porter à plus de 4600 $ par année. Cette annonce surprenante (pour ne pas dire répugnante), en ces temps de crise économique, est un autre des squelettes que Jean Charest veut garder bien cachés dans le placard. Un beau quatre de crise politique et économique nous attend donc au détour... »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 10h54
    Ils vont y goûter si ...
    « Les inconscients et les aveugles qui votent libéral, et tous les autres, vont y goûter si Charest reprend le pouvoir le 8.

    J'ai écrit tous les autres, mais il y a des exception: les gros bonnets et autres PPP vont se la couler douce si Charest est élu.

    Un petit rappel: Aux élections du 26 mars 2007, Jean Charest a obtenu 13 136 votes, soit seulement 1 332 de plus que le candidat du Parti québécois qui en a obtenu 11 804. Le candidat de Québec solidaire a obtenu 2 263 votes.

    L'angélisme du parti Québec solidaire nous a valu un gouvernement de droite avec les libéraux aux commandes. Québec solidaire poursuit de bonnes intentions largement partagée dans le public, mais il est devenu l'allié objectif de ce gouvernement de droite. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 11h55
    non au gel
    « que veux dire le gel? cela veut dire plus de subvention de l'état pour la consommation. Si il n'y a pas de gel mais une réduction de l'impôt alors le citoyen aura si il le veu le choix de réduire sa consommation ou de prendre la réduction de taxe pour payer l'augmentation.
    Quand les frais augmentent, on a toujours le choix de réduire notre consommation, quand il y a gel, il n'y a pas réduction de la demande et pour le gouvernement il y a augmentation des cout. Le gel est un avenue économiquement non catastrophique pour les finances publiques.

    Il faut que tous se sert la ceinture et si c'est trop chère peu être pouvons nous réduire le cout du service, en redant le service plus efficace. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 13h30
    Les Lexus rutilantes en attente
    « Charest n`avait pas les moyens de payer pour ces rutilantes Lexus. Il en a offert une à son épouse ambassadrice du pouvoir sans fonction officielle. Une pour lui et où va l`autre? Ses émoluments ne suffisaient pas à $350,000. Il y a tous ces avantages de fonction ajoutés qui n`apparaissent pas comme des résidences à Westmount, North Hatley et Québec, édifice Price. J`en oubli certainement quelques uns. Je me demande ce qui arrivera avec tous ces amis en charge des PPPs! Je dois fabuler et les québécois se retrouveront avec des augmentations de taxes de toutes sortes à cause des dépassements de coûts de ces PPP. N`y a-t-il pas une majorité de québécois sein d`esprit devant cette situation dramatique? »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 15h29
    Le non sens de la droite et des Archambaults de ce monde.
    « Le gaspillage en général est fait par les nantis. Ceux là qui peuvent se permettrent une hausse des tarifs et qui seront très heureux d'avoir une belle baisse d'impot.

    D'ailleurs en général, dans leur cas, une baisse d'impot ne signifie pas plus d'argent en circulation, par qu'ils investissent à l'étranger.

    Les plus pauvres, eux, la subissent la hausse de tarif, et ils ne gaspillent que très peu, ils n'ont pas les moyens. Et pour eux, une baisse d'impôts et tout à fait inutile, puisqu'il en n'en paie pas.

    Charest est là pour siphonner plus le pauvre et permettre â ses amis de s'enrichir plus, et il le fait bien. »

  • Alain D'Eer
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 16h21
    sauver son âme
    « "Sauver mon âme" proclame la chanson, mais de quel âme s'agit-il quand on penses au Parti de René Lévesque? Une âme malmenée, désorganisée et instable, plutôt de centre droite comme l'écrit M. Descôteaux dans Le Devoir d'aujourd'hui.

    Dans ma circonscription, il y a un député adéquiste, il est gentil mais un brin opportuniste, mais surtout il n'est pas très visionnaire. Il serait plutôt du genre; politiciens de carrière, faute de mieux dans sa vie... Il y aussi ce candidat péquiste qui a un peu de substance, mais qui incarne mal ça substance, à l'image de ces trop nombreux libéraux, conservateurs et adéquistes, politiciens en attendant, faute de mieux...
    Et il y a ce jeune idéaliste de Québec Solidaire à peine sorti de l'université rêvant de grand changement pour un monde équitable, solidaire et plus "vert". Et puis, je fais le liens avec la gang des six du PQ en 1973, j'avais 13 ans, ça été mon éveil politique, il y avait Charron, Landry, J. Y. Morin etc. et je me remet à rêver d'un monde meilleur, comme les américains avec Barrack Obama le font actuellement. Et dans ce monde réel qui est le nôtre actuellement au Québec dans le Canada, je me dis que le parti qui peut le plus me faire rêver est celui des Laure Varidel, Kadir et autres jeunes visionnaires, comme en 74. Je voterai donc Québec Solidaire. Je crois que s'est se que je peux faire de mieux pour le bien de tout les Québécoises et des Québécois.
    Et oui, au risque de laisser la crise économique qui s'en vient à Capitaine Canada, il ne pourra bien longtemps encore répéter; "c'est de la fautes au PQ". Et avec une majorité, il s'enfoncera que mieux dans son inconstance et sa suffisance. Peut être qu'aussi, le PQ se réformera profondément, enfin! »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 19h01
    Charest, le meilleur choix pour le Québec... hélas
    « Je me demande parfois si les gens qui écrivent sur ce blogue, voire dans ce journal, savent compter: comment voulez vous accorder d'un coté, des augmentations aux fonctionnaires, ou faire face aux hausses de matière premières, et de l'autre, geler les tarifs? C'est vraiment de la pensée magique, croyez-vous encore au Père Noël?

    C'est irresponsable de la part de Marois que de prétendre geler les tarifs, manifestement elle panique et se réfugie dans les vieilles recettes socialos-syndicalistes (= l'argent poussera sur les arbres), qui ne sont en fait qu'une façon pour les syndiqués (8% des travailleurs) de spolier toujours tant et plus les autres citoyens.

    Juste sous le gouvenement Charest, 'sans déficit', la dette du Québec a augmenté de 17%! Faudrait quand-même expliquer comment c'est possible une dette qui augmente sans déficit, c'est un mystère ça.

    Arrêtez-donc de vous imaginer que le reste du pays va continuer à payer pour le Québec, parce que ça ne va pas durer éternellement. Et pour éviter la catastrophe financière, malheureusement le pépère Charest est encore le moins mauvais choix. J'espérais que Pauline allait nous étonner, mais c'est raté.

    Alors votez donc Charest et évitez vous le chiard qui se déroule en ce moment à Ottawa, conseil d'ami. »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 19h06
    La dette
    « Monsieur Lefebvre,

    Que ferait Pauline à la place de Jean Charest? Je suis fatigué de lire des gens qui dénoncent mais que proposeriez-vous à la place et combien devrions-nous payer pour se défaire de la dette? Par année et pour chaque citoyen? »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    dimanche 7 décembre 2008 06h59
    L'État providence
    « Il y a des limites à demander à l'État de financer notre vie au complet. L'État ne peut rien faire si la richesse n'existe pas. Son rôle principal, c'est de prendre des mesures pour accroître la richesse des citoyens. C'est comme dans un ménage. Si on veut accumuler un pécule, il faut se discipliner et contrôler ses dépenses. Le PQ, Parti de gauche, a toujours dépensé sans compter et s'est toujours retrouvé avec des programmes dont les coûts avaient été sous-évalués. Madame Marois quant à elle, a créé le programme d'assurance parentale, et a tout de suite demandé au gouvernement fédéral de le financer. Elle espère ensuite un refus pour faire du Ottawa bashing. Quant à l'électricité, personne ne peut se plaindre qu'on la paie trop cher. Les Américains et même les canadiens des autres provinces la paie beaucoup plus cher que nous. Je trouve ça normal que l'on paie moins cher que le prix que l'on reçoit à l'exportation, mais si on se discipline, on exporte plus et nous sommes tous gagnants. »

  • Jasette
    Abonné
    dimanche 7 décembre 2008 10h07
    Ne pas gelé les tarifs et baisser les impôts, c'est à l'avantage de ceux qui font des gros salaires.
    « Pourquoi? Simplement parce que quand on monte les tarifs, ces montants sont dérisoires pour ceux qui font des gros salaires. Et les baisses d'impôts sont plus attrayantes pour ceux aussi qui font des gros salaires. À l'inverse, quand on monte les tarifs pour les gens qui ont des petits salaires, ça coûtent relativement beaucoup plus cher à leurs factures mensuelles. Le raisonnement pour la baisse des impôts des petits salaires, c'est que les baisses d'impôts sont relativement dérisoires vu les petits salaires qu'ils font. À la limite, pour ces derniers, la baisse d'impôt peut être relativement beaucoup plus petite que leurs tarifs des services qui montent annuellement.

    Prenons le chauffage, il y a beaucoup de gens qui vivent dans des maisons mal isolées. Je ne pense pas que ce sont des gens qui ont des gros salaires qui vivent dans ce genre de maison. La plupart du temps, c'est même le contraire. Les gens pauvres vivent souvent dans des maisons mal isolées. Ça augmente d'autant plus l'augmentation des tarifs de ces gens. Je considère par conséquent que c'est un affront au sens de la justice et de l'équité sociale. J'aimerais bien que M Charest et ses mandarins soupèsent tout ça. Ils le savent et savent aussi que c'est beaucoup plus payant pour les Libéraux de Charest, politiquement parlant.

    Bref, monsieur Charest et ses mandarins au gouvernement le savent, que monté les tarifs des services est beaucoup plus payants pour les riches que pour les pauvres. C'est même dans l'ordre de des milliers de dollars pour ceux qui font des gros salaires. Les riches savent compter la plupart du temps, tandis que les pauvres pensent parfois qu'ils le savent quand ils entendent sonner la petite clochette de des baisses d'impôts. Autrement dit, monsieur Charest joue sur la naïveté des gens pauvres pour leur faire avaler la couleuvre. Même que monsieur Charest s'en lave maintenant les mains puisqu'il dit que des comités (mandatés par lui) qui ont la responsabilité de déterminer tout ça. Pour conclure, monsieur Charest, quel bon vendeur de voitures d'occasions.

    JM »

  • Daniel Francoeur
    Inscrit
    dimanche 7 décembre 2008 12h24
    Charest refuse de geler les tarifs et donc les plus pauvres vont geler
    « C'est déjà une honte qu'Hydro Québec triture ses coûts pour détourner les contrôles que la société québécoise veut lui appliquer. Mais il y a plus honteux, que le gouvernement encourage cette pratique en ne s'y objectant pas et que cela ait un impact sur les plus démunis de la société.

    On le sait, les plus pauvres sont surtout des femmes, des enfants et des personnes agées. Cette «clientèle» est reconnu pour être très docile (un peu à la manière des infirmières) et pour ne pas disposer de moyens pour se faire entendre. En effet, les lobbyistes des pauvres sont peu nombreux. Ce n'est que lorsque la population apprend que des pauvres sont morts de froid pour avoir geler, que le gouvernement s'indigne et intervient en sauveur. (Se rappeler l'épisode récent de gel en France avec plusieurs morts...). Pourquoi attendre de tes drames avant d'agir? »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    dimanche 7 décembre 2008 13h56
    @ M. Nestor Turcotte
    « J'en profite, pendant que je suis d'accord avec vous, ce qui n'arrive pas assez souvent, pour vous répondre :

    À moins qu'elle ne fasse un cheque personnel, de quelques milliards de dollars canadiens, en faveur de notre ministre des finances du Québec, elle n'aura pas plus d'argent que M. Charest, qui ne veut pas plus payer avec ses fonds personnels, pour réduire le trou dans nos finances provinciales.

    L'idée première de Mme Marois est la souveraineté du Québec mais il n'y a pas un assez grand nombre de Québécois pour la réaliser comme il faut...point.

    Fait que, elle devrait tenter de trouver un moyen de convaincre un assez grand nombre de Québécois que la souveraineté c'est la santé économique et autre.

    On va voir demain soir qui aura gagné et qui aura perdu. »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    dimanche 7 décembre 2008 16h38
    Charest, un bluffeur de la pire espèce!
    « Des élections non désirées par les Québécois à près de 85%
    et pourquoi? D'affirmer Jean Charest à qui voulais l'entendre
    L`ÉCONOMIE. Le Québec était en danger il fallait enlever deux
    paires de mains de la barre.
    Et qu'a-t-il dit hier? Non,non ce pas nécessaire d'élaborer
    des plans pour contrer la crise puisque crise il n'y à pas
    et il n'y en a jamais eue.
    Comment nomme t'ont un homme qui ment à la population pour se
    élire sous de fausse représentation:UN MENTEUR.
    Et ce n'est pas pour lui que j'ai voté par anticipation il y
    a deux semaines.
    Un bluffeur, un menteur et un opportuniste de grand talent.
    Réjean Grenier. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    dimanche 7 décembre 2008 19h16
    $100 milliards en nouvelle dette
    « Charest est pressé car il veut activer plein de PPP en CUSUM, CHUM, routes payantes, ponts payants, infrastructures routiers de Montréal, etc. Il est trop presser pour tout faire car il nous quittera vers la fin de ce dernier tour de piste d`ici 2013. On peut réaliser avec plus de calme tous ces projets. La nouvelle dette devra être financée durant une crise financière et économique qui affecte d`autres provinces du Canada, Montréal, le fédéral et bien d`autres pays. En 2013 le Québec pourrait être en tutelle avec cette urgence genre Charest. Vos taxes et impôts seront si élevés que bien des propriétaires devront abandonner leurs maisons. Entre-temps Charest aura déménagé à Ottawa et bien des copains Libéraux seront maîtres de ces PPP avec des débordements catastrophiques comme à l`UQàM, Opéra de Montréal, etc. »

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