Les Premières Nations menacent de déclarer leur souveraineté
Québec — Le chef libéral Jean Charest trouvera les autochtones sur son chemin s'il veut concrétiser son Plan Nord.
Exaspérées du manque d'écoute des gouvernements du Canada et du Québec, l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador a annoncé, hier, qu'elle prépare une déclaration unilatérale de sa souveraineté sur le territoire.
«Jean Charest continue d'annoncer son Plan Nord sans tenir compte de ce que nous avons dit, sans comprendre que le territoire est le nôtre», a déploré le chef de l'APNQL, Ghislain Picard, en conférence de presse à Québec.
Le chef du conseil de bande de Pessamit, Raphaël Picard, a aussi prévenu le premier ministre sortant que le Plan Nord ne se réalisera pas sans qu'il ait reconnu l'intégrité territoriale des Premières Nations.
«Affirmer la souveraineté des Premières Nations, c'est d'abord se réapproprier notre intégrité territoriale, qui a été bafouée», a déclaré le leader innu de la Côte-Nord.
Pour sa part, le chef de la communauté Kitigan Zibi en Outaouais, Gilbert Whiteduck, n'a pas écarté le recours possible aux barrages routiers si les gouvernements canadien et québécois continuent de faire la sourde oreille aux revendications des autochtones.
«Vous êtes en attente de savoir si on va bloquer des routes? Oui, on a des choses en tête, just watch us», a lancé M. Whiteduck, qui estime que les échanges diplomatiques avec les gouvernements n'ont apporté aucun résultat.
Questionné sur les autres moyens qui pourraient être utilisés par les autochtones pour faire bouger le gouvernement, M. Whiteduck a aussi suggéré qu'ils pourraient cesser de payer leurs factures d'Hydro-Québec.
«Pendant que nous souffrons dans nos communautés, personne ne nous écoute, tout le monde s'en fout», a ajouté le chef algonquin, témoignant de sa rage devant les problèmes de pauvreté vécus sur les réserves.
Faisant le même constat, Ghislain Picard a qualifié «d'échec total» la relation entre les gouvernements et les autochtones et a lancé cet avertissement au parti qui sera choisi pour diriger le Québec le 8 décembre: «Tenez-bien votre chapeau, parce que les Indiens s'en viennent!»
Exaspérées du manque d'écoute des gouvernements du Canada et du Québec, l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador a annoncé, hier, qu'elle prépare une déclaration unilatérale de sa souveraineté sur le territoire.
«Jean Charest continue d'annoncer son Plan Nord sans tenir compte de ce que nous avons dit, sans comprendre que le territoire est le nôtre», a déploré le chef de l'APNQL, Ghislain Picard, en conférence de presse à Québec.
Le chef du conseil de bande de Pessamit, Raphaël Picard, a aussi prévenu le premier ministre sortant que le Plan Nord ne se réalisera pas sans qu'il ait reconnu l'intégrité territoriale des Premières Nations.
«Affirmer la souveraineté des Premières Nations, c'est d'abord se réapproprier notre intégrité territoriale, qui a été bafouée», a déclaré le leader innu de la Côte-Nord.
Pour sa part, le chef de la communauté Kitigan Zibi en Outaouais, Gilbert Whiteduck, n'a pas écarté le recours possible aux barrages routiers si les gouvernements canadien et québécois continuent de faire la sourde oreille aux revendications des autochtones.
«Vous êtes en attente de savoir si on va bloquer des routes? Oui, on a des choses en tête, just watch us», a lancé M. Whiteduck, qui estime que les échanges diplomatiques avec les gouvernements n'ont apporté aucun résultat.
Questionné sur les autres moyens qui pourraient être utilisés par les autochtones pour faire bouger le gouvernement, M. Whiteduck a aussi suggéré qu'ils pourraient cesser de payer leurs factures d'Hydro-Québec.
«Pendant que nous souffrons dans nos communautés, personne ne nous écoute, tout le monde s'en fout», a ajouté le chef algonquin, témoignant de sa rage devant les problèmes de pauvreté vécus sur les réserves.
Faisant le même constat, Ghislain Picard a qualifié «d'échec total» la relation entre les gouvernements et les autochtones et a lancé cet avertissement au parti qui sera choisi pour diriger le Québec le 8 décembre: «Tenez-bien votre chapeau, parce que les Indiens s'en viennent!»
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

