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Le charme italien

Michel David   2 décembre 2008  Québec
Durant la dernière campagne fédérale, Michael Fortier avait fait le tour du Québec avec un panneau publicitaire qui évaluait à 350 millions le coût du Bloc québécois depuis 18 ans. Même un fédéraliste devrait reconnaître que cela les valait amplement.

Si le Bloc n'avait pas empêché le Parti conservateur de former un gouvernement majoritaire le 14 octobre, les mesures ahurissantes que James Flaherty a annoncées dans son énoncé économique de la semaine dernière auraient eu force de loi. Les dommages causés à la société canadienne auraient pu être incalculables.

Quelle qu'en soit l'issue, la crise politique qui ébranle le Canada aura inévitablement un impact sur l'élection québécoise du 8 décembre, ne serait-ce qu'en réduisant encore davantage le peu d'intérêt que la population y a prêté jusqu'à présent. Comme pour mieux l'illustrer, le vote fatidique à la Chambre des communes est prévu le même jour, si on en arrive là.

Malgré tous les efforts de Pauline Marois pour associer Jean Charest et Stephen Harper dans une même soif de pouvoir absolu, la démonstration presque caricaturale des inconvénients d'un gouvernement minoritaire à laquelle on assiste depuis cinq jours risque de faire une plus forte impression sur les électeurs.

Il est vrai que l'idée d'un gouvernement de coalition formé par le PLQ et le NPD, avec l'appui du Bloc, semble avoir la faveur des Québécois, selon un sondage Crop-La Presse effectué en fin de semaine dernière, mais il s'agit simplement d'un moindre mal. N'importe quoi, plutôt que de nouvelles élections.

Certes, le premier mandat de M. Charest a laissé de bien mauvais souvenirs, et rien n'assure que sa métamorphose de la dernière année soit définitive. La lassitude que provoque l'impression d'être en campagne électorale de façon presque permanente pourrait néanmoins en amener plusieurs à vouloir acheter la paix en votant pour le parti le plus susceptible de former un gouvernement majoritaire.

uuu

Depuis le débat des chefs, Mme Marois mène une très bonne campagne, mais sans une remontée aussi fulgurante qu'improbable de l'ADQ, les chances que le PQ puisse obtenir une majorité à l'Assemblée nationale semblent bien faibles.

Un des principaux arguments de la chef péquiste est que M. Charest ne dispose d'aucun rapport de force pour forcer la main d'Ottawa. Alors qu'il s'était montré d'une étonnante pugnacité durant la campagne fédérale, le chef libéral a semblé enterrer la hache de guerre dès qu'il est lui-même entré en campagne, comme s'il cherchait à ménager l'avenir. Au-delà de ses lamentations sur les aléas d'un gouvernement minoritaire, son silence sur le contenu de l'énoncé de M. Flaherty est pour le moins troublant.

La formation d'un gouvernement de coalition appuyé par le Bloc pourrait néanmoins régler d'un coup son problème de rapport de force. D'ailleurs, depuis qu'il est premier ministre, Gilles Duceppe lui a été très utile pour conforter M. Harper dans ses bonnes dispositions envers le Québec. Déjà, le rétablissement des subventions aux organismes de développement économique et aux tournées culturelles, que M. Charest avait réclamé en vain, est prévu dans l'entente tripartite signée hier.

Bien entendu, M. Duceppe ne pourra pas influer sur chacune des décisions de la coalition pour avantager le Québec et il ne pourra pas forcer une réouverture de la Constitution, mais on peut avoir une certaine assurance qu'il n'y aura pas de coups fourrés, comme la diminution du poids du Québec à la Chambre des communes ou la création d'une commission des valeurs mobilières pancanadienne.

Pauline Marois exigerait assurément davantage que M. Charest, même si rien assure qu'elle obtiendrait plus. Il n'en demeure pas moins qu'à partir du moment où le Bloc est en mesure de dicter ses conditions, la réélection des libéraux devient moins inquiétante en ce qui concerne les intérêts du Québec. Du moins, tant qu'il appuiera la coalition.

***

Il est plus difficile de déterminer qui tirera le plus grand avantage de cette crise à long terme. En 1991, Lucien Bouchard n'avait pas du tout aimé entendre Jacques Parizeau se réjouir à la perspective de voir l'entrée en scène du Bloc transformer les Communes en «Parlement à l'italienne» qui aurait un effet répulsif sur les Québécois.

«Les souverainistes n'ont pas intérêt à ce qu'un grand nombre de personnes regardent encore Ottawa comme un gouvernement stable, sérieux. Il faut que l'image projetée soit celle d'un gouvernement faible, désorienté et qui va l'être plus encore à l'avenir. Ça, c'est parfait», avait expliqué M. Parizeau.

Il faut reconnaître que ni M. Bouchard, ni Gilles Duceppe n'ont fait quoi que ce soit en ce sens. Le Bloc s'est toujours conduit de façon responsable, dans le plus grand respect de l'institution au sein de laquelle il oeuvre depuis près de vingt ans.

Il n'en demeure pas moins que le Parlement canadien acquiert depuis quelques jours un charme tout italien. M. Harper s'est indéniablement conduit comme un idiot, mais il demeure que son parti est venu bien près d'obtenir une majorité de sièges, il y a moins de deux mois, et qu'il pourrait être remplacé par un homme qui a conduit le sien à son pire résultat électoral depuis 1867.

Le moins que l'on puisse dire est que la légitimité de Stéphane Dion — celui à qui tout semble arriver par accident — ne s'imposerait pas d'emblée. Comme disait M. Parizeau, cela ne fait pas très sérieux et, qui sait, le plus surréaliste est peut-être à venir.

Même si M. Harper est le premier responsable de son malheur, la chute des conservateurs créerait certainement un grand ressentiment dans l'ouest et l'idée qu'un parti séparatiste se voie reconnaître un droit de veto sur les destinées du pays ne fera certainement pas l'unanimité au Canada anglais. D'un point de vue souverainiste, ce n'est pas sans intérêt non plus.

mdavid@ledevoir.com






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Vos réactions

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  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 02h45
    Excès de surréalisme ou de cynisme tendance masochiste?
    « Monsieur David, votre texte peut créer de la confusion chez le lecteur de sensibilité péquiste. J'ai écris une première réaction qui s'est transformé en brouillon incompréhensible!

    Jean Charest donc réélu et tranquillement assis à ne rien faire pouvant contempler le bon travail de Gilles Duceppe et du Bloc à Ottawa. Surréaliste tout comme la crise politique à Ottawa, ce qui fait en sorte que nous en perdons nos repères au point d'en devenir malades?

    Ainsi rien faire, monsieur le premier ministre? Mais que diable! C'est la marque de commerce de Charest depuis qu'il est élu. Les citoyens sont aussi pourvus d'une responsabilité comme dirait votre très controversée semi collègue Denise Bombardier. Les citoyens Québécois francophones (qui font la différence) dans une élection ne sont t'ils pas responsables du choix électoral qu'ils font. Choisir d'une part le Bloc dans un cadre défensif et d'autre part de se diviser principalement entre trois partis pour laisser finalement glisser au point d'arrivée le parti le plus institutionnel et le plus inerte qu'il soit possible: le PLQ. Cette double démarche électorale contradictoire, désolé n'apparaît pas logique et c'est la population qui en est responsable. La notion de relativité devrait permettre en politique de faire la part des choses entre un PQ qui n'est plus celui de 1976 mais qui n'est pas non plus en 2008 le clone du PLQ. Prétendre cette dernière affirmation est une fausseté devenue l'un des clichés de cette élection.

    Enfin si jamais dans notre valorisante époque, le véritable premier parti qui se profile à l'horizon se détermine comme celui des abstentionnistes militants. Alors là, j'ai peur de vous annoncer monsieur David que bientôt votre fonction de chroniqueur parlementaire sera supprimé parce que le parti des abstentionnistes si même comptabilisé dans une statistique n'en n'est pas moins dans le cadre démocratique et parlementaire une absurdité logique.

    N'en reste pas moins ainsi que le PC de Harper a obtenu 37% avec un taux de participation de 59% et on ne parlera pas ici du parti du futur premier ministre Dion avec ses 26%. Ni non plus du supposé 42% du PLQ à venir avec une probable participation électorale ordinaire.

    Une chose est sûre. Une proportionnelle mixte doit être introduite au Québec, à Ottawa. L'abstentionnisme se nourrit du caractère partial du système uninominal.

    On en est là. »

  • Serge Manzhos
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 06h21
    quelles mesures ahurissantes?
    « De quelles mesures ahurissantes parlez-vous M. David? Les tentatives de ne pas tomber en déficit? Les propositions de tempérer un petit peu l'armée des fonctionnaires qui ont déjà les conditions de travail enviables bien qu'ils ne produisent quoi que ce soit? De quoi au juste vous réjouissez-vous? Comme si le Québécois ne payaient pas les taxes fédérales.
    Ah les conservateurs ne voulaient pas de groses dépenses stimulantes a l'européenne? - Angela Merkel et des membres de son gouvernement ont répété a maintes reprises que l'expérience des années 70 leurs a appris que de telles dépenses finissent par gonfler la dette sans avoir contribué a la reprise.
    Vous nous dites "Les dommages causés à la société canadienne auraient pu être incalculables". Si le putsch finit par réussir, soyez assuré les dommages vont être très calculables: Statistiques Canada vous en donnera la pleine mesure, est sur la dette et sur l'inflation, et sur la productivité. »

  • . Tremblay Bois Mignault Lemay Avocats
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 07h01
    Erreur au 5e paragraphe
    « Il faudrait lire "PLC" plutôt que "PLQ". »

  • Laurent Labrecque
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 07h49
    Bon ou néfaste?
    « J'aimerais que vous m'expliquiez de quelle façon vous pouvez concilier ces deux parties de votre article :

    "Si le Bloc n'avait pas empêché le Parti conservateur de former un gouvernement majoritaire le 14 octobre, les mesures ahurissantes que James Flaherty a annoncées dans son énoncé économique de la semaine dernière auraient eu force de loi. Les dommages causés à la société canadienne auraient pu être incalculables."

    Puis: "...la démonstration presque caricaturale des inconvénients d'un gouvernement minoritaire à laquelle on assiste depuis cinq jours..."

    Je crois pour ma part que ce qui se passe à Ottawa démontre qu'il est heureux que les conservateurs soient demeurés minoritaires et que les Québécois, en se rappelant le comportement de Jean Charest à l'époque où il dirigeait un gouvernement majoritaire,devraient éviter à tout prix de lui donner de nouveau ce pouvoir.

    Laurent Labrecque »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 07h52
    La bêtise des séparatistes
    « En 2006, Jean Charest était cliniquement mort. A 22 heures, Bernard Derome annonçait d'ailleurs sa mort. Fini. Kaput Patapouf. Enterré le Johnny. Dans son fief natal, il obtenait un ridicule 13,136 votes, à peine 26,9% des 48,831 électeurs inscrits. Les 2,267 votes de Québec-sot-sot-solitaire ont fait perdre le candidat péquiste qui a eu 11,804 votes et permit au Johnny de ressusciter des morts. C'est Michou qui a l'empêché d'appeler Françoise pour la remercier....

    Il y a un mois à peine Stéphane Dion était cliniquement mort. Le politicien le plus impopulaire au Canada venait d'obtenir le pire score de son histoire. Même les Libéraux ne voulaient plus rien savoir de lui. Dans quelques semaines, voire quelques jours, Stéphane Dion, ennemi juré des séparatistes, pourrait être PM du Canada grâce à Gilles Duceppe.

    Après 40 ans de péquisme et 15 de bloquisme, la cause va nulle part. Faut-il s'en étonner?

    Dans le reste du monde, nationalisme rime avec droite, voire extrême-droite. Normal, on défend une culture, une histoire, une identité menacées tant par l'extérieur que par l'intérieur. Mais au Québec, le mouvement nationaliste est dirigé depuis 40 ans par des gauchistes! Des ultra naifs qui pensent que l'indépendance c'est comme une fleur, que ca pousse tout seul. Il sont tellement convaincus du bien-fondé de leur cause qu'ils pensent que les autres -qui profitent scandaleusement du statu quo et n'ont aucun intéret à le changer- vont finir par leur donner raison juste parce qu'ils ont raison!

    Trudeau a roulé Lévesque à la face de tous. Les 7 "alliés" des autres provinces ont roulé Lévesque à la face de tous.

    Chrétien a triché à la face de tous pendant le référendum qu'il a littéralement volé

    Le même Chrétien n'a hésité à tricher par la suite pour s'assurer qu'il n'y aurait plus d'autres référendums. Dion était le cerveau de l'opération.

    Charest est devenu PM grâce à la bêtise de Françoise David et voilà que Stéphane Dion va devenir PM du Canada grâce à Gilles Duceppe. Après 40 ans de nationalisme de gauche, dirigé par tous ces crétins, faut-il s'étonner que le Québec ne soit pas encore libre? »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 08h17
    Mais non...
    « Vous devez les "informez" qu'il n'y a plus de séparatistes ni au Québec ni à Ottawa. ce sont des fantômes, voila tout, c'est pas méchant. cependant, les articles d'aujourd'hui se ressemblent tous. C'est fatiguant et pas informationnel. On nous parle de gauchisme et de gauche alors qu'il faut gratter pour en rencontrer dans nos parages des gauchistes au sens réel du terme. Comme quoi les lunettes politiques de notre pays, le Canada, devraient être soumises à expertises rigoureuses sinon on se marre. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 2 décembre 2008 08h34
    Non, M. Noel
    « Ce n'est pas la bêtise des séparatistes, c'est à cause des Québécois encore fédéralistes, que le Québec n'est pas souverain. En attendant, faut continuer de vivre et de s'accommoder de la situation. Le Bloc a le choix entre laisse M. Harper gouverner à droite et se faire couper le financement des partis ou se coller au NPD et aux Libéraux fédéraux ou retourner en élection qui coûte 300 millions de beaux dollars canadiens après seulement quelques semaines de la précédente.

    C'est beau critiquer mais faut aussi avoir des alternatives. M. Lévesque s'est fait rouler par M. Trudeau mais ils étaient onze contre un. Il n'avait aucune chance de gagner comme ça, c'est pourquoi les souverainistes veulent faire la souveraineté du Québec. »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 09h15
    Duceppe et Dion: même combat???
    « Situation tout à fait ubuesque: qui aurait pu même songer que Gilles Duceppe "appuierait" (!?!), un de ces jours, Stéphane Dion, le "père" de la Loi sur la clarté référendaire??? Jusqu'où ira le Bloc pour maintenir la stabilité et l'efficacité d'un gouvernement canadien??? Principes, quand tu nous tiens!!! »

  • Nicolas Falcimaigne-Wuattier
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 09h22
    C'est Sa Majesté qui va décider.
    « C'est Sa Majesté qui va décider de Kyoto, des mesures contre la crise, de l'Afghanistan et de l'orientation de toutes les politiques publiques. Bravo...

    Quel bel exemple du modernisme de nos institutions démocratiques! Le monde nous regarde, sourions. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 09h51
    Ce que Charest n'osera pas dire !
    « Jean Charest a beau évoquer la crise actuelle à Ottawa pour justifier son désir de faire élire le 8 décembre une majorité de ses candidats, mais il ne dit pas tout.

    D'abord, il n'avouera jamais que, contrairement à celui d'Harper, son gouvernement minoritaire, élu en mars 2007, n'a jamais été vraiment menacé (à aucun moment, jusqu'ici, les 2 partis d'opposition n'ont cherché à s'unir pour le défaire) et que, par conséquent, les élections qu'il a déclenchées n'étaient pas nécessaires.

    Ensuite, jamais il n'avouera qu'il est finalement bien content que Stephen Harper ait été réélu minoritaire le 14 octobre, surtout depuis l'énoncé économique présenté par M. Flaherty, énoncé contenant des mesures contre lesquelles lui et sa ministre des finances, Monique Jérôme-Forget, sont tout aussi opposés que ne l'est le Bloc ! »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 10h08
    La multiplication des partis sans la proportionnelle
    « La multiplication des petits partis sans la proportionnelle, favorise la mise en place d'un gouvernement majoritaire qui ne représente pas une majorité de votes.

    Avec l'avènement de Québec solidaire qui a ses votes dans le même bassin de voteurs que le PQ, notre soi-disant démocratie favorise le PLQ qui avec une minorité des votes devient majoritaire.

    Une représentation proportionnelle serait la seule solution, mais allez demander cela a ceux qui se remplissent les poches avec le statu-quo... »

  • gilbert auger
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 10h17
    naissance et mort d'une coalition
    « Nous lisons avec intérêt vos articles. Il y aura prorogation vendredi. Battage publicitaire conservateur jusqu'à la fin janvier. Présentation d'un discours du trône budgétaire hallucinant sur lequel la coalition ne pourra renverser le gouvernement.
    merci de votre attention.
    svp transmettre ceci à MMe Hébert (C.) »

  • normand laporte
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 10h20
    Le pouvoir
    « Charest égal Bush.Le mensonge l'arrogance le mutisme.Tout pour prendre le pouvoir.Rappelons nous de ses promesses et son bilan.Non non et non ce serait la plus grande bêtise s'il fallait qu'il entre majoritaire cet espèce d'opportunisme.Sont slogan moi moi et moi il se foute des qébécois.
    normand.marcelle@videotron.ca

    Normand Laporte »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 10h23
    Nous voilà tous des souverains !
    « Réjouissant, ce scénario. Qui a écrit cela dèjà ?

    NOUS TOUS !!!

    Qu'il est réjouissant d'entendre nos grands spécialistes de la politique dire qu'ils ne savent pas...

    Qu'il est réjouissant de nous voir percer le voile de la crainte.

    Qu'il est réjouissant de savoir que l'on écrit Notre Histoire .

    Qu'il est réjouissant d'y être et d'y participer.


    Soyons souverains, c'est réjouissant !

    Valdor Lagacé-Gallant »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 2 décembre 2008 10h33
    La bêtise des séparatistes (bis)
    « "Après 40 ans de nationalisme de gauche, dirigé par tous ces crétins, faut-il s'étonner que le Québec ne soit pas encore libre?"

    Vous venez de dénouer le noeud de l'énigme, M. Noël. Merci. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 11h12
    Rejeté
    « On ne fera jamais l'unanimité. Il y a encore des gens qui croient que la terre est plate ou que le réchauffement climatique c'est une invention des écolos.

    De même, il y a des gens qui pensent que pour favoriser la croissance économique, il faille couper dans les dépense d'investissement. Ils croient que pour augmenter ses revenus, l'état doit congédier ses vendeurs. Les plus ardents défenseurs du capitalisme pur et dur se résignent à voir que leurs dogmes ont échoué, mais il subsiste encore des gens qui ne voient pas la totale ineptie du plan conservateur.

    ... »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 11h13
    La bêtose, bis
    « Depuis 40 ans le combat de libération nationale se fait adossé à un discours de gauche, très à gauche pour l'homo quebecensis, surtout celui de province...

    Inévitablement, on s'aliène toute la droite.

    Pendant longtemps, la droite a fermé sa gueule au nom de la cause commune. Lorsque Lucien Bouchard a laissé tombé le morceau, la coalition a éclaté. Depuis ca va nulle part; le PQ score à chaque élection bien en-deça du nombre des souverainistes.

    On vient de voir à Ottawa la bêtise ultime d'une telle politique de gauche. Pour Duceppe et ses valets, le combat de la gauche l'emporte sur le combat national. Marxiste un jour, marxiste toujours. Chassez le naturel qu'il revient au galop.

    Dans son esprit, il est plus important de renverser un gouvernement de droite que d'aller coucher avec le pire ennemi vivant de la souveraineté du Québec, le traitre des traitre. Le vendu absolu.

    Pis après ca on s'étonnera que ca va nulle part. »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 11h22
    Le Canada peut remercier le Bloc...
    « En effet, on dit que l'élection de 49 députés du Bloc a empêché les Conservateurs d'avoir une majorité. On vient d'avoir un échantillon de ce qu'ils auraient pu faire s'ils avaient été majoritaires. Si c'eût été le cas, il est raisonnable de penser que la majorité des Québécois aurait été extrêmement frustrée des politiques fédérales conservatrices et cela aurait été un facteur très puissant en faveur de la souveraineté - en d'autres mots la politique du pire.

    Donc, en barrant la route aux Conservateurs, le Bloc démontre que les Québécois ont un grand mot à dire dans la fédération canadienne et ça, au détriment de la cause souverainiste. Le ROC devrait donc être reconnaissant au Bloc pour «jouer le jeu» et montrer que ça peut marcher malgré tout. Reste à voir si l'«ouest» va décider de faire sécession maintenant... »

  • Raphaël Desroches
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 11h22
    Le Canada a vécu, laissons-le mourir en paix.
    « Le Canada a vu le jour pour créer un marché intérieur fort et pour se protéger d'une éventuelle invasion états-unienne.

    Ces raisons ne sont plus d'actualité. D'une part, nous avons l'ALÉNA qui garantit un marché continental fort, de l'autre nous avons un allié au sud qui ne pourrait pas nous envahir sans créer une guerre mondiale impliquant toute l'Europe.

    Pour le reste, je ne comprends pas pourquoi certains se battent toujours pour protéger le Canada. Ce pays, formés d'Acadiens à l'Est, de Québécois et d'Anglais au centre, d'United Staters à l'Ouest et d'Amérindiens au Nord, n'est pas «un» pays, mais au moins «cinq» pays, si ce n'Est pas davantage.

    En 2008, les frontières ne divisent plus, elles donnent la liberté au peuples de décider pour eux-mêmes. »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 11h25
    @Jacques Noel, faites vous plaisir, lisez moi!
    « Souvent (pas trop tout de même) je lis vos élucubrations.
    au début j'enrageais, maintenant je me contente de vivre
    pour vous d'une grande pitié. Je sais que dans votre petite
    de tête vous ne vous rendez pas compte que, quand vous traitez les indépendantistes de «bêtes» pour insultez
    quasi 70% de la population francophone (comme vous) du Québec. Et n'eut été d'un vol en 1995, nous formerions
    maintenant le plus beau pays français de Amérique du nord.
    Et le 5 décembre prochain, après la victoire du Parti
    Québécois, nous continuerons le travail si bien commencé.
    Regardez ce qui se passe à Ottawa, c'est le Bloc qui, dans
    peu de temps aura la balance du pouvoir à la grandeur
    de tout le Canada. Sans coup de fusil, sans émeute. Ho! il
    y bien quelques blogueurs du Globe qui laissent couler leur fiel mais cela nous atteint moins que celui d'un certain
    Monsieur Noel. Sans rancune mon cher.
    Réjean Grenier. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 11h28
    Ça fonctionne ailleurs
    « Plusieurs pays qui fonctionnent très bien, dont la Suisse, ont presque toujours des gouvernements de coalition.

    C'est cela la varie démocratie. Pas le pouvoir à celui qui est le plus gros ou le plus fort! »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 11h30
    8 décembre : L'Immaculé Conception
    « Tout est possible. En politique compris. Lors de L'Immaculée Conception, on peut même concevoir sans esprit. »

  • Yvon Roy
    Abonnée
    mardi 2 décembre 2008 12h01
    condoms
    « En politique tout comme dans les alcôves, le vrai plaisir dépend souvent d'un bon condom. Un condom multicultûrel bien sûr, comme Gilles vient encore de nous le démontrer très amplement; mais laissons aux journalistes le soin de nous en expliquer les bons usages.... »

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 12h20
    Pour qu'il y ait des réponses... il faut qu'il y ait des demandes.
    « M. David, si l'on doit convenir que l'une des faiblesses caractéristiques de Mme Marois s'avère cette tendance à forcer parfois le trait, outre cette tendance qu'elle a pu traîner aux « convictions successives » et de ne pas partager les qualités respectives des doubles standards Lévesque-Bouchard versus Parizeau-Landry (j'oublie P.-M. Johnson et Boisclair), il faut néanmoins admettre qu'en matières de caricatures, la propagation par les PLQ-ADQ de la fantastique reconnaissance fédérale (et fédéraliste) de la « nation québécoise dans un Canada uni » n'a pas laissé sa place !

    Or, quand bien même le Bloc Québécois et Gilles Duceppe pourront jouir de ce « mécanisme de consultation permanent » auprès de l'éventuelle coalition gouvernementale et capable de l'infléchir partiellement, mais justement du fait qu'ils ne pourront pas tout seuls faire plier davantage le Canada fédéral, encore faudrait-il que le parti qui gouvernera le Québec puisse impulser des demandes au moins égales, en matières nationales et constitutionnelles, à ce que le Bloc est disposé à exiger non ?! Encore faudrait-il que le parti gouvernant le Québec-d'abord n'ait pas les « mains liées » à un quelconque parti fédéraliste de ce Canada fédéral (défédéralisé), contrairement à ce que prétendait sirupeusement M. Charest à Maisonneuve ce matin, NON ?!

    Mme Marois n'a peut-être pas régulièrement la parole et les manies heureuses mais reconnaissons-lui que si le Québec ne serait pas menacé dans la coalition soutenue par notre Bloc Québécois avec un Jean Charest seulement, les réponses ne risqueraient pas de suivre des demandes qui jamais ne mettrons en contradiction ces « grands fédéralistes » que sont les Libéraux du Québec de M. Charest, non ?! En fait, vous le savez mieux que quiconque M. David, Jean Charest l'a énoncé, son horizon de négociation Canada-Québec : la Loi du Canada, qui n'a plus la foi de la majorité des Québécois-es depuis 1982, peut être perpétuellement sauvée par des « ententes administratives » ! Comme vous disiez si bien en parlant de « mains liées », Jean Charest ne saurait faire autre chose que des prestations théatrâles pour le Conseil de la Fédération et l'État du Canada fédéral, n'est-ce pas !

    Or, pour qu'il y ait des réponses, il faut qu'il y ait des demandes ! À ce jeu, les Québécois-es auront, le 08 décembre prochain, au-delà des dossiers économiques, l'opportunité directe de munir le Québec d'un gouvernement souverainiste qui, à défaut d'un référendum sur la souveraineté avec ou sans partenariat, pourra demander un Nouveau-Canada et une rétrocession de pouvoirs institutionnels, de budgets afférents et d'une reconnaissance constitutionnelle de cet état de choses, conditions de la dignité nationale. La nation provinciale québécoise n'est pas une nation parce qu'elle partage avec les autre nations du Canada les institutions constitutionnelles d'une Union fédérative (dont vous savez très bien l'historique) mais parce qu'elle s'avère constitue une communauté culturelle (au sens large) spécifique et donc, cette « société distincte » de Robert Bourassa.

    Mais Mme Marois devrait aussi revenir à la charge sur tout le dossier des normes des transferts de Péréquation, après qu'elle se soit réjouie du milliard dont il est actuellement question.

    En toute cohérence, mais je ne développerai pas ce point, Mme Marois et le Parti Québécois prépareront conformément aux demandes d'une augmentation de la souveraineté québécoise cette Constitution québécoise (au sens sociologico-politique) d'une nation provinciale incluant une nouvelle Loi 101 si possible affranchie de la Charte canadienne des droits individuels, la laïcité institutionnelle, etc.. »

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 12h38
    Complément de réponse à M. Pierre Rousseau....
    « Je propose qu'au remerciement dont le Canada fédéral non-conservateur puisse gratifier le Bloc Québécois, il y ajoute un cadeau de l'histoire : « refaire ce pays », faire un Nouveau-Canada qui puisse enfin reconnaître un « Québec libre » dans ses demandes existentielles. Serait-ce si anormal ? Après cela, nous nous attaquerions à la question de créer une vraie Bourse pancanadienne du carbonne, à la question de la « 11e heure », celle de la contribution pan-canadienne à la défense de la Planète bleue.

    Sauf que d'ici à ce que les Ontariens, les Britanno-Colombiens et les gens de l'Atlantique reconnaissent la grande valeur de la nation provinciale québécoise, je me demande, avec M. Rousseau, si ce n'est pas enfin l'Ouest conservateur qui donnera l'impulsion de l'implosion de ce Union fédérative qui, pour ajouter au propos intelligent de M. Raphäel Desroches, est bien né à l'encontre du bon sens géo-politique !

    Car, NON, la géographie naturelle de ce pays est tout sauf unique, unie, unitaire, unificatrice ;-). »

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 12h58
    À Jacques Noel.
    « Monsieur,

    le Bloc Québécois et son chef, Gilles Duceppe, sont sans doute maintenant, au Québec d'abord, mais au Canada tout autant, le parti jouissant de la meilleure réputation alliant un sens idéocratique juste alternant avec le sens des réalités. Qui plus est, le Bloc Québécois, en fonction de mon mandat minimaliste de meilleure défense des intérêts du Québec encore fédéré, se doit de cheminer vers l'obtention, non pas de la pire situation, mais du chemin conduisant à la meilleure !

    Évidemment, la coalition gauche-droite du mouvement et des trois partis souverainistes existant sur les deux scènes parlementaires de l'Union fédérale a pu souffrir des divisions et des allergies vives ! En parlant de Lucien Bouchard et en reprochant à la gauche d'être l'instigatrice, vous omettez un petit détail : à ce que l'on sache, c'est bien Lucien Bouchard, et lui personnellement, qui a démissionné du Parti Québécois en 2001, non !? Et personnellement, je soutiens même que non seulement cette démission a-t-elle permis la longue expérience Charest, mais devinez si M. Bouchard, au lieu de démissionner et d'être un démissionnaire, était demeuré à la tête du Québec lors de l'éclatement du scandale des Commandites ! Je n'ose pas imaginer combien la thèse des « conditions gagnantes » eut subit un léger infléchissement.

    Une chose est sûre : vous pourriez faire mieux et, au lieu d'imiter ce tragique mais toxique M. Nestor Turcotte qui s'est figé dans une sorte de rinisme auto-destructeur, laisser aux cent milliards de neuronnes de votre cognition s'adapter aux nouvelles données du problème.... Cela exige que vous plastifiez aussi une conceptualisation plus exacte, complète et rigoureuse. Pensez-y, je suis certain que vous le pouvez ! »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 2 décembre 2008 13h35
    Le Canada peut remercier le Bloc (bis)
    « "Donc, en barrant la route aux Conservateurs, le Bloc démontre que les Québécois ont un grand mot à dire dans la fédération canadienne et ça, au détriment de la cause souverainiste. Le ROC devrait donc être reconnaissant au Bloc pour «jouer le jeu» et montrer que ça peut marcher malgré tout" (Pierre Rousseau)

    Le Bloc a barré la route au gouvernement de Paul Martin, après le scandale des commandites et maintenant, c'est le tour du gouvernement de Harper.

    Qui est le prochain sur la liste, le gouvernement de la coalition et après, lorsqu'il ne restera plus personne, va-t-il se torpiller lui-même!

    Va-t-il «jouer le jeu» jusqu'au bout, comme vous dites; ça serait à souhaiter. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 2 décembre 2008 13h42
    À suivre....
    « Le "putch" politique fomenté par nos 3 mousquetaires pour récupérer le pouvoir est à se tordre de rire....

    Le vrai dindon de la farce dans tout cà, quoi qu'en pensent et qu'en disent nos séparatistes, c'est notre ami Duceppe que l'on retrouve maintenant en train de pactiser avec l'ennemi qu'il s'est acharné à diaboliser, en d'autres temps, avec le scandale des commandites et avec Jack Layton, du NPD, qu'il ne peut pas sentir...!

    Beau gouvernement de coalition en vue. J'ai l'impression que ce triumvirat nous réserve bien des surprises loufoques.

    Hier, à la télévision, lors de la parodie de signature de l'entente par nos trois mousquetaires, notre Duceppe national, dont nous avons entrevu un court instant les bretelles indispensables pour tenir ses culottes, affichait la mine ahurie d'un condamné à mort que l'on mène à la potence.....

    À suivre....pour la suite de ce feuilleton inespéré, considérant que tous les autres téléromans font relâche à la télévision, pour la période des Fêtes. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 14h11
    Plus rien ne va.
    « À part votre penchant pour l'Italie, Monsieur David, brossez-nous donc (travail de journaliste éditorialiste), dans les circonstances, un tableau informatif et éducatif, sur les coalitions gouvernementales cahoteuses et houleuses d'Australie, d'Israël, de la Serbie, de l'Ukraine, de la Malaisie, du Pakistan et celle, plus significativement occidentale, de l'Allemagne où la parade des verbiages d'Angela Merkel alimentent la risée européenne et où ses objectifs noirs-jaunes (conservatisme et libéralisme) furent renvoyés au calendes grecques; où l'immobilisme et l'avachissement devant les réformes pressantes renvoient le peuple aux cases départ, foulé aux pieds du mépris des enragés de pouvoirs, des agitateurs et des fomenteurs de discordes, tout en soulignant que le président de cette «agglomération abusivement opportuniste et bétonnée dans la complaisance de l'immobilisme», Horst Köhler, a plaqué les crâneurs de la République et s'est dissocié de cette putschiste gauche radicale (l'équivalent des bloquistes du Québec qui sont à Ottawa pour faire exploser le Canada).

    Juste à voir la gourme de l'insipide Layton, le regard hébété du «looser et caractériel» Dion et la mèche éteinte du pétard mouillé Duceppe, médiatiquement et artificiellement réunis, auxquels s'ajoute le transfuge Mulcair qui postillonne et crache les salives jouissives que lui procure le pouvoir à coups de pieds et à portée de putsch, donnent la nausée. Le Canada face au miroir déformant de l'atrophie singulière, de l'ineptie plurielle et de l'hérésie politique, en phase terminale.

    Les médias créent la nouvelle et répètent ad nauseam qu'un gouvernement conservateur majoritaire aurait été l'enfer, justifiant ainsi l'objet de leur commandite, la coalition vaseuse des grenouilles de l'Opposition. Les mêmes spécialistes du cancer médiatique du CANADA BASHING, ont et auront quoi à nous dire au sujet des limbes infernales des flottaisons, des flous, des remous et des ressacs, des tournoiements et siphons qui vont drainer la société civile canadienne, aux cavernes de sa préhistoire.

    Pendant l'étalement de ce folklore inquantifiable et inqualifiable, hautement patenté par les médias gosseurs, Charest se positionne en marge, en parallèle, en pause et remercie le ciel des bons augures de la diversion politique canadienne, profitant de l'imbroglio du Canada de ses rancoeurs, pour se terrer dans les silences qui lui sont imposés par la chancellerie duplessiste libérale, de peur qu'il ne soit obligé de s'affranchir, de faire un homme de lui-même et de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, sur les mille et un doutes qui portent sur les tripotages qu'il a commandés, sur les mille et une méfiances, en regard de ses ignorances de la réalité économique et financière du Québec, sur les mille et une questions qui lui sont adressées, compte tenu et d'autant plus que dire la vérité, dans son cas, serait un aveu de faiblesse, de faute et d'errance, rien d'autre que la commission d'un impair majeur qui le reléguerait aux banquettes de l'oubli. C'est ce que nombre de lucides, de scolarisés et d'instruits de la chose politique pensent, quoi qu'en crachote béatement, le poisson vidangeur, Paul Lafrance qui ignore la différence primaire qui distingue le verbe «lire» du verbe «entendre», qui écrit au son (à l'oreille), qui suçote tous les appâts et tente de s'accrocher aux hameçons des opinions des autres et qui, pas le moindrement gêné par sa nudité intellectuelle, plonge dans les forums du quotidien Le Devoir, les prenant pour des aquariums (un des effets pervers de l'esseulement).

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 14h22
    Vous avez raison M.Dionne
    « Vous avez raison monsieur Dionne. Seul un gouvernement du Parti Québécois sera capable de créer une double pression sur la coalition avec celle que le Bloc de son côté fera qui ne l'oublions pas aura un pied au pouvoir et un pied dans l'opposition et qui ne s'engage pas au delà de 2010.

    Quant à monsieur Noel je lui dirais ceci, nous sommes en Amérique du Nord. Comment peut t'il croire que des actions politiques opérées dans un cadre radical puissent s'avérer capable de convaincre une majorité du peuple pour la souveraineté? Si cela aurait pu être le cas, le R.I.N aurait disparu avec ses 10% de suffrages en 1983 si René Lévesque n'aurait pas claqué la porte du parti de Jean Lesage pour fonder le PQ. Sans l'ombre d'un doute, Pierre Bourgault l'a compris en sabordant le R.I.N.

    Probablement qu'il y a un excès de modération ou de pragmatisme chez bloquistes et péquistes mais autrement si ces partis s'en abstenaient, nous ne serions plus ici à discuter de partis souverainistes. N'oublions pas que notre continent américanisé sécrète l'apolitisme de masse.

    Falardeau gueule fort mais il en est conscient lui de ce phénomène, la série de films de Elvis Gratton en témoigne.
    Il y a une part de bêtise populaire et les souverainistes doivent faire avec. »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 15h07
    Le brouillard duceppien
    « Si Gilles Duceppe avait clairement exprimé, pendant la campagne électorale, qu'en plus de demander de ne pas élire un gouvernement majoritaire conservateur, il fallait, par la suite, former une coalition avec le Parti libéral et Stéphane Dion, auteur de la loi sur la clarté référendaire, eh bien, le parti séparatiste de Duceppe aurait été battu, par les indépendantistes, dans tous les comtés du Québec.

    J'ai vu,sur la première page du journal LE DEVOIR de ce matin, les trois nouvelles colombes voulant sauver le CANADA. L'un est socialiste,l'autre est séparatiste (à ce qu'on dit...)et l'autre est fédéraliste.

    René Lévesque doit en grille une, puis une autre, au-delà des nuages sombres qui planent sur le climat canadien actuel. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 2 décembre 2008 16h42
    @ M. Nestor Turcotte
    « M. Turcotte continue à critiquer le PQ et le Bloc pour tout ce qu'ils font ou ne font pas sans suggérer des alternatives aux situations qui se produisent. Ça ne s'appelle pas de la critique constructive, ça.

    Le Bloc avait le choix de laisser les Conservateurs l'affamer sans rien obtenir de plus pou le Québec pendant cette période de crise économique ou aller chercher des fonds de la coalition. M. Duceppe a choisi le meilleur pour nous...point. »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 17h26
    A Monsieur DIonne
    « Vous perpétuez par vos propos vinaigreux, du PQ. Le message ne passant plus, ou s'il passe, il est tellement contradictoire, qu'on attaque toujours le messager. Je connais cette methode. Pas question de me diriger dans cette voie.

    Duceppe a vilipendé jadis Stéphane Dion, tellement qu'on aurait crû y voir le diable sur terre. Rappelez-vous le débat sur la loi sur la clarté référendaire. Revoyez, si vous en avez une copie, les insultes qu'on s'envoyait de part et d'autres. Maitenant, comme le montre une certaine carricature d'un quotidien du matin, ces deux hommes couchent dans le même lit.

    Comme j'ai encore un peu de bon sens, et surtout du coeur à en revendre, je ne peux accepter la situation louloque, voire contradictoire, que la politique canadienne nous fait vivre depuis hier.

    Que le Québec devienne indépendant ou qu'il se la ferme. Personnellement, j'en ai assez de voir des gens, qui sous le couvert de la partisanerie aveugle, en viennennt à cautionner ce qui ne peut l'être.

    Note: voyez, cher monsieur que je ne connais pas, je ne vous ai pas attaqué personnellement. Et croyez-moi, mes neurones fonctionnent très bien. Interrogez les vÔtres et laissez les autres vivre avec les leurs. »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 19h37
    Correction
    « L'ImmaculéE Conception »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mardi 2 décembre 2008 19h45
    A Monsieur Bousquet
    « Vous êtes tellement partisan que vous ne voyez plus ce qui se passe dans le réel. Vous rendez-vous compte que Duceppe couche dans le même lit que Dion, le même qu'il a condamné sous toutes les formes, lors de la loi sur la clarté référendair?

    Lisez ce que dit VLD sur www.vigile.net aujourd'hui. J'abonde dans son sens. EN votant Bloc au dernier scrutin, (ce que je n'ai pas fait) les électeurs ne s'attendaient certes pas que Duceppe les trompe de cette façon. Remettre au pouvoir un parti libéral que Duceppe a traité de corrompu, lors du scandale des commandites. En voulez-vous PLUS...Même si j'en ajoutais, cela ne changerait rien. AU parti québécois (je mets avec lettres minuscules, car c'est ce qu'il est devenu, et au bq (même remarque) on ne veut que le pouvoir. Pas l'indépendance du Québec. »

  • Jean-Philippe Delorme
    Abonné
    mardi 2 décembre 2008 22h06
    La personification des enjeux n'est pas utile
    « Il faut être plutôt obtu pour condamner une coalition à cause des individus qui la composent. Le seul intérêt réside dans ce que ça rapporte à chacun. Historiquement, heureusement que Eisenhower a parlé avec Staline, heureusement que Rabin a parlé avec Arafat, heureusement que Reagan a parlé avec Gorbatchev sinon l'histoire serait restée éternellement bloquée! Si le remplacement de Harper par Dion dans un cadre bien défini est profitable à l'ensemble des signataires et au Québec en l'occurence: c'est quoi le problème? On se fout des individus; c'est le résultat qui importe. Tout autre raisonnement me paraît étriqué. »

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mercredi 3 décembre 2008 00h06
    À Nestor TURCOTTE, en tout respect.
    « M., quand j'insinuais vos contributions multipliées (que je connais bien), je ne pensais nullement à votre personne et même à vos intentions réelles, que j'ignore et dont je ne peux que me faire une vague idée. L'intentionnalisme en histoire ou en sociologie est une école dont il faut user avec prudence. Ce n'est donc nullement de votre personne et de vos motivations prodondes dont il s'agira dans la suite de ce propos.

    Je sais que vous êtes un inconditionnel de l'indépendantisme et que selon vous, l'interdépendantisme (associationnisme) de la souveraineté-association (ou souveraineté partenariat), avec ou sans l'indissolubilité du trait d'union (7e Congrès du PQ), fut une confusion des genres. Paradoxe à ce niveau : je vous lis souvent faire l'éloge de René Lévesque là où l'on s'attendrait à une apothéose et un sacrifice à Pierre Bourgault ! Passons sur cette étrangeté dans votre discours.

    Ce qui est toxique dans le discours que vous portez, dans les multiples tribunes où j'ai pu lire vos envois, c'est cette version riniste de l'autodestruction dans le mouvement souverainiste (et par là, je n'avance pas qu'il n'y ait pas une version outrancière et anémique avec l'associationnisme, dont l'affirmationnisme de Johnson a probablement été le faîte au PQ, après le Beau risque de Lévesque).

    Toujours est-il qu'en ce qui regarde vos propos très prévisibles, l'élection fédérale dénouée le 14 octobre dernier n'avait pour enjeu ni l'hypothèse que vous soulevez (coalition souverainiste-centraliste, Duceppe-Dion), encore moins l'hypothèse qu'avec un gouvernement minoritaire, Stephan Harper se comporterait en petit anti-démocrate autoritaire.... Car en ce cas, il est plutôt assuré que le Bloc et les autres auraient cartonné mon cher monsieur !

    Au reste, le Bloc Québécois de Gilles Duceppe n'aurait certainement pas obtenu du PCC de Harper mieux que ce dernier n'est prêt à consentir à la coalition pour qu'elle abandonne ses projets. Qu'aurait eu l'air et qu'aurait obtenu de si extraordinaire le Bloc selon vous à s'allier avec ce parti de la pseudo-reconnaissance, au lieu de la claire non-reconnaissance des autres ? La vérité est que le PCC est plus dangereux pour le mouvement souverainiste que l'ingratitude néo-fédéraliste des PLC-NPD. Cela, vous ne pouvez le nier, rappellant à propos le père de la loi C-20 ! Or, venons-y. Le Bloc donne-t-il un chèque en blanc à cette coalition virtuelle sur leur vision constitutionnelle du pays ?

    Même si le Bloc ne peut garantir qu'il retirerait quoi que ce soit de concrètement conforme à son mandat de meilleure défenses des intérêts du Québec à Ottawa, y compris une liste d'épicerie néo-fédéraliste mais nationaliste, ce sera déjà faire la démonstration que ce pays est intoxiqué, qu'il refuse de changer..... OUI OUI, vous le savez, en bon connaisseur de l'histoire, mais vous négligez justement le pragmatisme de celui que vous louangez, ce René Lévesque, qui voulait en 1984 offrir une dernière chance à la Fédération.

    Il se peut que ni Duceppe, ni, si elle emportait la mise, Marois n'obtiennent à ce jeu quoi que ce soit à mi-chemin entre la défédéralisation de l'Union fédérale actuelle et la souveraineté. Mais ne croyez-vous pas que la dynamique qui s'instaure est vouée à démontrer toute l'anormalité de ce pays quand la démonstration chaque jour s'effectue que le Canada fédéral opte pour la pétrificaton plutôt que le mouvement et la vie ?!

    Si vous êtes sincère M. Turcotte, réjouissez-vous car vous pourriez être surpris des temps qui s'ouvrent. Mais beaucoup de choses dans ce que je lis venant de vous me laissent pantois... Sans être un inquisiteur et un maître de la suspicion, vos propos sont le plus souvent troublants M. Turcotte. Pour tout dire, je me méfie grandement des très orthodoxes qui, hors de la réalisation de l'idéal absolu, n'accordent aucune alternative aux trajectoires sinueuses du réel.

    Une question : croyez-vous vraiment que le Parti Québécois, en 1973, aurait pu emporter les élections sans promettre l'étapisme référendaire (oublions le super-étapisme du second référendum pour ne pas perdre l'audience...).

    Du reste, comme vous, les questions de personnes ne m'importent en rien, je ne doute pas de votre intelligence M. Turcotte. Seulement de vos démonstrations. »

  • Michel Dufour
    Inscrit
    mercredi 3 décembre 2008 15h55
    @ Jean-Philippe Delorme Bravo!
    « Bravo! M. Delorme. Vous m'enlevez les mots de la bouche. »

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