samedi 21 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h40


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

L'épreuve des faits - Le diagnostic erroné de Charest

Pauline Gravel   27 novembre 2008  Québec
Ils prétendent: Lors du dernier débat des chefs, plusieurs ont sursauté en entendant le premier ministre Jean Charest affirmer que 98 % des personnes ayant reçu un diagnostic de cancer étaient traitées dans un délai inférieur à quatre semaines. La déclaration visait à donner la réplique à son adversaire Mario Dumont, qui venait de souligner que, sur 5600 enfants qui avaient besoin de soins médicaux, 2700 n'avaient pas été traités dans le délai annoncé par le gouvernement. La déclaration de M. Charest était assurée et numériquement précise: «98 % des gens qui ont un cancer toutes tendances, tout le monde compris, se font traiter dans un délai de quatre semaines», a-t-il lancé parmi une énumération de statistiques.

Les faits disent:

Après vérification, nous confirmons que M. Charest est dans l'erreur. D'une première recherche sur le site Internet du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) du Québec, qui se vante d'être précis, détaillé et le plus transparent au Canada, nous sommes revenus bredouille. Lorsque nous avons consulté hier la rubrique intitulée «Accès aux services médicaux spécialisés / cancer», on pouvait simplement y lire qu'«au cours du printemps 2007, des indications précises quant au délai d'accès à la chirurgie oncologique seront disponibles pour la majorité des établissements du Québec».

Mais où M. Charest a-t-il donc tiré sa spectaculaire statistique? Selon la porte-parole du MSSS, Karine White, M. Charest a omis de préciser qu'il faisait référence uniquement aux patients qui reçoivent un traitement de radio-oncologie. En fait, aucune donnée sur les délais d'attente pour une chimiothérapie ou une chirurgie oncologique n'est actuellement disponible. Aucune donnée ne permet d'affirmer que 98 % des patients auxquels on a prescrit l'un de ces deux traitements sont pris en charge dans un délai inférieur à quatre semaines.

«Le système [SIMASS — pour système d'information sur les mécanismes d'accès aux services spécialisés] qui collige les données sur les délais d'accès à un traitement a été mis en place au printemps 2007, mais uniquement pour les chirurgies de la hanche, du genou et de la cataracte dans un premier temps», a expliqué Karine White, du MSSS. «Les données concernant les chirurgies oncologiques n'ont commencé à être colligées qu'en juin 2008. Le processus de cueillette et d'analyse des données est toujours en cours. Pour la chimiothérapie, on en est encore à la compilation des données.» C'est pourquoi le ministère n'a pu nous fournir une statistique. Mme White avoue qu'il faudra apporter une modification aux informations affichées sur le site Internet du ministère.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Jonathan Pelletier
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 02h19
    Que se passe t-il de notre fièrté
    « J'ai attendu plus de 12 heures à l'ugence de Ste-Justine avec ma fille de 13 mois. Malgré, la compétence et dévouement du personnel, le système s'effondre.

    Avec si peu d'enfants au Québec il est inconsevable qu'il manque d'argent pour soigner les enfants, alors que 42% de notre budget va à la santé. L'institution qu'est St-Justine, doit continuée à nous rendre fier.

    M.Dumont a lancé un débat que nous allons devoir faire comme société. »

  • André Lavoie
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 07h58
    Culture Québec
    « Charest dit n'importe quoi pour se faire réélire à un gouvernement majoritaire pour pouvoir mieux s'occuper de ses amis et continuer à nous chier sur la tête en fouillant dans nos poches.
    Pis là, semblerait qu'on va voter pour lui.
    C'est vrai qu'avec un gouvernement stable, on va pouvoir retourner à nos TiVis pis watcher " La p'tite vie " sans se faire déranger. »

  • Dany Pelchat
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 09h34
    Jean Charest VS le système de santé et l'économie: Un parlementeur professionnel
    « Lors de la campagne électorale de 2003, Jean Charest nous promettait, comme si sa vie était en jeu, que la priorité numéro un de son gouvernement serait la santé. Cinq ans plus tard, qu'est-ce qui a changé en santé ? Rien, ou pire encore, les choses se sont détériorées. Les gens attendent un peu plus longtemps dans les urgences qu'en 2003. Les citoyennes et citoyens du Québec n'ont pas encore tous accès à un médecin de famille. Les listes d'attentes pour les chirurgies s'allongent. Les médecins et les infirmières sont au bout du rouleau. Les tergiversations au sujet du nouveau CHUM se poursuivent allègrement depuis des années. Pendant ce temps, les centaines de millions se dilapident à qui mieux-mieux entre les petits amis (PPP) du régime. Jean Charest essaie de faire porter le blâme sur le PQ pour ses actions passées. Pourtant, il avait les mains sur le gouvernail depuis 2003 ! Qu'à-t-il fait depuis ce temps pour corriger la situation ? Jusqu'à quand doit-on reculer dans le temps pour faire porter le blâme sur les gouvernements précédents quand on est aux commandes ? Jusqu'à Lesage, Johnson, Bourassa, Lévesque, Duplessis ???

    Ayant échoué lamentablement en santé et dans plusieurs autres dossiers importants (crise de la listériose, Suroît, Mont-Orford) durant son dernier mandat (et n'oublions surtout pas le coup de cochon qu'il a fait aux travailleurs d'Abitibi-Bowater de Donnacona), Jean Charest essaie maintenant de nous convaincre que SA nouvelle priorité est la crise économique. Ayant certainement des choses importantes (le déficit de plusieurs milliards de son gouvernement) à cacher aux citoyennes et citoyens du Québec AVANT que ces chiffres ne sortent sur la place publique, lui évitant ainsi de devoir se justifier quant à son incompétence et son inaction, Jean Charest a décidé de déclencher des élections (malgré l'opposition des citoyens) en plein milieu de la crise économique mondiale, là ou il aurait du rester en poste pour tenter de gérer la crise. Eh bien non, il a lâché le gouvernail jusqu'en février, lorsqu'un nouveau gouvernement prendra la relève. Pendant ce temps, le navire du Québec se retrouve sans tête, à la merci des événements. N'ayant pas la force ni la compétence pour garder le contrôle du gouvernail en ces temps de tempêtes économiques, au lieu de déclencher des élections, Jean Charest aurait du demander à l'ADQ et au PQ de garder, avec lui, les mains sur le gouvernail, pour éviter de perdre le contrôle de la situation. Malheureusement, il a préféré lâcher le gouvernail et laisser le navire voguer à son propre sort.

    Alors que faire le 8 décembre prochain pour éviter que le Québec se retrouve avec un autre gouvernement libéral incompétent ? La réponse est bien simple, il faut s'arranger pour que Jean Charest se retrouve dans l'opposition officielle en permettant au PQ de former un gouvernement MAJORITAIRE.

    Dany Pelchat
    Lévis »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 10h04
    La plupart des malades ne votent pas
    « Ça dit tout sur la pensée magique de Charest qui pense qu'en citant des chiffres, cela règle la situation.
    Pi pourquoi trop mentionner ou aider vraiment des gens qui ne vont pas voter.... »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 10h13
    Ils s'en foutent
    « Jean Charest et tous ceux et celles qui ont les moyens de se faire soigner au privé, au Québec ou ailleurs au Canada ou aux États-Unis se foutent des listes d'attente tant et aussi longtemps qu'elles ne deviennent pas électoralement encombrantes.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • ghislaine fortin
    Inscrite
    jeudi 27 novembre 2008 13h02
    La liste des mensonges s'allongent!
    « On ne dira pas qu'il est menteur, M. Charest, mais seulement qu'il travestit la vérité! »

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 13h11
    Et la responsabilité individuelle?
    « L'immense majorité des citoyens qui attendent pour être soigné n'avait pas une alimentation adéquate et ne font pas d'exercice. Certains fument, se gavent d'additifs chimiques et cancérigènes etc..Pour une infime minorité c'est suite à un accident qu'ils ne pouvaient éviter.

    La première cause du problème du système de santé c'est donc l'IRRESPONSABILITÉ des citoyens. Mais on en est toujours à blamer le gouverne-maman... AUCUN gouvernement de quelque parti que ce soit ne pourra palier à l'irresponsabilité des citoyens!!

    Et plus les citoyens sont irresponsables (l'espérance de vie des jeunes est dèjà moindre que celle de la génération précédente) plus le système de santé sera débordé...

    Pourtant ce n'est pas compliqué de suivre le guide alimentaire et faire 30 minutes d'exercices par jour!! De plus, des diététistes ont démontré que même pour les gens à bas revenu il est possible de bien s'alimenter. Aucune excuse sauf la paresse et l'enfantilisme.

    Je trouve profondément injuste que les citoyens responsables payent pour les irresponsables.Vivement un ticket modérateur ou des ristournes pour les citoyens responsables. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 21h16
    Il est facile de mettre la faute sur la population
    « Un erreur de gestion majeure a été faite par le PQ qu'il faut 10 ans à réparer a donné le manque de médecins.

    Le gouvernement de monsieur Charest joue avec les chiffre et s'essuie les pieds sur le PQ.

    L'état providence ça se paye. Il n'y a rien de gratuit. Ceux qui pensent le contraire se trompent. Une saine proportion de partenariat avec privé ne peut qu'améliorer notre système et le désengorger.

    De nouvelles approches sont à développer. Un questionnement doit se faire et l'ADQ pose les bonnes questions. Je ne dis pas qu'il apporte toutes les bonnes réponses; mais cependant il pose les bonne questions. C'est mieux que de rester béat et rester dans notre merde actuelle; d'autant plus qu'une marée de "shitt" s'en vient à cause de l'ingérence individuelle et collective. L'endettement crée un tsunami qui engendre une crise économique et le pire reste à venir. Le rideau de fer est tombé plombé par l'endettement d'un gouvernemnt. Même la Suède et l'Islande se retrouvent avec ce même problème. Le parti QS propose de comtinuer vers un gouffre financier de ce type; ce n'est pas une solution.

    Réfléchissons et allons voter. Bon pas bon, tentons quelque chose de différent. Ce sera toujours un essaie. C'est le propre de la vie. »

  • Jacques Pelletier
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 21h19
    C'est n'importe quoi-
    « Lorsque John-James Charest dit a la télévision:¨J'ai un plan pour l'économie¨. Je ne comprends rien à cette citation, d'ailleurs aucun plan expliqué. De plus si on se fit à son bilan, rien, rien n'a été fait dans six ans de mandat. Quel homme est ce teflon, il rit de nous tous Québecois(es) et de plus il s'en foute. Il veut le pouvoir pour lui seul. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
9 réactions
0 votes
 
Pour en savoir plus
Article
Article
Article
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009