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À hauteur de femme

Michel David   27 novembre 2008  Québec
Pauline Marois avec des étudiant à l’UdeM
Photo : Jacques Nadeau
Pauline Marois avec des étudiant à l’UdeM
Quand un joueur de hockey sombre dans une période léthargique et qu'il cafouille continuellement autour du filet au lieu d'y lancer la rondelle, les experts parlent généralement d'un manque de confiance.

Cela lui fait «prendre les mauvaises décisions», alors que les bonnes semblent venir spontanément quand la confiance est présente. On explique toutefois qu'il suffirait d'un but, même chanceux, pour que «ça débloque». Apparemment, le hockey se joue surtout «entre les deux oreilles».

Dans le document interne qui a fait l'objet d'une fuite dans La Presse en début de campagne, les stratèges péquistes constataient non seulement que Pauline Marois traîne l'image d'une snob, mais aussi qu'elle est «hésitante» et «écoute trop le monde».

Il est vrai que la chef du PQ donne souvent l'impression de ne pas trop savoir quoi penser. Ses déclarations confuses sur les mises à la retraite massives de 1997 en sont une magnifique illustration.

Dans son projet d'instituer une citoyenneté québécoise dont les modalités seraient incompatibles avec la Constitution canadienne, elle a également semblé s'être laissée influencer par des conseillers au sens politique douteux. La semaine dernière, elle a clairement laissé entendre que ces modalités seraient revues si jamais elle devenait première ministre.

Se pourrait-il que ce qui apparaît souvent comme un manque de jugement traduise plutôt un manque de confiance dans son propre jugement? Dans un point de presse, il suffit qu'une question devienne trop insistante pour que Mme Marois commence à nuancer la réponse qu'elle vient de donner.

Malgré sa belle feuille de route, elle donne parfois l'impression de se demander au fond d'elle-même si elle est réellement à la hauteur. Certains y verront peut-être un trait féminin. Le monde politique en est un où les ego sont souvent surdimensionnés, mais cette hypertrophie est généralement moindre chez les femmes politiques que chez leurs collègues masculins.

Mme Marois a déjà confié qu'elle n'hésitait pas à s'entourer de gens plus forts qu'elle. Pour bien des politiciens mâles, la simple admission qu'il puisse exister quelqu'un de plus fort serait impensable. Sous le sceau de la confidence, une ministre très en vue racontait avec une pointe d'amertume qu'avoir été un homme, elle aurait sans doute entretenu de plus hautes ambitions.

***

Au lendemain d'un débat, il est de bon ton pour un chef de parti de pousser des cocoricos victorieux. Hier, la satisfaction de Mme Marois semblait pourtant aller au-delà d'une figure imposée. En entrevue avec Benoît Dutrizac, sur les ondes de 98,5, elle s'est octroyé une note de 8,5 sur 10... dont elle s'est presque excusée par la suite. Elle se félicitait tout d'abord d'être demeurée elle-même, mais aussi d'avoir été efficace dans ses attaques. Le seul point d'ombre avait été sa difficulté à transmettre son propre message.

«Les gens doutaient un peu de tout ça, mais là, c'est réglé», a-t-elle expliqué. Il est vrai que plusieurs, y compris au sein de ses propres troupes, commençaient à désespérer de la voir un jour rendre coup pour coup, mais la chef du PQ a aussi donné l'impression de s'être étonnée elle-même face à deux adversaires aussi aguerris.

Mme Marois n'a jamais été un grande oratrice, même si son nouveau télésouffleur a quelque peu amélioré les choses. À l'Assemblée nationale, on ne peut pas dire qu'elle soit une débatteuse très redoutable.

Même avant qu'elle ne devienne chef du PQ, je ne me souvenais pas de l'avoir vue aussi à l'aise et efficace que mardi soir. C'était comme si toutes ses inhibitions étaient tombées d'un coup. Un peu trop, selon certains. C'est Jean Charest, pourtant une véritable bête de scène, qui avait soudainement l'air mal à l'aise.

Mme Marois semble même avoir trouvé une façon de compenser le désavantage que constitue pour elle une campagne axée trop exclusivement sur l'économie, en l'amenant sur son propre terrain. «L'économie et le social doivent être mis l'un au service de l'autre», a-t-elle expliqué aux étudiants de l'Université de Montréal, qui l'ont l'applaudie chaudement à l'évocation des CPE.

***

Bien sûr, une hirondelle ne fait pas le printemps. En 2007, André Boisclair avait eu le dessus lors du débat télévisé. Le lendemain, il était déchaîné, alors que M. Charest semblait ébranlé. Cela n'a pas empêché le PQ de prendre sa plus sévère raclée depuis 1973.

Hier, les commentateurs s'accordaient pour dire que la tournure du débat de mardi ne suffirait pas à modifier le cours de la campagne, même si un sondage éclair effectué par Crop auprès de 452 téléspectateurs francophones confirmait que la performance de Mme Marois avait été perçue comme la meilleure. Elle-même a préféré s'abstenir de toute conjecture sur l'impact que cela pourrait avoir sur l'issue du scrutin.

Il est vrai que la tendance favorable aux libéraux semble trop lourde pour être renversée d'ici le 8 décembre, et l'effondrement de l'ADQ exclut pratiquement l'hypothèse d'un gouvernement minoritaire.

Rien ne pourra cependant enlever à Mme Marois ce qu'elle a tiré personnellement de sa victoire de mardi. Elle sait maintenant qu'elle peut être à la hauteur et les militants péquistes le savent aussi. Pour la suite des événements, cela a son importance.

D'ailleurs, puisqu'il est question de l'après-élection, ceux qui ont accompagné la chef péquiste depuis le début de sa tournée ont noté qu'elle avait exprimé plus fortement son engagement envers la souveraineté, même si la tenue d'un référendum demeure toujours aussi hypothétique. Sûrement un hasard.

***

mdavid@ledevoir.com
 
 
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  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 07h24
    La question qui tue
    A la fin, vers 10 heures moins 10, Bureau a demandé aux trois chefs c'était quoi leur American Dream pour les Québécois? Je me suis dit enfin on va sortir des pénibles deux heures de garderies, de listes d,attente et c'est-pas-de-ma-faute-c'est-de-la-tienne, pour planer un peu plus haut, un peu plus loin comme cet été à Québec. Enfin, on va voir s'il y a en un des trois qui a une goute de vision pour le Québec et qui est capable de s'élever au-dessus des maudites garderies.

    Dumont a parlé d'en finir avec le décrochage scolaire, celui des gars en particulier (remember l,ADQ est un parti de gars). Dumont c'est Dumont, son parti est à son image.
    (lorsque Dumont aura 70 ans, son programme va parler des soins à domicile et à 80 des funérailles gratos).

    Charest a parlé de son projet de développer le grand nord, un remix du projet péquiste, accéléré par le réchauffement climatique récent (si réchauffement il y a ...). Un beau projet, un projet d'avenir qui va enrichir le Québec, mais qui ne verra pas le jour avant 10 ou 15 ans.

    Et puis vint Pauline. J'ai mis alors ma bière de côté et je me suis dit: vas-y Pauline, vas-y ma poule, fais-nous enfin vibrer. Dis-nous ce dont tu rêves pour toi, tes enfants et les Québécois, dans deux-trois ans à peine (Kohl a réuni les deux Allemagnes en un an à peine, Havel a séparé la République Tchèque et la Slovaquie en 3 mois). Dis-nous Pauline que c'est toi qui va enfin réussir là où tous les hommes ont échoué, de Ti-Poil à Lulu. Montre-nous que tu es une femme exceptionnelle et que tu peux libérer ton peuple.

    Le colonisateur européen a laissé 4 grandes cultures en Amérique. La colonie portugaise est devenue le Brésil, qui couvre la moitié du continent sud-américain. Les colonies espagnoles sont devenues une vingtaine de pays, du Mexique à l'Argentine. Les colonies britanniques sont devenues le Canada et les USA, ainsi que quelques iles. Même les esclaves noirs ont eu droit à des États souverains dans les Antilles. Mais nous, les Tremblay d'Amérique, on a été les grands cocus de l'Histoire. D'ici quelques années, si vous me portez au pouvoir, je vais corriger l'erreur historique et donner enfin un pays aux Tremblay d'Amérique.

    Quand je l'ai entendu partir sur son projet éducatif, je me suis retenu très fort pour ne pas mettre la hache dans la télé. Y'a des limites à sauter les plombs...

  • Brun Bernard
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 08h08
    Et hop.
    "Il est vrai que la chef du PQ donne souvent l'impression de ne pas trop savoir quoi penser." On n'a pas l'impression qu'elle manie la dialectique qui fait qu'on a une pensée digne de ce nom. On le sait dès qu'une personne ouvre la bouche,dans les mots choisis, (la structure de la langue qui véhiculent des connaissance implicites qu'il y a une culture, une pensée voire une vision) qu'il n'y a pas grand possibilité d,avoir une vision pour l'avenir. Non, on comprend pourquoi Madame Marois fait dans l'humeur, l'impolitesse, l'affectif. Il faudrait aussi que nous pensions à notre état de métis amérindiens-irlando-franco-africain-tec...de nos origines québécoises. Que nous pensions à éduquer nos enfants pour le futur que tous citoyens du Québec d'où qu'ils viennent font partie d'un rêve, celui d'avoir un pays en français et multi-ethnique. Tout comme moi, tout comme ma famille présente sur le sol américain depuis 3 siècles et demi. Nos devrions montrer au monde que nous sommes une région multi-ethnique et c'est génial, beau, extraordinaire. C'est la grandeur de l'Amérique. Les États-Unis viennent de nous monter l'exemple.
    Madame Marois qu'elle soit femme ou homme doit parler d'une politique d'un Parti, il n'y a aucune féminité là-dedans, voyons donc.

  • Normand Chaput
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 08h08
    moi je vote pour un pays
    Il est vrai que les garderies et les projets éducatifs ne sont pas très inspirants. Pourtant ils auraient dû comprendre, il y avait 8% de voteurs aux dernières élections scolaires et c'étaient ceux qui se présentait et leur famille immédiate.
    J'ai vraiment le goût de leur servir la même médecine.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 08h14
    @ M. Jacques Noel
    Pourquoi critiquer aussi vertement sa cheffe une semaine avant l'élection provinciale ? Mme Marois sait ce qu'il faut dire et ne pas dire pour gagner le 8 décembre prochain. Attendez donc au 9 décembre avant de la frapper et, pweut-être, vous offrir pour la remplacer avec vos bonnes idées, si elle s'est trop plantée le 8.

    On peut suggérer à Mme Marois, pour vous faire mieux vibrer, de s'engager un poète "peut-être Gilles Vigneault" qui la suivrait dans ses déplacements pour pomper le Québécois moyen qui en aurait besoin en lui soulignant nos humiliations du passé et nos espoirs dans le pays du Québec à venir.

  • Patrick Maillet
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 08h18
    Un débat francophones... 15-20 des électeurs n'écoutaient pas... 80% votent quoi?
    Un débat francophones... 15-20 des électeurs n'écoutaient pas... 80% votent pour qui? Comment se forment-ils un opinion? Elle est basé sur quoi?

    Je trouve votre article très intéressant, mais je trouve un élément de votre conclusion intéressante. Le fait que Mme Marois soit premier chez les francophone n'est pas surprenant. Elle et le PQ sont premier chez les francophone depuis le début de la campagne!

    J'habite et je travaille avec des Québécois anglophone et allophone-anglophone et la majorité ne savaient même pas qu'il y avait un débat. Plusieurs ne savait pas qu'il y avait une élection!

    Ceux qui écoute les médias anglo-québécois ont des animateurs anglophone et selon tout les sondages votes à 85% libéral, ceux qui écoute les média anglo-canadiens n'entende que peu parler d'élection avec une information douteuse au plan journalistique (pour les élection provinciale) et ceux qui écoute la télé Américaine (la majorité) ne savent rien de l'élection!

    Ils votent à 80% pour Jean Charest et le partie Libéral! Ils n'écoute pas le débat et Charest ne peu pas les impressionner!

    Pourquoi les journalistes québécois n'en parle jamais? Comme si ça n'influençait pas le vote. Ici, contrairement au État-Unis, nous n'avons pas le droit de dire qui vote pour qui avec précision. Les Américains décortiques par age (au 10 ans), par groupe ethnique, par religion, par revenue et par groupe d'intérêt.

    Ici, les francophones (à 98%) écoute le débat et les résultat donnent les statistiques des intention de votes des francophones!

    Patrick

  • Kim Cornelissen
    Inscrite
    jeudi 27 novembre 2008 08h23
    Que de sexisme dans les commentaires...
    Non, les femmes et les hommes, de façon générale, ne dirigent pas de même façon en politique et les gens qui travaillent dans ce domaine vous le diront de façon claire; on s'entête à nier l'importance de la présence et du pouvoir aussi grand des femmes et des hommes et, en présence des femmes, on personnalise continuellement le débat. Plutôt que de remettre en question l'agressivité et le machisme favorisé en politique selon une vision anachronique, on reproche aux femmes d'être humaines, entre autres pour Pauline Marois... Pourtant, on reconnaît à Angela Merkel, chancelière d'Allemagne, son très grand sens de la diplomatie internationale: croyez-vous vraiment que cette qualité lui vient du fait qu'elle est aggressive?
    Demandons aux gens en politique qu'ils se délaissent de leurs comportements aggressifs anachroniques et invitons-les à agir vraiment en tant que nos représentantes et représentants qui défendent nos intérêts et nos rêves.
    Quant à la souveraineté qu'espérait entendre M. Noël, la meilleure façon de convaincre les gens de voter oui à un prochain referendum, c'est de les équiper à comprendre les débats et à avoir confiance dans la société qu'ils veulent libérer d'une tutelle colonialiste; c'est que Pauline fait.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 09h24
    A l'image de son parti...
    M. David, vous savez fort bien qu'il n'y a "aucun hasard" dans le fait que Pauline Marois élude si facilement la question de la souveraineté. Elle sait lire les sondages, tout de même! Selon Léger Marketing, 63% des Québécois n'y croient même plus dont 25% de péquistes (18/11/08), alors que, selon CROP, la souveraineté du Québec se situe au 14e rang des principales préoccupations des électeurs (15/11/08). Elle démissionnerait demain matin au profit de "qui vous voulez..." que le dilemme du P.Q. demeurerait entier! Qui peut encore croire sérieusement que le P.Q. réalisera un jour la souveraineté du Québec? A constamment entretenir la "confusion" à ce sujet depuis 40 ans et en étant passé maître dans l'art d'esquiver la question du "comment" au profit du "pourquoi", ils ont contribué eux-mêmes à vider de tout sens leur "objectif premier" si jamais il le fut!

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 09h35
    Qui passerait le test ?
    À analyser tous les tics,la tenue vestimentaire, les réparties, le langage corporel,les mots choisis, personne d'entre nous réussirait à obtenir la note de passage.

    On est encore à la recherche de saints et de saintes pour venir en aide à nos causes désespérées. Souvenez-vous que c'est lorsque l'on est mort que l'on atteint cette odeur de sainteté.

    À lire les commentaires laissés par nous, lecteurs, personne ne passerait la rampe. Il y en a qui s'expriment mal, d'autres font le plein de fautes de français, d'autres sont complètement en dehors du sujet.

    Tous les êtres humains sont différents, pourquoi ne pas l'accepter.

    Allez vous mettre le nez en première ligne et vous verrez bien que vos détracteurs trouveront des mousses dans vos nombrils.

    Valdor Lagacé-Gallant

  • Jean-Serge Baribeau
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 10h22
    Des politiciens et politiciennes usé(e)s! Place au renouveau
    Quant à moi, je pense que les politiciens actuellement en place sont, à quelques nuances près, des politiciens usés jusqu'à la corde, radotant les vieilles et sempiternelles querelles stériles. Je pense que le fait d'être une femme nuit à Pauline Marois. Dans une certaine mesure. Mais, tout comme l'incontournable Jean Charest et l'adolescent attardé appelé le petit Mario, cela fait trop longtemps qu'elle gâche le paysage politique. Je ne veux pas sombrer dans l'âgisme. Ce n'est pas seulement une question d'âge. C'est aussi une question d'usure profonde, un peu comme les vieux stationnements ou les vieux viaducs qui s'effondrent!

    Je me considère comme une personne surpolitisée. J'ai été élevé, pendant les années 40 et 50, dans un milieu farouchement anti-duplessiste et j'ai déjà milité pour le droit de vote à 18 ans. Je sais qu'être politicien n'est pas ce qu'il y a de plus facile. Néanmoins grande est ma lassitude et je ne pardonnerai jamais au PQ au PLQ de n'avoir point modifié le système électoral, lequel va à l'encontre de l'évolution sociologique et culturelle de la société québécoise.

    En somme, je suis aux aguets, me demandant si je ne verrai pas surgir de la fraîcheur et de l'audace.

    JSB, sociologue des médias

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 10h30
    Dommage !
    Dommage que monsieur Noël desserve avec tellement de verve la cause qu'il prétend défendre.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 10h38
    @Gilles Bousquet
    La question portait sur l'American dream version québécoise. C'était une excellente question, surtout à la fin d'un débat. C'était le temps d'y mettre son coeur et de vendre aux électeurs son idéal, le sens de son engagement en politique.

    Charest a donné la bonne réponse, tant pour ses électeurs libéraux que pour l'ensemble des Québécois. L'avenir du Québec passe inévitablement par la prise de possession du nord et son développement. Nous sommes des Nordiques et devons enfin l'assumer.

    Mais Dumont et Marois sont passés complètement à coté de la question. Pauline devra expliquer pourquoi (ce que je soupçonne c'est qu'elle s'est dit:c'est la fin du débat je vais éviter la question pis ploguer mon programme, mon "projet éducatif". De toute façon la souveraineté j'en parle pas)

    Ca fait plusieurs élections que le PQ et le Bloc font en bas du nombre des souvenainistes au Québec. Pas étonnant, ca fait 13 ans qu'ils n'en ont pas parlé. Tous les jeunes de 30 ans et moins n'ont jamais entendu de leur vie adulte un politicien québécois leur parler de souveraineté!! Pas étonnant qu'ils votent vert ou ADQ.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 10h42
    « Des larmes de crocodiles...»
    Saint-Henri, Montréal

    Le jeudi, 27 novembre 2008.

    Lorsque Pauline Marois a participé au forum politique sur les ondes de la télévision de Radio-Canada, le journaliste Patrice Roy lui a directement demandé si elle referait «oui» ou «non» les coupures dramatiques auxquelles le gouvernement affirmait avoir dû procéder.

    Madame Marois s'exclama d'un grand «Non !!» retentissant et sonore pour ensuite tergiverser dans la confusion...puis sombrer dans une sensiblerie presque digne d'une Lise Thibault...

    Madame Marois peut bien essayer de s'excuser en venant pleurnicher sur son passé, afin de tenter de nous émouvoir. Il n'en demeure pas moins qu'elle a été partie prenante et a appuyé durant des années un gouvernement de droite tyrannique et saccageur qui, comme Michel Chartrand le disait, a procédé à la «désorganisation des services».

    Un dit gouvernement, qui avait les dents très longues pour mordre les plus faibles, mais qui s'est refusé de saisir l'argent dont il avait besoin pour maintenir nos services, dans les poches débordantes où il se trouvait...
    Pauline Marois qui, à l'instar de Mario «Le Matamore» Dumont, est donc elle aussi venue nous faire son show télévisé de «mea culpa» auquel il ne manquait plus qu'un oignon de caché dans le mouchoir pour essayer de nous faire brailler...

    Mais sachez bien au moment d'apposer votre petite croix sur votre bulletin de vote que notre nouvelle aspirante pilote volant de l'État, a appuyé et défendu un gouvernement scélérat, lequel, pendant qu'il vargeait à tour de bras sur les personnes les plus fragilisées de notre société, a d'un même souffle réduit les impôts de $ 4.5 milliards pour la classe la mieux nantie du pays ; justifiant l'ignominie par un «soi-disant» impératif besoin d'atteindre le «déficit zéro».

    Aujourd'hui, nous, Québécois, peuple sans mémoire, une fois de plus aveuglé par le voile opaque d'une souveraineté désormais instrumentalisée et réduite à des fins bassement partisanes, tentons de nous émouvoir sur un flot de larmes qui sont bien plus les larmes d'un dirigeant venant pleurer sur son propre sort, alors que nous subissons tous encore les contrecoups désastreux de leurs décisions mercenaires et irresponsables.

    Si Madame Marois était à ce point «déchirée» au moment d'endosser les choix abusifs et inéquitables du gouvernement Bouchard, c'est qu'elle était parfaitement au courant des séquelles dramatiques et des plaies profondes qu'ils engendreraient sur notre société. Et à ce titre, Pauline Marois, n'en est encore que plus responsable.

    Mais plutôt que de se dissocier et de lutter afin de protéger les citoyens et préserver nos acquis, la ministre Marois a délibérément choisi de se faire la soubrette des décisions tyranniques de son chef «Lucien Bouchard» et l'avocate de son parti : «Le PQ» . Madame Marois doit désormais assumer les conséquences de ses actes et en payer le prix politique.

    On aura beau dire que les politiciens doivent cesser de s'entre accuser pour tenter de s'esquiver de leur inepties. Le passé étant garant de l'avenir, si des circonstances similaires à cette époque survenaient à nouveau, nous bénéficierions déjà d'un exemple patent pour nous indiquer de quel bois elle se chauffe et de quel côté le pain doré de Pauline Marois est beurré.

    On aura beau dire que Pauline Marois est «péquiste»...
    En ce qui me concerne, elle est aussi libérale que les autres...


    Il n'y a pas que «Madame Marois» qui en a.. Raz l'bol...


    Il y en a d'autres aussi...



    ______________________

    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    MSN:http://christianmontmarquette.spaces.msn.com
    Ancien site électoral : www.ufp-laporte.ca.tc
    Site officiel : www.quebecsolidaire.net
    Courriel : info@quebecsolidaire.net
    Programme : http://quebecsolidaire.net/engagements_2008
    Téléphone : (514) 278-9014

    Liste d'appuis des artistes à Québec solidaire :

    Yvon Deschamps, Richard Desjardins, Dan Bigras, Luck Mervil, France Castel, Raymond Lévesque, Judi Richard, Paul Amarani, Karen Young, Christian Vanasse des Zapartistes et Yves Lambert, fondateur du groupe La Bottine souriante.
    Autres appuis : Michel Chartrand, André Ferretti fondatrice du RIN, Laure Waridel fondatrice d'Équiterre et le peintre et sculpteur, Armand Vaillancourt.
    Autres parutions :

    «Quand j'ai rencontré Madame Marois...» - Presse-toi à Gauche
    http://www.pressegauche.org/spip.php?article2938

    « Des larmes de crocodiles...» - Vigile
    http://www.vigile.net/Des-larmes-de-crocodiles

    « Dan Bigras fait le bon choix ! » - Vigile
    http://www.vigile.net/Dan-Bigras-fait-le-bon-choix

    « Une loi scélérate » - Le Devoir
    http://www.ledevoir.com/2008/11/18/commentaires/08

    Las... Des... Culs... - Dehors ! Le Matamore ! - Le Devoir
    http://www.ledevoir.com/2008/11/22/commentaires/08

    «La politique Nazi des « bouches inutiles» - Rodolphe Bourgeoys

    http://www.ledevoir.com/2008/11/21/commentaires/08

    «Sortir du cul-de sac politique» - Le Devoir
    http://www.ledevoir.com/2008/11/19/commentaires/08

    « Un moteur Vert pour un Québec solidaire ! » My Space MSN
    http://christianmontmarquette.spaces.live.com
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    «Le Parti vert se tire dans le pied » - GaiaPresse :
    http://www.gaiapresse.ca/fr/analyses/index.php ?id=44

  • emeri
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 11h24
    Michel David cherche des poux, c'est son métier
    Mais nous, simple Québécois (et non Québécois simple) à quoi ça nous sert de nous chicaner sur des points et des virgules
    comme le font les supers chroniqueurs, grassement payés pour
    le faire sur notre dos.
    Nous voulons tous un pays du Québec et qu'est-ce que nous faisons? Nous cherchons des minus petits poux chez notre
    chef, Pauline Marois, qui se «d'ésame» à bâtir un Québec
    fier, francophone et libre. Aucun de nous n'a le courage de
    cette dame, avec ses grandes qualités et ses petits défauts,
    à prendre la barre et mener notre beau grand bateau à bon port.
    Réjean Grenier.

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 15h59
    PLQ est devenu le parti des Anglos .
    Il est bien plus facile d'être un anglophone au Québec qu'un francophone ailleurs au Canada, confirme la première étude portant sur l'utilisation des langues des minorités de langue officielle au pays.
    Ceux qui écoutent les médias anglo-québécois ont des animateurs anglophones et selon tout les sondages votent à 85% libéral, ceux qui écoutent les média anglo-canadiens n'entendent que peu parler d'élection avec une information douteuse au plan journalistique (pour les élection provinciale) et ceux qui écoutent la télé Américaine (la majorité) ne savent rien de l'élection!
    Les chiffres dévoilés par Statistique Canada (SC) sont éloquents : 22 % des francophones vivant hors du Québec utilisent surtout le français dans la vie de tous les jours, alors que 63 % des Québécois anglophones utilisent principalement l'anglais.
    Selon des chiffres de Léger Marketing, plus de 75 % des francophones ont boudé le Parti libéral (PLQ) aux élections provinciales du 26 mars dernier 2007. Où est le scandale d'avoir une population qui supporte un parti? Dit pour sa part John Parisella .
    Le gouvernement du Québec investit 2.5 milliards de dollars dans le Centre Universitaire McGill (CUMG) (les travaux sont commencés) et 2.5 milliards dans le CHUM. Pourtant, les anglophones ne forment que 7.7 % de la population. Au % de la population qu'il dessert, le CHUM sera sous-financé par un facteur 11, comparé au CUMG !
    En 2004, la Fondation Canadienne pour l'Innovation a approuvé pour le Québec des montants pour des projets de recherche de 2.55 millions pour l'université McGill alors que les 6 autres universités reçoivent 2.53 millions. Y a-t-il un problème ?
    C'est que ce 7.7% représentent quand même plus d'un demi-million de personnes, concentrées au centre de la métropole, dans un rayon de 10k autour de l'Université McGill. Avec 2 universités, une demi-douzaine de cegeps, un réseau complet d'écoles anglophones (11% des élèves au Québec étudient en anglais!), trois grands hôpitaux anglais, des CLSC et des services anglais mur à mur offerts par la Ville, le Québec et le Canada, ce demi-million de Gaulois peut vivre sans aucun problème en anglais.

    Après tout les Anglos sont-ils si défavorisés que ça au Québec ?
    Je rêve du jour ou les francophones du Québec, reçoivent le même traitement.
    Aller voter le 8 décembre pour avoir un OUI pour le Québec avec le vote de 85 % des francophones.

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 16h17
    À Christian Montmarquette
    Si Pauline Marois verse des larmes de crocodile, vous hurlez avec les loups. Je veux bien reconnaître une responsabilité dans sa soumission aux ordres d'un Lucien Bouchard au moins aussi conservateur que Stephen Harper, mais cette soumission ne signifie pas à mes yeux qu'elle a envers la classe moyenne le manque de compassion dont l'a indirectement accusée Jean Charest durant le débat.
    Certes, Madame Marois a été une bonne élève, une élève obéissante qui a fait les devoirs qu'on lui a confiés avec sérieux et compétence. Mais ce sont les militants péquistes et, avec eux, les Québécois, qui ont invité Lucien Bouchard à venir prendre la direction des destinées du Québec tel un messie. En bon québécois, pousse, mais pousse égal.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    vendredi 28 novembre 2008 13h15
    @Roland Berger
    "Certes, Madame Marois a été une bonne élève, une élève obéissante qui a fait les devoirs qu'on lui a confiés avec sérieux et compétence. Mais ce sont les militants péquistes et, avec eux, les Québécois, qui ont invité Lucien Bouchard à venir prendre la direction des destinées du Québec tel un messie."

    Tout comme sous la période hitlérienne alors que tous les petits soldats ont prétendu avoir fait leur devoir en obéissant au grand maître lorsqu'il prônait la pureté de la race et ordonnait l'extinction des juifs......

    Jusqu'où va la complaisance.....!

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