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Les mains liées

Michel David   29 novembre 2008  Québec
À une époque où les meilleures traditions se perdent, cela commençait à devenir inquiétant: après trois semaines de campagne, Jean Charest n'avait pas encore brandi l'épouvantail séparatiste. Heureusement, le chef libéral a finalement découvert que Pauline Marois était souverainiste. J'en connais au PQ qui vont être heureux de l'apprendre.

Peu importe que la tenue d'un référendum soit plus hypothétique que jamais, M. Charest n'allait certainement pas manquer de tirer profit des propos que Mme Marois a tenus lors du débat de mardi, quand elle a dit avoir «les mains liées par le mouvement souverainiste».

Son appel à confier les destinées du Québec à un homme qui a «les mains libres» était presque clownesque. Comme si l'ancien vice-président du comité du NON n'était pas lui-même menotté par son appartenance au camp fédéraliste! À Ottawa, on sait très bien que sa défense des intérêts du Québec demeure essentiellement une affaire de théâtre et qu'il ne pourrait à aucun prix envisager son avenir en dehors du cadre canadien. Même dans le cas de Robert Bourassa, certains ont pu avoir des doutes. Dans celui de M. Charest, il n'y en aura jamais.

Plutôt que de mettre la population en garde contre des périls imaginaires, le chef libéral devrait s'employer à protéger le Québec contre les dangers bien réels qui le menacent, comme la «rebilinguisation» du centre-ville de Montréal.

La plate-forme électorale du PLQ est totalement muette sur la question linguistique. En introduction, M. Charest écrit qu'un des six défis que le Québec devra relever au cours des prochaines années sera de «renforcer notre identité comme atout économique».

Les deux seuls engagements pris par les libéraux sont l'élimination de la TVQ sur les produits culturels québécois et une hausse de 10 millions du soutien apporté à la production télévisuelle et cinématographique. Ces mesures seraient sans doute les bienvenues, mais le moins qu'on puisse dire est que leur effet potentiel sur la situation du français dans la métropole ne paraît pas évident.

uuu

Les libéraux semblent toujours tenir ceux qui s'en inquiètent pour des paranoïaques ou pour des souverainistes. Dans leur esprit, cela revient presque au même. L'hiver dernier, le gouvernement s'était retrouvé dans l'eau chaude quand la présidente de l'Office québécois de la langue française (OQLF), France Boucher, et la ministre responsable de la l'application de la Charte de la langue, Christine St-Pierre, avaient été accusées de cacher des études qui révélaient la gravité de la situation du français.

La perte de crédibilité de l'OQLF a entraîné, en mars 2008, la fondation d'un nouvel Institut sur la recherche du français en Amérique, qui «se veut un gardien de la langue et compte se maintenir au-dessus de la mêlée politique partisane».

Il tenait hier un premier colloque, auquel participaient des chercheurs qui ont rompu avec fracas leur association avec l'OQLF au printemps dernier, parce qu'ils étaient en profond désaccord avec sa présidente, notamment le démographe Marc Termote, dont une étude sur l'évolution démolinguistique à Montréal avait été cachée par l'OQLF pendant 18 mois, et son collègue Charles Castonguay, qui vient tout juste de faire paraître un recueil d'articles sous le titre Avantage à l'anglais! Dynamique actuelle des langues au Québec.

La journaliste Noée Murchison, du Journal de Montréal, auteure d'une enquête sur la langue de travail dans les commerces du centre-ville qui a fait grand bruit, comptait également parmi les conférenciers invités. Une table ronde était animée par le politologue Christian Dufour qui, dans un récent essai intitulé Les Québécois et l'anglais: le retour du mouton, écrit: «à certains égards, les Québécois sont engagés dans un angoissant processus d'assimilation».

Il ne fallait évidemment pas s'attendre à ce que les participants brossent un portrait rose de la situation, mais la noirceur était impressionnante. Selon Marc Termotte, la lourdeur des facteurs qui défavorisent le français ne permet d'envisager que deux solutions pour assurer sa pérennité: ou bien le Québec stoppe toute immigration, ce qui le condamne à un déclin démographique et économique certain, ou bien l'État impose l'unilinguisme français dans toutes les sphères de la société.

***

En fin de semaine dernière, l'ancienne ministre responsable du dossier linguistique dans le gouvernement Bouchard, Louise Beaudoin, aujourd'hui candidate péquiste dans Rosemont, a eu une altercation sur les ondes de Radio-Canada avec l'actuelle ministre, quand cette dernière lui a rappelé qu'en 1996 le gouvernement péquiste avait lui-même tripoté une étude du Conseil de la langue française pour embellir la situation.

Il est vrai que, après avoir elle-même accouché d'un «bouquet de mesures» bien timides à l'époque, Mme Beaudoin est plutôt mal placée pour reprocher à Mme St-Pierre la faiblesse du plan d'action que le gouvernement Charest a dû concocter en catastrophe au printemps dernier.

Pauline Marois est la première chef du PQ à s'engager personnellement à présenter une «nouvelle loi 101», qui étendra notamment le processus de francisation aux entreprises de moins de 50 employés. Même Jacques Parizeau ne l'avait pas fait.

M. Charest dira sans doute que Mme Marois a les mains liées par son parti sur la question linguistique, mais les siennes le sont tout autant par la clientèle anglophone et allophone du PLQ, qui demeure essentielle à sa réélection. Elle veut bien le laisser pousser des cocoricos pour satisfaire les francophones, mais cela ne doit pas porter à conséquence.

En cette période de crise économique et financière, il est clair que la population a d'autres priorités que la langue, mais M. Charest est le premier à dire qu'il faut voir au-delà de la crise. C'est une chose de laisser le crucifix accroché au mur du Salon bleu, mais l'affirmation de l'identité québécoise passe avant tout par le maintien de la prédominance indiscutable du français.

Il est parfaitement légitime de croire qu'il est plus avantageux pour le Québec de demeurer au sein du Canada. À partir du moment où il renonce à faire bénéficier le français du poids d'un État souverain, M. Charest devrait être le premier à vouloir renforcer la loi 101. À quoi servirait-il d'avoir une seule paire de mains sur le gouvernail, si elles sont attachées?

***

mdavid@ledevoir.com
 
 
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  • Pierre Allard
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 00h51
    Priorité au français dans un Québec canadien
    Je ne puis que constater ici une grande similitude avec la position que j'ai toujours défendue sur le site Nouvelle Société: oui a la souveraineté - qui est le droit de choisir - non à l'indépendance qui n'est pas le meilleur choix... mais un total engagement envers le francais par des mesures bien concrètes.

    Pierre JC Allard

    http://nouvellesociete.org/5188. html

  • Denis Beaulé
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 01h29
    Bravo !
    Votre dernier paragraphe ainsi que la dernière phrase de l'avant-dernier paragraphe : bravo !

  • Georges-Étienne Cartier
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 04h00
    Lâcher du lest ...
    On "scrap" le projet CUSM et on "trouve" du coup , sur les 2.5 Milliards prévus, 2 Milliards.
    Ce qui laisse aux anglos les 10% ( du total de 5 Milliards prévus pour le CHUM + le CUSM ) aux quels ils ont légitimement droit selon leur % de la population...SANS PLUS !
    En temps de "TEMPÊTE" comme le clame partout Jean Charest, on "lâche du lest" , quoi !



    Georges-Étienne Cartier
    Beaconsfield, ( ET OUI !)

    Et quelle belle ressource pour les "Régions" !

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 04h36
    Vigilance linguistique pour notre métropole
    C'est reconnu que la force d'attraction du français à Montréal pour les immigrants non francophones qui constituent la moitié de l'immigration reçue par année n'est pas innée. Ce qui pourrait arriver au Québec c'est de connaître la situation de la Flandre en Belgique, tout comme Bruxelles dominé par les francophones en territoire flamand, Montréal dans pas très longtemps dominé peut être par 60% d'anglophones pourrait créer une fracture décisive dans tout le territoire du Québec francophone.

    Les anti nationalistes prétendus universalistes crient au meurtre lorsqu'ils prennent connaissance de statistiques ou d'infos préoccupantes. Vérité de la Palice pourtant, le monde est constitué de sociétés qui se sont formés culturellement à travers le développement de langues distinctes. L'universalisme existant communique dans le cadre de la diversité des cultures. L'espéranto ne pouvait devenir langue universelle!

    À ce titre, ce sont nos jeunes Québécois entre 18 et 35 ans qui décideront de l'avenir du Québec latin issu à l'origine de la Nouvelle France. Si nos jeunes majoritairement se partagent aujourd'hui entre l'exploration des hautes technologies ou autrement sur la nécessité de la protection de l'environnement. Ils ne pourront pas longtemps ignorer les combats de leurs aînés.

    En revenant à l'élection, les jeunes ne votent pas en masse et pas seulement au Québec. Nicolas Sarkozy aurait été élu majoritairement en pourcentage de croissance par les plus de 55-65 ans en France, au Québec, il en va pas autrement avec les libéraux pendant que le PQ de son côté rejoint plus que jamais majoritairement un électorat de citoyens de la maturité entre 40 et 60 ans. La réélection probable de Charest ne ferait que confirmer la tendance statistique.

    D'autant que le P.L.Q justement en rapport avec la situation linguistique décrite. Le P.L.Q à chaque élection bénéficie d'un bonus d'au moins 44 circonscriptions gagnées. Monsieur Parisella le conseiller pourra bien jouer les meneurs de parade, cette réalité là à long terme est dangereuse pour l'équilibre démocratique et elle ne pourra se maintenir indéfiniment. Les libéraux n'ont besoin que de 19 sièges supplémentaires pour atteindre la majorité, cette situation à elle seule explique le laxisme des libéraux, de Charest et de la ministre Saint Pierre sur la défense du français.

    Il va falloir que tout cela change un jour et cela changera.

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 08h06
    OUI, merci M. David !
    Vous êtes persuasif M. David, j'ose dire le meilleur... jamais là où l'anticipe, mon Yoda-chroniqueur !!!

    Efficacité, élégance, tempérance, rigueur, perspective, causticité, respect, le mot juste et gracieux, toujours, vraiment, un charme immense, un bonheur journalier, merci !

    Alexandre Dionne, 34 ans
    Bachelier en histoire
    Néo-nationaliste souverainiste
    Militant au BQ et au PQ

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 08h59
    Engraisser sa poule anglophone aux oeufs d'or pour être mieux élu
    Plus le Québec est anglophone et allophone, plus le PLQ va gagner ses élections, c'est pourquoi M. Charest veut augmenter l'immigration canadienne au Québec en plus de se traîner les pieds sur la protection du français...normal.

    M. Charest est un peu agressif mais pas fou.

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 09h08
    Tant d'ignorance me tue...
    Oui à la souveraineté, non à l'indépendance. Comment peut-on être aussi ignorant?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 09h53
    @ M. Pierre J.C. Allard
    Vous écrivez : «oui a la souveraineté - qui est le droit de choisir - non à l'indépendance qui n'est pas le meilleur choix... mais un total engagement envers le francais par des mesures bien concrètes»

    Je ne comprend pas trop bien ce que veut dire votre courte intervention. Est-ce que vous pourriez élaborer un peu vu que je pense que souveraineté et indépendance me semblent être des synonymes.

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 09h55
    Tendance météo: de la froidure le 8 décembre prochain
    Donner un gouvernement majoritaire c'est se lier les mains collectivement à un gouvernement qui n'a jamais eu comme première préoccupation les intérêts de la population québécoise.

    C'est nous le peuple québécois qui auront les mains liés et pour quatre ans, et c'est long quatre années d'une gouvernance ploutocratique.

    Autre sujet : d'après la tendance météo, nous serons le jour des élections le 8 décembre prochain en pleine froidure. Dépendamment des régions où vous habitez, le thermomètre oscillera entre -9 pour la région de Montréal, -10 pour la ville de Québec, -12 pour Rimouski, sans compter le vent, la neige au nord de Québec et le reste à l'avenant. Le vote par anticipation commence demain dimanche, un bon conseil profitez encore du climat doux de dimanche et lundi ( 2°C à -2°C ) pour aller voter.

  • Ouhgo
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 10h26
    Le clown de la peur qui souffle le vent.
    Cette fois, M.David, content que n'hésitiez pas à décrire l'allure clownesque de ce lecteur de cassettes. Mme Payette l'a bien dit: Il souffle le vent pour faire peur avec une hypothétique tempête. Ça lui évite justement de parler de langue, que certains croiront dérisoire en proportion. Partant, de travail en français, d'hôpital en français, d'immigration francisée. Mais je vais plus loin que vous: il fait la preuve que ces canadianisateurs du Québec, on les a assez vus: Harper le menteur sera relayé aux arrière bancs. Son imitateur (le Joker) doit retourner chez lui. Place nette pour le faire, ce pays en français, en Amérique du Nord!

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 12h09
    Le Québec fait partie du Canada
    Très souvent, quand je demande qu'on me parle français dans un commerce, on me répond que le Canada est bilingue et qu'on peut bien me parler anglais. Shut up!

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 13h05
    Le "casher" des Québécois
    ("ou bien l'État impose l'unilinguisme français dans toutes les sphères de la société".)

    Biensûr. La langue française est le "casher" des Québécois.

    ("En cette période de crise économique et financière, il est clair que la population a d'autres priorités que la langue(...)")

    C'est une contradiction, car à l'instar du casher que les juifs s'imposent, celui-ci force les entreprises et producteurs à y adapter leurs produits ce qui est extrêmement avantageux économiquement autant qu'en cohésion sociale pour les juifs.

    Mais pour ça, il faut des chefs forts et convaincus. Pas de ceux qui ne font qu'à moitié.

  • Marie Dubois
    Inscrite
    samedi 29 novembre 2008 15h33
    Charest est le meilleur défenseur de la langue française!
    Contrairement à ce que vous affirmez, je crois que Jean Charest a beaucoup fait pour la promotion du français. Vous semblez insinuer que les francophones fédéralistes, soit environ la moitié de la population du Québec, ne sont pas fiers de leur langue et de leur identité! Quel mépris! Oubliez- vous que c'est un gouvernement libéral qui a fait du français la langue officielle du Québec et qui a imposé l'usage du français chez les professionnels, dans les entreprises, etc.... Le Parti québécois joue toujours la carte de la peur et de l'insécurité en accusant « les autres » d'être de mauvaise foi. Comme vous le faites! Le rapport du démographe Marc Termote n'était pas caché. Il devait être présenté, c'était prévu, dans un rapport quinquennal quelques mois après la sortie théâtrale de M. Termote. Et quand le rapport de ce dernier est sorti, on n'a rien appris de plus que les données déjà présentées par Statistique Canada : Les immigrants s'installent en majorité à Montréal et les Francophones occupent la banlieue...

  • Marthe Pouliot Duval
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 20h32
    jamais si bien...écrit!
    « Le maintien indiscutable de la prédominance du français» comme vous le dites si justement, devrait être au coeur du discours de Madame Marois et ne l'est pas assez.Il n'y a pas d'autre solution à sa survie...je veux dire le français!!!
    Votre texte est juste, cynique, vrai et décourageant tout à la fois...
    Je fais un rêve...que Pierre Curzi notre futur ministre des affaires culturelles se lance à l'assault de toutes les tribunes et le dise haut et fort: le français uniquement partout.
    Quel beau visage on se referait et enfin je pourrais manger mes céréales et mes petits pois en lisant que du français sur les boîtes!!! Presque comme dans la vieille France de mes amours!!!.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 21h20
    Croire en la sincérité de Charest
    Depuis quand peut-on espérer que Charest, Gagnon-Tremblay, Courchesne et Saint-Pierre deviennent les défenseurs du fait français au Québec et à Montréal en particulier? Le ministère de l`Éducation, sous Michele Courchesne, ne peut même pas faire de la langue un cas de fierté. Ils sont d`accord avec notre assimilation car ça c`est bien canadien. Et pourtant, ils ont tous des noms bien québécois. Cherchez l`erreur?

  • Line Gingras
    Abonné
    samedi 29 novembre 2008 22h10
    Nom exact du nouvel organisme
    Le nouvel organisme dont vous parlez, c'est en fait l'Institut DE recherche SUR LE français en Amérique (pardon pour les majuscules). Site Web : http://irfa.ca/

  • Paul Verreault
    Inscrit
    dimanche 30 novembre 2008 09h31
    Loi 101 et Constitution Canadian
    Bien sûr Mme Marois doit renforcer la loi 101. Le français est maintenant minoritaire à Montréal; mais tant que nous devrons nous soumettre à la Constitution du peuple Canadian, elle sera de nouveau affaiblie par les recours à la Cour Suprême du Canada que ne manqueront pas de faire les Canadians du Québec qui votent en masse pour leur "Capitaine Canada" John James Charest.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 14h32
    Un scandale systémique et récurrent
    Il existe au Québec un scandale systémique et récurrent : alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent autour de 25 % des subventions gouvernementales. Ce qui revient à dire que les universités francophonesne reçoivent pas la juste part qu'elles devraient avoir. Le Québec finance lui-même son assimilation à l'anglais.

    En plus, les universités anglophones du Québec reçoivent ces fonds en partie pour former des étudiants venus d'autres provinces, des Etats-Unis et d'ailleurs qui viennent profiter ici des faibles frais de scolarité pour ensuite retourner à l'extérieur du Québec monnayer le fruit de leurs études. Le cas le plus choquant est celui des étudiants en médecine formés ici à grand frais par les contribuables québécois et qui quittent ensuite allègrement.

    Va-t-on pour une fois s'interroger sur le degré de subvention des universités anglophones du Québec eu égard au poids démographique des vrais anglophones du Québec? Trois universités anglophones pour quel pourcentage de vrais anglophones?

    Et au collégial, plus de la moitié des allophones vont au Cégep anglais.

    Pour une question de justice envers la majorité, il est grand temps que le réseau d'enseignement anglophone au Québec ne soit subventionné qu'au prorata de la proportion de véritables anglophones au Québec, et ce à tous les niveaux : primaire, secondaire, et surtout aux niveaux collégial et universitaire.

    À quand une Commission d'enquête sur cette situation absurde?

    Ce n'est sûrement pas M. Charest qui va la mettre sur pied, lui qui reçoit l'appui quasi unanime des anglophones et des allophones anglicisés.

    Aux prochaines élections, il suffira d'un peu de cohésion chez les francophones pour envoyer M. Charest aux oubliettes, ou le retourner à Ottawa son pays.

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    dimanche 30 novembre 2008 23h53
    Marie tu dors..... ton moulin, ton moulin, dit n'importe quoi!
    Bonjour,

    Bon texte M.David,

    Vous avez raison de souligner que sous Bouchard après le référendum, le PM suite à son dicours au Centaur, a mis "à tort" le frein sur la langue.

    D'autant plus que tout devait être fait pour couper dans l'appareil d'État ; et Beaudoin à son grand désarroi n'a eu qu'à avaler la pilule!


    ***

    @Marie, je te suggère de refaire tes devoirs...

    Tu as une deuxième chance pour nous présenter un travail qui méritera la note de passage....

    Le jupon de chacun dépasse, ce qui est normal! Mais dans ton cas, je regrette de te le dire, il est tombé à tes pieds.

    Advenant que tu ais besoin d'aide, je suis à ta disposition pour tu y vois plus clair!


    D'un Dubois à une autre Dubois

    Bonne semaine,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    lundi 1 décembre 2008 00h16
    Beau texte cours et clair, de marthe pouliot-duval
    Bonjour M.David,

    Pour bien dire, c'est la première fois que vous êtes aussi clair et inspirant. Enfin vous osez!

    Depuis votre analyse démobilisatrice sur le projet de loi 195-196, c'est la première fois que vous tentez vraiment prendre clairement la défense de notre langue!

    Je vous souhaite de plus fréquentes visites dans des lieux qui comme l'IRFA ; qui vous redonnera cette flamme nécessaire à montrer à vos lecteurs le chemin que nous devons emprunter pour survivre comme Nation en Amérique du nord!


    Bonne semaine,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte Adèle

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