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Les écologistes déçus de la couverture médiatique

Louis-Gilles Francoeur   28 novembre 2008  Québec
La «campagne n'est pas verte» et, si les groupes écologistes comprennent la réticence des partis politiques proches du pouvoir à paralyser leurs grands projets par un renforcement des règles environnementales, ils s'interrogent comme jamais sur l'apathie des médias à l'endroit de ces enjeux au coeur des préoccupations de la population.

Ils étaient six groupes réunis hier par le Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) en conférence de presse à Montréal pour parler des enjeux environnementaux sur lesquels les partis politiques devraient se prononcer avant les élections. Globalement, ils réclament une refonte des politiques de l'eau, de l'énergie, des forêts et de la gestion des déchets qui soit placée sous le signe de la protection de l'environnement plutôt que développée sur le concept de profits durables.

Au moment où Barack Obama relance l'économie étasunienne avec des projets verts, comment un chef de parti comme Jean Charest peut-il arriver à vendre une stratégie économique basée sur la traditionnelle surexploitation des ressources du Québec sans subir un barrage de questions? se demandent les écologistes.

Le sommet a été atteint, ont-ils dit, au débat des chefs, alors qu'aucune question n'a porté sur les enjeux environnementaux et qu'en deux heures personne n'a prononcé une seule fois le mot «environnement».

Pour sa part, l'Action boréale de l'Abitibi-Témiscamingue réclame une politique forestière capable d'assurer la pérennité des forêts et des écosystèmes forestiers parce que les lobbies économiques continuent, à son avis, de dominer la planification étatique et les réformes.

Le mouvement Vert-Mauricie réclame une politique énergétique où les choix de filière seraient le résultat d'une logique qui minimiserait les impacts environnementaux et maximiserait les bénéfices sociaux. Pour le mouvement Sortons le Québec du nucléaire, les milliards investis dans la restauration de Gentilly-2 profiteraient beaucoup plus à la collectivité s'ils étaient investis par Hydro-Québec dans la filière éolienne.

De son côté, l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) réclame le retour de la question des pluies acides au programme environnemental et un plan d'action pour

lutter contre le smog, deux

problèmes dont certaines composantes, comme les nitrates, contribuent au phénomène des algues bleu-vert.

Eau-Secours est d'accord avec cette vision mais réclame en plus le maintien d'une gestion publique de l'eau, l'abandon du projet de loi 92, l'imposition des redevances sur les eaux embouteillées par les multinationales et une définition claire du statut des eaux souterraines comme «bien commun».

Quant au RQGE, ses membres réclament de hausser de 0,3 à 1 % du budget de l'État le budget du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP).
 
 
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  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 28 novembre 2008 09h43
    Quand l'essentiel surpasse le superflu
    Le discours vert devient intéressant quand on est au dessus de nos affaires et qu'on veut être mécène. Sauver la planèete en nous faisant accroire que même pas un degré dans cent ans va affecter le cours du monde est un peu gaspiller ses sous à des causes nébuleuses et perdues d'avance.

    1) On fait du recyclage qui coûte plus la tonne pour s'apercevoir que le marché du papier recyclé s'effondre.

    2) On préconise des ampoules fluo plus dispendieuses pour s'apercevoir que la disposition de celles-ci cause problème.

    3) On préconise l'éthanol comme carburant de remplacement au pétrole pour s'apercevoir qu'il est plus plolluant et qu'il crée indirectement des famines damns le tiers-monde et d'un accroissement de 40% des prix des denrées.

    4) On parle de réchauffement clinàmatique et devant la nature qui ne se comporte pas comme leurs prédictions apocalytiques, on change sans le dire le discours en parlant de chamgements climatiques. Or, les changements climatiques , il y en a depuis que la terre existe , Donc, l'humain n'est pas nécessairement responsable de la situation climatique.

    Leur orientation écolo leur a permis de tabler sur le superflu dispendieux et dépenser des fonds mirobolants consacré à des études aussi farfelues que savoir si les flatulences des bovidés peuvent créer des GES ou sur le sort des grenouilles.

    On a perdu le sens des valeurs et créé une décroissance financière à force de combattre le système économique tel que conçu par les boomers depuis la fin de la deuxième grande guerre.

    La réaction des citoyens est de protéger les acquis et de sabrer dans le superflu. Est-il plus important et essentiel de garder sa job et son pouvoir d'achat ou de s'imaginer sauver la planète dans 100 ans ?

    La réponse est facile et les verts n'ont qu'à s'en prendre à leur manque de rigueur scientifique et économique. Faire appel à des sentiments a des limites et elles sont atteintes.

    Ils nous ont foutus dans la crise financière en détournant l'attention du monde sur les vrais problèmes que sont la faim, la soif et le besoin de médication en répartissant la richesse. Je préfère l'aide humanitaire qu'à courrir après la terre pour tenter de la contrôler. Alors qu'ils s'achètent des rames pour affronter le ressac...

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    vendredi 28 novembre 2008 09h46
    Aberrations et anomalies
    C'est ici que l'on comprends que les politiciens se servent de la chose verte quand ça fait leur affaire.... présentement ils ne veulent pas à s'en servir car les enjeux sont trop importants..... qui des chefs veulent risquer d'envoyer un message négatif aux compagnies qui gagneraient à ce que la réfection de la centrale Gentilly II se fasse ?
    Quels genre de débats pourraient-ils faire sur RABASKA, sur le désastre évité de la centrale thermique du Suroît qui,grâce aux groupes de pressions, n'a pas été construite de la perte horrible des milieux humides, du scandaleux dossier de la Siemens ( Projets d' Éoliennes refusé par les Libéraux) du gênant dossier de Bécancour, de Orford, de la parodie qu'est le financement des groupes écologistes, d'éducation et de sensibilisation, le dossier des SLAPP, les algues bleu...... Ad nauseam...
    Pas un politicien ne veux en parler car, si les citoyens savaient exactement ce qui se cache sous ces dossiers ils seraient furieux. (Allez voir le film RABASKA , vous allez tout de suite comprendre) La transparence environnementale n'existe, à toutes fins pratique, pas à un moment dans le temps où les citoyens veulent des réponses.

  • lise jacques
    Abonnée
    vendredi 28 novembre 2008 12h13
    Nos vieux partis ne sont plus de leur temps!
    Chez nos voisins ils ont Obama pour agir dans le bon sens, ici au Quebec et au Canada nous n'avons pas de grosses vedettes.

    Le parti liberal, le parti quebecois et l'ADQ ne sont pas a la hauteur de ce qui se passe...lors du debat des chefs aucun d'eux n'a ose parler de mesures pour proteger l'environnement. Seuls QS et le parti Vert ont assez de conscience pour voir clair. C'est bien malheureux! Pourquoi ne pas leur permettre de s'expromer lors de ces debats, plusieurs se redresseraient sur leur fauteuil pour mieux s'imformer... De quoi a-t-on peur en les rejettant...

    On risque d'attendre encore trop longtemps avant que ces partis soient dans l'opposition. Pendant ce temps l'eau et l'air deviennent de plus en plus pollues, nos terres de plus en plus erodees, nos forets de plus en plus malades.

    Qu'attendent-ils pour agir....un jour ils realiseront que leur argent ne se mange pas et ils creveront comme tout le monde car nous avons besoin d'une Nature en sante pour conserver la notre...

    Quel est l'avenir de nos enfants...

  • Patrice-Hans Perrier
    Inscrit
    vendredi 28 novembre 2008 12h34
    Faire le lien entre économie et environnement
    Félicitation monsieur Francoeur, vous êtes une source d'inspiration pour moi et une kyrielle de citoyens préoccupés par la sauvegarde de nos environnements naturels, urbains et ... hybrides.

    En qualité de journaliste indépendant, je tente d'improviser des tribunes, que se soit à l'intérieur des pages de La Grande Époque, de certains magazines dévolus à l'architecture ou au sein de publications qui s'adressent à des publics corporatifs. Le malheur, à l'heure actuelle, c'est que le thème de l'environnement est prisonnier de la pensée magique. Comme s'il s'agissait de peindre en vert un édifice pour que tous nos problèmes s'évanouissent.

    Trop souvent, les grands médias traitent l'environnement à toutes les sauces, mais toujours sur un mode éphémère. Point de vision systémique en bout de ligne. Il s'agit d'une panacée que l'on utilise sans vergogne, comme un mot de passe ou un slogan... mais, tant et aussi longtemps que la matrice économique ne sera pas remise en question, les changements seront cosmétiques.

    Le célèbre économiste E. Fritz Schumacher avançait l'idée que «l'écologie devrait être une matière obligatoire dans les études d'économie». Nous en sommes encore bien loin.., prisonniers que nous sommes de notre mentalité matérialiste et de nos systèmes de pensées cartésiens. C'est la pensée heuristique qu'il faut développer, une approche qui fait en sorte de prendre en compte les conséquences résultants des actions individuelles ou parcellaires.

    Ainsi, au lieu de prôner la compétition à tous les niveaux : économique, politique, militaire ou culturel... pourquoi ne pas jouer sur le tableau de la complémentarité, chemin faisant les anciens ennemis deviennent les aliés de demain. Les cours d'eau, les chaînes de montagne et les forêts communiquent entre eux, transcendant la notion d'état ou de régime politique. La formation politique Québec Solidaire soutient que le modèle québécois de gestion des bassins versants a permis de prendre en compte la réalité des régions et d'asseoir à la même table de gestion tous les intervenants concernés pour le bénéfice de mère nature.

    Dans le même ordre d'idées, le processus de conception intégrée permet de réunir toute la chaîne des intervenants dans le processus de réalisation d'un projet immobilier. Des concepteurs aux ouvriers, en passant par les donneurs d'ouvrage, ce modèle de gestion prend même en compte les attentes des futurs occupants d'un bâtiments: usagers et personnel d'entretien.

    En fait, vous soulevez un problème crucial: l'environnement devrait faire partie des priorités numéro 1 de TOUS les partis, pas seulement le Parti Vert ou Québec Solidaire. Les gouvernements devraient obliger les jeunes entreprises à inclure un volet «développement durable» dans leur plan d'affaire. À l'instar de la Santé sécurité au travail, la protection de l'environnement est une constituante intrinsèque d'une véritable politique de développement durable qui s'adressera à tous les rouages économiques, dès les premiers échelons. Nous ne pouvons plus développer des matrices et des stratégies économiques en faisant fi de cette réalité (puisque qu'un immense déficit énergétique et environnemental risque de nous rattraper). Nos politiciens devront admettre, tôt ou tard, que la nature n'est pas une réserve de richesses inépuisable qui est mise à la disposition des entrepreneurs les plus agressifs ! Certains lobbies très puissants se positionnent pour la privatisation de nos réserves d'eau douce au moment d'écrire ces lignes. Nos chartes, nos pétitions de principes, de même que certaines lois mal appliquées ne feront rien pour retarder leur plan de match. Les prévaricateurs de ce monde se moquent éperdument des notions de patrimoine naturel et universel... ils tablent sur la primauté de la PROPRIÉTÉ INDIVIDUELLE sur tout le reste. Là est la question CAPITON.

    Écologie et économique devraient être les deux piliers d'une politique axée vers le développement durable. Et, pourquoi ne pas remplacer la notion de profit individuel par celle de juste rétribution au prorata du travail réel et de la participation de l'individu aux rouages de la société. Respectant la liberté de marché, en fait, cette philosophie politique remettrait en cause les notions actuelles d'actionnariat et de management. Mais il y a du plain sur la planche ...

    Au plaisir de vous lire à nouveau !

  • Maurice Monette
    Abonné
    vendredi 28 novembre 2008 15h53
    La situation actuelle a deux sources principales soit...
    Ces deux sources sont, et il est navrant de lire les arguments qui sont avancés sans que ces soient-disants(es) spécialistes ne fassent a priori une distinction soit: ce qui découle directement des abus auxquels l'espèce humaine est incitée de faire par sa cupidité légendaire, et les mouvements planétaires sur lesquels elle n'a aucune influence.

    Monsieur Fernand Trudel n'a de cesse d'essayer de faire comprendre que NOUS traversons une apocalypse normale, comme notre terre d'Émeraude en transcende après chaque révolution d'environ 2000 ans de notre Système Solaire, dans une ronde de cette amplitude parmi d'autres Systèmes Solaires autour d'un CENTRE UNIVERSEL. CELUI-CI est le point central de l'UNIVERS autour duquel gravitent une multitudes d'autres Systèmes Solaires.

    Sur cet aspect des influences auquelles réagit notre Mère la Terre, NOUS ne pouvons absolument rien et c'est ce que Monsieur Trudel ne cessent de rappeler soit, NOUS ne pouvons que NOUS adapter aux conséquences induites par cette DANSE ÉVOLUTIVE.

    Par contre, les effets néfastes des actions humaines motivées par la cupidité maladive de cette période de passage à un Nouveau Cycle d'environ 2000 ans, c'est ce sur quoi NOUS pouvons modifier nos comportements. Soit, cesser de tout détruire sciemment pour faire toujours plus de profit. Les mers ont été vidées de leurs ressources halieutiques au cours des deux dernières décennies du millénaires précédents, et ÇA, en toute connaissance de cause, juste pour faire du profit. La même chose s'est produite avec nos forêts de feuillus qui produisaient l'OZONE nécessaire pour NOUS protéger des rayons ultra-violets de notre astre solaire. Ces forêts ont été rasées pour faire encore plus de profit ($, $, $) mais, où en sommes-NOUS rendus(es) aujourd'hui...? La couche d'ozone est dangeureusement amincie, avec des trous béants clairsemés autour de la planète. NOUS en sommes même rendus(es) à devoir NOUS protéger des expositions aux rayons solaires alors, pour ÇA aussi NOUS pouvons agir et réduire nos effets néfastes sur l'enveloppe protectrice d'ozone qui est LÀ. Parce que cette dernière fait partie de l'ensemble Terrestre dans lequel NOUS évoluons, cessons d'abuser de ces ressources si primordiales à notre survie...

    Merci de votre ATTENTION & il faut faire ces distinctions!

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    Biologiste #939
    Spécialisé en Écologie
    Grande Rivière

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    vendredi 28 novembre 2008 17h10
    Le PQ promet de protéger 12 p. 100 du territoire
    Ce n'est pas vrai que les partis n'ont pas abordé les questions d'environnement. Lors d'une allocution récente, Mme Marois a réitéré la promesse du Parti québécois de protéger 12 p. 100 du territoire du Québec.

    Henri-B. Boivin

  • Michel Dufour
    Inscrit
    vendredi 28 novembre 2008 18h03
    Pôvre Fernand Trudel
    Pour votre information, après la deuxième grande guerre, les Boomers commençaient à naître! De plus, à lire vos propos, il me semble évident que vous ne pensez qu'à vous! J'ai des enfants et j'aimerais bien qu'ils puissent vivre dans un monde mieux ordonné. Vous pouvez penser que les écologistes sont des pelleteux de nuage si çà vous accommode mais sâchez monsieur que dans un passé pas si lointain, les mesures environnementales que nous avons prise dans notre usine se sont avéré des plus rentables. Oui! Nous pouvons marcher et mâcher de la gomme en même temps!

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