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La vraie campagne commence

Quelques centaines de partisans ont assisté hier soir à Montréal à une assemblée qui réunissait Pauline Marois et le chef bloquiste Gilles Duceppe.
Photo : Jacques Nadeau
Quelques centaines de partisans ont assisté hier soir à Montréal à une assemblée qui réunissait Pauline Marois et le chef bloquiste Gilles Duceppe.
Une nouvelle campagne a commencé hier. Le débat a eu un effet dopant sur la confiance de Pauline Marois, qui a dit croire à un gouvernement majoritaire péquiste. Jean Charest l'a attaquée deux fois en disant qu'elle avait les «mains liées» par son option souverainiste et qu'il fallait enlever ces «menottes» au Québec. Quant à Mario Dumont, il a dit repartir à zéro. Les trois chefs ont tenu d'importants rassemblements en soirée.

«Je ne veux pas empêcher Jean Charest de former un gouvernement majoritaire. Je veux moi-même former le gouvernement majoritaire», a déclaré une Pauline Marois ragaillardie au cours d'un point de presse à Montréal.

Devant quelque 300 étudiants de l'Université de Montréal, Pauline Marois avait repris la formule employée par le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui cherchait à empêcher les conservateurs d'obtenir une majorité lors des dernières élections fédérales. «Jean Charest, il va me trouver sur son chemin», a lancé Mme Marois. Ce clin d'oeil au chef du Bloc était bien involontaire, a-t-elle précisé dans l'après-midi. «Je ne veux pas dire [aux électeurs] que vous avez besoin d'un gouvernement minoritaire. Vous avez besoin d'un gouvernement majoritaire, et moi je suis prête à exercer la fonction.»

En soirée à Montréal, Pauline Marois participait au rassemblement péquiste le plus imposant depuis le début de la campagne électorale. Une foule enthousiaste de 700 personnes, dont Gilles Duceppe, Jacques Parizeau et les candidats de la région de Montréal, l'a accueillie au théâtre Telus. La comédienne Sylvie Léonard a présenté la chef péquiste, puis Claude Dubois a chanté cinq de ses succès dont Femme de rêve qu'il a dédié à Mme Marois.

Dans son discours Pauline Marois s'en est tenue à proposer de «gouverner en souverainiste». Elle s'en est pris à Jean Charest qui a «renoncé à demander des changements profonds au Canada pour le Québec», ce qui signifie, selon elle, «que l'option fédéraliste n'a plus aucun espoir à offrir aux Québécois».

Devant les étudiants de l'Université de Montréal, Pauline Marois s'est livrée à un vibrant plaidoyer en faveur de la souveraineté, ne se contentant plus que d'une simple mention à la fin d'une allocution. «Au fond, la souveraineté, ce n'est pas compliqué: c'est se donner les moyens normaux d'un peuple normal», a fait valoir Mme Marois, des mots qui rappellent une formule chère à René Lévesque. Pauline Marois a lancé un appel à la mobilisation. «Est-ce que nous avons le droit de nous laisser aller au découragement, à l'abstention?», a-t-elle demandé à l'auditoire, qui a répondu par un non bien net. La chef péquiste a accusé Jean Charest de profiter du cynisme que manifeste la population pour obtenir un troisième mandat majoritaire. «Le plus grand obstacle au développement du Québec, ce n'est pas le Parti libéral, c'est le cynisme», a-t-elle dit.

«Détachons les mains du Québec»

En soirée, M. Charest a participé à son plus important rassemblement de la campagne au Centre des congrès le Parc, à Laval, où 1500 libéraux en liesse l'attendaient.

Plus tôt dans la journée, il avait souligné au crayon gras un «aveu» selon lui révélateur fait par Pauline Marois mardi: «J'ai les mains attachées avec le mouvement souverainiste.» Cela empêcherait selon lui la chef péquiste de proposer un «plan économique cohérent». Jean Charest a clamé qu'en revanche, lui avait les «mains libres»: «Moi, je peux vous dire, comme premier ministre du Québec, que j'ai les mains libres, et vous en avez eu une démonstration dans la dernière campagne fédérale. Je suis le seul des trois chefs capable de parler au nom de tous les Québécois, sur tous les enjeux.»

D'une part, donc, Mme Marois serait prisonnière du Bloc et d'autre part, Mario Dumont «a décidé de s'attacher au Parti conservateur fédéral». Selon M. Charest, cette allégeance a conduit le chef adéquiste à se taire durant la dernière campagne électorale fédérale et à abdiquer sur nombre d'enjeux, tels la culture, le développement régional, la réforme de la Chambre des communes, du Sénat et la Commission des valeurs mobilières, qui auraient pu le mettre dans une position délicate devant le parti de Stephen Harper. «Comme son discours de Toronto. Comme son silence à Rivière-du-Loup. Comme son silence partout», a déclaré le chef libéral.

En soirée, au terme d'un discours où il a insisté sur le rêve qu'il entend proposer aux Québécois d'un nouvel espace économique, il a conclut en réinterprétant la déclaration de la chef péquiste. «Mme Marois nous dit dans le [...] débat d'hier: [...] j'ai les mains attachées par le mouvement de la souveraineté», a-t-il d'abord rappelé. Puis, il a enchaîné en disant «le choix que je vous propose est le suivant : détachons-nous les mains au Québec. Enlevons les menottes que Mme Marois a d'attachées à ses mains. Rien n'est encore joué du Québec pour construire un nouvel espace économique.» L'attaché de presse Hugo D'Amours a précisé par la suite ce que le chef libéral voulait dir : d'une part, les Québécois ont le choix entre un chef de parti qui a les «mains attachées» et un autre qui a les «mains libres». Il faudrait aussi voir dans la déclaration une allusion au gouvernement majoritaire: «on ne s'est jamais caché pour dire que c'est ce qu'on voulait», a dit M. D'Amours.

Au même moment, à Montréal, Pauline Marois ridiculisait le chef libéral qui s'étonne de «la solidarité souverainiste» et qui soutient qu'il a «les mains libres» devant Ottawa. «Venant de Capitaine Canada, ça ne fait pas très sérieux!», a-t-elle raillé, ajoutant que le chef libéral avait plutôt «les deux genoux par terre» devant le fédéral.

Le ciment n'a pas pris

Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, est apparu requinqué par sa performance au débat. Il a lancé un appel aux électeurs qui ont voté pour lui en 2007 afin qu'ils renouvellent ce choix le 8 décembre. Et pour stimuler sa campagne, le chef adéquiste a décidé de tout reprendre du début: le jour 1 de la campagne, c'était hier, a-t-il dit. Le reste n'était qu'un apéro précédent les choses sérieuses.

Encouragé mais réaliste, le chef adéquiste croit que le ciment de l'opinion public n'est pas encore pris. On vient à peine de «mélanger l'eau et les ingrédients secs», a-t-il illustré hier. «Les premières réactions [au débat] m'indiquent que l'opinion publique se questionne et qu'il y a des choses qui sont en ébullition. Beaucoup d'électeurs sont entrés en campagne [seulement] hier», a estimé M. Dumont, qui refuse de baisser les bras devant des sondages prédisant plus ou moins l'extinction de son parti, à 12 % des intentions de vote.

Selon le chef adéquiste, le débat de mardi lui a permis de compléter le casse-tête de sa plateforme. «Les gens peuvent être d'accord ou pas avec nos idées, mais il y a une vision claire et différente. Les morceaux des casse-tête péquiste et libéral sont pas mal tous de la même couleur. C'est pour ça que ce débat était très, très important [pour permettre de comparer].» Espérant profiter d'un second souffle, Mario Dumont n'entend pas pour autant changer de stratégie de campagne. «On a présenté notre vision, on va continuer à le faire, on va garder l'intensité.»

Il faut que les gens voient le «cul-de-sac» proposé par les modèles péquiste et libéral, a dit Mario Dumont. En soirée, M. Dumont a tenu un important rassemblement à l'aréna Gilles-Villeneuve de Berthierville. Plus de 300 personnes étaient présentes, bruyante foule qui a écouté le chef faire un discours de 25 minutes sans note et sans accroc, pimenté de quelques formules imagées appréciées du public. M. Dumont a beaucoup critiqué Jean Charest, qui a «échappé le volant» de plusieurs enjeux majeurs, selon lui.






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  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 05h24
    Les mains liées
    « Madame Marois rêve en couleurs. Elle s'imagine que parce qu'elle a passé une couple d'heures à interrompre impoliment M.Charest, qu'elle va gagner les élections. Elle admet enfin ce que je dis depuis des années, c'est-à-dire que les intérêts des Québecois, pour les souverainistes, passent bien après leur projet de souveraineté. »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 06h59
    Le vendeur de "chars usagés" des années 40.
    « Avec le débat, et face à face avec les autres chefs, celui qui nous tient lieu de premier ministre, n'a pu cacher complètement son côté "vendeur de chars" des années 40. Tous se doutait bien qu'il s'amuse depuis longtemps à tromper les québécois, mais là, plus que jamais, depuis le débat, il nous apparaît clairement comme un foutu menteur. Espérons que les québécois ne permettront pas à ce politicailleur de revenir à l'Assemblée Nationale encore une fois. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 27 novembre 2008 07h28
    3 priorités prioritaires de nos 2 partis provinciaux
    « ADQ- Favoriser la famille tout en virant à droite (couper les dépenses et couper le déficit).

    PQ- Voyager vers la souveraineté culturelle ou totale du Québec français avec ou sans référendum...gagnant.

    PLQ- Gagner l'élection pour se faire d'autres amis avec les PPP et avec l'immigration qui vote Libéral. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 07h54
    Encore une autre campagne?
    « Il ne faut pas grand chose chez nous pour croire que c'est grand comme politique celle que nous vivons actuellement. Un étranger penserait que le PQ n'est pas un parti pour la souveraineté. Il est vrai que nous ne sommes ni catalan, flamand, basque...Il penserait qu'il n'y a pas que Québec solidaire qui est pour un Pays souverain. Si le PQ arrive à vendre son âme pour une bouchée de pain politique comme celui de diriger une Province et non un pays, ce n'est plus un parti pour le peuple québécois qui rêve sans arriver à lutter en réalité pour une véritable indépendance non pour une bière qui a pour non l'Indépendante (Oui, rêver car nous avons beaucoup de québécois ailleurs dans le monde, en Floride ou en Ontario qui disent la même chose mais pour rien au monde ils ne viendraient lutter ici avec nous car un pays se fait ici non aux Îles Marquises ni dans son jardin en Ontario). Tout ces manques sont significatifs et vraiment désolant. Nous sommes trahis par les nôtres plus que par les pseudo envahisseurs anglais ou le méchant Ottawa. Pourquoi le PQ ne dit pas la vérité sur la volonté d'un véritable combat féroce pour notre liberté tant attendue depuis quelques siècles déjà. Tant de pays de par le monde on réussit à être libre et nous, jamais? On parle du Tibet de par le monde et jamais de nous pour un Québec désirant s'émanciper et voguer vers les horizons d liberté. À quand donc un soutien de solidarité avec drapeau sur l'Hôtel de Ville de Paris avec ce slogan " Un Québec libre et souverain." Là, c'est une nouvelle campagne sans vérité qui se lève. Affligeant. »

  • Marc Desnoyers
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 08h57
    Bravo Mme Marois
    « J'ai adoré le discours de Mme Marois : c'est indéniable que Jean Charest n'est qu'un tapis de porte fédéraliste sur lequel Harper s'essuie le pied.

    Mme Marois a ravivé la flamme souverainiste en moi.

    En avant vers l'indépendance! Et ça commence le 8 décembre en votant pour le Parti Québécois! »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 08h59
    Démasquer un coup fourré
    « Charest berne le peuple avec son intention cachée d`augmenter la dette de $120 milliards à $200 milliards d`ici à 2013. Entre 2003 et 2008 il a réussi à l`augmenter de $95 à $120 milliards. Le résultat de cette fourberie forcera des impôts doublés pour tous les québécois, au moment d`emprunter des montants astronomiques durant une crise financière. Il faut voter contre un Charest mal intentionné envers les québécois. »

  • Gisèle Côté
    Abonnée
    jeudi 27 novembre 2008 09h14
    Bravo Pauline!
    « Je n'ai pas aimé le "concept" du débat, trop souvent inaudible pour les simples auditeurs.

    Cependant, malgré l'irritation croissante,lors d'une écoute intégrale, cela ne m'a pas empêchée de constater que l'excellence se constate, mème si elle ne peut pas toujours être prouvée. »

  • JM
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 10h02
    Un bon génie voudrait peut-être exaucer mon voeu pour cette élection?
    « Un bon génie voudrait peut-être exaucer mon voeu. Je lui demanderais ceci: Les Libéraux minoritaires et un siège à l'Assemblée nationale pour Françoise David et Omar Kadir, de Québec solidaire. Ça rehausserait peut-être un peu le jeu de la démocratie et ça réveillerait peut-être aussi quelques députés qui sont en chambre. Aussi, ça pourrait peut-être donner un peu plus l'heure juste à quelques-uns parmi nous les électeurs qui assisteraient, on le souhaite, à un réel débat politique.

    JM »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 10h16
    Vivement l'indépendance
    « On a eu droit cette année à un défilé dans le style "Commedia dell'arte" hors du commun. D'abord Sarkozy, "la poupée qui fait non, non, non, non, non, a voulu remplaçer le diplomatique ni-ni, si bien adapté à notre situation. C'est le Louis XV déniché par Desmarais. On a eu une reine de pacotille qui se comporte en vierge folle. Et on a John Charest, le nouveau Bigot, encore plus insatiable, qui en veut toujours plus pour ses amis : et que le peuple crève dans son ignorance et sa misère !

    Le Québec a besoin de Pauline. Le Québec a besoin de changer de gouvernail. Le navire PQ est le seul habilité à le faire.

    Bravo Pauline,
    Jean-Marie Francoeur »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 27 novembre 2008 11h38
    @ M. Jacques Morissette
    « M. Ralph Nader était aussi plein de bonnes intentions avec ses idées de gauche. En se présentant comme président des États-Unis, il a fait élire un candidat de droite, M. W. Bush, en divisant les votes des démocrates. L'enfer est rempli de bonnes intentions, c'est connu. Il avait bien le droit de se présenter mais il n'a pas pensé aux résultats de sa démarche contre-productive pour ses idées.

    Je ne vois reine de mal à Mme David qui siégerait à notre Assemblée nationale mais elle va, à la place, avec Québec solidaire, diviser les votes du PQ pour mieux faire élire 5 à 6 députés de M. Charest qui doit lui dire merci. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 13h22
    Et c'est reparti...
    « La voilà requinquée, remontée à Bloc, La Marois, parce qu'elle pense avoir cartonné au débat, plutôt pugilat, des chefs. Et la voilà qui se prend pour Zorro, comme Duceppe : « Jean Charest, il va me trouver sur son chemin ». Bref, si ça lui fait plaisir de se monter des bobards...
    Le débat des chefs n'a pas donné grand-chose. Le modérateur n'a rien modéré du tout et nous avons frisé le pugilat à maintes reprises. Les trois chefs, fidèles à eux-mêmes : Charest était un peu pépère, mais défendant son bout et crédible, La Marois n'avait rien à dire si ce n'est attaquer Charest, mais son absence de talent de communicatrice et son charisme assimilable à celui d'un escabeau lui ont nui à mes yeux, et Dumont, le plus coloré et le seul qui avait des choses intéressantes à dire. Sinon, toujours la même salade pour le Libéral et la Péquiste, agrémentée d'une touche indépendantiste-souverainiste pour celle-ci. Et beaucoup trop d'importance a été accordée à des sujets qui n'avaient rien à faire dans un « débat politique », notamment la CDP. Mais ça, c'est comme donner un os à un chien, il n'arrête pas de le ronger tant qu'il reste quelque chose. Je n'ai rien appris de nouveau et je ne sais toujours pas ce que le PQ propose et offre. Charest au moins a présenté quelques trucs, mais La Marois... le grand désert. Et elle m'a surtout convaincu lorsqu'elle m'a regardé dans le blanc des yeux à la fin pour me dire avec qu'elle tient ses promesses, elle. Elle était vraiment convaincante...
    Bref, entre deux maux, on choisit le moindre. Mon vote ira à Charest, car je ne suis pas convaincu du tout que La Marois fasse une bonne première ministre. Je dirais même que ce serait un désastre! »

  • Lemieux Line
    Inscrite
    jeudi 27 novembre 2008 13h34
    M.Charest, les québécois savent que la neige vient des nuages...
    « Le gagnant du débat est M.Dumont. Il a parfaitement défendu ses positions, il est resté calme et serein d'un bout à l'autre du débat comme un vrai "chef d'état" (expression d'une de ses partisantes).

    Mme Marois a mené sa barque comme un vrai chef de parti et j'en attendais pas moins malgré les commentaires de la majorité.

    M.Charest a constamment répété les mêmes 5 phrases, principalement mensongères (essentiellement pour la santé).
    Radotage et mensonge pour un chef de parti et comme premier ministre sortant? C'est plus qu'insécurisant dans cette période où l'argent de nos retraites est hypothéqué et nos emplois précaires.

    Depuis son retour en campagne, le seul sujet de M.Charest est de dire que Mme marois est indépendantiste. Est-ce la seule vérité que M.Charest peut dire?. Est-ce quelqu'un peut lui dire que les québécois savent que le lait est blanc, l'eau est incolore, la neige vient des nuages...

    Line Lemieux »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 27 novembre 2008 15h18
    @ Le Merven
    « Grossier et impoli personage provocateur et primaire qui a des fixations sur Mme Marois qu'il continue de nommer LA MAROIS. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 16h07
    Menotté au Canada
    « Capitaine Canada est menotté au Canada et aux anglais de l'ouest de la province: méchants boulets pour défendre la majorité québécoise. Si au moins ces fédérastes pouvaient défendre nos intérêts avec un minimum de nationalisme. Renforcir la loi 101, faire de Télé-Québec une télévision nationale, exiger des médias d'inclure L'Action Nationale dans leur revue de presse et d'enseigner l'histoire pendant les 11 années du primaire et du secondaire pourrait faire que l'indépendance serait moins nécessaire. C'est impossible pour le Parti Libéral car il a les mains liées à sa base anglaise et ses complices (Power Corporation) qui assurent un avenir doré à ceux qui vendent leur âme québécoise.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Jean Lahoud
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 16h28
    Ah non pas Marois! pas encore la souveraineté..on en a marre d'en en entendre parler....
    « Ah non pas Marois! pas encore la souveraineté..on en a marre d'en en entendre parler.... »

  • JM
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 16h29
    Une fleur pour M. Bousquet
    « Vous savez, monsieur Bousquet, aucun parti politique légitime ne devrait s'empêcher de se présenter pour la raison que vous dites. Sinon, nous serions dans un marasme politique pour l'éternité.

    Aux États-Unis, Bush est rentré à cause de Ralph Nader que vous dites. Que voulez-vous, ce sont les mêmes règles du jeu pour tout le monde et c'était le droit de monsieur Nader de se présenter. C'est la vie qui le veut ainsi.

    Rien de mieux que d'ajouter un bon joueur pour donner du regain à une partie. Qui, selon vous, peut-être comparable à monsieur Bush, ici au Québec? Personne que je sache! De toute façon, on ne vit pas l'histoire à reculons, il faut avancer.

    Cordialement monsieur Bousquet,

    JM »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 16h46
    Etienne Merven « rides again »
    « Monsieur Merven, qu'il faudrait appeler le Merven pour imiter son style, en remet. Il m'intrigue. Je n'arrive pas à opter soit pour la malhonnêté intellectuelle ou la misogynie entretenue.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 16h56
    À Paul Lafrance
    « Vous écrivez : « Elle [Madame Marois] admet enfin ce que je dis depuis des années, c'est-à-dire que les intérêts des Québecois, pour les souverainistes, passent bien après leur projet de souveraineté. » Plutôt tordu si l'on admet que les intérêts des Québécois, qui sont des êtres humains ayant une culture propre s'exprimant en français, passent par la souveraineté. Bien sûr que des élus du PQ sont allés ou sont à l'Assemblée nationale pour le plaisir d'exercer le pouvoir. Sont-ils plus nombreux que chez les libéraux ou adéquistes.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 20h04
    À M. Bousquet
    « Vous dites : « Grossier et impoli personage provocateur et primaire qui a des fixations sur Mme Marois qu'il continue de nommer LA MAROIS. »
    Grossier? Je ne vois pas pourquoi. Impoli? Idem. Provocateur? Dites plutôt que ça vous emmerde pas à peu près d'entendre un autre son de cloche que la même rengaine souverainiste-indépendantiste et autre iste dans ce forum où, si vous ne rentrez pas dans le rang péquiste, bloquiste et autre iste, vous vous faites lapider. Comme s'il n'y avait qu'une pensée unique... Primaire? Pas plus qu'un mangeur de poutine, danseur de jigue, fan de La Marois. Enfin, fixation? Aucune fixation, ne vous en déplaise, simplement convaincu que La Marois ne fait pas le poids et qu'elle n,en vaut pas la peine...
    Sinon, tout va pour le mieux. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 20h27
    À Roland Berger
    « Malhonnêteté intellectuelle parce que je ne joue pas la même partition que vous? Ne savez-vous pas qu'il y a des gens qui n'ont pas la même opinion que vous?
    Ce n'est pas de la misogynie, c'est simplement que je considère que La Marois ne fait pas le poids et n'a pas ce qu,il faut pour être un chef de parti ou un premier ministre.
    De toute façon, au lieu de « call the shots from where the grass is greener », occupez-vous plutôt d'épaissir votre matelas de dollars en Ontario, là où vous avez choisi de vivre pour payer moins d'impôt, au lieu d'être ici, au Québec... »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 20h51
    Sus au vote stratégique
    « Si les Québécois avaient écouté dans le passé les conseils que prodigue aujourd'hui Monsieur Bousquet, le Parti libéral, le Parti québécois et l'Action démocratique du Québec n'existeraient pas. Ni l'Union nationale et son « cheuf » Duplessis, de triste mémoire. Vous voulez du changement, votez pour l'audace et l'intégrité.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Kris Richard
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 23h06
    Méditation
    « Méditation nécessaire pour comprendre ce qui se passe au juste...au Québec.
    Méditons un peu, sur le fait des 17 enfants qui meurent de faim à la minute dans le Monde. Une compréhension émotive face à cela devrait nous jeter par terre, en bas de cheval, ou même devant un train de métro.
    Madame Brigitte Bardo a eu une Compréhension émotive du fait que des blanchons soient autant maltraités. Depuis, elle n'a cessé de se battre pour la défense des blanchons.
    Les gens pauvres au Québec meurent de faim. C'est la Caisse Centrale Desjardins qui donne et signe le Chèque aux assistés sociaux du Québec depuis le printemps dernier. Avant cela, c'était le Gouvernement et la Caisse de dépôt du Québec.
    FIEUF DESJARDINS
    Êtes-vous cappable vous autres de me dire pourquoi il y a les Logos de la Fête du 400e de Québec au dos de l'enveloppe supposément gouvernementale?
    Elle n'est pas drôle celle là!
    De constater, effectivement, qu'il va falloir étatiser Desjardins pour défaire les magouilles municipales qui cachent le trésor québécois dans les comptes des Comités Municipaux et Ruraux des caisses populaires qui gèrent même jusqu'aux troncs des Eglises et dont ces dernières sont vendues 2 piastres la pièce pour supporter le défaut de Desjardins du trop de Crédit ACCORDé en s'accordant l'argent des pauvres gens qui aux détriments de leur foi se font fourrer Royalement
    Les Aînés sont exploités outre mesure par toutes sortes de moyens pour leurs faire sortir leur fonds de pensions dans les Multi Comptes Desjardins des Fondations, Maison d'Entraide de la MRC n'importe laquelle, des Maisons des Jeunes aux Condos de Luxe Desjardins par exemple...
    J'ai pigé ça par hasard:
    Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
    Discours sur le psaume 95
    « Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche »
    « Alors tous les arbres des forêts bondiront de joie devant la face du Seigneur, car il vient, car il vient pour juger la terre » (Ps 95,12-13). Le Seigneur est venu une première fois, et il viendra de nouveau. Il est venu une première fois « sur les nuées » (Mt 26,64) dans son Église. Quelles sont les nuées qui l'ont porté ? Les apôtres, les prédicateurs... Il est venu une première fois porté par ses prédicateurs, et il a rempli toute la terre. Ne résistons pas à son premier avènement si nous ne voulons pas redouter le second...
    Que doit donc faire le chrétien ? Profiter de ce monde, mais ne pas servir ce monde. En quoi cela consiste-t-il ? « Posséder comme si on ne possédait pas ». C'est ce que dit Saint Paul : « Frères, le temps est court... Dès lors, que ceux qui pleurent soient comme s'ils ne pleuraient pas, ceux qui sont heureux, comme s'ils n'étaient pas heureux, ceux qui font des achats, comme s'ils ne possédaient rien, ceux qui tirent profit de ce monde, comme s'ils n'en profitaient pas. Car ce monde tel que nous le voyons est en train de passer. Je voudrais vous voir libre de tout souci » (1Co 7,29-32). Celui qui est libre de tout souci attend avec assurance la venue de son Seigneur. Car est-ce qu'on aime le Seigneur, si on redoute sa venue ? Mes frères, n'en rougissons-nous pas ? Nous l'aimons, et nous redoutons sa venue ? L'aimons-nous vraiment, ou est-ce que nous n'aimons pas davantage nos péchés ? Haïssons donc nos péchés, et aimons Celui qui doit venir...
    « Tous les arbres des forêts seront dans l'allégresse à la vue du Seigneur », parce qu'il est venu une première fois... Il est venu une première fois, et il reviendra pour juger la terre ; alors il trouvera pleins d'allégresse tous ceux qui auront cru la première fois à son avènement.
    sur le Forum sirqris.xooit.com/t249-L-Evangile-au-Quotidien-Novembre-2008.htm?start=17

    Et Monsieur Dumont devrait être en accord avec ça.
    L'Argent ne peut provenir que de quelques endroits seulement.
    C'est la source des revenus qui m'inquiète.
    L'Organisation Mafieuse des Comtés nous aide à comprendre le transfert doublé et privé de nos services Publics, qui ont été vendu au Privé dans le geste disgracieux des PPP de Madame Forget.
    Je vous invites à juste regarder un peu nos déclarations si la Vérité ne vous choque pas sur notre Forum Privé
    17.xooit.fr/index.php
    merci au journal Le Devoir de permettre la libre expression
    Kris Richard
    27/11/2008 »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    vendredi 28 novembre 2008 08h50
    Le Merven c'est...
    « ...correct puisque c'est un nom breton, joli d'ailleurs, et comme souvent signifie "... éthymologiquement, le repas de midi où le premier goûter de l'après-midi. sans doute ici prenait-on le casse-croûte. Le Merven est une bande étroite servant de semis au pied d'un talus, appellation récente." C'est pas beau ça. Vive les Merven et les bretons! »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    vendredi 28 novembre 2008 09h26
    A lire absolument!
    « Ce matin je lisais quelques textes faisant suite à la chronique de Michel David d'hier. Pour tombé sur celui de M. Gerry Pagé de Québec.
    Ce texte, pour les amoureux des lettres, de la langue française bien écrite et surtout ce sens de l'humour qui fait sourire et souvent carrément rire.
    Reculons d'une journée, cela vaut carrément la peine.
    Réjean Grenier. »

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"directeur général des élections"

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