L'ADQ aurait les moyens de renflouer la Caisse de dépôt
Québec — C'est l'ADQ qui pourrait le plus facilement aider la Caisse de dépôt et placement (CDP), estime Mario Dumont. Mais le chef adéquiste a refusé d'indiquer hier quel serait son plan d'action pour éviter les répercussions de la crise sur les rentes de retraite.
«Il n'y a pas un parti qui aurait autant de marge de manoeuvre que le nôtre», a indiqué M. Dumont hier matin, au cours d'un rassemblement partisan tenu dans la circonscription de Louis-Hébert. «Si on devait arriver dans une situation où il faut renflouer la Caisse, nous, on est le parti avec une marge de manoeuvre de 10 milliards, [obtenue] en réduisant la dette. Si un cadre financier [permettait] un sauvetage, c'est le nôtre.»
Cette marge de manoeuvre serait en réalité de quelque 410 millions par année: il s'agit des économies qui seraient réalisées sur le paiement de la dette, allégée des 10 milliards que Mario Dumont entend payer rapidement. M. Dumont voudrait vendre 10 % d'actions d'Hydro-Québec pour y arriver.
Au lendemain du débat des chefs, M. Dumont est revenu à la charge pour demander à Jean Charest de dévoiler les états financiers de la CDP, qui traverse une crise importante. «Une seule personne peut répondre [aux interrogations], et c'est M. Charest», a dit Mario Dumont. «C'est lui qui a joué au spéculateur», a-t-il accusé.
M. Dumont a réclamé que les règles de fonctionnement de la Caisse soient changées, pour notamment forcer la publication des états financiers sur une base plus fréquente. Il a dénoncé le manque de transparence de la CDP, dont on ignore l'ampleur exacte des pertes encourues ces derniers mois. Mardi, le Globe and Mail rapportait une vente de feu des actifs de la CDP pour obtenir 10 milliards de liquidité. C'est la CDP qui gère les fonds de la Régie des rentes du Québec (RRQ).
Invité à expliquer ce qu'il ferait à la place de Jean Charest, Mario Dumont a répondu qu'il ne voulait pas «augmenter les cotisations en période de crise financière, la classe moyenne souffre déjà énormément. Et couper les pensions, c'est clair qu'il n'en est pas question».
Alors quoi? M. Dumont a indiqué qu'il fallait revoir la gouvernance de la CDP, avant de rediriger la question vers M. Charest. «Aujourd'hui, l'enjeu est de savoir si le 8 décembre, les gens vont voter sans que le premier ministre ne donne l'heure juste. C'est une chose de ne pas donner le portrait d'ensemble, c'en est une autre de ne pas parler aux Québécois des impacts que ça [les déboires de la CDP et la crise boursière] a dans leur vie.»
«Comment il va réparer ce gâchis? Par des coupures dans les pensions ou par des hausses de cotisations, il faut le savoir. Hier, on a vu que son seul combat économique, c'est pour cacher l'information», juge Mario Dumont.
Charest défend l'autonomie
M. Charest a pour sa part répété hier à Shawinigan qu'il souhaitait que la Caisse continue d'avoir une gestion autonome par rapport au pouvoir politique. «On a donné un nouveau mandat à la CDP, on lui permet de fonctionner indépendamment et on va continuer à le faire», a-t-il dit.
Le chef libéral a cité un chapelet d'experts qui, selon lui, ont appuyé sa position de ne pas dévoiler avant la date prévue, en février, la teneur des pertes de la Caisse de dépôt dans l'aventure des papiers commerciaux. Il a notamment cité l'ancien député bloquiste et candidat péquiste défait en 2007, Yvan Loubier, ainsi que l'ancien vice-président de la Caisse Michel Nadeau et l'ancien attaché politique péquiste Luc Vallerand, maintenant directeur général de l'Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublics.
«C'est à peu près unanime chez les observateurs», a-t-il dit. Mais il a refusé de commenter la nouvelle selon laquelle la Caisse pourrait devoir faire ce que la Banque nationale a annoncé hier, soit augmenter ses pertes appréhendées sur les PCAA.
«Il n'y a pas un parti qui aurait autant de marge de manoeuvre que le nôtre», a indiqué M. Dumont hier matin, au cours d'un rassemblement partisan tenu dans la circonscription de Louis-Hébert. «Si on devait arriver dans une situation où il faut renflouer la Caisse, nous, on est le parti avec une marge de manoeuvre de 10 milliards, [obtenue] en réduisant la dette. Si un cadre financier [permettait] un sauvetage, c'est le nôtre.»
Cette marge de manoeuvre serait en réalité de quelque 410 millions par année: il s'agit des économies qui seraient réalisées sur le paiement de la dette, allégée des 10 milliards que Mario Dumont entend payer rapidement. M. Dumont voudrait vendre 10 % d'actions d'Hydro-Québec pour y arriver.
Au lendemain du débat des chefs, M. Dumont est revenu à la charge pour demander à Jean Charest de dévoiler les états financiers de la CDP, qui traverse une crise importante. «Une seule personne peut répondre [aux interrogations], et c'est M. Charest», a dit Mario Dumont. «C'est lui qui a joué au spéculateur», a-t-il accusé.
M. Dumont a réclamé que les règles de fonctionnement de la Caisse soient changées, pour notamment forcer la publication des états financiers sur une base plus fréquente. Il a dénoncé le manque de transparence de la CDP, dont on ignore l'ampleur exacte des pertes encourues ces derniers mois. Mardi, le Globe and Mail rapportait une vente de feu des actifs de la CDP pour obtenir 10 milliards de liquidité. C'est la CDP qui gère les fonds de la Régie des rentes du Québec (RRQ).
Invité à expliquer ce qu'il ferait à la place de Jean Charest, Mario Dumont a répondu qu'il ne voulait pas «augmenter les cotisations en période de crise financière, la classe moyenne souffre déjà énormément. Et couper les pensions, c'est clair qu'il n'en est pas question».
Alors quoi? M. Dumont a indiqué qu'il fallait revoir la gouvernance de la CDP, avant de rediriger la question vers M. Charest. «Aujourd'hui, l'enjeu est de savoir si le 8 décembre, les gens vont voter sans que le premier ministre ne donne l'heure juste. C'est une chose de ne pas donner le portrait d'ensemble, c'en est une autre de ne pas parler aux Québécois des impacts que ça [les déboires de la CDP et la crise boursière] a dans leur vie.»
«Comment il va réparer ce gâchis? Par des coupures dans les pensions ou par des hausses de cotisations, il faut le savoir. Hier, on a vu que son seul combat économique, c'est pour cacher l'information», juge Mario Dumont.
Charest défend l'autonomie
M. Charest a pour sa part répété hier à Shawinigan qu'il souhaitait que la Caisse continue d'avoir une gestion autonome par rapport au pouvoir politique. «On a donné un nouveau mandat à la CDP, on lui permet de fonctionner indépendamment et on va continuer à le faire», a-t-il dit.
Le chef libéral a cité un chapelet d'experts qui, selon lui, ont appuyé sa position de ne pas dévoiler avant la date prévue, en février, la teneur des pertes de la Caisse de dépôt dans l'aventure des papiers commerciaux. Il a notamment cité l'ancien député bloquiste et candidat péquiste défait en 2007, Yvan Loubier, ainsi que l'ancien vice-président de la Caisse Michel Nadeau et l'ancien attaché politique péquiste Luc Vallerand, maintenant directeur général de l'Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublics.
«C'est à peu près unanime chez les observateurs», a-t-il dit. Mais il a refusé de commenter la nouvelle selon laquelle la Caisse pourrait devoir faire ce que la Banque nationale a annoncé hier, soit augmenter ses pertes appréhendées sur les PCAA.
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