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Charest reproche à Marois de vouloir importer à Québec le modèle d'Ottawa

Saguenay — Évoquer une coalition ADQ-PQ, comme Pauline Marois l'a fait dans une entrevue au Journal de Québec, est déraisonnable et «il est urgent que la raison reprenne ses droits dans cette campagne électorale», s'est insurgé Jean Charest hier. Pendant ce temps, Mario Dumont affirmait que Mme Marois avait «perdu sa boussole» et rejetait totalement une telle possibilité.

Mme Marois a toutefois soutenu hier ne pas avoir évoqué une telle possibilité, mais plutôt des ententes ponctuelles avec l'ADQ. «Au-delà d'ententes spécifiques ou conjoncturelles, il n'est absolument pas question d'une coalition avec l'ADQ.» «Il peut cependant y avoir des ententes particulières. Par exemple, pendant le débat, j'ai invité M. Dumont à travailler avec nous au rapatriement des pouvoirs en matière de culture et de communications. Je crois que M. Dumont s'est montré ouvert.»

La chef péquiste a indiqué que l'idée d'une coalition PQ-ADQ avait été abordée au caucus du PQ cet automne lors de la parution du texte de Joli-Coeur et de Binette qui décrivaient cette possibilité. «Je peux vous dire que ça n'avait pas du tout passé la rampe au sein du caucus, ni auprès de moi.» (Le parti n'a commandé aucune étude sur la question. Joli-Coeur a produit son texte en son nom personnel).

«Reste que c'est possible»

Toutefois, la veille, au Journal de Québec, à la question de savoir si une coalition «serait envisageable», la chef péquiste, après avoir cité certaines alliances que les deux partis ont réussi à tisser, notamment au sujet de l'élection du président de l'Assemblée nationale, le péquiste François Gendron, elle a laissé tomber: «Reste que c'est possible.» «C'est sûr que je souhaite avant tout l'élection d'un gouvernement péquiste majoritaire. Reste que c'est possible [...] Qui aurait spéculé [sic], avant les événements de cette semaine, qu'il puisse y avoir une coalition avec M. Dion, en fait avec le Parti libéral, le NPD et le Bloc?», a-t-elle dit, dressant un parallèle entre le scénario d'un gouvernement de coalition à Ottawa et la possibilité qu'il se produise à Québec.

Cela a permis à Jean Charest de passer une bonne partie de la journée à marteler que Mme Marois proposait «rien de moins que de reproduire à Québec la crise qui a lieu à Ottawa», de «multiplier par deux un scénario de coalition», et à ses yeux «c'est irresponsable».

Cela laissait toutefois entendre que M. Charest envisageait un gouvernement minoritaire libéral lundi, ce qu'il n'a pas nié en après-midi hier, tout en répétant que le Québec avait besoin d'un gouvernement solide pour passer à travers la tempête économique.

Déjà déconcerté par les événements qui se déroulent à Ottawa, le chef libéral a ajouté que, de toute façon, il est «inquiétant» de voir que «le PQ de Mme Marois se réjouit de la crise politique à Ottawa». En agissant ainsi, Mme Marois «vient de donner une bonne raison aux Québécois de vouloir voter libéral lundi. De se donner un gouvernement de stabilité et de ne pas importer au Québec une crise comme celle qu'on vit à Ottawa».

Quant à Mario Dumont, il a lancé hier matin à Québec: «Mme Marois a perdu sa boussole. Dans la même semaine, elle est rendue à une coalition avec Stéphane Dion, puis là elle pense à d'autres coalitions. Il faut que les gens de son parti se réunissent avec elle et la ramènent sur terre.» M. Dumont indique autrement que, si le Parti québécois se cherche des alliés, il devrait regarder du côté du PLQ. «Qu'elle prenne son programme et qu'elle le mette à côté de celui de M. Charest. Peut-être qu'elle voudra faire une coalition, et même une fusion. Même dans les congrès du PQ, ils ne réussissent pas à s'entendre autant sur les programmes en santé, en éducation et en famille...» Cela dit, le chef de l'ADQ n'exclut pas des ententes ponctuelles pour faire marcher un gouvernement minoritaire. «Que les partis d'opposition s'associent pour bloquer quelque chose de pas bon, c'est correct. Quand ils s'associent pour forcer le gouvernement à mettre sur la table un sujet qu'il voulait garder sous le tapis, c'est parfait. Mais c'est dossier par dossier.»






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  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 06h25
    Un sondage Crop dont l'interprétation rencontre celle de Charest
    « Je cite ici un paragraphe de l'article qui correspond curieusement aux commentaires du sondeur Gauthier de Crop ce matin sur la valorisation de la stabilité par les électeurs.

    (...)
    Déjà déconcerté par les événements qui se déroulent à Ottawa, le chef libéral a ajouté que, de toute façon, il est «inquiétant» de voir que «le PQ de Mme Marois se réjouit de la crise politique à Ottawa». En agissant ainsi, Mme Marois «vient de donner une bonne raison aux Québécois de vouloir voter libéral lundi. De se donner un gouvernement de stabilité et de ne pas importer au Québec une crise comme celle qu'on vit à Ottawa». (..)

    Pauline Marois a sans doute trop erré sur le plan de l'imagination avec ce scénario de gouvernement minoritaire. Mais je ne dis pas cela en rapport avec le sondage de solution finale de Gesca de ce matin. Car ce sondage va assez loin. Ce sondage prédit: 45% PLQ, 29% PQ et 15% ADQ. Ce sondage a probablement raison de donner la victoire aux libéraux selon la tendance dominante.

    Toutefois un sondage qui est à ce point opposé aux sondages internes mais surtout aux effets probables du Québec Bashing de Harper et opposé à la responsabilité politique que le Bloc a mis de l'avant en appuyant la coalition pour les intérêts du Québec qui indirectement devrait profiter au PQ. Un tel sondage sème une part de doute.

    Sans parler d'un autre point d'interrogation quant à la nature du sondage qui se trouve dans le fait que le sondeur de Crop associé à Gesca reprend la notion de stabilité gouvernementale pour expliquer la chute présumée du PQ, or c'est la notion défendue principalement par les éditorialistes et les chroniqueurs de La Presse pendant le plus fort de la crise à Ottawa. Coïncidence incroyable que le sondage de ce matin confirmerait l'analyse d'un A.Pratte à ce point.

    Il y a perplexité parce que avec ce sondage nous avons droit à du 2 pour 1 avec celui ci: les adversaires politiques de Gesca, le PQ de même que l'ADQ sont dirais je tassés dans le coin bien comme il faut avec des scores de 29 et 15%, il faut additionner les deux pourcentages des deux partis pour rejoindre le résultat présumé de 45% pour le PLQ. Suite à l'affaire de la Caisse de dépôt et au bilan de Charest qui a été rappelé au débat et à ce que j'ai mentionné plus haut. Il me semble que Gesca pousse le bouchon vraiment fort cette fois ci. L'ensemble des sondages Crop depuis des années connaît une proportion d'erreurs dans les 3 à 3.5%, celui de 2007 tout juste avant l'élection s'était avéré très erroné.

    La moyenne de tous les sondages a accordé au PQ autour de 33%, je ne vois pas comment le parti peut tomber aussi près du résultat obtenu par A.Boisclair. Quatre pour cent de plus peut apparaître mineur mais sur le plan électoral ce n'est pas si mineur que cela. L'information de Gesca ressemble en tout point par tous ses articles qui relèvent de commentaires ou d'opinions à une presse de guerre à une ou deux exceptions près comme par exemple la chronique de Foglia. Pire encore, Crop participe à cette politique éditoriale selon toute vraisemblance.

    D'autres comme par exemple, Jacques Noel, pourvus en statistiques pourrait faire ressortir d'autres points quant à la méthodologie du sondage. Et puis en somme en se rappelant cette absence de sondages depuis 10 jours avant celui ci. Rien que cela à de quoi semer le doute sur ces médias de la convergence qui dorénavant nous disent ceci involontairement: -ne croyez plus en nous, nous tentons constamment de forger ou d'orienter vos opinions contre vous mêmes-

    La liberté de la presse est une quasi illusion et le contre pouvoir de la presse existe seulement semble t'il à Hollywood, là bas là bas celui ci existe. Pour ceux qui voudraient me tomber sur la tête parce que je serais un pauvre péquiste. Je ferais la remarque que ce que j'affirme ici mais plus largement vaut tout aussi bien pour les partisans du NPD, des Verts ou de Q.S voire de l'ADQ qui sont essentiellement floués de la même façon par les médias. »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    vendredi 5 décembre 2008 08h59
    Debout les indépendantistes, il faut battre Crop-La Presse et son ami Charest
    « Au Québec il y a deux clans bien définis. Les citoyens,
    comme vous et moi et Gesca-Desmarais-La Presse-Crop.
    Le deuxième clan c'est la force de l'argent qui se sert des
    anglophones et des allophones pour écraser le premier clan
    qui, souvent aveuglé, se laisse convaincre que stabilité
    égale Charest et ses fédéralistes bien alliés au
    Quebec-bashing de Harper dont tous ont pu voir dégouliner
    le fiel sur le dos des québécois francophones au travers le
    Bloc c'est dernières semaines.
    Qui va gagner le 8 décembre qui vient, les citoyens ordinaires qui veulent se donner un pays ou ces crésus
    dont la seule puissance est celle de l'argent amassé
    en grappillant les poches du peuple québécois?
    C'est à nous de décider lundi. C'est à notre tour de dire
    bien haut à qui appartient ce pays du Québec.
    Réjean Grenier, 74 ans et indépendantistes depuis toujours. »

  • André Chamberland
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 11h38
    Les Libéraux ont fait pire : ils ont importé leur chef d'Ottawa
    « Jean Charest a délaissé son parti conservateur fédéral à M. Harper qu'il savait capable de s'en occuper. Pendant ce temps, Charest virait son capot de bord pour venir faire au Québec ce que Harper fait à Ottawa : dictature, arrogance, etc. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 11h46
    L'Opposition
    « Depuis le début de la campagne, les chefs des Partis d'opposition n'ont rien trouvé de mieux que d'insulter le premier ministre et de proposer aux Québecois une forte opposition, chaque Parti d'opposition tirant la couverte de son côté. M.Charest, pendant les hauts cris, proposait des projets rassembleurs aux Québecois, des moyens de contrer la morosité économique. Il est demeuré digne malgré les insultes dont on l'abreuvait, sans jamais verser dans les insultes ou la vulgarité. Il mérite toute notre admiration et le Québec reconnaîtra le vrai chef dont nous aurons besoin dans les mois à venir, même si nous savons qu'il devra prendre des mesures impopulaires pour certains groupes, mais salutaires pour la population et l'avenir du Québec. »

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    vendredi 5 décembre 2008 14h09
    100 % sur la cible Monsieur Bouchard
    « Oui.

    Vous avez raison, mais il semble que la liberté de presse ici comme en Russie est démocratique. La Pravda ou Le Groupe Gesca du pareil au même.

    Au moins, vous êtes une personne qui sait lire entre les lignes.

    En voici un exemple pathétique que font les chroniqeurs de Gesca. A entendre V. Marissal à RDI parlé pendant 10 minutes longues du court métrage de Monsieur Dion.<< Son fils de 2 ans aurait fait mieux , ça semblait d'un clip de AL Qaida et ect ...>> afin de discréditer un des leurs hier encore. Le sujet aurait pu être traité dans un courte phrase de 10 secondes. Son language corporel ne ment pas.

    J'ai honte qu'un québécois comme fasse ce genre de commentaire.

    Lâche pas Vincent, arrête de nous prendre pour des imbéciles.

    Donald Bordeleau »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 5 décembre 2008 15h28
    De quel droit Jean Charest peut-il juger ce qui est raisonnable ou pas?
    « Monsieur Charest: ...«il est urgent que la raison reprenne ses droits dans cette campagne électorale».

    De la déclencher SANS RAISON autre que ses ambitions personnelles au détriment des contribuales ne lui donne aucun DROIT de juger ce qui est raisonnable ou pas. Cela sonne faux.

    Prétentieux monsieur Charest! Vous êtes bien mal placé pour donner la leçon à qui que ce soit. Comme depuis le début de la campagne, ne faites pas trop de vagues d'ici lundi car vous pourriez avoir un haut le coeur imprévu devant les résultats. »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    vendredi 5 décembre 2008 21h49
    La pédanterie vs Marissal
    « Saviez-vous, M. Bordeleau que Radio-Canada, il y a quelques
    années maintenant, a signé un entente avec La Presse de
    Gesca-Desmarais, afin de conclure un marché d'exclusivité
    de tous les journalistes et éditorialiste ainsi que les
    nombreux chroniqueurs de Gesca. Vous souvenez-vous d'avoir
    vu un membre du Journal le Devoir bien assis et déblatérer
    sur tout ce qui bouge chez les indépendantistes. Non, jamais.
    Je croyais pourtant, que les ondes de RC étaient publiques.
    Eh bien non, c'est la chasse-gardé des seigneurs Desmarais
    qui, eux, prennent bien soin de se cacher.
    alors, il ne faut s'attendre à rien d'autre que les «hommes
    de La Presse et de Bernard DeRome qui ne sais plus comment
    se mettre pour tenter de cacher le rouge qui dégouline
    le long de ce qui lui reste comme colonne vertèbre.
    Réjean Grenier. »

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