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Élections québécoises - Un nécessaire contrepoids

Bernard Descôteaux   6 décembre 2008  Québec
Rarement campagne électorale aura si peu captivé l'attention des Québécois que celle déclenchée le 5 novembre par le premier ministre Jean Charest. Celle-ci arrive à son terme. Il faut, comme tous les électeurs, tirer nos conclusions.

Cette élection n'avait pas raison d'être, si ce n'est au point de départ la volonté du gouvernement Charest de profiter de circonstances favorables pour obtenir un mandat majoritaire. Le prétexte de la crise économique a fait long feu lorsque le premier ministre a présenté un plan de soutien à l'économie qui ne requérait nullement l'assentiment des partis d'opposition ou de l'électorat. Son gouvernement minoritaire avait toute la latitude requise pour affronter un ralentissement économique appréhendé.

Beaucoup d'électeurs ont réagi négativement à cette élection inutile et pourraient être tentés de punir le Parti libéral ou de s'abstenir de voter. Agir ainsi serait dévaloriser le processus électoral. Voter est un geste important qu'il faut poser en conformité avec ses convictions et ce que l'on croit être les meilleurs intérêts du Québec.

***

Les partis d'opposition ont été pris au dépourvu par cette élection qui les a trouvés désorganisés et financièrement exsangues. Tout particulièrement l'Action démocratique, qui avait amorcé depuis quelques mois la descente aux enfers que l'on sait. Le talent de son chef, Mario Dumont, qui se déploie le mieux en campagne électorale, n'aura pas suffi à stopper celle-ci. Il ne pouvait en 30 jours remonter le cours des 18 derniers mois, alors que dans le rôle d'opposition officielle son parti avait été très décevant. D'aucune façon il ne pouvait prétendre être la solution de rechange au gouvernement Charest. L'ADQ a sans doute sa place à l'Assemblée nationale puisqu'elle représente un courant d'idées. Mais elle a encore besoin de faire ses classes.

Au lendemain de l'élection de 2007, il a fallu peu de temps au Parti québécois pour devenir, malgré sa deuxième place sur les banquettes de l'opposition, la vraie opposition officielle. Il ne pouvait en être autrement en raison de la qualité de sa députation et de l'expérience acquise au gouvernement. C'est là d'ailleurs que se trouve son meilleur argument: on peut trouver chez les candidats péquistes de quoi former un gouvernement tout aussi solide que l'actuel cabinet Charest. Il y a là des gens d'expérience et de qualité, tout particulièrement sa chef, Pauline Marois.

Le problème du Parti québécois dans cette élection est ailleurs. Il se trouve dans l'état général de ce parti qui, depuis la défaite de 2003, a évolué dans une sorte de no man's land idéologique. Le parti se cherche et, la campagne électorale nous l'aura démontré, il ne s'est pas encore retrouvé. En arrivant à la direction du parti à l'été 2007, Pauline Marois a pris acte des raisons de l'amer échec qui quelques mois plus tôt avait ramené le PQ à 1973 en matière de suffrages. Elle a mis de côté le «référendisme», retouché le modèle social-démocrate péquiste et choisi de défendre lors de cette campagne électorale un programme de bon gouvernement. À la différence de 1976, où la promesse de bon gouvernement avait porté le PQ au pouvoir, la souveraineté et les réformes ont été évacuées du discours péquiste d'aujourd'hui. D'où la déception manifestée par ses alliés naturels, comme les syndicats affiliés à la FTQ.

Ce déplacement du Parti québécois vers le centre de l'échiquier politique aura été une erreur dans la mesure où il lui a fallu partager cet espace avec le Parti libéral récemment campé au même endroit. On a ainsi vu libéraux et péquistes multiplier des propositions qu'on aurait pu croire écrites par la même main tant elles se rapprochaient. Et lorsque Pauline Marois arrivait à se distinguer, comme en santé, elle se faisait rappeler les erreurs passées des gouvernements auxquels elle a participé. Le PQ ne pouvait qu'avoir de la difficulté à marquer sa différence. Pauline Marois, inspirée par la crise politique au parlement d'Ottawa, a semblé se rappeler en ces dernières heures de campagne que la souveraineté est ce qui doit guider l'action de son parti, même et surtout en campagne électorale.

***

Selon les sondages, les électeurs semblent enclins à vouloir reporter le Parti libéral au pouvoir. Ils ne le font toutefois pas avec enthousiasme. C'est là plutôt une sorte de passage obligé qu'on empruntera par défaut puisque les autres options proposées ne suscitent pas davantage d'enthousiasme. Dans le contexte économique actuel, ils optent pour le statu quo puisque ce qu'ils ont vu ces derniers mois de Jean Charest les a rassurés.

Les craintes que le chef libéral inspirait à l'élection de 2007 se sont atténuées. Ces 18 derniers mois, Jean Charest a gouverné tranquillement. Minoritaire est manifestement un état qui lui va bien et qui l'a bien servi. Reporté au pouvoir, poursuivra-t-il sur la même voie? S'en tiendra-t-il à son engagement de faire du soutien à l'économie sa seule priorité ou sera-t-il tenté de revenir à son programme de 2003 beaucoup plus à droite?

S'il est possible de croire que le Parti libéral peut assurer le gouvernement que les Québécois attendent en période d'incertitude économique, il ne faut pas pour autant lui accorder un chèque en blanc. Dans les circonstances présentes, il faut, au contraire, préserver un sain équilibre des forces à l'Assemblée nationale. Il faut une opposition forte. Ne l'oublions pas, un gouvernement n'est jamais aussi bon que lorsqu'il est talonné par une opposition vigoureuse. Si la tempête économique que l'on nous promet est forte, il faut surtout que le prochain gouvernement soit à l'écoute et s'appuie sur une volonté commune de tous les partis et de tous les acteurs sociaux.

Dans cet esprit, il ne faut pas craindre de voter pour des partis d'opposition qui sont capables d'apporter de nouvelles idées. Pour certains, le choix sera l'ADQ. Pour d'autres, Québec solidaire, qui mérite de faire élire un premier député à l'Assemblée nationale. Le meilleur choix demeure toutefois le Parti québécois, car lui seul peut être un contrepoids efficace au gouvernement. Lui seul peut être une solution de rechange aux libéraux. Lui seul défend avec la vigueur nécessaire l'avenir du Québec comme État national des francophones en Amérique du Nord. La crise politique qui sévit à Ottawa depuis une semaine constitue un rappel très clair que la place du Québec au sein du Canada reste toujours en suspens. Il ne faut pas croire que l'économie est le seul enjeu de cette élection.






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  • Jean-G. Lengelle
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 00h30
    Trou de mémoire?
    « Bien sûr que cette élection avait sa raison d'être!
    Elle en avait même trois.
    La première, c'est qu'un gouvernement minoritaire est en perpétuel sursis, et que sa durée moyenne est autour de 18 mois. (dixit les spécialistes).
    La deuxième était le congrès du PQ où on a vu entre autres Sylvain Simard monter au micro pour vociférer que le gouvernement libéral serait bientôt défait, et que tous les moyens seraient bons.
    La troisième a été l'élection du Président de l'Assemblée montrant clairement que les deux partis d'opposition s'étaient donné le mot pour n'en faire qu'à leur tête, reniant ainsi le "pacte" de non agression en dérogeant à la tradition.
    Qu'auriez vous fait à la place du Premier Ministre? Se faire renverser par la coalition PQ-ADQ le mettait en porte à faux et donnait l'idée qu'il était incapable de gouverner.
    Il n'avait donc pas le choix.
    Pour le reste, il est vrai qu'une opposition vigoureuse est primordiale pour faire avancer les choses. Seul l'avenir dira si celle qui s'en vient est vraiment à la hauteur.
    Bonne élection. »

  • Guy Lemieux
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 00h57
    Faux... l attention Québéquoise est à son plus haut niveau....
    « La dernière époque ou la situation ambigue du Québec face au choix d une société francaise et souveraine nous ramène à M.René Lévesque , aujourd hui 6 décembre 2008 , la discussion a encore cours! Mais que s est il passé ? la réponse est mathématique ...ensuite les reprises....il faut repenser cette auto-détermination ...la faire aimer et franchir ce pas vers la recherche de l adolescent qui va devenir adulte ......L enfance dit non d abord ...à dire...l opposition est une fermeture et mesure l effet...s en servir au lieu d être son instrument..Je suis content de ce paradoxe contemporain politique ,je doit dire merci à M.Duceppe ... »

  • Jean-Philippe Delorme
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 02h48
    Trop fort!
    « Nous devrons vivre avec un gouvernement Charest. Remarquez, je pense qu'il a compris deux ou trois choses sur le Québec depuis 2003. Espérons qu'il saura s'en rappeler; à défaut nous aurons à sortir les lui rappeler. Ça n'excuse évidemment en rien son cynisme politicien (!!!!!). Faisons le dos rond durant la crise qui passe; il sera bien appelé ailleurs dans l'avenir... »

  • Yvon Roy
    Abonnée
    samedi 6 décembre 2008 08h39
    réforme
    « La réforme du mode de scrutin en deux temps pourrait peut-être enfin nous éviter des élections aux six mois pour de longues années à venir tout comme en France. Surtout qu'un scrutin à la proportionnelle ne ferait que nous replonger dans des élections à l'italienne pour un autre bon 50 ans au moins si la tendance se maintient... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 6 décembre 2008 08h47
    L'auge gouvernementale devrait demeurer stable
    « Si le parti Libéral très provincial prend le pouvoir majoritaire le 8 décembre et y demeure encore 5 ans, ça ferait au bout, 11 ans de pouvoir en ligne...minimum.

    Bonne nouvelle pour les experts libéraux en PPP et toutes sortes d'affaires en ciment comme le chantait M. Raymond Lévesque. Stabilité gouvernementale requise. »

  • François Lafontaine
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 09h14
    Je ne voterai pas cette fois-ci
    « Il est inutile de voter à une élection inutile. Je ne voterai pas cette fois-ci parce que je suis en fin de session et j'ai des travaux à terminer. Je dois aussi acheter des cadeaux de Noël lundi. En fait, les élections sont ma 5e priorité. »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 09h25
    Je pense que c'est le temps...
    « Élire un gouvernement majoritaire libéral parce que l'on a peur de l'instabilité économique,c'est croire que le messie va nous sauver...

    e n'est pas Jean le Baptiste qui est au pouvoir, c'est John-C.Charest...le fédéraliste arrogant.

    Il nous faut être forts devant l'assaut des fédéralistes qui va suivre dans les quelques jours, et ce n'est John-C. qui va se porter à notre défense.

    Les forces souverainistes ont intérêt à se regrouper et à cesser de se fractionner comme des hosties...

    C'est dans l'intérêt général d'élire une femme, une première ! Une PM, une Pauline Marois.

    Il est grand temps de s'opposer à l'hupocrite attaque de notre maison démocratique.

    Valdor Lagacé-Gallant »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 09h26
    Re-bouh...
    « "Voter est un geste important qu'il faut poser en conformité avec ses convictions et ce que l'on croit être les meilleurs intérêts du Québec." Oui, à condition que les partis soient à la hauteur de ce vous écrivez mais ce n'est vraiment pas le cas. Sinon prouvez le contraire. Quand on voit que nos conviction ne sont exprimées par aucun des partis existants, comment faire?
    "le Parti québécois, car lui seul peut être un contrepoids efficace au gouvernement." même phrase mais pas le même parti et on la lit avec tous ceux qui parlent de leur parti respectif.
    Marie Grégoire: "Le plan défendu par Mario Dumont et son équipe est porteur pour le Québec."
    John Parisella :Jean Charest a clairement indiqué que le but du gouvernement du Québec n'était pas de choisir le gouvernement à Ottawa, mais de défendre les intérêts du Québec et de transiger avec le gouvernement que les Canadiens ont choisi."
    Juste des marchands avec des étiquettes différentes.
    Tout ceci est vraiment irresponsable et ne correspond pas à ce que nous désirons. »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 09h35
    L'INDÉPENDANCE C'EST TERMINÉ
    « Le dernier CROP donne 73% du vote non-francophone au PLQ et un gros 2% au PQ. Vous aviez bien lu: deux pourcents.

    Il y a 6 millions d'électeurs. Si 70% vont voter et que 20% sont des non-francophones, on aura donc 840,000 "anglos-ethniques". De ce nombre, 16,800 voteront pour le parti à Pauline. Après 40 ans d'efforts surhumains, c'est la récolte: 16,800. Comme le PQ devrait avoir 1,3 milllion de votes (30 quelques % des 4,2 millions de voteurs), un et un quart pour cent seront des votes anglos-ethniques!

    Le PQ est jammé à 2% du vote chez les non-francophones. Que ce soit des Anglos de la 8e génération, des Italiens arrivés après la guerre, les réfugiés hongrois arrivés en 1957, des boatpeople arrrivés en 1976, des Chiliens arrivés en même temps ou des Tamouls débarqués illégalement, 98% ne veulent rien savoir du PQ et de sa cause. Mais ils s'en trouvent encore pour croire que c'est une question de temps et de patience...

    Ceux qui pensent que ça va changer dans les 40 prochaines années devraient m'expliquer pourquoi et comment?

    Toujours est-il qu'on est tombé à 79% lors du dernier recensement de 2006 (et à 49% sur l'Ile). Il est rentré 80,000 immigrants depuis 2 ans et il va en rentrer plus de 200,000 pendant le mandat de Charest. On va donc tomber à 76% d'ici la prochaine élection. Même dans le scénario le plus optimiste, même en supposant une élection du PQ en 2012 ou 2103 et un référendum rapide en 2014, le % de nous ne pourra pas dépasser les 75%.

    Si on n'a pas gagné lorsqu'on faisait 82% de la population du Québec, comment pourrons-nous gagner avec 75%?

    C,est terrible ce que je viens d'écrire. C'est le rêve politique de toute une vie qui vient de s'effondrer. L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC, C'EST TERMINÉ »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 09h41
    Si on s'accorde le droit de chialer, il faut, au moins, aller voter !
    « Pour contrebalancer les Grégoire, Lisée et Parisella qui nous livre chacun la bonne parole de son parti et qui ont une chaire de choix, je vous livre une réflexion.
    Cette réflexion est écrite depuis un bon moment. J'aurais voulu qu'elle soit publiée dans la section Idée ou Opinion, mais l'espace étant très contingenté, mon écrit ne fut pas retenu.

    Je profite de cette section des commentaires (qui restent encore disponible au simple lecteur) pour vous faire part de cette pensée et pour vous inciter à aller voter.
    À aller voter pour du changement, du vrai!

    Sommes-nous au service de l'économie?
    Réflexion d'un simple citoyen


    Êtes-vous tanné d'être mis au service de l'économie?
    Devons-nous être au service de l'économie ou devrions-nous mettre l'économie à notre service?

    Charest dit: L'économie d'abord.
    Marois dit: On va créer de la richesse.
    Dumont dit: Vendons nous à l'entreprise privée.

    L'économie d'abord, l'Être Humain ensuite.
    Les politiciens mettent l'Être Humain au service de l'économie.
    Les gouvernements sont au service de la finance.
    On nous fait travailler pour servir la finance plutôt que de mettre la finance à notre service.

    Ne devrait-on pas plutôt mettre l'économie au service de l'Être Humain?

    Ce n'est pas Jean Charest, ni Pauline Marois et encore moins Mario Dumont qui mettront l'économie à notre service.
    Personne de ces trois partis sans génie ne peut imaginer une économie à notre service.
    Pour les vieux partis, l'économie est une sorte de divinité contre laquelle nous ne pouvons rien et à laquelle nous devons nous soumettre.

    Québec Solidaire propose de mettre l'économie à notre service.
    Cet outil a trop longtemps été mis au profit des compagnies et lorsque je dis compagnies, je ne parle pas de PME qui tirent le diable par la queue, non, je parle de multinationale qui font des profits gigantesques.

    Rio Tinto Alcan a des avantages honteux. Ce monstre fait chanter le gouvernement en menaçant de plier bagage s'il n'ont pas tous ces avantages.
    C'est le même chantage depuis des décennies.
    On subventionne et avantage les puissants qui font d'immenses profits.
    Leur chantage de fermeture et de hausse du chômage est efficace.

    Imaginez, on veut privatiser (une petite partie POUR COMMENCER) Hydro Québec, notre joyau énergétique.
    Si Hydro Québec appartenait au privé, nous payerions, selon les spécialistes financiers, les tarifs ontariens, soit une hausse de 70% de votre facture d'électricité.

    On veut privatiser la santé.
    Les compagnies privées sont là pour faire du profit. C'est leur seul et unique but.
    Elles sont là toutes prêtes à venir vous soutirer jusqu'à votre dernier centime sur le dos de votre maladie.
    Un minimum de service, un maximum de profit, il faut demeurer compétitif et avoir une «croissance». Ce ne sont pas des missionnaires qui sont là pour vos beaux yeux. Elles savent que l'argent ne pousse pas dans les arbres et qu'il se trouve dans votre portefeuille. Cet argent que vous gagnez de plus en plus difficilement.

    L'économie mondiale est un désastre. Des populations entières meurent de faim. Non pas parce qu'il n'y a pas d'aliments, mais parce que leur prix est trop élevé.

    On se fait arnaquer par les pétrolières.
    En 3 mois Exxon Mobil a fait 14,8 milliards de profit net.
    Imaginez, vous avez payé votre litre d'essence 1.40 $.
    On nous expliquait que c'était la loi du marché, de l'offre et de la demande.
    Aujourd'hui, quelques semaines plus tard, le prix du baril qui était à 140 $ est maintenant à moins de 50 $.
    L'offre et la demande disait-on!
    La demande a-t-elle diminué à ce point?
    On nous prend pour des imbéciles et on laisse les compagnies nous exploiter.

    Il faut des gens qui veulent mettre l'Humain d'abord.
    Il faut des gens pour qui l'économie est un outil et non une divinité.
    Il faut des gens qui ont à coeur l'intérêt du pays et non celui des grosses compagnies.

    L'énergie!
    Nous avons du vent... gratuit! Certaines compagnies ont investi et veulent nous vendre à gros prix notre propre vent.
    Éole-Québec, une idée toute logique. Tellement logique qu'elle en est géniale!

    Connaissez-vous le prix des médicaments?
    Sûrement.
    Connaissez-vous le profit des compagnies pharmaceutiques?
    Sûrement pas, c'est honteux ces immenses profits faits sur le dos de la maladie des gens.

    Nous avons des spécialistes plein nos universités, prêts à travailler pour découvrir de nouveaux médicaments. Nous avons les capacités de nous lancer dans cette industrie rentable pour en tirer profit, réduire le coût de nos pilules et investir les profits dans nos soins de santé.
    Pharma-Québec une idée aussi géniale que l'a été Hydro-Québec.

    Il faut mettre nos forces, notre talent, notre savoir au service de notre pays et non le vendre au service des voraces et inhumaines compagnies pharmaceutiques qui préfèrent voir des populations entières mourir plutôt que de voir le prix de leur médicament baisser.

    Il faut des gens au service des Êtres Humains et non au service des profits.
    Il faut des gens au service des Québécois et des Québécoises et non au service des banques et de la finance.

    Pouvons-nous changer les choses?
    OUI, nous pouvons!

    Le 8 décembre, vous pouvez voter pour du changement.
    Le 8 décembre, vous avez le pouvoir, le pouvoir de changer les choses.

    En étant tous ensemble, nous avons un véritable pouvoir.
    Nous avons UN POUVOIR SOLIDAIRE.

    Seul en ces jours d'élections, nous comptons vraiment.
    Aucun politicien ne peut empêcher notre choix.

    Le 8 décembre est un jour béni,
    le seul jour où le pouvoir est entre nos mains.
    Nous pouvons changer les choses
    Il faut voter pour du changement.
    Et le seul parti structuré et ayant des idées pour un changement réel, m'apparaît être Québec Solidaire.

    Vous n'êtes pas convaincu?
    Vous vous dites qu'il n'y a rien à faire?
    Vous vous dites qu'ils sont tous pareils?
    Vous aimeriez du changement, mais vous êtes désabusés?

    N'ayez pas peur, ça ne peut pas être pire que ce que nous vivons.
    Votez pour une équipe qui remettra les valeurs humaines au premier plan et les valeurs économiques au rang des outils (tout en reconnaissant que c'est un outil de première importance).

    Le 8 décembre, vous avez le pouvoir, prenez-le.
    Votez pour du changement réel.
    Votez pour une équipe nouvelle.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 10h08
    Seul le PQ peut barrer la route à Charest
    « Je n'ai rien contre les tiers partis. Cependant, ceux-ci ne servent souvent qu'à diviser le vote souverainiste. Comme l'a écrit avec justesse M. Descôteaux, seul le Parti québécois peut être une solution de rechange aux libéraux. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 10h38
    M. Noel: analyse lucide, mais ce n'est pas terminé
    « Monsieur Noel
    Votre analyse est très lucide, mais ce n'est pas terminé pour la souveraineté.
    Quand les francophones se tiendront ensemble au lieu de se diviser, ce qui arrivera un jour, la souveraineté sera au rendez-vous. Il ne faut pas lâcher, au contraire.

    Bon courage, allez voter et incitez vos amis à y aller.

    Et continuez à analyser les statistiques de façon si professionnelle, contrairement à nombre de politiciens et journalistes menteurs et véreux. »

  • Jean-Serge Baribeau
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 10h49
    Il faut, autant que faire se peut, se présenter au bureau de vote!
    « *****Voter ou ne pas voter?*****


    Quand Jean-Charest a annoncé la tenue d'élections au Québec, on a vite senti une réticence majeure vis-à-vis de ce scrutin perçu comme inutile, prématuré et bassement électoraliste. Diverses voix désabusées se sont fait entendre et on a vite senti que grande était la tentation de l'abstention. La «communicatrice» Marie-France Bazzo a fait savoir qu'elle n'allait pas voter, faisant ainsi écho à la lassitude de nombreux électeurs.

    Dans ce contexte de tentation abstentionniste ou annulationniste, on a vu surgir la crise majeure qui secoue le parlement canadien, crise dont la conséquence a été de faire oublier l'élection québécoise, élection suscitant peu d'enthousiasme, élection dont les médias parlent de moins en moins.

    Il est intéressant de rappeler que dans un régime politique comme le nôtre, plusieurs comportements «électoraux» sont possibles. Dans un premier temps chacun se doit de décider s'il veut, oui ou non, inscrire son nom sur la liste électorale. Une fois qu'une personne est inscrite, elle a plusieurs choix. Le premier choix, c'est de se rendre au bureau de vote et de voter pour le candidat ou le parti qui semble convenir le mieux. Le deuxième choix, c'est de se rendre au bureau de vote et d'annuler son vote en refusant de voter pour l'un ou l'autre des candidats. Dans un tel contexte il est possible de faire part de son refus de voter, soit en votant pour tous les candidats, soit en dessinant ou en écrivant un quelconque message. L'idée qui prévaut ici, c'est d'annuler son vote. Le troisième choix, qui semble être celui de Marie-France Bazzo, c'est de ne pas aller voter tout en étant inscrit sur la liste électorale. Ici il ne s'agit pas d'annuler son vote. Il s'agit de s'abstenir.

    Quant à moi je respecte le choix de Mme Bazzo tout en le critiquant vertement. Je n'aimerais pas vivre dans un pays dans lequel la «votation» serait juridiquement obligatoire mais je pense que chacun de nous se doit, autant que faire se peut, de «s'obliger» à voter, ne serait-ce qu'en choissant la route annulationniste.

    Mais je me dois de dire au directeur des élections et à tous ceux que cela intéresse que ce qui minimise la portée du geste abstentionniste, c'est que le nombre des abstentionnistes, comté par comté ou au niveau global, n'est pas rendu public et les médias n'en parlent presque jamais. Personnellement il m'est arrivé au moins deux fois d'annuler mon vote et cela n'a pas eu une grande importance.

    Quoi qu'il en soit je ne vais pas suivre le conseil de Marie-France Bazzo et je vais aller voter, même si je ne sais pas encore ou je vais mettre mon «X» ou mes «X», ou mon dessin, ou mon commentaire corrosif.

    DERNIÈRE HEURE: MARIE-FRANCE VA ALLER VOTER!



    Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 11h24
    M. Noel
    « Je suis content qu'enfin vous pouvez passer à autre chose.
    Mais pour ce qui est des immigrant c'est tout à fait normal qu'il ne veulent rien savoir de la séparation, la majorité proviennent d'endroit ou justement les conflit ethnique on détruit la qualité de vie. Alors ils on choisit de venir au Canada et comme le Québec est une province du Canada on ne peu pas leur dire, hey venez pas ici car ici on ne veux plus faire parti du Canada. »

  • Pierre Allard
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 12h04
    No pasaran !
    « Mon blog d'aujourd'hui ressemble tellement au vôtre que j'aurais pu m'épargner cette peine... à un point près, toutefois.: je suis persuadé que la provocation de Harper n'était pas une erreur, mais visait a forcer des élections qui lui donneront enfin cette majorité qui lui permettra de modifier l"équilibre social.

    Une majortité Harper bâtie sur un sentiment anti-Québec va devenir incontournable à Ottawa. Evitons au moins une majorité Charest à Québec .

    Pierre JC Allard
    http://nouvellesociete.wordpress.com »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 12h05
    Ce sera un triste lundi 8 décembre 2008
    « J'ai tenté autant que possible de présenter la seule solution aux problèmes de chicanes dans les rangs souverainistes: vous rallier au PQ. Lorsque le PQ aura changé le mode de scrutin au Québec, et qu'il sera possible d'avoir des partis souverainistes de toutes les allégeances politiques, nous pourrons se batailler. Mais autrement, vous demandez au Québécois et Québécoises de passer les 30 prochaines années à revivre une histoire en boucle. Non, no way ! J'ai 30 ans, et j'ai autre chose à faire. Le monde est vaste et le français perd du terrain aussi en Europe. Et après ça on se demande pourquoi une certaine droite fédéraliste se moque des "gogauchistes séparatistes". Et tout ça parce qu'on s'impatiente à gauche chez QS et qu'on s'impatiente pour avoir un pays chez le PI. Et le résultat est que vous êtes responsable du statu quo.

    Je ne suis pas enclin à poursuivre la lutte pour un pays avec des gens qui démontrent un manque flagrant de jugeote, non merci. Il faudra que vous vous rendiez compte que vous donnez du jus à l'adversaire pour qu'il vous ridiculise. Mario Dumont en a profité, Jean Charest s'en amuse et même Harper ne se soucie plus des "séparatisses". »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 12h11
    @ Jacques Noel
    « Votre message est pessimiste, mais je crois que vous avez raison. J'ai décidé de poursuivre ma lutte à partir d'un autre pays. Je désirais vivre l'expérience de l'immigrant, de celui qui doit apprendre une langue pour s'intégrer, de celui qui doit étudier davantage pour trouver du travail, de celui qui doit s'habituer à de nouvelles coutumes et traditions.

    J'y suis presque arrivé, après près de deux ans. Permettez-moi de vous dire que le plus important dans tout ça, c'est LA LANGUE. Et tout aussi important, ce qui inclut les coutumes et les traditions, c'est la culture. Sans elle, rien. Et dans le pays où je suis, la langue et la culture appartiennent au peuple, et les immigrants qui veulent s'intégrer, trouver du travail, se sentir chez soi, doivent faire un effort, un gros effort pour y arriver.

    Ceci dit, je comprends donc que beaucoup d'immigrants au Québec choisissent la facilité. Ils arrivent dans un pays qui s'appelle le Canada, un pays bilingue anglais-français. Par conséquent, les immigrants choisissent la voie la plus facile. Faut-il vraiment leur en vouloir ? C'est humain après tout. Vous demandez aux immigrants de faire un nouveau pays où eux ils n'auraient plus la voie facile, alors que beaucoup de Québécois et Québécoises, des souverainistes mous, choississent eux-même la voie facile qui est le statu quo depuis plusieurs années, et présentement les luttes internes.

    Finalement, oui, il faut de la colère, mais il faut aussi être réaliste. Moi, si j'étais un immigrant au Québec actuellement, considérant qu'il y a trois partis souverainistes qui se font la lutte avec un parti autonomiste, je me poserais de sérieuses question sur ces gens et je choisirais peut-être, finalement, de me concentrer sur l'apprentissage de l'anglais et je voterais pour le Parti libéral.

    Réveillez-vous batinse ! »

  • André Bussière
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 12h47
    MAJORITAIRE, NON MERCI !!!!!!
    « La plus grave erreur serait de donner un mandat trop fort à M. Charest. L'arrogance et le copinage avec ses PPP pour amis, reviendront en surface.
    Avec l'effondrement de l'ADQ, les libéraux se sont nourris de plus de 15% du vote populaire qui allait au parti de Mario Dumont.
    Ce dernier serait même battu dans son propre comté, ce qui n'est pas peu dire.
    Les verts PVQ et Québec Solidaire stagnent à 10% du total, mais se présentent de gauche et souverainiste.
    Si lundi Mario Dumont remontait légèrement et les quelques milliers de personnes qui déclarent appuyer les 2 petits partis s'unissent; cela pourrait empêcher les Libéraux de former un gouvernement MAJORITAIRE.
    Ce serait très bon pour la majorité des Québecois.

    AUX URNES CITOYENS !!!
    RENFORÇONS L'OPPOSITION AUX LIBÉRAUX !!!

    ANDRÉ BUSSIÈRE, B.S.A.
    Montréal »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 6 décembre 2008 12h59
    @ M. Jacques Noel et à son rêve
    « Votre raisonnement est bon. Faudra commencer à rêver à autre chose que l'indépendance du Québec si le parti Libéral très provincial gagne majoritairement lundi soir, le 8 décembre à moins que le ROC commence à nous martyriser ou à procéder à un genre de génocide du Québécois francophone autre que l'immigration libérale à 98 %.

    Le PQ a gagné en novembre 1976 avec 34,6 % des votes, il a perdu en décembre 1985 avec 38 % des votes et il a gagné de nouveau en septembre 1994 avec 44,4 % des votes à cause du grand Parizeau puis, avec l'appui de Messieurs Bouchard et Dumont, il est allé chercher 49,6 % au référendum de 1995 mais...Messieurs Bouchard et Dumont semblent avoir changé d'idée sur la souveraineté-partenariat "vu la mince mais réelle défaite". Ils ont décidé de trouver une solution canadienne pour le Québec de l'autonomie ou d'une affaire semblable.

    On va décider le 8 décembre, vers 23 H, à quoi on pourrait rêver au Québec français. Retour en France; autonomie générale ou culturelle; changer le club de hockey canadien, le CH en religion; le Centre d'achats 10-30; un gala de danseuses à la place des courses d'autos; fêter le 400 ième de Québec à tous les ans...name it. »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 14h22
    Voter PQ et en même temps voter contre Power Corporation
    « Malgré les sondages, malgré tout. Je vais voter PQ et par la même occasion pour une opposition contre le PLQ du néant. Et en votant PQ, je vais me trouver à voter contre Power Corporation et à son travail en filigrane d'alimentation du cynisme politique et à ses analyses distordues de sondages.

    Et avant de faire des analyses dramatiques et pointues internautes, attendez donc mardi. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 14h25
    Les nationalistes ne sont pas divisés.
    « Ce sont les partis qui se disent nationalistes qui le sont.

    Les nationalistes ne votent pas que pour la souveraineté, la preuve est que le PQ l'a déplacée. Or, des péquistes aujourd'hui font reproches à des nationalistes de ne pas voter PQ !

    Les nationalistes ne font qu'immiter le PQ en choisissant le parti nationaliste qui répond à des intérêts importants pour eux. Soit pour le PQ, l'ADQ, QS, PV ou PI.

    Les nationalistes sont regroupés sous ces bannières et c'est à c'elles-ci de se regrouper à leur tour sous une seule coalition nationaliste.

    C'est à ces partis à mettre un peu d'eau dans leur vin et faire l'unité des nationalistes québécois. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 6 décembre 2008 15h57
    @ M. Sylvain Racine
    « On n'affirme pas tout de suite : «Ce sera un triste lundi 8 décembre». Au pire, on pourrait écrire : «il semble que ça va être un triste lundi mais on espère que NON». Si c'est OUI, on va tenter de penser à autre chose pendant quelques jours et on va l'accepter puisque ce sera le choix des Québécois. On ne peut quand même pas les forcer et on devrait se dire qu'ils ont peut-être raison à la place de le prendre trop durement. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 16h07
    M Noël se trompe.
    « si la cause souverainiste avait fait un effort pour dire que ceux et celles qui arrivent comme immigrants, de culture et de tradition française (africain, haïtien, asiatique, français etc) il y aurait plus d'"ethnies" immigrantes (quel horreur ce mot pareil a pédigrée comme pour mon chat de race) qui aurait renforce la possibilité de réaliser notre rêve de nation. Non, la différenciation entre les "Nous" et les "Eux"; le nationalisme malsain du Parti Québécois qui se nourrit d'une pensée réactionnaire vieille France collaboratrice (M Noël en est un exemple sans compter les antisémitismes de certain(es)); l'apologie d'une langue qui n'est pas connectée avec le monde moderne; la confusion entre culture et folklore; ce catholicisme a conserver pour des valeurs nouvelles qui ne peuvent s'y reconnaitre; de ce refus constant du progrès et de cette nostalgie du passe...tout ceci, en vrac, fait que nous perdrons la possibilité du rêve. Je connais des immigrants qui la désirent cette souveraineté mais pas avec avec ces distinctions dangereuses des "Nous" et des "Eux" et surtout avec le refus répété de M Noël de ne pas les considérer comme québécois. Un pays se construit avec tous et toutes, sans distinction de races et de conditions. Nous sommes tous québécois ou ne le seront pas (avec un pays a soi), telle est la question. M Noël se trompe. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 16h59
    M. Noël ne se trompe pas
    « M. Noël ne se trompe pas. Les immigrants qui s'intègrent à la culture québécoise et à la majorité francophone sont très bien reçus et acceptés chez NOUS. Les autres travaillent contre nous, comment pourrait-t-on les aimer? On peut se demander pourquoi ils viennent au Québec s'ils ne veulent pas s'intégrer.

    Le Québec francophone, comme tout peuple de la terre, a le droit de rester ce qu'il est et de ne pas être noyé dans la mer anglophone.

    Et ce n'est pas le parti libéral de John James Charest, inféodé aux anglophones et aux allophones anglicisés, qui va lutter pour préserver ce droit. »

  • Michel Chayer
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 21h50
    Des papillotes
    « « Voter est un geste important qu'il faut poser en conformité avec ses convictions...» - Bernard Descôteaux

    En conformité avec mes convictions, mon bulletin de vote j'en ferai donc des papillotes, parce que :

    Jean Charest se moque de nous avec le déclenchement inopiné de ces élections ;

    Madame Marois est idéologiquement sénile et édentée ;

    Mariole Dumont est à l'opposé de mes convictions sociales ;

    Amir Kadhir et Françoise David n'ont pas eu le droit de participer au débat des chefs.

    « Le nihiliste n'est pas celui qui ne croit à rien, mais celui qui ne croit pas à ce qui est. » -CAMUS, l'Homme révolté

    Élections, piège à cons. »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    samedi 6 décembre 2008 22h53
    Correction pour M. Bousquet: Lundi 8 décembre, ça me laissera indifférent. It's too late!
    « On m'a fait remarqué aujourd'hui que pour être Québécois, il faut vivre au Québec. Par conséquent, puisque ça fait deux ans que je n'y suis plus, je n'ai évidemment pas le droit de vote, et je suis donc maintenant un Canadien. Oui, c'est tout ou rien. Si les Québécois ne veulent pas de pays afin de préserver leur langue, et bien je refuse de passer ma vie à me faire dire, lorsque je rencontre quelqu'un "Oh, You are Canadian". Ou par les Français " Oh mais vous êtes Canadien." Et au courant de mes nombreux voyages, toutes les centaines de fois où j'ai entendu ça, j'ai toujours eu la nausée. No way, non merci! Mon pays sera probablement à jamais imaginaire, mais mon pays réel, no way, ça ne sera jamais le Canada. Voter Jean Charest c'est dire "et ben, cé ti pas plate, ça marche pas le Québec. En plus, on vient de perdre 50 milliards de notre fond de pension, on né ben mieux de sticker avec Ottawa" Je préfère vivre en expatrié plutôt que de vivre avec cette honte! C'est un choix, déchirant, mais pour moi le Canada, c'est une absurdité, un cirque, un mange Canadiens-français.

    Mais je parles pour les amis et la famille que j'ai au Québec. Jean Charest voulait devenir PM du Canada sous la bannière des Conservateurs, alors si ça ne vous rend pas triste, et bien moi, si. Si Jean Charest met la main sur un gouvernement majoritaire, la souveraineté C'EST MORT ET ENTERRÉE. Sans souveraineté-association ou souveraineté absolue, dans 20 ans Montréal sera à 80% anglophone, il ne restera plus que les régions au Québec que l'on entendra des "criss" et des "tabarnac". Les petits-enfants des enfants des bebyboomers vont dire "criss, Montréal me fait chier en sti. Et pis a porc ça, pourquoi que le Canada nous traite comme des rats?" Et ces même jeunes vont tous finir par déménager à Montréal pour étudier et apprendre l'anglais. Dans 50 ans, le Québec sera que dans l'imaginaire.

    Le Québec doit se réveiller. C'est maintenant ou jamais. Sans pays, c'est ça qui va arriver. Ça fait 37 ans qu'on l'a écrit. Le lundi 8 décembre 2008, est selon moi crucial. Les Québécois ont fait leur choix: vivre dans l'indifférence en regardant Occupation double et la Poule aux oeufs d'or. Il faut se rendre à l'évidence chers amis. Mais non, Mr Bousquet, ce n'est pas triste. Plutôt que de lire le Devoir, je vais aller lire lemonde.fr.

    Mommy, Daddy (1971) Paroles : Gilles Richer et Marc Gélinas Musique : Marc Gélinas Interprètes : Dominique Michel et Marc Gélinas Interprète d'une seconde version : Pauline Julien Mommy, daddy, I love you dearly Please tell me how in French my friends used to call me Paule, Lise, Pierre, Jacques ou Louise Groulx, Papineau, Gauthier, Fortin, Robichaud, Charbonneau. Mommy, daddy, what happened to my name? Oh mommy, daddy, how come it's not the same? Oh mommy, tell me why it's too late, too late, much too late? Mommy, daddy, I love you dearly Please tell me where we used to live in this country Trois-Rivières, Saint-Paul, Grand-Mère Saint-Marc, Berthier, Gaspé, Dolbeau, Tadoussac, Gatineau. Mommy, daddy, how come it's not the same? Oh mommy, daddy, there's so much in a name. Oh mommy, tell me why it's too late, too late, much too late? Mommy, daddy, I love you dearly Please do the song you sang when I was a baby Fais dodo, Colas mon p'tit frère Fais dodo, mon petit frère, tu auras de l'eau. Mommy, daddy, I remember the song Oh mommy, daddy, something seems to be wrong Oh mommy, tell me why it's too late, too late, much too late? Mommy, daddy, I love you dearly Please tell me once again that beautiful story Un jour ils partirent de France Bâtirent ici quelques villages, une ville, un pays. Mommy, daddy, how come we lost the game? Oh mommy, daddy, are you the ones to blame? Oh mommy, tell me why it's too late, too late, much too late? »

  • Richard Weilbrenner
    Abonné
    dimanche 7 décembre 2008 07h21
    Y'en a marre !
    « À l'heure où j'écris ces lignes, il me serait vain de croire que le Parti québécois a la moindre chance de remplacer les libéraux aux affaires lundi prochain. Personne ne voulait de cette élection, et le Québec n'en avait surtout pas besoin. Les motifs invoqués par Jean Charest auront trompé les naïfs et auront été défendus par des lâches, des hypocrites, des menteurs. L'histoire jugera. Il ne sert à rien de pleurer. Jean Charest aura réussi son coup de force contre la volonté populaire, donc contre le peuple. Il ne nous reste qu'à souhaiter que le taux de participation soit si bas que cet homme chez qui la volonté de puissance a fini par tenir lieu de sagesse politique ne pourra plus jamais affirmer ou prétendre parler et agir « au nom de tous les Québécois ». La majorité qu'il revendique et qui sera sans doute la sienne en raison de la division des forces souverainistes, de la faiblesse de l'opposition officielle et surtout des lacunes démocratiques de notre système électoral n'aura aucune légitimité. Ce sera notre seul rempart contre la déferlante de cynisme qui afflige non pas les électeurs, comme on voudrait le faire croire, mais les élus eux-mêmes, les uns par une conduite indigne, les autres par une vacuité du discours à faire enrager le citoyen le plus tolérant. Qu'est-ce donc qu'il disait, le sieur de Beaumarchais ? « Nous en avons assez des scandales qui nous sont connus le matin et qui le soir tombent dans l'oubli... nous en avons assez de ce Parlement qui se soucie beaucoup moins de la vérité que de la protection de ses privilèges... ! » Oui, il ne nous reste qu'à espérer que le peuple en aura eu suffisamment assez cette fois-ci pour que « la prochaine fois » soit la bonne. Y'en a marre !
    Richard Weilbrenner
    Sutton, le 7 décembre 2008 »

  • jacques noel
    Inscrit
    dimanche 7 décembre 2008 08h56
    IL FAUDRA FAIRE LE PROCÈS DU PQ
    « C'est pas le procès de Pauline qu'il faut faire, c'est le procès du PQ. Pauline est une brave matante, au talent limité, au charisme inexistant, qui a donné son 110%. Ce n'est pas sa défaite, c'est la défaite d'un parti qui s'est fait harakiri. Le PQ doit être refait au complet.

    Partis avec le tiers-monde dans les années 60, on se retrouve tout nus 40 ans plus tard. L'Algérie libre oui. Le Bengladesh libre oui. L'Érythrée libre oui. Mais pas les Tremblay d'Amérique.

    Le communisme s'est effondré et les peuples de l'Est ont retrouvé leur liberté. L'Estonie libre lui, la Slovaquie libre lui. Même le Kosovo libre. Mais pas le Québec.
    Nous, on est condamné à vie au Canada, accroché aux Rocheuses et aux Chutes du Niagara.

    On fond dans le Canada à moins de 22%, on fond dans le Québec à moins de 80%, on fond sur la grande Ile à moins de 50%, mais l'indépendance nationale c'est pas pour nous. Les baleines, oui. Les ours polaires, oui. Nous, non.

    La cause végète à 30 quelques pourcents dans les sondages. Duceppe n'a pas prononcé le mot souveraineté une seule fois dans les débats télévisés. Pauline a caché la souveraineté pour nous parler garderies et médecine familiale. La p'tite vie de la vie provinciale. Le PQ, c'est 40 ans d'échec.

    Qu'est-ce qui n'a pas marché?

    D'abord le projet d'association scandinave du Père fondateur, une patente à gosses reprise par Bouchard en 1995. Une béquille que la cause traine depuis 40 ans. On se sépare, mais on se sépare pas. Pire, on se remarie avec le Canada!! Est-ce que l'Algérie s'est réassociée à la France? Est-ce que les pays baltes se sont réassociés à la Russie? Plus fou que ça tu meurs. Des années et des années à s'astiner sur le trait-d'union. Des décennies à taponer sur les référendums et LA question à poser. Une incroyable masturbation intellectuelle.

    Mais surtout, la pire erreur de toutes: on a refusé de parler de la cause. On en a parlé à deux reprises en 40 ans! 6 mois en 79-80 et neuf mois en 95. Le reste du temps, on a parlé politique provinciale! 40 années de niaisage. Le PQ aura été LA grande déception de la politique au Québec. Un flop monumental, une catastrophe pour notre peuple qui aura été trahi par le véhicule qui devait enfin le libérer. C'est le procès de ce parti qu'il faut faire. Pas celui de la pauvre Pauline »

  • Pierre Allard
    Inscrit
    dimanche 7 décembre 2008 09h53
    Quand on ne veut vraiment pas voir...
    « Qu'il y ait encore tand de gens au Québec qui contestent l'analyse de Jacques Noel est pour beaucoup dans le fait que cette analyse soit une réalité. Il fallait faire l'indépendance autrement. Il fallait assimiler d'abord, chercher l'indépendance ensuite. Bien sûr c"était possible, les Catalans assimilent leur immigrants a parti d'une situation en Espagne infiniment plus difficile que celle des Québécois au Canada. J'ai explique le cafouillage de la quête pour l'indépendance il y a plus de dix ans. Pour ceux que ca interessent, je donne un lien ( qui ici ne sont pas actifs) mais il y a une foule d'autre articles sur le même theme sur le meme site http://nouvellesociete.org/707.html

    Pierre JC Allard »

  • Steve Fortin
    Abonné
    dimanche 7 décembre 2008 10h55
    @ M. Noël... Jean Dussault ce matin vous donne raison!
    « L'analyse de Jean Dussault ce matin semble bien vous donner raison! Au cours des 8 dernières élections provinciales, les libéraux et les péquistes se sont partagés également les victoires, 4 pour chaque formation politique. Dans tous les cas, les libéraux l'ont emporté quand le taux de participation était le plus bas et les péquistes l'emportent quand la participation est plus élevée. Qui plus est, pour l'élection de 2003 par exemple, la baisse du taux de participation, 300 000 électeurs, est proportionnelle à la baisse des appuis du PQ (318 000 électeurs).

    Le taux de participation aux élections chez les populations allophone et anglophone est particulièrement stable mais décline chez les québécois de souche. Est-ce à dire que le cynisme est plus dommageable pour ces derniers? Les faits semblent démontrer hors de tout doute que les souverainistes, à mesure qu'ils se démobilisent pour la "cause", abandonnent les leviers de l'état aux mains des libéraux. On doit donc se préparer à plus de Rabaska, de Orford, plus de "j'ai pas voté pour ça..." »

  • Maxime Schinck
    Abonné
    dimanche 7 décembre 2008 11h45
    @ Brun Bernard
    « Il a toujours été question de faire un Québec souverain avec tous ses citoyens. Vous portez un drôle de regard sur le mouvement souverainiste en y voyant de l'antisémitisme, du catholicisme réactionnaire et une distinction entre races.

    Faudrait-il pour autant se fermer les yeux? Cesser de faire des statistiques? L'ignorance n'a jamais aidé personne. Vous savez, reconnaître par exemple que la quasi-totalité des anglophones votent NON, ce n'est pas pour autant les pointer du doigt, ce n'est que reconnaître un fait. Je ne leur en veux pas : ils votent selon leurs intérêts.

    Une fois que l'on a reconnu cela, il faut que les souverainistes se demandent comment convaincre les francophones fédéralistes. L'essence du projet de l'indépendance, c'est de sortir les Français du Canada de leur statut de minorité. On fait la souveraineté POUR les francophones et non CONTRE les non-francophones!

    En passant, un francophone, ça inclue aussi les descendants des immigrants francisés et les immigrants francophones (ex: Haïtiens). Peut-être ne l'aviez-vous pas remarqué. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    dimanche 7 décembre 2008 13h40
    @ Michel Chayer qui a des papillotes
    « Faudrait nous dire ce que vous espérez d'un gouvernement pour pouvoir vous suggérer un des moins pires partis que vous devriez choisir demain, selon vos objectifs :

    Est-ce la souveraineté du Québec, le fédéralisme renforcé, le socialisme, la santé, l'économie, fêter le 401 ième de la Ville de Québec ou reprendre le grand Prix ou un un nouveau festival international de danseuses à la place ou un meilleur enseignement du français ou de l'anglais peut-être ?

    Faut juste savoir ce qu'on veut de notre gouvernement et principalement, ce qu'on peut faire pour lui...John F. Kennedy. »

  • Guy Lemieux
    Abonné
    dimanche 7 décembre 2008 15h03
    @ M.Noel
    « La fin de votre intervention : Pauvre Pauline .... Je vous propose de vous rendre chez elle et ensuite... parlez-moi de pauvreté .. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    dimanche 7 décembre 2008 15h37
    A M. Noel Le proces est dèjà fait
    « Ce n'est pas le procès du PQ, ni de la Marois mais de la souveraineté. Depuis quand une minorité peu t elle imposer ses vue. Les séparatiste sont une minorité il ne représente que 30% des vrai Québécois. 70% des Québécois veulent rester canadien. Le procès est fait, le verdict rendu, la sentence prononcée il ne reste qu'a l'exécuter et mettre le projet à mort car il est rejeté. Passons à autre chose de constructif arr^tons de perdre nos énergie à nous battre l'un l'autre à ce sujet. Il y a tant de chose à faire. De toute façon le dinosaures sont en train de disparaitre. »

  • Raphaël Labrosse
    Abonné
    dimanche 7 décembre 2008 16h31
    Il faut continuer
    « Tant qu'il aura un indépendantiste parmi nous, il y aura de l'espoir. Et il y en a beaucoup. Il suffit de continuer - ou de recommencer - à en parler. Un si beau rêve ne mourra pas de sitôt. Pourquoi tant de pessimisme? Lundi, il faut voter, selon nos convictions. On perdra, oui, probablement. Et puis après? Est-ce que la défaite va nous terrasser à jamais? »

  • Michel B Pilon
    Abonné
    dimanche 7 décembre 2008 17h42
    Au delà du cynisme;Québec Solidaire
    « L'appel aux urnes par le Premier ministre du Québec en a surpris plus d'un. Les commentaires sont unanimes; pourquoi faire ? On cherche encore dans certains milieux des justifications pour ce faire. Le bilan du PLQ depuis les dernières élections équivaut au néant. Toutefois, deux choses sont à retenir et non les moindres, son immobilisme gouvernemental et le camouflet de la Cour Supérieure concernant la syndicalisation du personnel des CPE. Pour un gouvernement qui prônait l'égalité homme/femme, il en réfutait son élargissement et son accomplissement dans les faits. Jean Charest, a maintes reprises, est revenu sur la question du cynisme des citoyens à l'endroit de la politique, en vilipendant celui-ci. Il oublie qu'il en est lui-même le maître d'oeuvre et son principal gestionnaire.

    Le Premier ministre affirme sans rire, qu'il a un plan ? L'a-t-on vu ? Existe-t-il ? Ou encore, est-il comme celui de Stephan Harper ? Un bâillon sur les institutions démocratiques, une chape de plomb sur la marmite de la société civile ? Est-ce pour cela qu'il désire une majorité ? Sinon le reste demeure comme sa saine gestion de l'économie; de la poudre aux yeux. Le premier ministre du Québec sait pertinemment que seul un fort taux d'abstention peut augmenter sa majorité et le reconduire au pouvoir. D'autre part, que l'ADQ est en perte de vitesse et que les coffres du PQ sont obstinément vides. Mais derrière ce paravent de fumée, il n'en demeure que le Québec s'interroge. Les signaux, si ce n'est déjà fait, annoncent une crise économique sans précédent et dans le paysage lointain, une crise politique pan canadienne qui s'amorce.

    Il faut sortir du jour de la marmotte, remettre en branle la société civile, réformer nos institutions politiques, et surtout redonner la parole aux citoyens/ennes. Québec Solidaire avec peu de moyens est actuellement en train d'en paver la voie. L' appui de la communauté artistique, n'est pas le fruit du hasard, loin de là, mais un indice du ras le bol citoyen. Depuis nombres d'années, les commentateurs politiques et analystes s'entendent sur le fait que le mode de scrutin est dépassé, en fait qu'il ne favorise que les partis politiques en place, et qu'il ne permet pas la reconnaissance démocratique des voix exprimées par de tiers partis. Cette question ne date pas d'hier, au lendemain des élections de 1972, au sein même du PQ, la question était à l'ordre du jour. Par la suite, et par ceux là même qui s'en réclamaient, la réforme du mode de scrutin était mise sur les tablettes suite à une Commission parlementaire. Bref, sur cette question fondamentale, le PQ qui se drapait du manteau démocratique y a renoncé pour des motifs purement électoralistes. Les élections générales du 8 décembre prochain si la tendance se maintient (pourquoi ne se maintiendrait-elle pas ?) confirmeront sans éclat l'abstentionnisme citoyenne à l'endroit d'un mode de scrutin de l'époque de Duplessis. La cacophonie médiatique va connaître de beaux jours et le cynisme citoyen en prendra pour son rhume. Nous sommes dans de beaux draps. Quatre ans de plus avec les libéraux, quatre année d'immobilisme, belote et re belote, quatre ans de demi-vérités, d'entourloupettes, et de quelques commissions parlementaires plus tard, serons nous mieux loger ?

    Pourtant, au cours de cette dernière campagne électorale de nouvelles voix se sont élevées, des figures plus ou moins connues du grand public ont émergé. Même, qui plus est, à force de se faire valoir et voir, ces figures ont été entendues par certains médias, dont notamment Radio-Canada et le Journal Métro. Les porte-parole de Québec Solidaire ont tant fait qu'il aurait été indécent de ne pas les entendre.

    La parole à donc été donné à Mme Françoise David, qui n'à pas sa langue dans sa poche et qui propose de faire de la politique autrement. J'entends, ici et là, rire quelques cyniques mais le temps fait son oeuvre et les appuis s'accumulent, non pas tant en raison de la personnalité de ses chefs, mais en raison de la qualité du programme de son parti qui au fil des années répond aux nombreux défis que le Québec devra faire face d'ici peu.

    L'idée est commune et largement partagée, en période de crise, les grands travaux s'imposent. Mais encore là, tout est affaire de jugement, on n'a qu'à prendre le projet du CHUM pour se rendre compte que rien n'est joué, et malgré les millions investis en analyse, sa réfection risque aussi de dormir sur les tablettes. Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.

    Tiens, prenons le projet de Jean Charest sur les grands travaux hydrauliques, du vent mes amis, du vent, les premières nations n'ont même pas été consultées. Il en a glissé un mot, deux peut-être et puis silence. Pourtant cette question est d'une importance capitale, non seulement l'est-elle sur le plan environnemental mais elle l'est davantage si l'on aborde la question de l'écologie dans son ensemble. Les premières nations méritent d'être non seulement consultées, mais entendues. Québec Solidaire sur cet aspect est en contact avec elles. Sur le plan écologique, Québec Solidaire est partisan du développement durable, moins de béton, plus de réflexions. Plus d'éoliennes, des projets citoyens/ennes, bref repenser l'économie, non pas en faveur des multinationales, mais des communautés d'intérêts qui visent au bien commun. Mais avant de ce faire, reformuler nos rapports citoyens à la vie politique. Lors de l'entrevue avec Bernard Derome à la SRC jeudi le 4 décembre, Françoise David à non seulement parler de souveraineté, mais à mise de l'avant l'appel à la création d'une Assemblée Constituante. L'idée n'a pas été saisie au vol par Derome, pourtant elle valait la peine qu'on s'y arrête.

    En peu de mots, une Constituante est une assemblée de constituants/tes élus par le peuple et réunis afin de débattre du contenu d'une constitution, qui est la Loi des lois. Le Québec est une nation, merci Harper, et pour ce faire, les constituants élaboreront l'architecture de base du fonctionnement de l'État. Non seulement s'agit-il de fixer les limites des pouvoirs que le peuple délègue aux gouvernants et gouvernantes, mais également des contours des différentes juridictions propres à chaque sphère d'exercice du pouvoir. Une constitution énonce également les grandes valeurs aux sources de la vie commune. Un projet de constitution, soumis au peuple après un exercice en profondeur de démocratie participative, reste la meilleure réponse à la loi sur la clarté et au renvoi de la Cour suprême du Canada qui esquive l'essentiel : la reconnaissance du Québec comme nation. Voilà en peu de mots l'essentiel de ce que Mme David aurait pu rajouter concernant la pertinence de Québec Solidaire. A défaut d'être entendue, l'idée fait son chemin au sein de citoyens/ennes qui rejettent le cynisme comme programme politique et estiment qu'il est l'heure d'agir sans plus tergiverser. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 10h58
    Forget it - pour une fois que je suis d'accord avec ce xénophobe de Noël
    « Enlevez la souveraineté, et il n'y a aucune différence notable entre les politiques du PQ et celles du PLQ. Pourquoi changer alors? Juste des dépenses pour rien. »

  • Michel Chayer
    Inscrit
    lundi 8 décembre 2008 11h36
    @ Gilles Bousquet
    « Monsieur Bousquet

    Pourquoi le citoyen est-il indifférent au message du politicien ?

    Si le discours du politicien n'interpelle pas le citoyen, ce n'est pas nécessairement à cause d'un problème d'entendement chez ce dernier.

    C'est plutôt parce que la litanie de voeux pieux et de généralités éculées qui tient lieu de discours politique aujourd'hui sonnent creux et a perdu toute signification.

    Ce que j'attends d'un gouvernement ? La justice sociale. En attendant, je m'occupe de mes plates-bandes ; vous ne voudriez tout de même pas que je monte seul à l'assaut de la Bastille ?

    Quant à vos suggestions, je retiens celles du Festival de danseuses, préférablement avec des négresses laides et obèses afin de ne par heurter les tenants de la rectitude.

    Salutations distinguées,

    MC »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 9 décembre 2008 08h40
    Ce que je n'ai pas aimé
    « Ce que je N'ai pas aimé durant cette campagne, c'est l'acharnement avec lequel Madame Marois s'est attaqué à M.Charest, le traitant de tous les noms, le démonisant, et en 'mettant en garde' les Québecois contre ce monstre. Pendant tout le temps qu'elle mettait à s'acharner contre lui, ses messages pour expliquer sa plateforme électorale sont passés inaperçus. Elle était même en colère contre lui, parce qu'il ne se donnait même pas la peine de parler d'elle, encore moins de lui donner la réplique. Elle aurait aimé que M.Charest s'attaque à sa personne, pour ensuite l'affubler de macho anti femmes, et ainsi obtenir la sympathie de l'électorat. Heureusement, M.Charest n'est pas tombé dans ce piège. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 9 décembre 2008 08h52
    Quebec bashing
    « Comment ose-t-on parler de Québec bashing lorsqu'une personne du ROC se plaint du Québec alors que le PQ, depuis plus de quarante ans, le PQ ne cesse de faire du ROC bashing. »

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