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Crise parlementaire à Ottawa - Calmez-vous!

Charest s'inquiète de la réaction au Canada anglais, qui renoue avec le Quebec bashing

Québec — Rompant avec son mutisme des derniers jours sur la crise à Ottawa, Jean Charest s'est dit préoccupé par le «sentiment de Quebec bashing qu'on retrouve dans le reste du Canada», un «piège» dans lequel «des gens sont tombés» ces derniers jours, a-t-il affirmé hier, en fin d'après-midi. Du même souffle, il a défendu la légitimité du Bloc québécois à Ottawa.

Le chef libéral a qualifié le sentiment de Québec bashing de «complètement inutile» dans un contexte où «on a un enjeu économique majeur». Il a intimé ceux qui s'y adonnent de se concentrer sur l'économie et d'«arrêter de faire des procès d'intention». «Ça ne donne rien», a-t-il soutenu. Puis, il a défendu la légitimité du Bloc québécois en soulignant le fait que «la démocratie a parlé le 14 octobre». Selon lui, les quelque 1,4 millions d'électeurs québécois qui ont voté pour le Bloc ont droit au respect, comme tous les autres électeurs, «peu importe leur origine, peu importe le parti qu'il représente. Ils ont le droit de s'exprimer». Après tout, a-t-il souligné, la présence de souverainistes au parlement fédéral n'est pas sans précédent: «En 1867, [...] les députés de la Nouvelle-Écosse élus à la Chambre des communes étaient tous, sans exception, envoyés à Ottawa pour séparer la Nouvelle-Écosse du Canada!» Du reste, les Québécois souverainistes sont à son avis bien placés pour réclamer le respect, «depuis le temps qu'on débat de l'avenir du Québec et qu'on le fait de manière pacifique. Je vis dans une société où les gens peuvent être fédéralistes souverainistes, mais se respectent, et la même chose devrait être vraie dans le parlement fédéral. On n'a pas à faire de procès d'intention de quiconque parce qu'il défend une position ou l'autre», a dit M. Charest.

À l'époque où il évoluait sur la scène fédérale, M. Charest lui-même avait déjà été victime de telles accusations, a-t-il rappelé, lorsqu'il avait «appuyé des positions du Bloc Québécois». Notamment au moment de son opposition au renvoi sur la clarté, orchestré par le ministre libéral Stéphane Dion à la fin des années 90. Le chef libéral et premier ministre de l'époque, Jean Chrétien, avait alors accusé M. Charest «d'appuyer les séparatistes [...] et les souverainistes».

Plus tôt, le chef libéral avait réitéré sa position des derniers jours selon laquelle le gouvernement du Québec n'a pas à se prononcer pour ou contre la formation d'une coalition. «On n'a pas à faire des choix», a-t-il dit.

Capitaine Canada

Cette position de neutralité a été dénoncée par la chef péquiste, Pauline Marois, en ces termes: «Capitaine Canada a décidé qu'il ne défendait pas nos intérêts», a dit Pauline Marois.

Le «Quebec bashing» au Canada anglais fait sourciller la chef péquiste, tout comme le «mépris» manifesté par M. Harper envers les «séparatistes». Elle a dit ne pas comprendre «qu'on casse du sucre sur notre dos [alors que] l'attitude du Bloc québécois est respectueuse». En appuyant la coalition, le Bloc cherche à éviter que le Canada se retrouve en élections, ce que personne ne souhaite, a fait valoir Mme Marois.

«On ne pourra toujours bien pas accuser les souverainistes de vouloir provoquer une crise. C'est M. Harper qui est en train de la provoquer», a-t-elle souligné.

La chef péquiste s'est par ailleurs montrée enchantée de la sortie de Jacques Parizeau, qui a accordé une entrevue au Journal de Montréal hier et qui soutient que l'entente sur le gouvernement de coalition à Ottawa était une «victoire impressionnante» pour le Québec.

Mais aux yeux de Mario Dumont, l'intervention de Jacques Parizeau dans le débat démontre «la faiblesse» de la chef péquiste. «Au moment où, dans son propre mouvement, les gens sont choqués, où ils ne comprennent plus rien, là, elle a besoin de M. Parizeau pour sauver la mise. C'est évident qu'il y a un malaise énorme. Et même si les dirigeants du PQ essaient de faire une parade pour sauver leur base, les Québécois nationalistes se rendent compte que ce parti-là a perdu sa boussole», croit M. Dumont.

Le chef adéquiste a aussi dénoncé le silence de Jean Charest au sujet de la coalition. «C'est le seul qu'on n'a pas entendu», a fait valoir M. Dumont hier matin, sur la Rive-Sud de Québec. «Il y a clairement un manque de leadership au Québec. On a un premier ministre qui se déguise en courant d'air, et Pauline Marois qui applaudit le fait que Stéphane Dion devienne premier ministre. L'un et l'autre tiennent aujourd'hui des positions décevantes pour le Québec», estime le chef de l'ADQ.

Hier comme les deux dernières journées, M. Dumont s'en est surtout pris à Pauline Marois. Devant la Chambre de commerce de Lévis, il n'a pas hésité à parler de la coalition PQ-Bloc-PLC, puisqu'il estime que la signature de Gilles Duceppe est aussi celle de Mme Marois.

Au moment d'écrire ces lignes, avant que Stephen Harper ne prononce son discours à la nation, Mario Dumont a dit souhaiter que la situation se calme à Ottawa. «Il y a suffisamment de confusion pour que le premier ministre vienne faire la lumière», a-t-il dit. Selon lui, une prorogation de la session ne fera que retarder le dénouement attendu de la crise: de nouvelles élections, ou la nomination de Stéphane Dion, deux solutions qu'il juge inacceptables.
 
 
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  • mhglrnu@gmail.com
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 08h44
    Quebec bashing.
    Le quebec bashing,sans accent exsite depuis très longtemps. La gazette a mis le feu et ca continue depuis à interval régulier.

  • emeri
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 08h50
    Charest: le tapis lui glisse sous les pieds
    Sortant de son mutisme très apparenté à celui d'un pleutre,
    Jean Charest a tenté de faire croire aux citoyens que le
    «Quebec bashing» était un phénomène nouveau dans son grand
    Canada. Non seulement n'y a rien de nouveau la dedans mais il
    perdure toujours un peu partout dans l'ouest de Montréal, là,
    précisément ou sont les électeurs de notre «bon premier
    ministre». Son ami Harper n'a eu de cesse de le faire lui-même depuis plusieurs jours à la période de questions
    et il y est allé gaiement lors de son mini discours de désespoir hier soir à la télévision.
    Charest, sentant le tapis lui glisser sous les pieds, s'est
    soudainement découvert des affinités avec le Bloc, tentant ainsi de s'attirer quelques votes nationalistes.
    Peine perdue mon ami. Votre tour de piste est terminé
    et c'est madame Marois qui sera la première premier ministre
    du Québec le 8 décembre un peu après 20h.
    Réjean Grenier

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 10h22
    On a rien vu encore.
    Et ce n'est que le début !

    Ils vont nous faire payer cher le quasi-pays perdu en 1995.

    On n'arrête pas un peuple en mouvement, Messires, les anglais !

    Dîtes à votre maître que nous lui répondrons par la langue que nous parlons.

    Valdor Lagacé-Gallant

  • André Chamberland
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 10h39
    Montréal "bash" Québec, les anglos canadiens "bash" les Québécois...etc.
    Et si on commençait par se respecter un peu, nous verrions des qualités insoupçonnées suffisantes pour se donner un pays à nous au Québec sans se "basher" entre Québécois !

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 14h25
    Pierre angulaire du Québec.
    Pierre angulaire du Québec.

    Le respect d'une nation c'est sa Langue, de s'offrir une réécriture de son Histoire et s'approprier sa culture

    Monsieur Jean Charest n'a pas la tête aux équilibrations des québécois aujourd'hui.

    La crise économique sert aussi d'excuse à Jean Charest. Il nous martèle TEMPÊTE / CRISE économique, politique à tout vent. On dirait presque un Bush qui nous parle de « TERRORISME ».

    Le déclenchement des élections québécoises n'apporterons rien pour résoudre les défis de la crise économique, tout comme la guerre n'a rien résolu au terrorisme.
    Monsieur Jean Charest sort aujourd'hui de son mutisme très apparenté à celui d'un pleutre en nous disant que le Québec Bashing est un phénomène nouveau. Mais il faut se rappeler que depuis toujours le Québec Bashing a existé.
    De Lorimier, Chevalier (1803-1839) Homme politique pendu par les Anglais « Quant à vous, mes compatriotes, peuple, mon exécution et celle de mes camarades d'échafaud vous sont utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que nous devons attendre du gouvernement anglais. » - 1838
    L'oppression se continue toujours sous la forme du QUÉBEC BASHING.
    De plus Monsieur Jean Charest a été l'un des acteurs du Québec Bashing au référendum de 1995 avec la communauté anglophone de l'ouest de l'Île de Montréal ou sont les électeurs de notre premier ministre. Son ami Harper n'a pas cessé de le faire lui-même depuis plusieurs jours à la période de questions à Ottawa. Monsieur Jean Charest se range du côté du Bloc Québécois maintenant, il invoque l'état de crise de la situation actuelle. La cassette change soudainement de registre avec les judicieuses idées de son conseiller spécial après un appel conférence avec les acteurs de la situation actuelle. Peut-être s'auront nous un jour ce qui a été dit, si la gouverneure générale écrit ses mémoires.
    Mais ce fait angélique cache quelque chose et nous insistent à se méfier du mélodrame actuel qui tout comme Bush a utilisé les événements du 11 septembre 2001 pour faire passer des lois inacceptables. C'est ce que a fait Harper cette semaine, imaginez ce que fera Jean Charest s'il est élu premier ministre du Québec ?
    Citoyens du Québec allez voter le 8 décembre 2008, car c'est L'Immaculée Conception.

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 20h15
    Pierre angulaire du Québec. reprise corrigée
    Pierre angulaire du Québec.

    Le respect d'une nation c'est sa Langue, de s'offrir une réécriture de son Histoire et s'approprier sa culture

    Monsieur Jean Charest n'a pas la tête aux équilibrations des québécois aujourd'hui.

    La crise économique sert aussi d'excuse à Jean Charest. Il nous martèle TEMPÊTE / CRISE économique, politique à tout vent. On dirait presque un Bush qui nous parle de « TERRORISME ».

    Le déclenchement des élections québécoises n'apporterons rien pour résoudre les défis de la crise économique, tout comme la guerre n'a rien résolu au terrorisme.

    Monsieur Jean Charest sort aujourd'hui de son mutisme très apparenté à celui d'un pleutre en nous disant que le Québec Bashing est un phénomène nouveau. Mais il faut se rappeler que depuis toujours le Québec Bashing a existé.

    De Lorimier, Chevalier (1803-1839) Homme politique pendu par les Anglais « Quant à vous, mes compatriotes, peuple, mon exécution et celle de mes camarades d'échafaud vous sont utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que nous devons attendre du gouvernement anglais. » - 1838

    L'oppression se continue toujours sous la forme du QUÉBEC BASHING.

    L'affront le plus percutant du ministre de la justice Jacques P. Dupuis a été de laisser le juge Allan R. Hilton qui a un passé francophobe comme Québec Bashing en étant l'avocat D'Alliance Québec hier et de juger l'article 104 de la loi 101. Le juge Hilton a rendu son jugement en anglais pour invalider l'article 104 de la loi 101 en août 2008. C'est l'efface au bout du crayon.

    De plus Monsieur Jean Charest a été l'un des acteurs du Québec Bashing au référendum de 1995 avec la communauté anglophone de l'ouest de l'Île de Montréal ou sont les électeurs de notre premier ministre.

    Son ami Harper n'a pas cessé de le faire lui-même depuis plusieurs jours à la période de questions à Ottawa. Monsieur Jean Charest se range du côté du Bloc Québécois maintenant, il invoque l'état de crise de la situation actuelle. La cassette change soudainement de registre avec les judicieuses idées de son conseiller spécial après un appel conférence avec les acteurs de la situation actuelle. Peut-être s'auront nous un jour ce qui a été dit, si la gouverneure générale écrit ses mémoires.

    Mais ce fait angélique cache quelque chose et nous insistent à se méfier du mélodrame actuel qui tout comme Bush a utilisé les événements du 11 septembre 2001 pour faire passer des lois inacceptables. C'est ce que a fait Harper cette semaine, imaginez ce que fera Jean Charest s'il est élu premier ministre du Québec ?

    Citoyens du Québec allez voter le 8 décembre 2008, car c'est L'Immaculée Conception.

  • André/Andrés 71
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 22h51
    Et la constitution que nous n'avons jamais signée !
    En tant que Québécois, je crois qu'on a pas suffisamment parlé dans cette crise politique du fait que les Québécois n'ont JAMAIS SIGNÉ la constitution de 1982 qui régit le ROC...
    C'est pourquoi nous n'y sommes PAS SOUMIS et qu'il est nécessaire, en tant que nation, de nous donner, dans les meilleurs délais et en francais svp, une constitution bien á nous qui refléte nos valeurs et notre culture...
    Le ROC anglophone ne sera JAMAIS d'accord avec un Québec francophone & indépendant (voyons simplement comment la loi sur les langues officielle n'est pas respectée dans le ROC) car depuis la fondation du Canada, l'IDÉOLOGIE DOMINANTE traditionnelle & profonde veut que le Canada soit « W.A-S.P i.e. WHITE - ANGLO-SAXON & PROTESTANT... » (Cf. Le livre noir du Canada anglais 1-2-3 de Normand Lester - Editions Les Intouchables 2001-2002-2003) Les protestations actuelles du ROC face à la coalition (NPD-PLC +BQ) révèlent bien la vraie nature des Canadiens conservateurs á l'ouest d'Ottawa et que leurs déclarations d'amour en 1995 n'étaient que pures manipulations
    À mon avis, ce Canada-là n'intéresse pas la majorité des Québécois, quelles que soient leurs allégeances & origines: ethnique, politique, religieuse, économique, sociale, culturelle ou ... orientation sexuelle !!!
    D'oú l'urgence de déclarer NOTRE INDÉPENDANCE au P..C... (et notre refus du P.C. et de ses politiques rétrogrades) avant de nous faire « damer le pion » par l'Alberta, le Manitoba, la Saskatchewan ou le Yukon ???...

    Je souscris volontiers á ce commentaire de Robert Favreau : 3-12-2008
    "Ce que le PQ propose, c'est de réduire la taille de cet État (Canada) ni plus ni moins. Les relations entre les deux nouveaux pays ainsi créés risquent d'être meilleures que celles actuelles. Une simple province sans statut particulier (et qui ne fait pas partie de la constitution depuis maintenant 26 ans) a beaucoup moins de poids qu'un pays en possession de toutes ses richesses et en mesure de négocier toutes ses ententes internationales sans avoir à cogner à OTTAWA pour demander la permission.
    Il est grand temps que les Québécois comprennent que nous avons tout à gagner de créer notre propre pays!"

    André Lacombe-Gosselin
    le joyeux retraité de MZT
    Mazatlán, Sinaloa, Mexique
    <andre_lacombe@yahoo.com>

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