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Élections québécoises - Les « vraies affaires »

Bernard Descôteaux   27 novembre 2008  Québec
Ils ont beaucoup parlé du passé, surtout pour se disculper de leurs erreurs. Beaucoup parlé aussi du présent pour dire comment ils feront mieux à l'avenir. Par contre, les trois participants au débat des chefs de mardi soir ont très peu échangé sur demain et après demain. Trop peu pour qu'on puisse connaître leurs priorités une fois la récession anticipée terminée.

S'il est un souhait qu'il faut exprimer au lendemain de ce débat des chefs, c'est bien que Mario Dumont, Pauline Marois et Jean Charest cessent de se chicaner sur le passé. Il était important de les entendre, car pour juger les prétendants au pouvoir, il est dans l'ordre des choses de regarder leurs réalisations. Après trois semaines de campagne électorale, on peut cependant dire que c'est assez. Leur discours est redondant et il serait temps qu'ils se consacrent avant toute chose à défendre leurs programmes.

De leurs projets, libéraux, péquistes et adéquistes ont bien sûr traité depuis le déclenchement des élections, laissant tomber chaque jour un nouvel engagement. Mais ce fut surtout pour évoquer ce qu'ils feraient les premiers mois de leur mandat. Or, un gouvernement est élu pour quatre, voire cinq ans. Pour bien les juger, il faudrait savoir ce qu'ils feront tout au long de cette période.

Celui qui a le plus insisté pour s'en tenir au programme des premiers mois de son gouvernement est le premier ministre Charest. Son intention est de se concentrer presque entièrement à contrer les effets du ralentissement économique. Il évoque l'urgence de la situation pour ne pas se laisser divertir par d'autres causes.

Cette récession, on le sait, ne durera pas des années. Il faut préparer l'après-récession, comme le suggérait pertinemment au cours du débat une des interventions de citoyens, portant sur la formation des travailleurs. Sa question, qui allait de soi, a semblé prendre par surprise les trois chefs, qui n'avaient pas de réponse structurée, laissant entrevoir que leur préoccupation est d'abord de soutenir l'activité économique plutôt que de préparer la reprise. De la même manière, ils ont fait l'éloge de l'éducation, clé de l'avenir, pour souligner les aspects de leurs programmes consacrés à la petite enfance et à l'enseignement primaire et secondaire. Rien sur l'enseignement universitaire et la recherche-développement.

Grand absent aussi du débat de mardi, le déficit démographique. Tous les partis en faisaient grand cas voilà trois ans, mais le sujet n'est plus abordé que par la bande. Encore là, c'est un citoyen qui l'a soulevé en évoquant la diminution conséquente du poids politique du Québec au sein de la fédération canadienne qui surviendra avec la prochaine réforme de la carte électorale. Tant Pauline Marois que Mario Dumont ont saisi la perche pour souligner la nécessité de donner un sens concret à la reconnaissance de la nation québécoise, mais rapidement Jean Charest a joué au bonhomme sept heures en évoquant la perpective de chicanes constitutionnelles improductives dans un contexte de crise économique.

Le Québec aura pourtant des rendez-vous importants sur le plan des relations avec le gouvernement fédéral au cours des deux ou trois prochaines années. Le premier ministre Stephen Harper maintient sa volonté de réformer le Sénat canadien pour le rendre électif, de réviser la carte électorale, de créer une commission nationale des valeurs mobilières, cela en dépit de l'opposition affirmée du Québec. De la même manière, il ignore les revendications québécoises sur le déséquilibre fiscal. Jean Charest a abordé ces sujets au cours de la campagne fédérale, mais il semble ne pas vouloir en débattre durant celle-ci.

Il ne reste que 11 jours à la campagne électorale. Il serait temps que l'on parle des «vraies affaires» que sont grandes questions auxquelles le Québec devra faire face ces cinq prochaines années. Aussi bien Jean Charest que Pauline Marois et Mario Dumont ont une vision de l'avenir. À eux de nous en faire part.






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  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 04h18
    Mais, c'est la formule, M. Descôteaux
    « L'éditorialiste ne le dit pas clairement, mais il révèle à quelques reprises que le débat n'a pas permis aux leadersnde discuter des vraies affaires. Il déplore les nombreuses chicanes. Mais M. Descôteaux, s'était voulu par les concepteurs de la formule. Comme la violence au hockey ne disparaitra pas, car elle fait partie du show, cette nouvelle formule concue pour faire augmenter les cotes d'écoute favorise les chicanes, les coups durs et si possible les K.O.

    Souvenez-vous, une toute petite minute pour permettre à chaque chef de parti d'exposer sa vision d'avenir, son programme, son cadre financier, toute choses que chacun a mis des mois à préparer.

    De plus, que penser de cette formule qui n'a pas permis aux spectateurs d'entendre parler d'environnement, du poids démographique du Québec, donc d'immigration et de natalité, de la francophonie et des relations internationales, de la sécurité dans les villes et dans les écoles, des grands choix à faire en agriculture, en somme de l'avenir...

    En réalité, les diffuseurs voulaient produire un bon show, alors que les citoyens auraient dû avoir droit à une émission d'information sur les multiples aspects de la gouvernance politique. »

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 05h55
    Vives les Débats des... ? !
    « Bonjours honorables tout le Monde !

    Grands mercis pour ce Mot sur les "Vraies affaires"... "auxquelles le Québec devra faire face ces cinq prochaines années" !

    Bien que la "Récession démographique" ait été un sujet "absent" au Débat de mardi (26 nov 2008), le Québec ne s'y intéresse pas vraiment, et sa "cause" sans importance !

    Le Vrai Grand Absent du Débat c'aurait été, de notre humble avis, le "DÉBAT" en Lui-même !

    Quelques raisons semblent motiver cette assertion:

    1 Des Thèmes suggérés: aucun Débat digne de ce NOM !

    2 Du Déroulement et Objectifs de Débat: Arbitrage défectueux, inhabile, mécompétent !

    Que s'est-il donc passé vraiment et quel Message retenir ?

    Que s'est-il donc passé vraiment ?

    On-dirait que ce Débat a été comme volontairement et consensuellement "dilapidé" ou "violé" par le Domaine de la Médisance, de l'Accusation, de l'Hostilité, de l'Interférence; un Domaine qui, passablement actif, témoigne d'aucune Références-Données "valables-de-Débat" susceptibles d'alimenter l'Électorat.

    Quel Message retenir ?

    Que Débattre semble dire Se chicaner et; que la Chicane constitue le meilleur Moyen de faire passer aucun Message sérieux... à tout-le-Monde !

    Vives les Débats des "Cheuffes" ? ! - 27 nov 2008 - »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 27 novembre 2008 07h57
    Élections inutiles mais débat utile
    « Arrêtez les "critiqueux" professionnels. Nos femmes ou hommes politiques nous offrent leur vision sur un certain nombre de choses mais ne peuvent pas prédire l'avenir exactement. Ils ou elles doivent faire face à de nombreux imprévus comme la crise actuelle américaine qui devrait finir par déteindre sur nous.

    Nous avons eu un bon débat animé avec plusieurs idées et projets des 3 partis, ce qui nous aide à décider de notre vote le 8 décembre prochain. C'était le but de l'exercice...mission accomplie. Merci.

    M. Charest n'avait pas de bonnes raisons de commander une élection mais, maintenant qu'il l'a fait, c'est notre devoir d'aller voter. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 08h13
    Un spectacle plutôt navrant
    « Je suis en grande partie d'accord avec l'analyse de Georges Paquet: mauvaise formule. J'ajouterais qu'on a vu des politiciens de peu d'envergure devant nous, sans guère de profondeur ou de vision. Et l'animateur Bureau n'a pas été à à la hauteur. Bref, un "show" à l'image de la petite classe médiatico-politique, donc bien ordinaire, tendant vers la médiocrité. Mais celle-ci continuera évidemment de se péter les bretelles! »

  • Hubert Larocque
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 08h14
    Leçon de politique ou spectacle?
    « La réaction au débat ne fut-elle pas surprenante? Cet exercice, d'habitude si ennuyeux, se déroula sur un mode enlevé, passionné. Les trois adversaires, à la forme parfaite, faisait même oublier la formule du débat en la transformant en une conversation vive, alternativement amicale et méchante. Les moments qualifiés de cacophonie ajoutaient au côté théâtral qui frisait parfois le boulevard. Chacun avait sa marotte, une formule dont il usait trop souvent. Cependant, montrer ainsi les ficelles du spectacle le desservait un peu.
    Le spectateur éclairé en politique n'a rien appris. Des thèmes importants comme celui de la vision du Québec ont été à peine effleurés ou se sont perdus dans des digressions secondaires. D'autres sujets qui nous obsédaient hier : immigration, accommodements « raisonnables », etc. et qui n'ont rien perdu de leur actualité, n'ont même pas eu droit à une allusion. Le débat n'a reflété les enjeux que d'une façon partielle, partiale, déformée. La crise économique, pour importante qu'elle soit, sera oubliée dans quelque temps. En faire le centre de tout induit le public en erreur. Le président du débat n'a pas toujours ramené les adversaires au sujet.
    Aux réactions, on a pu voir que l'ensemble des gens connaît bien peu les questions dont on discutait. Le spectateur moyen attendait qu'on l'instruise. Aussi n'a-t-il pu apprécier le côté spectacle où se situait la réussite du débat avec trois acteurs de haut niveau.
    Ce spectateur est-il vraiment le seul? Beaucoup de politiciens et de journalistes, aveuglés par l'immédiat ou l'intérêt partisan, ignorent des textes essentiels, ou font mine de ne pas les comprendre.
    Hubert Larocque, Gatineau. »

  • Jean-Serge Baribeau
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 08h30
    Et si on avait réformé le système électoral?
    « Je ne vois pas le scrutin proportionnel et la réforme du système électoral comme constituant la panacée totale.

    Toutefois, compte tenu de la situation actuelle marquée au sceau du dégoût et du fameux cynisme dont on ne cesse de parler, je suis de ceux qui pensent que la politique québécoise a besoin d'oxygénation et d'idées fraîches. Je suis persuadé, autant que faire se peut, que si on permettait aux petits partis d'émerger et de faire élire quelques députés, cela permettrait un début de redressement de la «tragique» situation actuelle. À l'heure actuelle c'est LE TROP-PLEIN DE VIDE qui, plus souvent qu'autrement, caractérise les projets et les discours des politiciens des trois principaux partis.

    Nous sommes dus pour de l'audace, du courage et du renouveau!


    JSB, sociologue des médias »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 08h43
    Le Québec est sous-représentéE QUÉBEC EST SOUS-REPRÉSENTÉ AUX COMMUNES
    « La dernière question portait sur le poids démographique du Québec aux Communes, une question importante si le Québec reste dans le Canada, mais que les 3 candidats ont éludé (Dumont a parlé natalité!!!). Le problème est le suivant: on calcule sur la base des habitants plutot que sur la base des électeurs, ce qui désavantage le Québec.

    Les petites provinces sont surreprésentées et les provinces de grande immigration sont avantagées, fait que le Québec est doublement cocu.

    A la dernière élection, le Canada comptait 23,401,604 électeurs et le Québec 5,924,244. Les électeurs québécois, qui font 25,33% de l'électorat canadien, n'ont droit qu'à 24,3% des sièges au Parlement canadien (75/308).

    Il y a un comté au Québec pour 78,989 électeurs contre un comté pour 75,010 électeurs dans le ROC. Un vote dans le ROC vaut donc 5,3% de plus qu'un vote au Québec.
    Une représentation équitable donnerait 78 députés au Québec et 230 au ROC plutot que les 233 actuels.

    C'est d'autant plus insultant que le Québec, qui est reconnu comme nation, devrait être au contraire surreprésenté aux Communes plutôt que sous-représenté (l'entente de Charlottetown prévoyait que le Québec aurait une garantie de 25% des sièges)

    La Nouvelle-Écosse (717,783 électeurs, 11 députés) a un député pour 65,253 électeurs. Le Manitoba (822,006; 14) a un député pour 58,714 électeurs, le N-B (585,798; 10 députés) un pour 58,579, Terre-Neuve (406,246, 7 députés) un par 58,035, la Saskatchewan (704,783; 14 députés) un pour 50,332 et l'IPE (106,787, 4 députés) un pour 26,696 électeurs. Le Yukon (22,789 électeurs) a un député, tout comme les TNO (28,162) et le Nanuvut (16,330).

    Un vote en Nouvelle-Écosse vaut donc 21% de plus qu'au Québec, au Manitoba c'est 34%, au NB 35%, à TN 36% et en Saskatchewan 57%. Ca grimpe à 280% dans les TNO, 294% à l'IPE, 329% au Yukon et au Nanuvut 483%. Vs avez bien lu: un vote au Nanuvut vaut presque 5 fois un vote au Québec. D'ailleurs Leona Aglukkaq y a été élue pour les Conservateurs avec 2806 votes, alors que son collègue Maxime Bernier obtenait 31,883 dans la Beauce. On est dans la république de bananes où le un homme, un vote n'a plus aucun sens.

    Or cette sous-représentation québécoise va s'accentuer à la prochaine élection puisqu'on va ajouter des sièges en Alberta, en CB et en Ontario, mais aucun au Québec.Vs devez faire quelque chose pour arrêter cette hémorragie politique faisant valoir le sous-représentation des électeurs québécois (Ottawa nous la joue par la population. Comme ces 3 provinces recoivent plus d'immigrants leur population grossit plus rapidement que la notre. Ce qu'il faut plaider c'est le nombre d'électeurs, de "Canadiens" donc, et non la population qui avantage les 3 provinces qui reçoivent beaucoup d'immigrants)
    http://enr.elections.ca/National_f.aspx »

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    jeudi 27 novembre 2008 09h45
    Solidarité ?
    « Encore faut-il qu'ils puissent travailler ensemble dans la même direction surtout dans la situation actuelle. Les trois ont certaines idées intéressantes qui pourraient, en laissant les rancunes de côté, se concilier. Encore faut-il une vision à long terme avec des objectifs à atteindre mais ce n'est pas le cas. Chacun semble trop pris dans ses propres idées et ses accusations pour faire avancer le Québec et reconnaître les points communs sur lesquels s'entendre. On aura un gouvernement qui va encore passer le plus clair de son temps à se chicaner au lieu de faire évoluer. C'est désolant. »

  • Émile Papillon
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 10h41
    Si on s'y mettait....
    « et qu'on posait les bonnes questions à M. Charest.
    - Qu'est-ce que l'opposition l'empêchait tant de faire de si grandiose pour faire face à la crise économique et qui justifiait une dépense de 83 millions pour une élection afin d'être majoritaire et de pouvoir s'exécuter?
    - Pourquoi refuser que le BAPE se prononce sur Bétancourt
    - Pourquoi avoir contourné la loi concernant Rabaska et empêché la Commission de protection du territoire agricole de se prononcer?
    - Qu'entendez-vous faire concernant les projets de Harper qui font fi des attentes du Québec ?
    - Pourquoi ne JAMAIS répondre FRANCHEMENT aux questions posées à l'Assemblée Nationale?
    Il y a des sujets si importants qui soulèvent la grogne populaire en cours de mandat et dont on entend pas parler du tout durant la campagne !
    Odile Papillon »

  • André Bissonnette
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 11h13
    @ Marcel fafouin
    « Non mais, vous êtes pas tanné de mettre des majuscules partout!
    Retournez à la petite école, grand dieu! »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 11h21
    Les vraies affaires, eux ?
    « Jamais ils ne parleront des vraies affaires, voyons, car ce ne sont pas leurs affaires les vraies affaires. Même QS et PV ne peuvent parler des vraies affaires. Tout le monde sait ça.

    C'est aux citoyens de parler des vraies affaires, car ces affaires leur ont été substituées, volées.

    Tiens, une vraie affaire:

    Le PLQ est le parti des groupes ethnocentriques nationalistes immigrants dont entre autres; les Juifs, les Italiens, les Grecs, les musulmans, les Chinois, les Anglais, qui d'un commun accord avec le fédéral s'engagent à accuser les Québécois de racistes et d'antisémites lorsque ceux-ci osent affirmer aussi leur ethnicité ou nationalisme. C'est la même stratégie employée par les Hassidiques en Pologne entre les deux guerres et qui a provoqué un antésémitisme radical. John James Charest, lui, est un Anglais dont le seul mandat est de se faire passer pour un Québécois car il parle bien le québécois. Bref, les racistes et même les antisémites sont au PLQ et ils s'entendent à merveille car ils s'assurent mutuellement de ne pas avoir à s'assimiller aux Québécois et recoivent l'aide du fédéral pour s'approprier "les affaires" des Québécois (coeur de l'économie: Montréal).

    Le PQ est le parti qui rassemble le 36% de Québécois qui se font prendre dans la stratégie des ethnocentristes nationalistes immigrants. Ce 36% de naïfs complexés par les accusations d'étrangers qui certainement doivent en savoir plus sur le monde qu'eux, puisqu'ils "viennent du monde extérieur", acceptent donc et se confessent (comme de bons chrétiens) de leurs fautes et de leur infériorité en se montrant ouverts à en apprendre plus sur les autres et à découvrir ce monde dont ils ignorent tout. Ce sont eux qui assimilleront des ethnocentriques et nationalistes immigrants (qui ne veulent pas d'eux). Alors là, les ethnos-nationaux immigrants leur récompensent cette ouverture en leur offrant un beau miroir dans lequel ils leur montre comment ils sont devenu beaux et si exemplaire en tolérance pour le reste du monde, et pendant que ces naïfs québécois s'éblouissent de leur nouvelle image, n'ayant plus d'yeux que pour ce miroir, les ethnos leurs enlèvent leurs pantalons, leur font les poches, leur mettent une carrotte dans le derrière et se bidonnent à se rouler par terre. Marois a compris comment on gagne le vote de ce 36% de Québécois et c'est pourquoi elle a largué les indépendantistes (trop indépendants).

    L'ADQ est le parti qui s'est donné comme mission de rassembler les Québécois qui ont su conserver et défendre leur ethnicité et identité nationale. Son problème était que le fédéral travaille contre cet identitaire et même donne les gros moyens aux ethnies nationalistes immigrantes pour l'aider dans cette tâche. La reconnaissance de la nation de Harper allait lui donner des ailes en ce sens et le succès électoral de l'ADQ en 2007 en fut une confirmation. L'autonomisme permettrait alors un pacte avec le fédéral de reconnaître l'ethnicité et nationalisme des Québécois parmis tous les autres dans ce Canada mulriculturel. Malheureusement, c'était ne pas connaître la vraie nature de l'Anglais et Dumont l'a apprit durement par la désinvolture avec laquelle Harper l'a envoyé paître au début de cette élection. Il n'y a pas de place pour les Québécois dans ce Canada. Il n'y en aura jamais. Les Québécois doivent faire eux-mêmes cette place pour eux-mêmes. »

  • Raynald Adams
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 11h33
    Le pouvoir politique du Québec en déclin
    « Aucun de chefs n'en a glissé mot dans sa réponse à la question, mardi. Pourtant, si le Québec perd de son pouvoir politique au sein du Canada, c'est parce que l'article 51 de la Constitution canadienne officialise sa sous-représentation.

    En effet, il y est indiqué en noir sur blanc que le Québec comptera 75 sièges et que c'est le nombre de sièges DANS LES AUTRES PROVINCES qui sera rajusté en fonction de la démographie changeante PAR RAPPORT AU QUÉBEC.

    À défaut d'un véritable changement de statut ou d'une réécriture pure et simple de la Constitution canadienne, quelque promesse que ce soit n'est que du vent. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 12h09
    Madame Marois
    « Madame Marois n'a pas le temps de proposer des solutions aux problèmes de l'heure, elle passe son temps à corriger ses déclarations. »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 13h33
    Deux questions fondamentales...
    « On peut palabrer longtemps sur les bons coups/mauvais coups des uns et des autres que nous a laissés ce débat des chefs ainsi que sur l'utilité de cette campagne électorale.

    À mon avis, deux questions fondamentales n'ont pas été posées aux chefs et aux partis en présence, ni n'ont été abordées (ni répondues) en aucune occasion: (1) Comment se fait-il que le Québec ait progressivement glissé vers les derniers rangs ( quel rang, déjà , en 2008?) des États les plus mal foutus en Amérique et cela, même au sein de la présente Confédération canadienne ? (2) Qu'entendez-vous faire pour renverser cette tendance en s'appuyant sur le modèle socio-politico-économique que soutiennent vos partis politiques respectifs ?

    En corollaire : Oubliez le patinage, les défenses puériles, les cassettes préenregistrée, les promesses vides et le brouillage dans les sophismes et les détails . Dessinez-nous les principales avenues que vous entendez prendre pour nous sortir de cette déchéance et remettre le Québec (en mode 'province' ou en mode 'pays', choisissez!) sur la voie des États en nette amélioration de leur rang, en Amérique. Et cela, tant au plan économique, qu'au plan social, qu'au plan identitaire/linguistique/culturel, qu'au plan politique.

    Quand on aura répondu à ces questions, je serai rassuré. Je saurai qui est le mieux placé pour préparer la destinée du Québec de mes enfants et de mes petits-enfants. Pour l'instant, je suis perplexe et je me perds dans les discussions partisanes stériles, parcellaires et à courte vue des belligérants en présence... »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 16h27
    Un moment des plus opportun
    « Si Jean Charest avait davantage à coeur les intérêts du Québec que les siens propres, il saurait (et dirait) que la crise économique qui touchera certes le Québec est un moment des plus opportun pour tailler en pièces le pouvoir de dépenser du fédéral. Pour affaiblir un ennemi, on n'attend pas qu'il ait eu le temps de retrouver tous ses moyens. Mais Charest est avant tout fédéraliste. Il confond les intérêts du Québec avec les siens, qui ne sont rien d'autres que d'exercer le pouvoir. Espérons pour le Québec qu'il arrivera à se trouver d'autres intérêts un peu plus nobles.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 16h32
    Pauvres Québécois
    « Oui, pauvres Québécois, qui en sont encore à s'excuser de ne pas livrer la gouverne de leur existence et de leur survie linguistique et culturelle à ces immigrants qui arrivent d'Europe ou d'ailleurs avec une peur viscérale du nationalisme. Oui, pauvres Québécois !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 20h09
    À Roland Berger
    « Facile à dire, monsieur, et à faire le fanfaron, alors que vous êtes allé vous planquer en Ontario où le « grass est assurément greener » pour vous, au lieu d'être sur le plancher des vaches avec vos congénères pour mener la « supposée » lutte! Mais quel courage! »

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