L'étoffe d'un premier ministre
La formule du débat des chefs a provoqué une certaine cacophonie. M. Charest, d'une part, a voulu être rassurant et, d'autre part, a réussi à mettre l'accent sur l'enjeu principal de cette campagne électorale, soit l'économie. Je l'ai d'ailleurs trouvé particulièrement percutant lors des derniers segments sur la souveraineté et sur la famille. M. Charest a mené ce débat avec assurance et a fait le débat comme un premier ministre doit le faire.
Mme Marois a surpris par sa combativité. (Certains diront son agressivité.) Elle a par contre fait le débat comme une chef d'opposition. Dès le début, elle a dit qu'elle proposerait un plan et des projets, mais l'ensemble de ses interventions n'étaient que critiques et répliques. Le seul moment où elle a parlé de son plan d'avenir c'est lorsqu'elle a abordé la question de la souveraineté. Elle s'est néanmoins gardée d'en faire l'enjeu principal de sa campagne. Si elle avait agi comme un premier ministre, elle aurait présenté la souveraineté comme le projet central de sa campagne.
Dans le cas de M. Dumont, il a fait mardi la meilleure prestation de sa campagne. Il a mené une campagne d'improvisation somme toute assez négative. Il a des idées qui ne tiennent pas la route. Cette semaine, il a par exemple laissé entendre que les rentes de retraite seraient réduites. Sa campagne et ses idées frôlent la démagogie et font appel à la peur. Elles contrastent avec la performance qu'il a donnée lors du débat. Le mieux qu'on puisse dire sur celle-ci est qu'il a sauvé les meubles. Il a réussi à montrer un certain aplomb.
Le débat sur la Caisse de dépôt frôle le surréel. Depuis sa création, la Caisse a toujours déposé un bilan annuel. Même en 1998, alors que nous étions en pleine campagne électorale et que nous étions secoués par la crise de la Bourse asiatique, on n'a pas exigé un rapport sur la performance de la Caisse. Même chose lors de l'éclatement de la bulle technologique au début des années 2000. On n'a jamais dérogé aux règles de fonctionnement de la Caisse de dépôt. Les dirigeants de la Caisse ont par ailleurs indiqué clairement, comme ils l'ont fait à d'autres reprises dans l'histoire, que la Caisse avait les liquidités nécessaires pour respecter ses obligations. M. Dumont essaie de faire de la Caisse de dépôt son Hérouxville financier. Mme Marois est pour sa part en contradiction avec les principaux ténors du camp souverainiste. L'ancien premier ministre Bernard Landry a notamment indiqué que les Québécois ne doivent pas s'alarmer. Yvan Loubier est allé dans le même sens. Le directeur général de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques, et ancien de la Caisse de dépôt, Michel Nadeau, a aussi défendu la performance de la Caisse et ses règles de gouvernance. Bref, on assiste à une situation où M. Dumont veut faire peur alors que Mme Marois veut semer une certaine inquiétude.
Finalement, je pense que M. Charest a été le seul depuis le début de la campagne à démontrer qu'il avait un plan pour faire face à la tempête économique annoncée. Avec son plan Nord, Jean Charest a aussi montré que le Québec peut encore avoir des rêves et a la capacité de les réaliser. M. Charest fait appel à nos meilleurs instincts. Bref, il a démontré qu'il a l'étoffe d'un premier ministre.
Mme Marois a surpris par sa combativité. (Certains diront son agressivité.) Elle a par contre fait le débat comme une chef d'opposition. Dès le début, elle a dit qu'elle proposerait un plan et des projets, mais l'ensemble de ses interventions n'étaient que critiques et répliques. Le seul moment où elle a parlé de son plan d'avenir c'est lorsqu'elle a abordé la question de la souveraineté. Elle s'est néanmoins gardée d'en faire l'enjeu principal de sa campagne. Si elle avait agi comme un premier ministre, elle aurait présenté la souveraineté comme le projet central de sa campagne.
Dans le cas de M. Dumont, il a fait mardi la meilleure prestation de sa campagne. Il a mené une campagne d'improvisation somme toute assez négative. Il a des idées qui ne tiennent pas la route. Cette semaine, il a par exemple laissé entendre que les rentes de retraite seraient réduites. Sa campagne et ses idées frôlent la démagogie et font appel à la peur. Elles contrastent avec la performance qu'il a donnée lors du débat. Le mieux qu'on puisse dire sur celle-ci est qu'il a sauvé les meubles. Il a réussi à montrer un certain aplomb.
Le débat sur la Caisse de dépôt frôle le surréel. Depuis sa création, la Caisse a toujours déposé un bilan annuel. Même en 1998, alors que nous étions en pleine campagne électorale et que nous étions secoués par la crise de la Bourse asiatique, on n'a pas exigé un rapport sur la performance de la Caisse. Même chose lors de l'éclatement de la bulle technologique au début des années 2000. On n'a jamais dérogé aux règles de fonctionnement de la Caisse de dépôt. Les dirigeants de la Caisse ont par ailleurs indiqué clairement, comme ils l'ont fait à d'autres reprises dans l'histoire, que la Caisse avait les liquidités nécessaires pour respecter ses obligations. M. Dumont essaie de faire de la Caisse de dépôt son Hérouxville financier. Mme Marois est pour sa part en contradiction avec les principaux ténors du camp souverainiste. L'ancien premier ministre Bernard Landry a notamment indiqué que les Québécois ne doivent pas s'alarmer. Yvan Loubier est allé dans le même sens. Le directeur général de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques, et ancien de la Caisse de dépôt, Michel Nadeau, a aussi défendu la performance de la Caisse et ses règles de gouvernance. Bref, on assiste à une situation où M. Dumont veut faire peur alors que Mme Marois veut semer une certaine inquiétude.
Finalement, je pense que M. Charest a été le seul depuis le début de la campagne à démontrer qu'il avait un plan pour faire face à la tempête économique annoncée. Avec son plan Nord, Jean Charest a aussi montré que le Québec peut encore avoir des rêves et a la capacité de les réaliser. M. Charest fait appel à nos meilleurs instincts. Bref, il a démontré qu'il a l'étoffe d'un premier ministre.
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