Les écologistes déçus de la couverture médiatique
La «campagne n'est pas verte» et, si les groupes écologistes comprennent la réticence des partis politiques proches du pouvoir à paralyser leurs grands projets par un renforcement des règles environnementales, ils s'interrogent comme jamais sur l'apathie des médias à l'endroit de ces enjeux au coeur des préoccupations de la population.
Ils étaient six groupes réunis hier par le Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) en conférence de presse à Montréal pour parler des enjeux environnementaux sur lesquels les partis politiques devraient se prononcer avant les élections. Globalement, ils réclament une refonte des politiques de l'eau, de l'énergie, des forêts et de la gestion des déchets qui soit placée sous le signe de la protection de l'environnement plutôt que développée sur le concept de profits durables.
Au moment où Barack Obama relance l'économie étasunienne avec des projets verts, comment un chef de parti comme Jean Charest peut-il arriver à vendre une stratégie économique basée sur la traditionnelle surexploitation des ressources du Québec sans subir un barrage de questions? se demandent les écologistes.
Le sommet a été atteint, ont-ils dit, au débat des chefs, alors qu'aucune question n'a porté sur les enjeux environnementaux et qu'en deux heures personne n'a prononcé une seule fois le mot «environnement».
Pour sa part, l'Action boréale de l'Abitibi-Témiscamingue réclame une politique forestière capable d'assurer la pérennité des forêts et des écosystèmes forestiers parce que les lobbies économiques continuent, à son avis, de dominer la planification étatique et les réformes.
Le mouvement Vert-Mauricie réclame une politique énergétique où les choix de filière seraient le résultat d'une logique qui minimiserait les impacts environnementaux et maximiserait les bénéfices sociaux. Pour le mouvement Sortons le Québec du nucléaire, les milliards investis dans la restauration de Gentilly-2 profiteraient beaucoup plus à la collectivité s'ils étaient investis par Hydro-Québec dans la filière éolienne.
De son côté, l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) réclame le retour de la question des pluies acides au programme environnemental et un plan d'action pour
lutter contre le smog, deux
problèmes dont certaines composantes, comme les nitrates, contribuent au phénomène des algues bleu-vert.
Eau-Secours est d'accord avec cette vision mais réclame en plus le maintien d'une gestion publique de l'eau, l'abandon du projet de loi 92, l'imposition des redevances sur les eaux embouteillées par les multinationales et une définition claire du statut des eaux souterraines comme «bien commun».
Quant au RQGE, ses membres réclament de hausser de 0,3 à 1 % du budget de l'État le budget du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP).
Ils étaient six groupes réunis hier par le Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) en conférence de presse à Montréal pour parler des enjeux environnementaux sur lesquels les partis politiques devraient se prononcer avant les élections. Globalement, ils réclament une refonte des politiques de l'eau, de l'énergie, des forêts et de la gestion des déchets qui soit placée sous le signe de la protection de l'environnement plutôt que développée sur le concept de profits durables.
Au moment où Barack Obama relance l'économie étasunienne avec des projets verts, comment un chef de parti comme Jean Charest peut-il arriver à vendre une stratégie économique basée sur la traditionnelle surexploitation des ressources du Québec sans subir un barrage de questions? se demandent les écologistes.
Le sommet a été atteint, ont-ils dit, au débat des chefs, alors qu'aucune question n'a porté sur les enjeux environnementaux et qu'en deux heures personne n'a prononcé une seule fois le mot «environnement».
Pour sa part, l'Action boréale de l'Abitibi-Témiscamingue réclame une politique forestière capable d'assurer la pérennité des forêts et des écosystèmes forestiers parce que les lobbies économiques continuent, à son avis, de dominer la planification étatique et les réformes.
Le mouvement Vert-Mauricie réclame une politique énergétique où les choix de filière seraient le résultat d'une logique qui minimiserait les impacts environnementaux et maximiserait les bénéfices sociaux. Pour le mouvement Sortons le Québec du nucléaire, les milliards investis dans la restauration de Gentilly-2 profiteraient beaucoup plus à la collectivité s'ils étaient investis par Hydro-Québec dans la filière éolienne.
De son côté, l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) réclame le retour de la question des pluies acides au programme environnemental et un plan d'action pour
lutter contre le smog, deux
problèmes dont certaines composantes, comme les nitrates, contribuent au phénomène des algues bleu-vert.
Eau-Secours est d'accord avec cette vision mais réclame en plus le maintien d'une gestion publique de l'eau, l'abandon du projet de loi 92, l'imposition des redevances sur les eaux embouteillées par les multinationales et une définition claire du statut des eaux souterraines comme «bien commun».
Quant au RQGE, ses membres réclament de hausser de 0,3 à 1 % du budget de l'État le budget du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP).
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