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Les libéraux ramènent le Québec au temps de Duplessis, accuse Dumont

Québec — Maurice Duplessis promettait de belles routes à ceux qui voteraient du «bon bord»: voilà que le ministre de la Santé, Yves Bolduc, fait la même chose avec les hôpitaux, a dénoncé hier matin Mario Dumont.

De passage à Ville-Marie (au Témiscamingue) mardi, M. Bolduc a laissé entendre à des médias qu'il serait plus facile pour la population locale de faire débloquer les dossiers en santé si la région votait pour les libéraux.

«En santé, on fait pas de partisanerie, c'est à dire qu'on essaie quand même de favoriser les dossiers, mais si vous avez un collègue qui vient vous voir et qui travaille son dossier, c'est toujours plus rapide et plus facile, a-t-il dit. C'est dans cette perspective-là qu'on dit que si Daniel Bernard [le candidat dans Royn-Noranda-Témiscamingue] est élu, ça va nous aider à faire avancer les dossiers de santé pour toute la région de Ville-Marie.» M. Bolduc venait de s'engager à investir 20 millions pour rénover le Centre de santé du Témiscamingue.

Hier, Mario Dumont n'a pas hésité à évoquer Maurice Duplessis pour décrire l'intervention de M. Bolduc. «Je trouve ça déshonorant, a-t-il dit. Après que les libéraux aient politisé les CAAF [contrat d'approvisionnement et d'aménagement forestier], qu'ils aient politisé la gestion de la Caisse de dépôt et de placement, ils politisent maintenant l'accès à des citoyens des soins de santé. Duplessis faisait ça. Il disait: "Votez du bon bord et vous aurez accès à des routes."»

Mais selon M. Dumont, «c'était rien comparé à dire que si vous votez du bon bord, vous aurez accès à des soins de santé».

Le chef de l'ADQ en a profité pour dresser un bilan sévère des mandats Charest en matière de santé: exode des médecins, démolition de l'hôpital Saint-Luc, CHUM ou Hôtel-Dieu à Québec, le portrait est noir, selon lui.

Charest tempère

En visite à Saguenay en après-midi, Jean Charest a défendu son ministre en tentant d'expliquer l'esprit de la déclaration. «Allez voir ce qu'on a fait dans les cinq dernières années, vous allez voir que sur le plan de la santé, le gouvernement a agi de la même façon partout au Québec, dans le but justement d'améliorer les services. Vous en avez un bon exemple ici dans la région [du Saguenay Lac-St-Jean]; on a travaillé pour améliorer les services partout et on voit pas ça comme étant un enjeu partisan.» La région a élu cinq députés péquistes en 2007.

M. Charest estime que «le propos du Dr Bolduc, ça ressemble à ce qu'on dit lorsqu'on dit: "Aidez-nous à élire des députés forcément qui vont faire partie de notre famille politique pour travailler avec nous"».

Lorsqu'on lui a demandé s'il appuyait les propos du ministre, M. Charest a répondu: «Le sens des propos était dans le sens d'élire un député libéral avec qui on va vouloir travailler sur les mêmes objectifs, et c'est exactement le sens de son propos. Il n'y a pas d'allusion... Il n'est pas en train de dire qu'une région va être pénalisée sur le plan du régime de santé s'ils n'ont pas un député libéral, la réponse c'est non. Il ne sera pas pénalisé.»

«On va travailler honnêtement avec tout le monde. On veut des gens qui vont partager les mêmes objectifs que nous, c'est ça le sens du propos.»






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  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 05h33
    J'accuse
    « Delemont pour premier-ministre ! SVP non Deleplessis ! »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 05h58
    Pas si faux...
    « Voir la section Idées, le texte de Monsieur Laliberté "Nationalisme démagogique" où il écrit à la tout fin de sa réflexion: "Les propos de Bock-Côté sont révélateurs de la façon de penser d'une frange du mouvement nationaliste qui serait ouverte à une alliance «de raison» avec la droite réformiste canadienne en autant qu'on puisse aller chercher un pouvoir ou deux à Ottawa. Une vision «duplessiste» assez désespérante qui, si jamais elle devait devenir dominante, condamnerait le nationalisme québécois à une impasse." »

  • Jasette
    Abonné
    vendredi 5 décembre 2008 11h49
    Monsieur Dumont n'est pas très bien placé pour parler et monsieur Charest est parfois un bien mauvais jongleur.
    « Monsieur Dumont n'est pas très bien placé pour parler. Potentiellement, lui-même est un duplessiste en herbe. Quant à monsieur Charest, lui concéder trop de pouvoir au prochaine élection serait mal venu.

    Effectivement, monsieur Charest semble un mauvais jongleur quand on lui concède trop de pouvoir entre les mains. Monsieur Charest semble confondre ses propres aptitudes comme Premier ministre avec le trop de pouvoir qu'on pourrait malencontreuseemnt lui donner.

    JM »

  • Jasette
    Abonné
    vendredi 5 décembre 2008 13h19
    Au fond, c'est plus de bonnes idées que d'une majorité qu'un Premier ministre a besoin pour qu'on soit porté à le suivre.
    « Ce n'est pas d'une majorité dont le Premier ministre a besoin. Ce sont des bonnes idées. Que vos idées soient vraiment bonnes et vous trouverez une bonne majorité de la population pour vous suivre. Même, idéalement, les parties d'oppositions pourraient éventuellement applaudir à vos idées s'ils sont constructives pour tout le monde.

    Sauf que, dans le concret, je doute malheureusement que les parties d'oppositions vous suivent même si les idées sont bonnes. C'est un peu comme un maillon faible dans notre système démocratique.

    JM »

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