L'ADQ et les sondages - Les médias, ces cachottiers...
Lévis — S'il faut en croire quelques candidats adéquistes rencontrés hier et mardi, les médias cachent à la population des sondages faisant état de la remontée souhaitée de leur parti.
Le ton a été donné mardi dans une résidence pour personnes âgées de Saint-Jérôme, où M. Dumont venait de présenter un discours. Son candidat dans Marquette, Marc-Antoine Desjardins, a indiqué au Devoir trouver bien louche qu'il n'y ait pas eu de sondages réalisés depuis le débat des chefs, le 25 novembre.
Pressé de préciser sa pensée, M. Desjardins a lancé que ces supposés sondages devaient probablement témoigner d'une remontée de l'ADQ. Mais les médias préféreraient laisser de côté ces coûteux sondages plutôt que de publier leurs chiffres.
Hier, plusieurs candidats ont emboîté le pas. «Il n'y a pas de sondages qui sont sortis encore, a remarqué Jean Domingue, député de Bellechasse. Pourquoi ils ne sortent pas? Je pense que c'est parce qu'on est en hausse dans les sondages. J'ai hâte de voir le prochain.»
À la Chambre de commerce de Lévis, son collègue Hubert Benoît — député de Montmorency — a proposé une analyse semblable. «C'est drôle, mais il n'y a eu aucun sondage de fait. Mon attaché politique me dit que ça fait 20 ans que ce n'est pas arrivé [un tel silence post-débat]. Est-ce que les sondages sont faits et on ne les publie pas, ou est-ce que les maisons de sondages ne font pas leur travail?», se demande-t-il.
M. Benoît trouve la situation «bizarre». «Est-ce que c'est parce qu'ils sont favorables à l'ADQ? C'est possible. Si c'est le cas, ça peut être considéré comme une manipulation de vote, effectivement.»
Candidat dans Chauveau et ex-journaliste, Gérard Deltell «trouve ça surprenant. Je suis un ancien gars des médias, je sais comment ça marche. Normalement on doit s'attendre à ce qu'il y ait des sondages.» Mais si des «hypothèses peuvent être émises» sur cette situation, ce n'est pas à lui de le faire, estime-t-il.
Mario Dumont ne se formalise toutefois pas de la situation. «Je fais du terrain, je n'ai pas besoin de sondages. Je sens qu'il se passe pas mal de choses.» M. Dumont s'est dit de toute façon certain que les prochains sondages sous-évalueront les appuis de son parti.
L'ADQ recueillait 12 % des intentions de vote avant le débat des chefs. Dans l'entourage de Mario Dumont, on mentionnait hier que les sondages internes situent le niveau d'appui autour de 17-18 %, avec une montée du nombre d'indécis, ce qui laisse espérer une augmentation des appuis d'ici lundi.
***
Avec la collaboration de Robert Dutrisac
Le ton a été donné mardi dans une résidence pour personnes âgées de Saint-Jérôme, où M. Dumont venait de présenter un discours. Son candidat dans Marquette, Marc-Antoine Desjardins, a indiqué au Devoir trouver bien louche qu'il n'y ait pas eu de sondages réalisés depuis le débat des chefs, le 25 novembre.
Pressé de préciser sa pensée, M. Desjardins a lancé que ces supposés sondages devaient probablement témoigner d'une remontée de l'ADQ. Mais les médias préféreraient laisser de côté ces coûteux sondages plutôt que de publier leurs chiffres.
Hier, plusieurs candidats ont emboîté le pas. «Il n'y a pas de sondages qui sont sortis encore, a remarqué Jean Domingue, député de Bellechasse. Pourquoi ils ne sortent pas? Je pense que c'est parce qu'on est en hausse dans les sondages. J'ai hâte de voir le prochain.»
À la Chambre de commerce de Lévis, son collègue Hubert Benoît — député de Montmorency — a proposé une analyse semblable. «C'est drôle, mais il n'y a eu aucun sondage de fait. Mon attaché politique me dit que ça fait 20 ans que ce n'est pas arrivé [un tel silence post-débat]. Est-ce que les sondages sont faits et on ne les publie pas, ou est-ce que les maisons de sondages ne font pas leur travail?», se demande-t-il.
M. Benoît trouve la situation «bizarre». «Est-ce que c'est parce qu'ils sont favorables à l'ADQ? C'est possible. Si c'est le cas, ça peut être considéré comme une manipulation de vote, effectivement.»
Candidat dans Chauveau et ex-journaliste, Gérard Deltell «trouve ça surprenant. Je suis un ancien gars des médias, je sais comment ça marche. Normalement on doit s'attendre à ce qu'il y ait des sondages.» Mais si des «hypothèses peuvent être émises» sur cette situation, ce n'est pas à lui de le faire, estime-t-il.
Mario Dumont ne se formalise toutefois pas de la situation. «Je fais du terrain, je n'ai pas besoin de sondages. Je sens qu'il se passe pas mal de choses.» M. Dumont s'est dit de toute façon certain que les prochains sondages sous-évalueront les appuis de son parti.
L'ADQ recueillait 12 % des intentions de vote avant le débat des chefs. Dans l'entourage de Mario Dumont, on mentionnait hier que les sondages internes situent le niveau d'appui autour de 17-18 %, avec une montée du nombre d'indécis, ce qui laisse espérer une augmentation des appuis d'ici lundi.
***
Avec la collaboration de Robert Dutrisac
Haut de la page

