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Qui sommes-nous?

Denise Bombardier   29 novembre 2008  Québec
La foire d'empoigne à laquelle nous avons assisté mardi soir, alors que ceux qui réclament le droit de nous représenter se sont proprement engueulés, maugréant pendant que l'adversaire s'exprimait, martelant la même phrase ad nauseam et se montrant du doigt comme le font les malpolis, ce triste spectacle qualifié de viril par des rigolos nous instruit sur ce que nous sommes collectivement.

Aux États-Unis, le pays qui a porté le show-business à son faîte, les débats électoraux sont une institution qui se vit dans le décorum et la dignité, ce qui démontre que nos voisins font la différence entre le show-business et les rites de la vie politique. D'ailleurs, c'est une commission indépendante des partis et des réseaux de télévision qui organise ces débats, dont l'encadrement empêche le dérapage. La formule, même corrigée après les demandes du Parti libéral afin d'éviter que le premier ministre sortant, Jean Charest, soit traqué comme un lapin, nous a donné un spectacle désolant et politiquement indigent. Et ça n'est pas la satisfaction exprimée par les réseaux de télévision, qui ont fait le plein de téléspectateurs, et les commentaires mous ou complaisants des uns et des autres qui nous convaincront. Ce débat où Jean Charest a su protéger la dignité de sa fonction tout en esquivant les questions, où Pauline Marois a prouvé son agressivité et son habilité marquée à escamoter ses décisions passées, où enfin Mario Dumont a su avec aisance se mettre au niveau politique populiste qui est le sien, c'est-à-dire au ras des pâquerettes, ce débat renvoyait aux vieux démons de nos guerres fratricides et à notre acharnement à détruire tout décorum.

Le problème vient du fait qu'on a peur que le «show soit plate». Dans toutes les circonstances, d'ailleurs. Chaque fois qu'on reçoit une invitation, on se pose la question: «Ça va-tu être plate?» On cherche l'action, le fun, le bon gros fun. On veut qu'il se passe quelque chose et que la familiarité soit au rendez-vous. On veut que tout le monde soit comme nous, qu'on soit comme les autres. «Égal» est le mot culte. On n'aime pas les faiseux, ceux qui «perlent» comme on dit, ceux qui se prennent pour d'autres — pour qui, on l'ignore —, et surtout on ne supporte plus les rites et un minimum de formalisme, ces inventions par lesquelles l'homme hiérarchise ses comportements.

L'abandon progressif des rites de la culture traditionnelle marquée par la religion nous a placés devant un vide que nous tentons de combler avec les moyens qui sont à notre portée, inspirés de ce que nous renvoient les médias. Autrement dit, nous organisons nos vies comme des shows. Des bons et des moins bons. Les grands rites de passage — naissance, mariage, décès — sont souvent laminés par des mises en scène où la caricature et le vaudeville le disputent à l'insignifiance, au sens premier du terme. Pour parler clairement, l'inculture règne.

Un lecteur à qui je suis reconnaissante m'a fait parvenir un courriel dans lequel il me décrit deux événements auxquels il a assisté et qui l'ont plongé dans le désarroi. Il s'agit d'un mariage et de funérailles. Un ami à lui a pu célébrer le mariage de son fils, car on sait que n'importe quel citoyen peut désormais recevoir l'autorisation du ministère de la Justice de marier ses amis ou un membre de sa famille. Cette démocratisation, car c'est sans doute l'objectif d'un tel changement, participe d'une volonté de désacraliser une institution dont on sait à quel degré elle est déjà dévalorisée. Il faut avouer que le cérémonial (le mot est trop fort) qui entoure le mariage civil, où l'on se retrouve devant un fonctionnaire habillé à la va-vite et qui fait signer des papiers, a de quoi déprimer les plus amoureux des mariés. Le père, célébrant brillant et instruit, a donc lu un texte de son cru où l'émotion a vite cédé le pas à la blague. Mais le clou de la cérémonie fut que ce dernier portait une soutane et un bonnet d'évêque loués pour la circonstance, transformant ce moment en farce. Nous avons tous assisté à ces mariages où le loufoque est présenté comme de l'audace. Mariage dans une piscine, mariés déguisés en cow-boys avec le cheval pour témoin, sans oublier le recours à des pasteurs d'églises éphémères, voire virtuelles.

Nous assistons aussi, à l'instar de notre lecteur, à des funérailles où nous sommes renvoyés à un silence lourd, car aucun cérémonial n'a été prévu. À l'occasion du décès d'un collègue, notre lecteur, quant à lui, s'est retrouvé dans une église remplie d'universitaires. Après les applaudissements à l'entrée du cercueil, un diaporama fut présenté qui retraçait la vie du défunt, séjours en Floride compris. Puis il y eut des orateurs étranglés de larmes, parmi lesquels une dame accompagnée de son chien. Est-il possible que cette banalisation de la mort et des rites de passage en général corresponde à l'état d'esprit d'aujourd'hui? Combien sommes-nous à éprouver un malaise devant l'absence de paroles sacrées, ritualisées, lorsque nous assistons à des funérailles dépourvues de toute liturgie religieuse ou laïque? Plusieurs se sentent bousculés et décontenancés par l'absence de gestes symboliques, de propos formels et d'un décorum qui n'est qu'une forme de politesse de l'esprit mise à mal par les tenants du nivellement des comportements humains et les pontifes du show à tout prix.

***

denbombardier@videotron.ca






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  • Angéline Joseph
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 03h10
    Ce que nous sommes collectivement...
    « Faut-il s'étonner que l'émission qui a les plus grosses cotes d'écoute au Québec soit "LE BANQUIER"?
    Les politiciens n'échappent pas à la vague de la confusion des genres... »

  • Benoît Gagnon
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 03h42
    Insipide!
    « Votre observation et vos commentaires sur le débat des chefs est peut- être révélatrice d`une certaine mauvaise habitude que nous avons de s`attaquer à la personne et non aux idées dans des débats ou discussions. Quant à la manière que nous avons de de célébrer nos engagements dans la vie sociale relève de la dérision; de même que pour la mort. Comment interpréter cet état des choses... Mais cela est triste parce que le savoir faire n`est pas au rendez-vous. »

  • Richard Brin
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 06h14
    ELECTION
    « NOS BOUFFONS NE SONT PAS DANGEUREUX ILS SONT JUSTE LATINS FORT EN GUEULE QUELQUE FOIS ILS FONT DU BIEN.J'AI CONNU L'EPOQUE DUPLESSIS C'ETAIT ASSEZ ROCK'N'ROLL LE CHEF QUI PARLAIT EN AVANT ET DANS LA COULISSE LES BATS DE BASEBALL SE RECHAUFFAIENT,MAINTENANT C'EST PLUS DISCRET C'EST ENCORE DES BOUFFONS,POUR LE DECORUM ON REPASSERA.

    RICHARD BRIN STE-ADELE »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 06h58
    Qui êtes-vous ?
    « Au Québec on n'aime pas la chicane.
    C'est bien connu!

    Au Québec nous semblons incapables de débattre, comme si le débat était... une chicane.
    Pourtant, c'est de la discussion (ferme) que jaillit la lumière.
    Une discussion ferme ne veut pas dire une foire d'empoigne, une engueulade.
    On a le tour de tout confondre.

    Mardi soir, pour moi, ce ne fut pas une foire d'empoigne, mais une discussion animée et malgré qu'on persiste à la décrire comme une banale engueulade de gens non civilisés, je considère n'avoir rien perdu du débat et avoir suivi la discussion d'un bout à l'autre.

    Bien sûr, la prise de son d'un micro n'est pas la même que l'on peut faire avec l'oreille. Notre oreille est un micro perfectionné qui lors d'une assemblée animée peut réussir à isoler le son à l'aide du traitement de notre cerveau et faire ressortir l'unique voix que l'on veut entendre. Aucun équipement technique n'arrive à cette perfection de la prise de son isolée en fonction de l'attention qu'on y porte.
    Bien sûr que d'isoler le son auquel on s'intéresse parmi plusieurs son lorsque celui-ci nous parvient via la télé ou pire à la radio devient difficile. Par contre, malgré cet ennui technique, j'ai pu suivre sans rien perdre tous les propos et les réactions des chefs-fes.

    Ce ne fut pas du tout un «triste» spectacle, mais bien plutôt un spectacle vivant de gens «normaux» qui débattent fermement comme tout débat digne de ce nom doit être.
    Un débat n'est pas une petite discussion polie où l'on se dit des mots gentils et où l'on acquiesce poliment aux choses que l'on considère totalement fausses.

    Quand un "adversaire" dit une fausseté, il est normal qu'il soulève un "cri" d'indignation et que l'on revienne à la charge avec une question précise et si cette question est feinte de ne pas être entendu, il est normal qu'on la repose et repose jusqu'à tant que l'adversaire ne puisse plus l'éviter.
    Voyons, est-ce clair?
    Non, j'ai dit : Est-ce clair?
    Non, est-ce clair?
    Allez, répondez!
    Mais, bon sang! Allez-vous enfin me répondre: Est-ce clair? Oui ou Non?

    Imaginez un "débat" où l'on peut se permettre d'éviter les questions!
    Imaginez qu'il est interdit de reposer la même question!
    Imaginez qu'on ne puisse «insister» sur un point précis!
    Pourrions-nous appeler ce dialogue de sourds : un débat?
    Non, un débat, un vrai débat, c'est animé. Il n'y a pas eu d'insultes, ni d'incivilités.
    Nos trois débatteurs étaient polis et faisaient valoir leurs points de vues avec énergie et conviction. J'aurais été déçu d'assister à un petit échange poli, où rien n'est dit et où les adversaires s'esquiveraient constamment des points avancés par leurs opposants.

    Non, le débat était très bien.
    Bien sûr, on ne peut empêcher un politicien de patiner, de ne pas répondre aux questions et de vouloir éviter des sujets et souvent d'y parvenir, mais l'insistance fait en sorte de contrer cette manière d'être caractéristique des politiciens.
    Les politiciens possèdent l'art de l'esquive, l'art du patinage sans rien dire. Essayer de faire dire oui ou non à un politicien. Quasi impossible!

    Notre psychologue médiatique a vu un autre de nos complexes à travers ce débat impoli (impoli selon elle. Dans son salon, elle n'invite que des gens ayant son opinion et qui sont civilisés (sic)).

    « ce triste spectacle ... nous instruit sur ce que nous sommes collectivement. »

    Et voilà, c'est reparti!
    La thérapeute veut nous guérir, elle qui possède cette science de voir le peuple, vous savez, ces minables qui jouissent d'un tel spectacle!
    Ah! Ce que nous sommes! Oui, Madame, ce que nous sommes!
    Ce n'est pas beau tout de suite... Allez, dites-nous!


    Premièrement:
    « Aux États-Unis, le pays qui a porté le show-business à son faîte, les débats électoraux sont une institution qui se vit dans le décorum et la dignité »

    Oui, les «États-Unis»! Euzautres y l'ont l'affaire les amaricains!
    Mme B vise haut! Elle voudrait nous faire atteindre le haut "standard" de nos voisins exemplaires! Ça m'en coupe le souffle, je m'en sens incapable et je me demande si collectivement, avec notre culture, notre manque de culture, devrais-je dire, avec nos allures de bûcheron qui vient tout juste de sortir de l'isolement de son bois, je me demande si nous pouvons viser si haut!

    Encore une fois, je trouve que le texte de Mme Denise, cette chère Denise que l'on aime tant, est un texte désolant et carrément indigent (comme si M. B vivait dans le besoin !).

    « Jean Charest a su protéger la dignité de sa fonction »
    Tout comme Stephen Harper, à peu de choses près, de la même façon, comme s'ils avaient reçu les mêmes directives. Souris au max, reste calme, montre que tu maîtrises la situation et fais le sourd sur les thèmes qui peuvent t'embourber.
    Quelle dignité ce Jean, quelle dignité ce Harper, quelle sainteté de Bush.
    Oui, oui, je sais, parler de Bush! Je ne compare pas Jean Charest à ce saint qu'est Bush, je parle de dignité et de sainteté, un peu pour démontrer que de débattre avec des gens trop "digne" ou encore trop "saint" est impossible. Ces gens sérieux et dignes ne s'abaissent pas à débattre, ils livrent tout simplement "la vérité".

    Nos guerres fratricides et à notre acharnement à détruire tout décorum...
    Le décorum... mon dieu, le décorum! Vive le décorum, évitons la chicane et parlons pour ne rien dire! Le décorum... vous m'en avez l'air d'un décorum!

    « Le problème vient du fait qu'on a peur que le «show soit plate». »
    Mme Denise nous fait encore une révélation, «une réelle révélation»: on craint que le spectacle soit terne! Ah bon!

    Se pourrait-il que l'on cherche à vouloir un débat d'idées plutôt qu'une parade de tenues vestimentaires et de sourire alimentaire?
    Les idées, quelle entorse au décorum!

    « Chaque fois qu'on reçoit une invitation, on se pose la question: «Ça va-tu être plate?»
    Tiens! C'est drôle, je ne me pose absolument jamais cette question!
    Mais, quelle sorte de monde fréquentez-vous Madame Bombardier?
    Peut-être que votre entourage fait preuve d'un peu trop de décorum. Ou qu'ils vous invitent pour contrer leur indigence.

    « On veut que le monde soit comme nous, qu'on soit comme les autres. »
    À vous lire, c'est très clair, mais nous ne serons jamais comme vous Mme Bombardier. Il nous manque un petit je ne sais quoi. En tout cas, chose sûre, il nous le manque!

    « «Égal» est le mot culte. »
    Oui, dans notre cas, nous les gueux, nous savons très bien que nous ne pourrons jamais vous égaler. Même en y mettant toutes nos petites ridicules qualités, nous n'y parviendrons pas. En tout cas, disons que je parle pour moi. Non, moi, de toute évidence je n'y parviendrai jamais. Ça m'affecte un peu, mais bon... En tout cas, s'il y en a qui peuvent vous égaler, c'est tant mieux pour eux! Pour moi, c'est peine perdue (hein, Mme Chouinard? je suis sûr qu'elle est d'accord!)

    « On n'aime pas les faiseux, ceux qui «perlent»
    Plus ça va plus on s'éloigne du débat, nous plongeons littéralement dans le profond moi et la psychanalyse intense. On va ressortir le bénitier et se rappeler qu'au temps où ce H2O avait des vertus, on vivait plus civilement, on avait du décorum, de la discipline et on reconnaissait et respectait la supériorité de certains êtres exceptionnels que j'hésite à nommer.

    « Pour parler clairement, l'inculture règne. »
    Il y en a qui vont dire que mes propos sont excessifs et venimeux envers la cultivée sincère, brillante Mme Bombardier. On va me dire que je suis jaloux d'elle parce qu'elle «perle» trop bien, elle est trop «cultivée».
    La condescendance, vous connaissez, le mépris, vous savez, le pétage bien au-dessus du trou, vous sentez? Non, mais, c'est toujours le même discours, quel que soit le sujet (ici, on parlait de débat). Elle nous tète les oreilles avec nos célèbres défauts.
    Nous sommes ces merdiques de colonisés qui n'ont pas su se hisser à la hauteur de nos colonisateurs, ce dont elle est parvenue... Parvenue va!

    Elle néglige mes conseils d'aller s'étendre chez quelqu'un qui l'écoute et pourrait la guider vers la guérison, mais non. Elle persiste à nous écrire nos graves complexes et tous nos travers indicibles qu'elle parvient à si bien décrire. À la lire, elle qui veut tant nous aider, on a l'impression de presque profiter de sa maladie.

    La maladie du sacralisé nous entraîne loin du débat et on atterrit dans un mariage et des funérailles. Encore une fois, le décorum des suceux de bagues faisait défaut.
    On a beau avoir le bonnet et la soutane,manque la bague et le vrai, le pur, le divin, le sacré. Il serait temps que l'on oblige le chapelet en famille et que l'on retrouve nos valeurs qui sont le fondement de notre société.

    Mme Bombardier, nous fait réaliser, une fois de plus, oui je dis bien, une fois de plus, que nous sommes à la dérive. En pleine dérive.
    Malgré qu'elle nous l'ait démontré à maintes reprises, nous continuons d'être toujours en pleine dérive.
    Elle devra et je suis persuadé qu'elle le fera, elle devra nous rappeler encore plus d'une fois tous nos torts, tous nos travers et tous nos complexes. Nous ne sommes pas beaux à voir et c'est bon de se le faire dire.


    Merci Madame Bombardier.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 07h41
    Le débat roumain peut-être?
    « Mère Supérieur, encore crinkée contre les moeurs primitives de la tribu, devrait peut-être regarder le débat roumain

    http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/?p=70722155 »

  • René Girard
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 08h31
    Des conneries rituelles qui ont remplacées d'autres conneries burlesques
    « Moi aussi je dénonce ces mascarades rituelles tout comme le sont les cérémonies d'antan. »

  • Normand Charest
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 08h51
    Retrouver la hiérarchie naturelle des choses
    « Voilà un bon texte de réflexion sur la perte des rites évacués en même temps que la religion. Car la religion ne comportait pas que des faussetés, même si celles-ci sont bien évidentes. Le travail est donc à refaire pour retrouver une culture, une hiérarchie naturelle (comme c'est le cas pour les niveaux de langue)et pour retrouver la solennité naturelle de certains passages importants de la vie. Merci pour ce texte. »

  • Mario Tremblay
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 09h41
    Je comprend mal ...
    « Nos politiciens nous mentent, en proférant des mensonges grotesques, par omissions ou par des demi-vérités. Ils n'ont aucune vision à long terme, aucun projet de société. Et tout d'un coup, à l'aide d'une baguette magique, probablement tenue par des metteurs en scène, on voudrait assister à un débat d'un haut niveau intellectuel, empreint de décorum ...
    On ne fait plus du politique mais bien de la politique; l'un s'occupe des affaires de la ville, l'autre s'occupe de garder le pouvoir à tout prix! »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 09h42
    Je cherhe...
    « ...la réflexion et je ne la trouve pas. Il faut dire que ça demande beaucoup d'efforts, n'est-ce pas? Continuez, peut-être allez-vous y arriver un jour mais pour l'heure, quelle indigence de savoirs et de perspectives que ça fait peur, à votre âge tout de même. »

  • Laurent Labrecque
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 09h44
    La nostalgie du religieux
    « Madame Bombardier,

    Je ne crois pas être un rigolo, on me reproche même souvent d'être "trop sérieux". Et pourtant, j'ai aimé le débat de mardi dernier. Oui, les chefs de parti se sont interrompus et ont en plusieurs occasions maugréé pendant qu'un autre parlait. La politique est un combat, vous le savez tout aussi bien que moi, et pour être efficace il faut traiter l'adversaire en fonction de ce qu'il est. Comment auriez-vous voulu que Pauline Marois se comporte face à un premier ministre qui flirte continuellement avec la démagogie et a cyniquement déclenché des élections sous un prétexte fallacieux? Vous auriez voulu qu'elle se prosterne et fasse un mea culpa pour les erreurs du gouvernement Bouchard? J'ai d'ailleurs remarqué, et je ne dis pas que c'est votre cas, que ce sont surtout les libéraux qui ont beaucoup insisté pour dire que c'était une véritable cacophonie. Ils n'ont pas apprécié du tout que leur chef se fasse ainsi « brasser ». Ils auraient aimé qu'il puisse nous redire tranquillement les banalités et les demi-vérités qu'il nous profère depuis le début de la campagne électorale.

    Votre comparaison avec ce qui se passe aux États-Unis n'est pas pertinente. Vous qui avez un pied en France et un pied au Québec, savez fort bien que les Français aussi s'interrompent allégrement les uns les autres dans un débat. Que les Américains maintiennent un certain décorum peut sans doute s'expliquer en partie par l'ascendance britannique des plus influents d'entre eux, mais il y a autre chose de bien plus important. Il y a plus de deux siècles, ils se sont donné un pays, des institutions qui leur sont propres et qu'ils disent être les meilleures au monde, sans éprouver le moindre doute. Ici, nous n'avons pas le courage de nous en donner un. Nous nous plaisons à demeurer une simple province, avec des institutions héritées de notre conquérant ou simplement imposées par lui. Nous sommes pour beaucoup des vaincus contents. Où croyez-vous que nous pouvons puiser la fierté et la dignité qui nous amèneraient à respecter nos institutions, à leur donner un caractère quasi sacré? Vous qui aimez garder une belle distance critique face au nationalisme et à l'indépendantisme québécois, vous êtes-vous demandé s'il n'y a pas là une explication possible de nos comportements?

    J'ai à peu près votre âge, j'ai connu moi aussi une enfance à l'eau bénite et j'ai reçu une formation analogue à la vôtre. Mais contrairement à vous, je n'éprouve aucune nostalgie d'une culture traditionnelle marquée par la religion et je me réjouis encore de notre libération d'une morale religieuse étouffante. Je ne peux sûrement pas regretter une culpabilité traînée pendant des décennies. Samedi dernier, j'ai dû assister à des funérailles religieuses. Ce rituel m'a donné de nouveau la vision d'incantations de sorcier et je n'en retiens de positif que le chant et les cloches. Sans doute n'avons-nous pas trouvé de rituels qui puissent remplacer ceux que le catholicisme établissait, sans doute l'inculture règne-t-elle en maître, mais en ce qui me concerne la solution ne se trouve certainement pas dans un retour à cette culture traditionnelle ou dans une imitation des cultes anciens.

    Laurent Labrecque
    Saint-Antoine-de-Tilly »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 10h25
    Votre parti pris est puant
    « Madame Bombardier, dites-le donc honnêtement que vous êtes pro Charest. »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 10h41
    Qui abandonne, Dieu ou l'homme?
    « La génération de mes grands-parents appartenait a Dieu, sa culture, ses rites, sa prière. La génération de mon père a abandonné le Dieu de leur père pour des idoles. Ma génération crois que Dieu est par grand chose. Mes enfants seront obligé d'adorer le Dieu des autres religions que celle de ses arrières grands parents. Pour voir quelle religion sera dominante dans le futur regarder celle qui s'expand le plus vite. A moins que je ne me trompe ce sont les musulmans, et comme c'est enseigner dans le nouveau cour de culture et religions obligatoire, Mohamed améliore la condition des femmes et l'église catholique n'est pas pour les femmes ordonnées. Voici ce qui résume la disparition d'une culture. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    samedi 29 novembre 2008 11h00
    S'Agirait-il d'une perte identitaire?
    « Et je ne parle certainement pas de religion (ni d'eau bénite). Nous nous opprimons nous-mêmes, c'est-à-dire les uns les autres, dans notre refus de nous voir tels que nous sommes, les uns blâmant les autres de leur propre impuissance à se regarder en face! Nos luttes ont quand même changé beaucoup de choses au Québec, il faut cesser de s'autoflageller. Cessons de simplifier à outrance ce qui demande de la réflexion, de niveller toujours par le bas, de dénigrer nos intellectuels. Cessons de vouloir être des vedettes et recommencons à penser! »

  • Johanne Bédard
    Inscrite
    samedi 29 novembre 2008 13h13
    Sempiternelle variation sur un même thème!
    « Encore un sous-produit d'une enfance à l'eau bénite!

    Pauvre Madame Bombardier, condamnée à vivre au Québec où nous la plèble, habillée de haillons, ânonnant des bêtises monosyllabiques vous exaspérons. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 13h29
    Les maîtres du show business
    « Il y a autant de rituels pour le mariage la naissance et la mort qu'il y a de cultures. J'espère que Mme Bombardier n'ira pas faire ce discours moralisateur à ces Noirs qui portent le cercueil à sa tombe en jouant du jazz et en faisant la fête.

    Les élections aux USA sont plus impressionantes parce qu'ils sont les maîtres du show business. Tellement talentueux en ce domaine que Mme Bombardier a fini par y croire. En fait, ce sont ces mêmes maîtres raconteurs qui ont écrit la bible qui servait jadis nos rituels à nous aussi, Québécois.

    Ce qui désole c'est l'absence de rituels communs par la culture commune au Québec. Notre développement culturel est réprimé pour les raisons politiques que l'on connais tous.

    Alors Mme Bombardier cherche le problème chez le Québécois et trouve la solution chez les maîtres du show business aux USA dont elle prend pour des réalités, tout comme sans doute ses parents dans le "bon vieux temps". »

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 14h02
    Vraiment surpris...
    « Madame Bombardier écrit : « ... ce triste spectacle qualifié de viril par des rigolos nous instruit sur ce que nous sommes collectivement. » Ah ben là par exemple, je ne la pensais pas de même.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Andrée Ferretti
    Abonnée
    samedi 29 novembre 2008 14h07
    Plus grave encore est...
    « Non ce qu'en pense très justement Serge Charbonneau, mais le fond de la pensée de Denise Bombardier qui, malgré ses efforts apparents pour en sortir, demeure marquée par son "Enfance à l'eau bénite".

    Pour critiquer avec efficaité son peuple, sa nation, sa société, il faut: 1)l'aimer; 2) avoir l'esprit fin, avoir le sens de l'humour.
    Deux formes d'intelligence qui manquent manifestement à Denise Bombardier, traumatisées qu'elles sont par l'égo surdimensionné de la chroniqueuse.

    Pour celles et ceux qui voudraient être convaincus de la justesse de mon point de vue, je suggère la lecture des chroniques d'Olivar Asselin. Ils verront que seul l'amour profond du peuple permet de le critiquer avec justesse et justice.

    Andrée Ferretti. »

  • Renaud-Jules Deschênes
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 14h15
    Tribalisme-vulgarité- éducation et hauteur
    « Madame B., ne change pas, elle voit les choses de haut, de sa hauteur pompeuse et chiante. Il y a la culture savante dont elle s'enveloppe et la culture populaire qui n'a pas de limites aux vulgarités. Pourtant, depuis toujours Madame regarde la lourdeur du monde les deux pieds dans les médias populaires. Il en est ainsi du sacré et du profane. Notre polémiste est outragée de voir un chien dans les bras d'une hystérique dans un lieu sacré et offensée d'entendre dire qu'un pauvre con d'universitaire se déguise en évêque pour marier civiliment sa fille dans sa propre maison. L'homme est lourd, vulgaire, théâtral et bavard. Madame B. est une femme de distinction qui joue la vierge offensée à chaque événement social qui tourne autour du politique et du spectacle de mauvais goût, ce qui n'empêche pas notre George Sand de suivre comme un chien renifleur la parade Dion et de profiter de la réussite économique de gens plus lourds et vulgaires les uns que les autres. Notre pamphlétaire semble nostalgique d'une époque sombre où le théâtre social était empreint d'un sacré imposé à une bande d'hypocrites qui vivaient dans la peur d'avoir peur. Tout pour vous semble tribal, vulgaire, grossier, vous avez peut être raison, mais vous vivez corps et bagages dans ce milieu social en essayant de vous tenir en équilibre au dessus de la mêlée et lorsque vous tombez dans la fiente, vous accusez la terre de ne pas être assez propre pour vous. Vous êtes une snob détestable Madame. De plus, votre agressivité et votre violence est à peine voilée sous vos propos haineux contre tout être qui vous semble vulgaire. C'est facile, tout est vulgaire lorsqu'on fraternise pour des raisons monétaires avec des gens lourds et vulgaires. Le débat télévisé aurait pu être civilisé et à une certaine hauteur, mais nous sommes dans le monde du spectacle, vous connaissez ce monde, vous en faites vos choux gras. Si vous voulez vivre comme une esthète, une contemplative, en bonne compagnie, la rosace de la légion d'honneur sur le téton gauche, il y a des clubs sélects pour cet art de vivre, vous les connaissez à titre de bonne parisienne du Tout Paris. Ici, nous vivons dans un tribalisme rural depuis toujours, vous savez ces choses Madame. Au demeurant, vous êtes une québécoise relativement insignifiante, drabe, sauf pour vos coups de gueule, vos colères vous sont inspirées par le désir ardent de faire de vous un être admiré, mais par qui ? Je comprends parfaitement que vous soyez choquée par le mauvais goût, le manque de respect, l'incivilité, la mauvaise éducation, mais pourquoi baignez vos émotions dans la culture populaire et le populaisme que vous détestez ? Votre élitisme est suranné et facile dans la mesure où, vos têtes de turc sont le plus souvent des gens intellectuellement désarmés qui croient à votre consistance à partir de vos grognements. Vous êtes rétrograde et d'une époque révolue, vos petits voyages et vos minces lectures ne font pas de vous une intellectuelle originale. En somme, vous êtes imbuvable mais comme la plupart des hommes québécois sont mollement chiches et sans autorité au plan de la critique sociale, vous avez fait votre chemin dans une brousse qui pourra vous réserver d'amicales surprises. Il en est ainsi lorsque la civilisation incarnée par un journalisme creux joue l'anthropologie des peuples primitifs. Salutations distnguées puisque vous aimez tant la distinction et surtout ce qui vous distingue du vulgaire , mais lorsqu'on vous regarde de près et qu'on analyse vos propos, ils sont lourds et vulgaires. J'imagine facilement la face vulgaire de votre personnalité, vous trempez depuis trop longtemps dans le spectacle pour échapper aux vicissitudes de l'argent facile, ce qui est une marque probante de vulgarité. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 14h57
    Monsieur Charbonneau, le «mange-canayen», c'est son fond de commerce.
    « Madame Bombardier vit encore sous l'ère Trudeau. Je dirais même que c'est une cryptotrudeauiste, rêvant seule dans le noir qu'elle nous sort de notre crasse intellectuelle.

    Gare à vous, son pittbull madame Chouinard va mordre bientôt. »

  • Agathe Hourst
    Inscrite
    samedi 29 novembre 2008 15h23
    Névrose sociale inassumée?
    « Impossible de dire qu'il se fait du bon au sud de la frontière;
    Ne jamais faire référence au passé avec un brin de nostalgie, on appelle ça "regarder en arrière" (by the way, il a toujours été évident que le passé se trouvait "en arrière du présent" et pas tout simplement à côté);
    Et règle doctrinale: interdire tout ce qui s'oppose à "l'anarchie des valeurs et à la valorisation de la culture (ou l'absence de culture) un minimum intellectuelle ou raffinée. Ça fait mal, on a l'impression de ne pas être au sommet, qu'il nous reste encore les croûtes dans notre assiette, on se sent attaqué, quoi.

    Ainsi donc, on comprend mieux vos conclusions, Mr Charbonneau. Si Mme Bombardier critique, c'est qu'elle est condescendante; si elle insère une aiguille dans notre névrose du religieux, c'est qu'elle bave à l'idée d'un retour du messie Duplessis, à l'image d'un clergé despotique et arrogant, c'est qu'elle cultive la nostalgie du chapelet en famille, les genous sur du papier sablé; enfin si elle parle d'une culture de société malade et boitillante, c'est qu'elle se complait malicieusement dans un grotesque complexe de supériorité.

    Merci Mr Charbonneau pour cette merveilleuse démonstration d'honnêteté intellectuelle. C'est précisément ce genre de réaction qui ne mène à rien que l'on doit questionner. Lorsque l'on a une opinion, on assume, bordel! et on argumente -sur le sujet plutôt que sur la forme-. A-t-elle tout faux? Je serais heureux de voir l'ombre d'un argument plutôt qu'un vague salmigondis servant vaniteusement de procès d'intention.
    Beaucoup de mots pour ne rien dire... »

  • Manon Beauregard
    Abonnée
    samedi 29 novembre 2008 15h53
    Banalisation de la mort?
    « Au contraire, dans les dernières funérailles auxquelles j'ai assistées, le célébrant tentait de faire revenir au bercail les pauvres brebis égarées qui ne vont plus à l'Église le dimanche. Je trouve que cela est un bien plus grand manque de respect, de "savoir-faire", que d'évacuer des paroles rituelles ou de montrer des diapositives en souvenir d'une personne à qui on est en train de faire nos adieux.
    Lorsque je vais pleurer la mort d'un proche, je n'ai pas envie de me faire endoctriner par de vieux nostalgiques. De la véritable pub! »

  • Roger Dion
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 15h55
    Mme.BOMBARDIER VOTRE JUPON DÉPASSE ENCORE UNE FOIS
    « Encore une fois nous voyons, votre parti pris pour CHAREST, vous avez le droit, mais essayez donc d ètre un peu plus neutre.
    Venir dire que Mme MAROIS /a escamoté ses décisions passées/après six ans de pouvoir, venir dire que c est la faute du P. Q. si la santé va mal ,vous ne croyez pas que la cassette a CHAREST est usée.
    Celui qui n a pas respecté le droit de parole des autres le plus souvent c est justement CHAREST car M. BUREAU a deux reprise a été obligé de lui demander de se taire et laisser parler les autres.
    Mme MAROIS a été obligée de demander au modérateur de lui donner la parole car CHAREST parlait et parlait pour tuer le temps .
    Écoutez la cassette chère dame /pas celle de CHAREST /mais celle du débat, car nous aussi nous avons écouté le débat, nous ne sommes pas, des imbéciles meme si vous, et le maquilleur de CHAREST essayez de nous montrer CHAREST PARFAIT .
    Si CHAREST avait été si bon, il n aurait pas demandé des entrevus, dans tous les médias le lendemain matin, pour essayer de corrigé sa mauvaise performance.
    ROGER MONTREAL »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 15h56
    Mme B. s'il vous plais!
    « Je trouve que vous avez un front de boeuf,Mme B. Ce débat
    animé auquel nous eu droit était de la petite bière comparé
    à ceux que vous teniez sur toutes les chaînes avant que
    l'on vous donne votre 4%.
    Vous vantiez vous même les débats sur les télévisions françaises. Je me rappel que vous vous félicitiez d'y avoir
    collaboré vous même.
    Alors, cessez de nous casser les oreilles avec vos
    récriminations intempestives.
    Réjean Grenier. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 16h22
    Les vrais débats
    « Les pseudo-débats organisés tel que celui qu'on a vu mardi sont pauvres. Un ordinateur pourrait être en fonction et couper le micro à toute personne qui n'a pas la parole. Celui qui n'utilise pas au complet son droit de parole, pourrait être crédité à la fin pour son exposé final. On éviterait ainsi les cacophonies. Dans une partie d'échecs chacun des joueurs dispose d'un temps total égal. On obtient ainsi une objectivité forcée. Ce pourrait être réalisé avec un ordinateur et/ou un bon animateur qui s'en tiendrait aux avis donnés en début d'émission.

    Le discours d'un des intervenant peut demander plus de temps sur un sujet que pour un autre, pour une part. Quand une question est laissée de côté par un intervenant qui répond à côté de la question, y revenir en disant: "Vous n'avez pas répondu". ou "Vous évitez la question". reste de bonne guerre dans un débat; mais rétorquer par une question n'est pas répondre à la question. On dirait que certains animateurs ne le voient pas.

    Les invectives demeurent les derniers arguments des faibles et de ceux qui ont tort. »

  • André Bouchard
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 17h48
    Pauvre Mme Bombardier !
    « À quoi vous attendiez vous ? La télévision reste la télévision. Informez vous ailleurs ! Le débat est un combat des chefs et les spectateurs le regardent comme ils regarderaient un combat de coq. Je ne l'ai pas regardé; les compétences des chefs dans une telle situation ne me paraissent pas un critère valable pour fixer mon vote. Je vous conseille fortement de faire de même ! Peut-être auriez vous mieux apprécié un débat sans interactions comme cela avait lieu dans le passé ? Je note en passant l'admiration sans borne que vous portez à M. Charest et je me demande bien ce que cela vous donne de regarder un tel spectacle alors que votre idée est déjà faite (ce qui est malheureusement le cas de la plupart des spectateurs). Je crois que comme tous les spectateurs de ce petit jeu des temps modernes, vous espériez un Knock-out. Eh bien la seule préoccupation des protagonistes de ces joutes est justement d'éviter le knock out; la dignité, le décorum et toutes ces fadaises sont bien loin de leurs préoccupations...

    Mes salutations cher Madame !

    André R. Bouchard »

  • Hubert Gratton
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 18h43
    J'ai pleuré . .
    « . . en lisant cette chronique.

    J'allais dire "petit à petit" nous devenons de moins en moins civilisés", mais j'ai bien l'impression qu'il s'agit d'accélérarion. »

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 19h10
    Enfin,un débat ! C.Pelchat....tahcl@axion.ca
    « À croire que Mme Bombardier n'a jamais vu de débats.Pourtant,je me rappelle l'avoir vue.elle, à plusieurs reprises ,à l'écran et à la radio ,s'envenimer,se soulever de son siège,s'époumoner pour contredire une autre débatante et tenter de faire valoir son point de vue;ce qui ne me choquait pas du tout.Après tout,me disais-je ,en la voyant,elle a l'air de croire à ce qu'elle avance et puis,elle n'insulte personne.Alors ? Je crois que M.Charbonneau a raison en grande partie.Quand Mme Bombardier sort son divan du dimanche (le samedi) pour ausculter notre moi collectif,je me dis toujours:``on va encore en manger une...``. Car quand elle ratisse, la mère,elle en prend large.Il y a un peu beaucoup de la MÈRE SUPÉRIEURE dedans.Pourtant,quand on regarde son parcours,depuis son enfance à l'eau bénite jusqu'à tout récemment,On ne peut pas dire qu'elle a toujours respecté les institutions . Mais,on peut s'accommoder d'elle,avec le temps,elle radotera bien elle aussi. Les signes sont là.Pour ce qui est du débat,ce fut excellent.Pauline et Mario ont brillé et la cassette de Jean a tenu le coup malgré l'usure.
    C.Pelchat
    Lac-Mégantic »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 20h22
    Et si l'obsession de la médiocrité cachait quelque chose?
    « Madame Bombardier semble nostalgique des années Duplessis, de cette époque ou le taux de scolarisation était très bas au Québec. Une époque d'agents cléricaux qui n'hésitaient pas à mettre des livres à l'index tout comme de censurer un certain nombre de films français dans les salles du cinéma.
    Madame Bombardier pourrait parler aussi de cette horde d'écrivains à deux sous qui osent s'exprimer sur le web sans permis de publication et qui polluent scandaleusement les cercles de la pensée qui on ne le savait pas appartiennent rigoureusement à un cadre rituel aussi intouchable que les vaches sacrées en Inde.

    Denise Bombardier, je vous soupçonne et c'est un truisme d'être habité par une sensibilité essentiellement anti- démocratique. Toute idée d'égalité est selon vous réduite à la carence du nivellement par le bas. Or, l'égalité c'est le principe de civilisation ni plus ni moins qui s'est développé au fil des siècles dans un premier temps par la révolution chrétienne (tu respectera ton prochain comme toi même) et ensuite par la percée des droits de l'homme opéré suite aux bouleversements des révolutions républicaines.
    De comprendre cela ce n'est pas tellement compliqué.

    La symbolisation n'est pas un trait de la civilisation moderne occidentale, ce qui amène certainement un problème des transmissions de principes sociaux et une difficile communication de la signification des événements des histoires nationales entre les générations. Cette perte de symbolisation est synonyme dans les psychés collectives de la mort de Dieu transposé concrètement par l'absence du père.

    Effectivement nos sociétés engendrent un vide vertigineux ce qui est rendu possible par l'absence d'une grande autorité directive. Mais entendons nous là au niveau de l'équation humaine, la résolution d'un problème en crée un autre. La procuration d'une certaine liberté humaine qui passe par un état minimal d'égalité se paie d'un prix celui de l'absence de cette grande autorité organisatrice que l'on retrouvait dans les religions. L'ordre religieux lui qui nous donne accès à la signification sacrée de toutes choses nous prive en contrepartie de notre libre arbitre.

    Alors, il faut choisir un jour entre la beauté d'un cérémoniel encadrant dont la sacralité incandescente est contemporaine d'une population analphabète et ignorante et l'usage d'une liberté peut être désespérée et chaotique mais au moins riche de ne pas être sous le joug d'autorités tyranniques ou totalitaires.

    Il faut inventer une civilisation capable d'accorder libertés et sens de la transmission, associer une nouvelle formation initiatique avec le développement futur d'initiatives individuelles. Mais cela ne concerne pas que le Québec retranché dans son Amérique nordique mais toute la culture occidentale.

    Proprement dit, le Québec a rencontré la laïcité d'abord par l'américanisation de l'après guerre puis par le travail politique de la révolution tranquille. Tout cela s'est fait sur une période de 58 ans, presque 59 ans maintenant vous rendez vous compte Denise Bombardier? Une période se déroulant entre 1950 et 2009 avec la période centrale de 1960-1976.

    Réduire la société québécoise à une société vulgaire et impolie est donc caricatural. Si il y a une société du spectacle existante où l'humour est roi et maître on la retrouve autant aux É.U qu'en Europe de l'Ouest qu'ici. Guy Debord et Jean Baudrillard qui en ont fait l'analyse sont des Français à ce que je sache. Le mensuel Hara Kiri dont l'humour est bête et méchant qui a fait fureur à l'époque de mai 68 est tout aussi français tout comme la persistance du très connu Charlie Hebdo.

    Relativisez vous donc que diable Denise Bombardier! La relativité c'est le propre du caractère de la personne moderne. Cette relativité post moderne qui n'a pas que du mauvais avec ses excès politiquement correct qui a remis en question le statut de minorités octroyés aux femmes, aux personnes de couleur, aux personnes affectées par des problèmes psychiques, aux personnes homosexuelles,aux personnes handicapés, aux non croyants. Doit t'on continuer la liste? Et cette lutte qui comprend les nations minoritaires comme celle du Québec n'est pas terminé loin de là.

    Le lieu commun du préjugé c'est justement d'être un lieu commun. La révolution des Lumières a déclaré la guerre contre la petitesse du PRÉJUGÉ. Seriez vous contre cette lutte, Denise Bombardier? Seriez vous contre Voltaire et Rousseau? »

  • André Poisson
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 21h13
    Le meilleur et le pire de l'auteure
    « Des fois c'est le meilleur et des fois c'est le pire que présente dans sa chronique madame Bombardier.
    Vous m'apparaissez bien nostalgique d'un passé où le cérémonial, les bonnes manières, l'apparat, les bonnes convenances, l'autorité et la discipline avaient préséance sur l'essentiel.Vous cultivez la bienséance d'antan comme si c'était votre jardin de jadis ou l'eden de naguère.
    Votre anecdote sur le mariage est plutôt comique. Vos amis, le couple royal, Céline et René, ont uni leur vie devant le grand monde et publiquement avec un beau chameau et c'était très bien. C'était leur goût et rien à redire.Je n'ai rien entendu de vous . Ah, il y a avait du décorum, de la grâce, de la richesse, du décorum comme vous dites. Chacun ses moyens et son originalité pour égayer sa condition n'est-ce-pas.
    Il faut vous arrêter, vous devenez obsessive de votre éducation, de vos tantes, de vos bonnes soeurs religieuses. Bref, je vous invite à la réflexion et à vous posez des questions sur cette bataille infernale que vous livrez sur la politesse .....au point d'attribuer à tout un peuple vos propres carences.
    André Poisson »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 01h35
    Félicitations Monsieur Charbonneau : un petit bijou...
    « Bonjour Madame Bombardier,

    Je n'aurai pas le plaisir de répondre à votre leçon sur le comportement de vos concitoyens puisque le texte de M. Charbonneau est un petit bijou!

    Comme je suis complètement d'accord avec lui, je n'ai plus rien à ajouter ; excepté :

    Votre propre comportement lors du fameux débat à LCN animé par Paul Arcand sur les accommodements raisonnables.

    Je vous suggère de vous revoir lors de cette émission... Et pourtant c'était une...simple émission!

    Bon visionnement,


    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle


    N.B. Étaient présent au débat, l'imam Saïd Jaziri, le cardinal Jean-Claude Turcotte, Julius Grey, quelques autres et vous-même. »

  • Jacques Lalonde
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 01h55
    Votre texte me suggère deux commentaires
    « Premier commentaire sur le débat des chefs : Il importe de changer la formule du débat. C'est impératif. Avec des formules qui sacrifient le contenu au spectacle et encouragent les mécanismes de défense plutôt que la présentation des divers points de vue, des mécanismes qui déclenchent l'agressivité, provoquent la cacaphonie plutôt que des échanges musclés ou non mais toujours éclairants. On n'a qu'à suivre le lendemain les propos de la presse et des médias qui se livrent à des évaluations superficielles pour déplorer la carence de contenu ou son insuffisance.

    Deuxième commentaire : vos propos et les exemples mentionnés sur l'appauvrissement pour ne pas dire la dégradation et le ridicule entourant trop souvent les soi-disant rituels qui entourent les grands moments de l'existence. Je crois que vous pourriez écrire un livre avec les exemples que pourraient vous fournir vos lecteurs : les ritournelles mélodramatiques, les soi-disant homélies longues et plates comme l'épée de Charlemagne qui racontent des films qui sont en contradiction avec le sens de l'événement, et quoi encore ! Bien sûr, personne ne souhaite le retour aux pratiques anachroniques et aux propos intolérants d'un passé dont nous avons tourné la page, mais qui saurait se satisfaire du vide ...

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net »

  • Gabriel Rompré
    Inscrit
    dimanche 30 novembre 2008 05h06
    Democratiser pour redonner une signification
    « J'aimerais exprimer mon desacord. Je ne crois pas que la "democratisation" des rites de passage se fasse au detriment de leur signification, au contraire.

    Mme Bombardier et moi ne sommes pas de la meme generation, j'ai tout juste 21 ans. Mes rares passages a l'Eglise ont servis a faire plaisir a ma Grand-mere devote, sans plus. Imaginer un cure tout droit sorti d'un hopital geriatrique que je ne connais et dont je ne partage probablement pas les valeurs me marier au rythme de phrases et de chants qui n'ont pour moi aucune signification positive m'horripile.

    Il serait peut-etre plus interessant de percevoir la "democratisation" des rites de passage comme une tentative de la population de leur redonner une signification. Elle doit cependant etre personelle maintenant puisque notre spiritualite n'est plus communautaire.

    Je crois que le debat des chefs est passe a travers un processus similaire. Mme Bombardier est certainement bien consciante du cynisme de la population envers leurs elus. Une partie de ce cynisme provient de l'automatisation des reactions des candidats (la fameuse "casette"), de leur manque d'authenticite. On tente maintenant n'importe quoi pour capter une once de verite de la bouche des "chefs". C'est peine perdu puisqu'ils sont paralyses par leurs conseillers politiques et la mesquinerie de plusieurs media d'information.

    Je ne veux pas dire que j'aprouve la structure du debat des chefs, mais je crois qu'on peut l'expliquer autrement que par une population en quete de vulgarite. Je pense que nous sommes plus simplement (et plus positivement) en mal de verite. »

  • Raphaella Robitaille
    Inscrite
    dimanche 30 novembre 2008 07h42
    Vous avez raison...
    « Madame Bombardier,
    Je pense comme vous,l'autre débat lors des élections fédérales était civilisé et les échanges d'idées claires et plus respectueuses avec une formule nouvelle.J'ai trouvé la nouvelle formule intéressante et M.Bureau très habile à diriger ce débat. Je n'ai vu que la fin du débat des politiciens québécois et on m'a dit que je n'avais rien perdu puisque la cacophonie régnait en maître et qu'il n'y avait rien à tirer de ce débat ...
    Je remarque comme vous, que les bonnes manières et le savoir-vivre dans certaines ciirconstances ont pris le bord... on s'attendrait à un peu plus de respect et de retenue de la part de ceux qui détiennnent des postes d'autorité. Un débat d'enfants d'école quoi! »

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    dimanche 30 novembre 2008 08h20
    Qui regardons-voyons-nous AGIR ?
    « Bonjour honorable tout le Monde !

    Grands mercis pour ce Mot sur et entourant le Débat de mardi dernier (25 nov 2008); un Débat sans Débat ce, digne de ce NOM !

    BOF !? Qu'étonner de qui sommes-nous ?

    Qui sommes-nous "vraiment" ?

    Sommes-nous Un Peuple de Personne ? de Tout-le-Monde ?

    Sommes-nous un Peuple sans Parole ? sans Sagesse ?

    Sommes-nous qui ?

    Quand nous regardons-voyons les "Grands-de-ce-Monde" faire leurs "platitudes" télévisuelles et audio;

    Quand nous voyons-regardons du-Monde "se-crisser" des-Autres... et;

    Quant nous regardons-voyons, du-Monde Politique-Social-Économique, des Adultes "se-chicaner" GRATUITEMENT comme... des... NULS-NULLES;

    Qui regardons-voyons-nous AGIR ? - 30 novembre 2008 - »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 09h37
    Charest, le perdant
    « Quel aurait été la critique de Mme Bombardier si M. Charest était sorti comme gagnant? Son "peney" a montré à la face du monde le vide qui l'anime. Il est beau parleur mais petit faiseur. Il sait écraser son adversaire pour se valoriser.

    Le débat était intéressant et pour la première fois, je l'ai suivi jusqu'à la fin. Ce qui était ennuyeux, l'avant et l'après débat avec des politiciens candidats aux élections qui nous servent leur salade. J'aurais préféré des journalistes-analystes avec des spécialistes des affaires pour nous donner l'heure juste et expliquer au peuple les idées et non de la partisanerie pour savoir pour qui voter.

    Madame Bombardier critique seulement mais que fait-elle du contenu des idées? »

  • André Lavoie
    Inscrit
    dimanche 30 novembre 2008 10h02
    Ce que nous sommes...
    « "LE BANQUIER"? Je croyais que c'était "LA P'TITE VIE". »

  • Sylvie Rochon
    Abonnée
    dimanche 30 novembre 2008 10h44
    Des valeurs à reformuler
    « Il est vrai que nous frôlons la contradiction dans le domaine des rites et des valeurs qui les fondent. À trop vouloir se détacher de toute forme d'autorité, nous avons oublié que la vie humaine est aussi faite de sacré. Tout est prétexte à l'oublier ou à tâcher de le faire en faisant appel à la consommation et à l'humour.
    Nous croyons ne plus avoir le temps de faire le deuil de quelqu'un. Alors nous rions parce que le rire est synonyme de santé. Le mariage? Le baptême? Comment justifier auprès de nos connaissances que nous désirons préparer ces événements au sein d'une même communauté de croyances?
    Mais quelles sont nos croyances? Nous avons voulu nous défaire de l'emprise de certains curés mais nous n'avons rien trouvé pour combler le vide qui se situe entre notre existence et le mystère qui la fonde.
    Individualistes et culturellement appauvris, nous avons confondu les excès des prêtres, pauvres mortels comme nous, avec notre rapport nécessaire à l'organisation structurée de tout ce qui fait l'authenticité de la vie humaine. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    dimanche 30 novembre 2008 11h36
    Qui êtes-vous ? (bis)
    « Mais alors là, M. Charbonneau, quel bagout....! Vous vous surpassez. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    dimanche 30 novembre 2008 11h42
    Votre parti pris est puant (bis)
    « Monsieur Jacques Gagnon, dites-le donc honnêtement que vous êtes pro Marois. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    dimanche 30 novembre 2008 11h52
    Tribalisme-vulgarité- éducation et hauteur bis)
    « "Salutations distnguées puisque vous aimez tant la distinction et surtout ce qui vous distingue du vulgaire , mais lorsqu'on vous regarde de près et qu'on analyse vos propos, ils sont lourds et vulgaires. J'imagine facilement la face vulgaire de votre personnalité, vous trempez depuis trop longtemps dans le spectacle pour échapper aux vicissitudes de l'argent facile, ce qui est une marque probante de vulgarité. "

    Dommage, M. Deschênes, que vous soyiez si frustrée par la gente féminine et que vous l'exprimiez si vulgairement! »

  • Guy Lemieux
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 12h54
    La religion
    « A dire le chapelet , on ne sait jamais sur quel Christ on va tomber! Qui sommes-nous ? Nous sommes ce que l ont a choisi d être . »

  • Roland Berger
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 15h07
    Le nouveau sermon
    « Denise Bombardier ne rate pas une occasion pour tenter de s'élever au-dessus du peuple en l'accusant de tous les défauts qu'elle s'efforce d'imaginer. Les curés peuvent se reposer en paix, et Marc Ouellet aussi.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Dany Leblanc
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 15h10
    Funérailles
    « Comment souligner la mort récent d'une personne quand tout le monde a larme aux yeux?

    Je ne sais pas trop. Il faut remplir le temps avec des discours pertinents. Pas évident!

    Les funérailles religieuses sont-elles si souhaitables? Ne sont-elles pas remplies de discours impertinents, souvent mensongères pour faire plaisir aux proches et soutenir la foi naïve des chrétiens?

    Je vais aller bientôt à un baptême où je serais parrain. Je dois dire à la place du bébé que je crois en Dieu, moi un athée. Ridicule! Qu'on laisse dont le bébé devenir adulte pour qu'il fasse son choix selon ses convictions.

    Dans les faits, la religion est une forme de schizophrénie collective. »

  • Roland Berger
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 15h11
    À Madame Robitaille
    « Vous n'avez vu que la fin du débat mais vous partagez entièrement le jugement de Madame Bombardier. Vous avez le droit, bien sûr. Mais tout de même...
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Roland Berger
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 15h42
    Contre son gré
    « Je viens de lire l'ensemble des commentaires qu'a suscités la chronique de Madame Bombardier. Cette dernière doit se sentir dans le bon chemin tellement à peu près tout le monde s'entend pour condamner sa condamnation du peuple. Contre son gré, Madame Bombardier est en train d'amener les Québécois à cerner et définir une nouvelle culture, une culture où la pensée prend le pas sur les vérités toute faites d'une élite en mal de retrouver son prestige d'antan.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 17h52
    Je vote pour Raymonde
    « Moi, dans tout ce débat, je vote pour Raymonde.

    Mme Chouinard, me supporte toujours quoique je dise et je ne peux que lui en être reconnaissant.

    J'admire sa perspicacité et je la remercie pour son appui.

    Je vote pour elle, pour sa force de femelle et parce que je suis un macho indécrottable.

    Parfois, ma chère Raymonde, vous me gênez un peu comme si vous m'accordiez plus d'importance qu'à votre propre idole.

    Tout de même, je vous remercie pour le compliment et vous m'en voyiez tout confus, comme peut en témoigner mon écriture décousue.

    Merci, Raymonde,

    Je vous embrasse!

    Serge
    xxx »

  • Kris Richard
    Inscrit
    lundi 1 décembre 2008 12h08
    Je Suis Libre de ma Foi
    « Je Suis Libre de ma Foi et j'ai grandit dans l'Unité du Saint Esprit en ce qui regarde mes actions dans le quotidien et Tous Ceux et Celles qui se moquent de Dieu ou de son Eglise en Jésus Christ sont voués à errer sans forme dans le Royaume.
    Il faudrait peut être commencer à comprendre que le Mariage devant Dieu est celui de poursuivre sa création au moment de mettre au Monde l'enfant qui ne se sépare pas!
    Ce que Dieu a Unit, personne ne peut le séparer car il s'agit d'un enfant concrétisé dans les liens sacrés du Mariage.
    Tout ce que le Veau d'Or désire, c'est la Zizanie entre Nation, entre Frères et Soeurs, afin de permettre une jurisprudence onéreuse devant les Pilates de Notre Temps.
    Pourvu que les frais et les quêtes entrent dans une Caisse Populaire, tout le monde se foute du reste.
    Faites vos Jeux, car les joueurs de Violons Boursiers vont cesser bientôt de méduser la population avec leur Administration Usurpatrice de budgets gouvernementaux aux profits des élus municipaux.

    Vivre l'Apocalypse au Québec en 2008
    http://17.xooit.fr/index.php

    Kris Richard »

  • François Leduc
    Abonné
    lundi 1 décembre 2008 14h02
    Le parti pris
    « Depuis le début de la campagne, vous vous en prenez régulièrement à madame Marois de même qu'à monsieur Dumont en épargnant monsieur Charest voire même en usant de remarques élogieuses à son endroit. Vous avez le droit de préférer ce dernier mais il en résulte que vos opinions manquent d'objectivité. Votre perception du débat des Chefs est une autre illustration de votre parti pris.

    Vous savez fort bien et ce n'est pas près de changer que le premier ministre après un long mandat au pouvoir (six ans dans le cas de Charest) doit répondre de son bilan gouvernemental et faire face aux critiques des autres chefs de parti. Pour contrer cela, Charest choisit d'attaquer ses adversaires et joue le jeu des demi-vérités et parfois même du mensonge. Personne ne peut rester calme devant de telles manoeuvres. Au fond, c'est sa marque de commerce, il n'est jamais responsable de rien c'est toujours la faute des autres. En présence d'un tel politicien comment voulez-vous que le débat ait l'élévation que vous souhaitez. D'ailleurs, avez-vous remarqué lors du débat les échanges un peu plus courtois entre madame Marois et monsieur Dumont ?

    Vous voudriez plus de respect du politique. Il est difficile d'en avoir quand le premier ministre décide, sans justification sérieuse, d'aller en élection dans l'unique but d'aller se chercher une majorité en reprenant ad nauseam ses promesses vaines. Son opportunisme saute aux yeux et alimente encore une fois le cynisme des citoyens au point qu'ils n'ont plus le goût d'aller voter. Il faudrait que le respect du politique commence par ceux qu'ils l'incarnent, dans leur comportement et dans les projets sociaux et économiques novateurs et rassembleurs qu'ils devraient mettre de l'avant, pour donner le goût aux électeurs de retourner très majoritairement aux urnes. »

  • Agathe Hourst
    Inscrite
    jeudi 4 décembre 2008 11h54
    Bel échantillon de la réac style baby boomer
    « ...encore crispés face au passé.
    Ne reste qu'à espérer que ce texte ne soit pas complètement inutile et qu'un jour nous puissions regarder notre histoire avec lucidité et quiétude. La déchirure appelle la réconciliation et la douleur légitime de certains mérite attention et respect. »

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